New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Chutes Too Narrow

Pas la peine de tourner autour du pot : « Chutes Too Narrow » est l’album de pop parfait. En dix morceaux et à peine plus d’une demi-heure, The Shins fait preuve d’une incroyable évidence mélodique. Voici du songwriting de grande classe, qui mêle adroitement l’acoustique à l’électrique, la fraîcheur d’un refrain limpide au cynisme de paroles dépressives. The Shins, c’est quatre types du Nouveau Mexique, dont le premier album sorti il y a trois ans (« Oh, Inverted World ») passa chez nous inaperçu. Cet excellent album devrait changer la donne. Et pourtant, à la première écoute, on se dit qu’il s’agit d’un groupe de pop de plus, certes balèze pour trousser de jolis petits tubes, mais pas plus finaud que Clearlake, The Tyde voire Hidden Cameras. A la deuxième écoute, on décèle autre chose : d’abord le sens des paroles (noires sur fond bleu ciel – voir la pochette), puis cette incroyable facilité à décliner la règle des trois B (Beach Boys, Big Star, Beatles) sans passer pour de simples moines pop copistes. Lyrique, lumineux, juteux, tout simplement.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Ba Ba Ti Ki Di Do

Trois instrumentaux composés en l’honneur du chorégraphe Merce Cunningham, pour son ballet « Split Sides » : d’une joliesse abstraite et féconde, on s’y love avec délicatesse, comme un bébé dans son enveloppe amniotique. Dehors crépitent d’étranges bruits aquatiques, un piano fantomatique, des voix abyssales qui nous appellent à l’aide. Première sortie pour une major, « Ba Ba Ti Ki Di Do » montre des Sigur Ros aphones mais toujours inspirés. Une musique de rêve, d’avant la naissance : de cette innocence sereine on retiendra la plénitude contemplative, loin du déluge, du monde et de ses malheurs. « Ba Ba Ti Ki Di Do » : vingt minutes de balbutiements humains, de tâtonnements sonores. 2004, l’odyssée de l’espèce : sous la calotte glaciaire, la vie s’étire, éternelle… Jusqu’au prochain big bang universel, et le retour du rien, le silence, d’une beauté apaisante.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Yessssssss ! ! ! !

En vingt minutes, les cinq Anglais de The Rocks se déchaînent, ne laissant après leur passage qu’une traînée de poudre rock’n’roll encore fumante. En vingt minutes, ces types s’improvisent les maîtres du monde, parce qu’il suffit parfois d’un riff maousse costaud pour remporter le pactole. The Rocks crie, crisse. The Rocks, c’est Gang of Four, les Replacements et les Libertines coincés dans un ascenseur, se foutant des coups de poing pour appuyer sur « Stop ». Rester entre deux étages : le garage au sous-sol, le punk au premier, puis le ciel, le vertige, la nausée. Woosh ! Un appel d’air. Les mecs tentent de coincer leurs guitares entre les deux portes, mais déjà le mécanisme s’enraye. Ne leur reste plus qu’à gueuler à l’aide, en espérant qu’on vienne les sortir de ce mauvais pas. Il faut les libérer. Il faut faire leur publicité. Parce que The Rocks rocke ( ! ! ! !), et l’on crie « Yeeeees ! ! ! », comme eux, jusqu’à l’extase, dernier étage, le septième ciel.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Out Of The Shadow

Une brise d’air frais, au loin le ressac d’une mer amicale, un cocktail à la main et Rogue Wave dans les oreilles : les vacances parfaites, loin des remous de notre pied-à-terre existentiel, à fredonner de jolies mélodies pop sous le soleil. La Californie ? Presque, mais sans la frime de rigueur. Sorti en 2002 mais réédité par Sub Pop l’année dernière, le premier album de Rogue Wave nous rappelle qu’une bonne chanson pop, c’est d’abord une chanson (max. 3 minutes) qu’on peut fredonner sous la douche, surtout si elle est sur la plage. Ces 12 vignettes pop bricolo s’écoutent les pieds en éventail, comme à l’époque des premiers Elliott Smith et Lemonheads. Pus proches de nous, on pense aux Shins et à Tahiti 80 ; et sûr que ces gars-là aiment aussi ce disque. Du tubesque « Sewn Up » à l’aérien « Perfect », « Out Of The Shadow » est un petit bonheur, qu’on partage comme l’hostie. Et pour une fois on verra dans ce titre d’album un vœu qu’on espère voir exaucé, au plus vite : Rogue Wave sur toutes les lèvres, et leurs chansons dans notre I-Pod, direction le soleil, l’eau turquoise et les gros bigorneaux.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Live Licks

Cet énième live des Stones compile 23 titres enregistrés lors de leur tournée triomphante qui dura plus d’un an (« Licks World Tour », 2002-2003) : bref le cadeau parfait pour Noël, surtout que sur ce double cd figurent certains titres joués pour la première fois en live, et même deux inédits (« Rock My Baby », cover de BB King, et « The Nearness of You », vieille rengaine blues chantée par Keith Richards). Sur le premier disque on retrouve les grands classiques du groupe, de « Brown Sugar » à « Satisfaction », avec les gens qui chantent et Jagger qui s’essouffle, et sur l’autre des titres moins connus, pour contenter le vrai fan. Ceux qui les ont vus à Werchter savent en tout cas que les Rolling Stones en concert, c’est d’abord de l’esbroufe visuelle (‘Putain, t’as vu l’écran géant !’), et vu l’âge de ses membres même « Gimme Shelter » et « Paint It, Black » finissent par grincer comme un vieux rocking-chair. ‘Mais quand s’arrêteront-ils ?’, semble être la question que beaucoup de gens se posent. Le plus tôt sera le mieux parce qu’au prochain ‘World Tour’ ça risque d’être l’hécatombe. Y a plus de vieillesse !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Little Heart´s Ease

