Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Kranky – Kompilation

La compile à bas prix regroupant un ou plusieurs titres de chacun de ses artistes est devenue une habitude pour bon nombre de labels indépendants. Une opération marketing dont le mérite est d’offrir une vue (écoute) d’ensemble sur un catalogue dont l’auditeur lambda ne connaît pas forcément tous les recoins et pépites. Le label américain Kranky fait donc étalage ici de ses trésors sonores, et c’est une belle caverne d’Ali Baba électro et post-rock : 21 titres, 18 groupes ou artistes, et rien à jeter (ou presque). Et ce constat, mirifique : Kranky vient de sortir coup sur coup plusieurs grands disques, dont on retrouve ici la trace, comme un jeu de piste auditif : « Quiet City » de Pan.American (Labradford), « The Dead Texan » du duo du même nom ou encore « The Soul of the Rainbow and the Harmony of Light » de Growing, chacune de ces plaques étant accompagnées d’un DVD d’images contemplatives, parce que chez Kranky le visuel importe autant que le sonore. Du dub numérique de Loscil et de Strategy au folk suspendu de Charalambides (Tom et Christina Carter, aussi en solo) et de Clear Horizon, ce sampler brasse large et dilate nos oreilles : refuge d’artistes hallucinants, Kranky fait partie de ces labels qui érige la musique au rang d’expérience absolue, de tous les sens. Contemplatif et serein, on s’y sent bien. Et à ce prix-là (7-8€), ça nous fera une visite de gagnée chez le médecin de famille.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

L´Age d’Or de Tricatel

Et si Tricatel était un des meilleurs labels de France et de Navarre ? Malgré sa réputation de refuge pour Parigos excentriques, adeptes du ringardisme rétro-bobo et du yé-yé d’ascenseur, le label de Bertrand Burgalat mérite bien plus que ces étiquettes réductrices, et totalement fausses. Il s’agit bien ici d’une des plates-formes les plus cabotines et cocasses du paysage musical français : on y croise aussi bien le « rap mou » de Michel Houellebecq (oui, l’écrivain) que la soul mayfieldienne de Count Indigo, la variété cabaret chic d’Ingrid Caven que l’électro-pop androgyne de Ladytron, le rock funky d’AS Dragon que les minauderies magiques d’April March. Bertrand Burgalat est le metteur en son de ces improbables rencontres, le Géo Trouvetout magnifique de cette esthétique grand luxe, en rien passéiste. En concoctant cette compile, Tricatel s’impose comme le label à suivre (et à chérir) pour tout amateur de musique décomplexée et chaloupée, loin des canons qui régissent la variété française actuelle et ses quotas de beauferie suffisante. Tricatel, c’est fantastique, et c’est peu de l’écrire.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

La Puissance du Port du Havre

Première sortie du label ‘associatif’ Porc-épic, cette compilation maison regroupe onze artistes/groupes au romantisme échevelé, qu’il soit dépressif ou impulsif, parfois ampoulé mais toujours sincère. Sugar Plum Visions est un trio guitare-piano-batterie dont le rock-jazz théâtral plaira aux amateurs d’An Pierlé et de Kurt Weill : limite grotesque dans son emphase, il se veut addictif (le titre, « Sweet Addiction ») mais ne procure guère davantage qu’une montée d’urticaire. Après le trip-hop gentillet mais bien foutu de Sheraf, Guillaume Tranié ne parvient pas à convaincre avec son style vieille France chabrolienne que ne renierait pas Vincent Delerm… Heureusement, Maarten nous réveille de cet embonpoint mortifère en osant la pop à la Shins, banjo compris. Puis c’est Bamboo 4 Chopsticks, de l’« Eclectik electro pop rock trip » (dossier de presse) sympathique mais un peu branque, bref anecdotique. Le meilleur est pour la fin ; et en particulier Gil et son rock bien ficelé, entre Luke et Les Innocents, et Dirge, bons élèves de l’école Arab Strap/Low. Pour le reste (Ana, Naïma, Pablo & le Do Des Mots Orchestra), on passera cette fois notre tour, sous peine de heurter les âmes sensibles. Quant à la pochette, on hésite : bêtement ringarde ou gentiment surannée ? A vous de choisir… Et de là vous faire une idée sur le disque, puisqu’il y correspond bien.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Nag Nag Nag

