Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Tigerbeat6 and the beat goes off !

Tigerbeat6 est l’un des labels électro les plus intéressants du paysage musical américain – peu connu pour ses accointances avec le tout-laptop et les beats qui grésillent. Sur cette compile jointe à l’origine avec le Wire du mois de juin 2002, on retrouve la plupart des artistes maison, et pas des moindres : l’enragé Kid 606 (seul ou en compagnie des rappers indus de Dälek), les déjantés Numbers (de l’électro-punk funk, entre ESG, Chicks on Speed et Electralene), l’indécrottable Cex et son hip hop de décharge nucléaire, le roi du bootleg fou DJ Rupture ou encore l’intraitable anti-folkeuse Kevin Blechdom. A noter l’absence des Lillois de Dat Politics, remplacés au pied levé par Nathan Michel, qui lui aussi nous assène ses bleeps et ses cut up avec un humour à froid des plus délirants. Les expériences limites des uns (Aelters et ses chip tunes épileptiques) sont excusées par l’indéniable talent des autres, surtout quand il s’agit de calmer l’ambiance et de sortir l’édredon (l’ambient de Pimmon et de Main, l’electronica sereine de Stars as Eyes). A noter la sortie - moins confidentielle - d’une autre compilation Tigerbeat6, " Open up and say…@<%_ ^[!] ", du même acabit et à prix d'ami.
Justine Hénin a remporté une médaille d’or : bravo ! Dommage qu’à la maison, elle écoute Céline Dion… Si elle jetait une oreille attentive à cette compile spéciale JO, elle apprendrait pourtant qu’il existe des artistes bien plus recommandables que Madame Titanic : Timbaland, Roots Manuva, Keziah Jones, ‘Briano’ (sic) Eno, Public Enemy,… Tous ont joué le jeu de la chanson dédiée aux dieux de l’Olympe, à chaque fois en duo. Cela donne d’étranges rencontres (imaginez Justine contre Kim Gevaert sur la piste d’athlétisme) : Trevor Horn et Tarkan (pour l’hymne officiel), Alice Cooper ainsi que Xzibit, et bien d’autres mariages contre nature qui pimentent cette compile 16 titres. Rien d’ahurissant, cela dit : beaucoup de soupe FM (Sting et Maroza, Tiziano Ferro et Jamelia, Destiny’s Child et will.i.am des Black Eyed Peas) pour peu de bonnes surprises (cfr plus haut). C’est souvent le cas de ce genre de disque, vite emballé pour une consommation immédiate (après les quinze jours des JO, qui l’écoutera encore ?). Dommage que Björk, qui pourtant chantait à la cérémonie d’ouverture, ne soit pas de la partie. Sûr qu’en la voyant, Justine a dû faire de gros yeux. Mais dans quatre ans (et c’est la seule question qui nous importe), sera-t-elle toujours au top ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

VGM Mix Tape Vol. 8

« VGM » signifie « Video Games Music », autrement dit de la musique non pas de jeux vidéos, mais dont la création s’en inspire. Pour désigner ces morceaux électro plein de bleeps de Pac Man et de BPMs Mario Bros, on emploie davantage le terme « chip tunes ». Un genre qui commence à s’étendre, et qui rassemble toute une communauté de cyberfreaks aux pouces déformés par l’usage intensif du joystick. Pour ces types restés coincés à l’âge anal, qui jouent toujours à « Space Invaders » et « Donkey Kong » (le fameux « retrogaming »), l’idée de faire de la musique à partir de leurs jeux préférés semble tout à fait normale. Le pire, c’est que ça marche : la plupart des titres ici compilés s’écoutent ainsi avec plaisir, même si sur la longueur on frise la crise d’épilepsie… Sur la pochette arrière du disque trône la panoplie complète de ces bonnes vieilles consoles qui ont bercé notre enfance : du Commodore 64 à la NeoGeo, toutes sont susceptibles, dans les doigts des mélomanes les plus experts, de se changer en instrument de musique à part entière. Nintendo a même inventé un logiciel de création musicale pour son Game Boy, que l’on utilise dès lors comme un mini-séquenceur : Alec Empire, paraît-il, en est dingue. Mais à part lui, il faut dire qu’aucun adepte des « chip tunes » n’est encore vraiment connu : Komputersgurl, Hi-Score, Produkt, Eight By, Goto80,… Derrière ces pseudos barbares se cachent sans doute de jeunes adultes encore boutonneux qui se rêvent en Aphex Twin de la Sega Megadrive… C’est un peu vain et régressif, mais plutôt drôle et réussi. Pour plus d’infos : www.vorc.org
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Anticon Label Sampler : 1999-2004