« Alone at the Microphone » était l’un des disques country-folk les plus aboutis qu’il nous fût donné d’entendre l’année dernière : à ranger tout près (et au chaud) des disques d’Iron & Wine, de Timesbold et de Fruit Bats, d’autres groupes au talent bucolique hors pair, capables d’égrener de douces mélodies avec une facilité confondante. Ce nouvel album du quatuor de Toronto ne déroge pas à la règle : encore une fois, on a ici affaire à du folk classieux et pas geignard, en droite lignée des meilleurs Neil Young et Leonard Cohen. C’est pourtant simple comme bonjour : chez Royal City on vise la discrétion des arrangements, la luminosité d’une mélodie comme apparue dès les premiers rayons du soleil. Un soleil hivernal, qui réconforte même si dehors il fait plutôt frais. Il faudrait rendre justice à cette country d’une souplesse admirable, qui n’ennuie jamais même si ses airs évoquent parfois des lendemains qui déchantent. En fait on aimerait que tel disque bouleverse plus souvent nos petites habitudes mélomanes : au premier abord ça ne mange pas de pain, et pourtant on y retourne sans cesse, parce que ça nous rassure. Royal : tenez ce mot pour dit.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lesser Matters

Tiens, du shoegazing… Les murs de guitares ouateuses et les vocalises embrumées qui firent les beaux jours de l’indie du début des nineties seraient-ils en train de redevenir à la mode ? Sommes-nous les témoins d’un nouveau revival, qui verrait My Bloody Valentine, Slowdive et Ride sortir de leur tanière et repartir à l’attaque ? C’est en tout cas ce qu’on imagine à l’écoute de ce premier album de Radio Dept., quatuor suédois qui n’invente rien mais plagie bien. Que dire sinon que « Lesser Matters » plaira sans doute aux fans des groupes susmentionnés, à défaut d’autre chose ? Parce que de fait il n’y a rien d’autre à dire concernant ces treize titres : du bon travail de copistes, sans plus. Ici ce qui importe c’est d’avoir l’impression, en écoutant ce disque, d’avoir quinze ans de moins. Merci pour la cure de jouvence.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Raymondo

Splendide disque que celui-ci : de ses arpèges suaves et délicats Raymondo (Christian Nolf, Boris Gronemberger, Lobke d’Hespeel et Cédric Castus) aspire à la félicité sonore, au calme de l’olympe. Du post-rock en sourdine mais loin d’être sourd, qui touche au plus précieux : notre cœur, entre deux pulsations. On souffle, on respire : c’est beau comme un matin d’hiver, le ciel prometteur de nouvelles espérances. Produit par Adam Wiltzie de Stars of the Lid (aux manettes des premiers albums des fabuleux Windsor For The Derby et Bedhead), « Raymondo » est une petite perle, huit chansons subtilement chaloupées, pas tristes mais colorées d’un spleen dans lequel avec bonheur on se love. Depuis Spain on n’avait plus ressenti telle félicité à l’écoute de tant de grâce mélodique… En plus c’est du belge, chose rare. Espérons que ces Raymondo reçoivent l’accueil qu’ils méritent amplement, parce que leur disque en vaut vraiment la peine. Un grand disque, à prêter à ses meilleurs amis.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Too Much Guitar

« Il y a trop de guitares » : venant de la part de Greg Cartwright, ex-Oblivians et Compulsive Gamblers, ce constat peut prêter à sourire… D’autant que ce disque ressasse à l’envi tous les plans garage et rhythm’n’blues de ces quarante dernières années, de « Sticky Fingers » aux derniers copistes du tout électrique, White Stripes et Dirtbombs en tête. ‘Il y a trop de guitares’… Il y a surtout trop de groupes aujourd’hui qui se prétendent les dignes descendants des bluesmen des années 30 et 40. Mississippi, je t’aime moi non plus : à ce petit jeu des sept familles et du poker menteur, les Reigning Sound se posent eux aussi en sacrés tricheurs, les manches remplies de joker (ces covers de Sam & Dave, Jim Dickinson et Hank Ballard)… Une fois leurs cartes abattues, on découvre la supercherie mais il est déjà trop tard : encore une fois de jeunes faussaires rock’n’roll nous ont pris par surprise. On capitule ? Oui… Mais à la prochaine enroule, on sera sur nos gardes.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Post to Wire

Richmond Fontaine, des types de Portland qui joue de la country comme Grandaddy, les casquettes vissées sur la tête, qu’on imagine bien remplie et prolongée d’une barbe. Dans les années 80 ils avaient 15 ans, écoutaient REM, les Replacements et Camper Van Beethoven, puis ont découvert Palace et se sont mis à déprimer sévère. D’où cette sensation, à l’écoute de cet album, d’entendre de vieux garçons qui aimeraient faire du bruit mais veulent passer pour des adultes. Finies les guitares en V, revendues à la brocante : à la place des slides bon chic bon genre, comme un film des frères Coen. Heureusement, ça pète à la fin (« Willamette »), parce que ça plaît toujours à madame, qui s’ennuie vite quand papa s’échine sur ses cordes en suant comme un bouc. Dans Richmond Fontaine il y a Fontaine, mais même Manneken Pis les bat au concours du pipi le plus long (rires).
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