C’est la millième compile electroklash (-punk, -trash, -eighties, au choix) en deux ans, mais c’est loin d’être la pire. Sans doute parce qu’à l’instar des soirées Dirty Dancing (Mirano) et Body2Body (Culture Club) en Belgique, les soirées du club londonien Nag Nag Nag symbolisent ce qui se fait de mieux en électro eighties. Jonny Slut, un des trois gérants du club (avec Fil OK et Jojo De Freq), a donc compilé la crème de la crème question rythmes binaires et glam attitude : Tiga, Radio 4, Adam Sky and Crossover (pour une cover déjantée du « I Am The Fly » des Wire), Swayzak, Electronicat, T. Raumschmiere, Chicks on Speed,… Intitulé « No Wave », ce premier CD enchaîne les tueries dance-floor sans nous laisser le temps de dire ouf : de la bombe non stop, à mettre en boucles pour danser toute la nuit. Le deuxième CD, « New Wave », est lui consacré aux précurseurs du genre : Fad Gadget, The Normal, Devo, D.A.F., Delta 5 et bien sûr Cabaret Voltaire, qui clôture naturellement cette compile par son fameux… « Nag Nag Nag ». Un survol rapide mais jouissif de ce qu’il fallait écouter à l’aube des eighties pour ne pas avoir l’air ringard… encore vingt ans plus tard.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Oceanclub For China

Ocean Club, c’est un peu comme le Club Med : tu aimes la musique ? Tu veux en faire profiter tout le monde ? Tu voudrais voyager et faire des concerts ? Rejoins l’équipe des GM (gentils musiciens) et passe de super vacances à triturer ton laptop ! Grâce à Ocean Club, tu pourras te faire plein d’amis dans le music business, rencontrer de vraies stars et peut-être toi aussi te lancer dans une belle carrière de DJ international ! Que tu aimes le trip hop (Jürgen Paape), le dub (Thomas Fehlmann), le downtempo (Masha Qrella), la house un peu couillonne (Komeit), le poumtchak en marcel (Soundstream) ou la lounge de bars à cocktail (Adventure Time), tu trouveras ton plaisir avec Ocean Club ! Mais évite de boire la tasse si tu abuses de Mojito, et n’oublie pas qu’Ocean Club ne rembourse pas le séjour en cas de bad trip hallucinogène ! Si tu n’aimes pas l’électro grossière et putassière, la muzak boum boum pour fonctionnaires de la Deutsche Bank, alors un conseil : réfléchis avant de t’embarquer dans l’aventure ! Tu serais pourtant bien bête de ne pas en profiter : chez Ocean Club, c’est la fête assurée, garantie sans risques et sans débordements ! Ocean Club, le plaisir devient réalité. Ocean Club, en vente chez tous les mauvais disquaires, entre les fromages et les desserts.
Le catalogue du mythique label de jazz Blue Note prenant la poussière, ses patrons ont trouvé cette excellente idée : le frotter attentivement à l’aide d’un bon coup de loque hip hop, pour lui redonner son lustre, son aura, de manière à séduire un public jeune et renflouer les caisses. Rien de bien surprenant à cette démarche : jazz et rap ont toujours fricoté, du sampling à la politique (Max Roach – Mos Def : même combat), de la course au beat à la montée qui tue. Aujourd’hui Madlib de Stones Throw remixe Horace Silver et Wayne Shorter (« Shades of Blue »), et Antipop Consortium et El-P sortent des disques de jazz (les « Blue Series » du label Thirsty Ear). Que nos compatriotes Lefto (Music Mania) et Krewcial (à deux : « De Hop » sur StuBru) s’y mettent aussi semble donc naturel. Cocorico : après Marc Moulin, deux autres Belges envahissent Blue Note. Leur objectif : rendre eux aussi hommage aux jazzmen maison, en les invitant dans un club de b-boys à danser sur Lil’Jon (image). De Donald Byrd à Joe Henderson, de Grant Green à Dizzy Gillepsie, tous voient leur musique acoquinée aux beats et poumtchaks du rap comme on l’aime (suave et groovy). Précision : ça n’enlève rien au charme originel du catalogue Blue Note – au contraire on y retourne avec encore plus de plaisir. Un disque mix bien foutu, qui ne surira pas comme une mauvaise soupe lounge.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Sigmatropic – Sixteen Haiku & Other Stories

La musique est de Sigmatropic, les poèmes du poète grec George Seferis. Puisque qu’on ne connaît ni l’un ni l’autre, autant aller à l’essentiel de ce disque conceptuel : ses intervenants. Robert Wyatt, Laetitia Sadier (Stereolab), Mark Eitzel, Cat Power, Simon Joyner, Lee Ranaldo (Sonic Youth), Howe Gelb, Steve Wynn,… Excusez du peu. Chacun y va de son spoken word (voire de son chant : la frontière est floue) sur l’un des 16 haïkus du Seferis en question : c’est joli, en rien hermétique, même si c’est très court (en général deux minutes). Les ‘autres histoires’ du titre clôturent le disque, et c’est encore mieux : quatre vraies chansons, avec un Howe Gelb et un Steve Wynn en grande forme. Côté musique, c’est un mélange d’électro downtempo, d’éclats indus et de stridences post-rock. De la poésie chantée ? Des chansons déclamées à la manière d’un « Rock’n’Rimbaud » ? Pourquoi pas, puisque la qualité est au rendez-vous. On aurait bien voulu aussi entendre Lou Reed, David Sylvian et Patti Smith, experts en la matière. George, si tu nous entends…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Switch 5