On l’a déjà répété plusieurs fois en ces pages : Anticon est un des labels hip hop les plus novateurs de ces dernières années, à l’instar de Lex, Mush ou encore Def Jux et Big Dada. L’un des rares à redéfinir le rap à l’heure du tout numérique, proposant une alternative électro-post-rock rafraîchissante aux gimmicks FM d’MTV et du « Snoop Fizzle Televizzle ». L’un des seuls à retracer de A à Z la cartographie d’un genre qui s’enlise dans la surenchère et la suffisance marketing. Chez Anticon, un nouveau rap émerge : moins couillon, plus défricheur, blanc de chez blanc mais foutrement essentiel. Qu’il s’acoquine de l’électronica la plus warpienne (Themselves, Alias, Jel), de breakbeats plus proches de l’indus que du rap musclor gonflé aux billets verts (Sole, Deep Puddle Dynamics) ou d’un folk/blues à taille humaine d’une fragilité salvatrice (Why ?, Sage Francis), Anticon s’avère une oasis d’inventivité dans un désert rap où les rapaces de l’industrie se chamaillent, jusqu’à l’agonie. A l’écoute de cette compile retraçant l’histoire du label depuis 1999 (33 morceaux mixés sans temps mort), le B-boy lambda prendra sans aucun doute une claque, et ses certitudes en la matière d’être chamboulées à vie. Voilà du rap qui devrait être remboursé par la mutuelle, tant il fait du bien aux neurones et aux guiboles. Une introduction indispensable à l’univers d’Anticon, d’autant qu’elle se monnaie seulement 7/8 € chez tous les bons disquaires... Buy or die !
Bella Union est un de ces labels dont on attend avec impatiemment chaque sortie discographique, tant son catalogue croule sous les perles folk/americana/indie. Pour les néophytes, cette compile s’avère donc une parfaite introduction, d’autant que ce genre de sampler se vend toujours à un prix « découverte », bref démocratique. Si The Autumns pêche par pompiérisme (du rock ampoulé à la Veils : sortez les violons), The Dears arrive de suite à point nommé pour relever le niveau : du piano, des cuivres et des cordes, et le fantôme de Lee Hazlewood qui guette. A l’arrivée ces Dears nous sont déjà très chers, sur la foi d’un seul titre. Laura Veirs, elle, pourrait bien être la révélation de l’année, tant son folk irradie d’une mélancolie cajoleuse : ses albums sont des splendeurs, à écouter toutes affaires cessantes. On en dira autant des Czars, toujours magnifiques dans leur rôle sur mesure de ‘bourreaux des cœurs de bars louches’, et de Trespassers Williams, du slowcore comme on l’aime, bref nocturne et berceur. Mais Bella Union ne limite pas à du folk-rock crépusculaire capable de jouer avec nos nerfs avant de nous étreindre : c’est aussi du hip hop blanc-bec à la Lex/Anticon (Josh Martinez), du math-rock enjoué (Mandarin) et du post-rock romantique (Explosions In The Sky, superbe). Une certaine vision de l’Amérique profonde, qui joue de la bonne musique au lieu de voter Bush, qui tente de survivre malgré l’ennui ambiant. Un collectif de maquisards, qui résistent à la médiocrité : un label à surveiller du coin de l’œil, les prochaines quatre années.
Les soirées Dirty Dancing du Mirano Continental sont devenues, au fil de ces derniers mois, le rendez-vous incontournable de la faune chic et branchée de Bruxelles. Vive La Fête, Felix Da Housecat, Zoot Woman, Detroit Grand Pubahs, Chic,… Les stars du trash & glam s’y produisent avec la morgue nécessaire pour faire vivre la flamme eighties. C’est le concept maison, et ça marche ! Chaque samedi soir on s’y bouscule pour y danser sur le meilleur de l’électro, du disco et de la new wave, grâce aux talents conjugués de Cosy Mozzy, Stephen, Mandrak et Lukas ‘Master’ Mooks, les DJ’s résidents. Sur cette première compile Dirty Dancing on retrouve les classiques de leurs sets déjantés : « Some Velvet Morning » de Primal Scream (une cover du hit de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra), « I Like It Dirty » de Sweatshop, « The End » de John Carpenter (le cinéaste, adulé par les techno-pères de Detroit), et Aphex Twin, Slam, Chelonis R. Jones (entre Romanthony et Felix),… Le tout dans une ambiance ‘so eighties’ ; bref pleine de nappes de synthé et de murmures sexy, sans oublier le gros beat de rigueur qui plaît tant aux clubbers de la chaussée de Louvain. Un must pour toute fashion victim qui se respecte, et pour les autres une bonne introduction aux soirées les plus chaudes et passionnantes de Bruxelles… pour autant qu’on aime New Order, The Flirts et les bracelets fluos à la John McEnroe.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Dr. Lektroluv – Lektrokuted