On l’a déjà dit : les compiles trimestrielles de l’émission Switch de StuBru sont des mines à trésor pour tous ceux qui collectionnent les tubes dance de l’année : en deux cd’s, on y trouve l’essentiel du meilleur de l’électro de ces derniers mois… C’est plus facile que de claquer son blé à chaque single proclamé ‘hit du siècle’ : au moins en achetant les compiles Switch on évite de casser sa tirelire, et en soirée, même plus besoin de mixer. Les quatre premiers titres ici présents valent à eux seuls l’achat de la rondelle : « Pleasure From The Bass » de Tiga, « Drop The Pressure » de Mylo, « Comfortably Numb (Paper Faces Remix) » des Scissor Sisters et « Rocker » d’Alter Ego. N’en jetons plus : voilà les quatre tubes de cet été, enchaînés dans l’extase collective (et si vous ne dansez pas, c’est que vous êtes mort). Le reste ? Basement Jaxx, Stijn, Seelenluft (« You Come Along », autre tuerie), Fabrice Lig, Black Strobe, Detroit Grand Pubahs, DJ Hell (feat… Alan Vega !), Dave Clarke (et sa cover du « She’s In Parties » de Bauhaus, avec en guest les Chicks On Speed), Tali (la nouvelle muse de Roni Size : de la bombe, bébé), Anthony Rother, Mocky (et son foutraque « Mickey Mouse Motherfucker »), Avril, T.Raumschmiere,… S’il vous faut une compile électro pour la rentrée, « Switch 5 » s’avère des plus indispensable… Jusqu’à la prochaine, sans doute prévue fin de l’année, début 2005. Que demande le peuple ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Who Will Cut Our Hair When We´re Gone ?

Une question qui restera sans réponse : oui, qui coupera nos cheveux une fois qu’on sera mort ? Nicholas ‘Neil’ Diamonds, J’Aime ‘Jamie’ Tambour et Alden Ginger (sic) semblent hantés par le doute, celui qu’ils laisseront une fois que les pissenlits boufferont leur corps six pieds sous terre. Heureusement leur musique, elle, côtoie déjà les anges : bric-à-brac lo-fi d’indie pop (Pavement, Sebadoh, Ween) et de folk Haribo (Moldy Peaches, Jeffrey Lewis), « Who Will Cut… » ressemble un peu à nos vieux cahiers d’école d’il y a 20 ans, gribouillés de dessins naïfs et de monstres gentils. Aujourd’hui on les feuillette avec nostalgie, en rigolant de nos bêtises, mais en prenant garde de ne pas corner les pages : de vieux souvenirs, mais qui pincent encore le cœur, comme une vieille rengaine adolescente. Ce je-m’en-foutisme mélodique, cette nonchalance bienveillante (et on se rappelle U.N.P.O.C., grands oubliés de 2003-2004), ces mini-tubes tués dans l’œuf (The Unicorns ? Paraît qu’ils ont déjà splitté…) : autant d’ingrédients qui rendent un disque forcément attachant, à défaut de retourner le ventre. S’ils sont déjà morts (de rire ?), on ira fleurir la tombe de ces Canadiens frivoles. Dessus, on écrira au feutre rouge, en pensant à John Peel : « Teenage Dreams, So Hard To Beat »… Sans oublier la tondeuse et la paire de ciseaux. Amen, et qu’ils se marrent en paix.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Full Moon Over Wowtown

Truax est l’un des animateurs de la série « Celebrity Deathmatch » sur MTV, ce truc en plasticine où l’on peut voir Marilyn Manson foutre des gnons à Christina Aguilera, pour le grand plaisir des fans de South Park et de Wallace et Gromit. Il faut croire que Truax a les doigts sacrement dégourdis, puisqu’il fait aussi de la musique, en témoigne cet album plus que correct, qui mixe la gouaille de Don Van Vliet aux envolées burlesques des Flaming Lips et de Primus. C’est là tout l’humour de cet adepte du second degré : passer du coq à l’âne en un morceau, se foutre des clichés en osant siffler sur une ballade ou roucouler des ‘ouh ouh’ après une décharge de riffs rock’n’roll. Bizarre, sans aucun doute, mais au moins l’oreille accroche et le cerveau sursaute. Wowtown, ça doit être là qu’il habite : au lieu de se dire ‘Bonjour !’, les gens crient ‘Wow !’, comme à l’écoute de ce disque. Wow, vous avez dit Wow ?
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