Suite des aventures du Docteur Maboul au masque en latex vert : comme d’habitude, notre homme nous sert le « meilleur » de l’electro eighties de ces derniers mois et de l’elektroklash d’il y a 20 ans (cherchez l’erreur) : au début ça part en douceur (The Octagon Man et Sillicon Scally), puis la cadence s’accélère et le pouls s’agite (dès Traffic Signs et son « The Big Fake », plutôt couillon). Il n’empêche que pour cette quatrième compile maison, notre analyste en beats pouet pouet se plante plus d’une fois dans son diagnostic : le « Capataz » de Velodrome frise le ridicule avec ses hurlements à la « Wazaaa ! » (et nous de friser la crise de nerfs), à se demander si la formule, usée maintenant jusqu’à la corde, ne devrait pas faire l’objet d’un bon check-up chirurgical. Restent les morceaux des Liaisons Dangereuses (les ancêtres de Vive la Fête), d’Adult. et de T. Raumschmiere (avec Miss Kittin), qui conservent toute leur splendeur mécanique malgré un voisinage parfois casse-pieds (Francisco, Kitbuilders, Mysterymen). Même si l’on est loin de l’électrocution promise du titre, ces quelques titres suffisent à faire notre bonheur… N’empêche qu’au fil du temps il s’amenuise, et qu’à force on pourrait bien se demander si toute cette vague eighties valait tant de remue-ménage. Après la chaise (électrique), la tombe ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lektroluv 5

Le retour du come-back du type au teint verdâtre, qui tel un Fantômas du BPM balance ses bombes électro sur le dance-floor, avant de disparaître dans la nuit noire et de laisser pantelants des milliers de clubbers au look de tapettes, groggy d’avoir remué des rotules pendant des heures sur une rythmique robotique dont les pires ambassadeurs se nomment Alexander Robotnick, Polygamy Boys et Bangkok Impact. Ouf ! La phrase était longue, comme ce revival eighties : déjà la cinquième compile du Dr Lektroluv, et toujours pas d’essoufflement à l’horizon. Quatorze titres plus furieux les uns que les autres, dont trois mentions spéciales décernées à feu Fad Gadget (« Lady Shave »), les inimitables Telex (« Moskow Diskow » : les deux classiques du lot) et l’irascible David Caretta (« Vicious Game », un « killer track »). Du romantisme aussi, chez Solvent et son « My Radio », très Fischerspooner… Du poumtchak bien militaire, avec Drexciya, STR et Break 3000. Verdict : la contagion continue. Le Dr prescrit à chaque malade atteint du virus eighties de rester calme et surtout de continuer à plier le genou, pour éviter que le sang ne se coagule. A l’apparition de tâches vertes, pas de panique : c’est tout à fait normal. Seul conseil : ne sortir que la nuit, et rejoindre les points de rendez-vous, aisément identifiables… Des types en singlet, portent des lunettes noires, remuent en cadence sur une musique binaire ? C’est là. Ca s’appelle « The place to be », et c’est en quarantaine. La prochaine fois, tâchez d’être plus prudent (c’est ça, de toute façon, ou le microbe garage punk : personne, en fin de compte, n’est à l’abri).
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Greetings From Fargo

C’est l’histoire d’un label unique, dédié aux musiques de l’Amérique profonde : country, americana, folk,… Basé à Paris mais les oreilles tournées vers Nashville, et les pieds dans le Mississippi. On y croise le slowcore cow-boy des excellents Great Lake Swimmers, la pop à stetson de Beulah, la country maussade de Chris Whitley, et le charmant minois de Jesse Sykes. Pourtant, rien ici ne rappelle l’odeur piteuse des saloons : la maison Fargo ne fait pas dans le cliché Lucky Luke, et c’est pour ça qu’on la fréquente assidûment. De White Hassle à Ben Weaver, de John Trudell à Neal Casal, c’est toute l’histoire de l’Oncle Sam qui défile sous nos yeux : celle qu’on ne trouve pas dans les vieux livres d’école, mais gravée au canif sur les bancs de nos parcs d’enfance. Il va sans dire que la plupart des artistes ici présents ont vu leurs albums chroniqués en ces pages : le premier qui retrouve ces articles gagnera ma compile. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Het Dagelijks Brood

‘Le pain quotidien’ : chez nous c’est une boulangerie pour snobs, on y mange du pain à 100 balles, qu’on tartine de beurre allégé et de chocolat blanc. " Le pain quotidien " du label Volkoren (traduisez : " céréales "), c’est plutôt la country et le folk, et c’est pas mal aussi. Cette compile résume en 10 titres ce que compte leur petit – mais impeccable – catalogue : des excellents At The Close Of Every Day (qui viennent de sortir un live enregistré à l’AB) aux encore méconnus Anderson, avec comme invités vedettes les 16 Horsepower, pour deux titres (le classique " Neck On The New Blade ", et " Sinnerman "). La vraie surprise, c’est le titre d’ouverture, signé At The Close… : dans le genre pop indie, à la Folk Implosion (voire Lemonheads) – on ne les savait pas si éclectiques. Quant à Brown Feather Sparrow, c’est du slowcore comme on l’aime, qui prend aux tripes sans provoquer de bâillements. ME et Anderson ? ME c’est Minco Eggersman, bref le chanteur d’… At The Close of Every Day, qui sort un premier album solo ces jours-ci : de la sad country subtile et tournée vers l’Amérique du Nord, un peu comme The New Year ou les regrettés Spain. Anderson c’est plutôt du Kings of Convenience à la Hollandaise (le vent, les dunes, la beu), mais remixés par Four Tet. Conclusion : ce pain-là, on veut bien en manger tous les jours. Et comme Jésus, propageons la bonne nouvelle : Volkoren, chers fidèles, est un label à chérir au plus vite. Amen !
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