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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Thirsty Ear Blue Series Sampler

Il y a trente ans naissait aux States Thirsty Ear, d’abord société de distribution (pour des labels anglais comme Beggars), puis label à part entière dès 1990. ‘Blue Series’, sous-label dédié au jazz sous ses formes les plus aventureuses, est né d’une rencontre entre le pianiste ‘nu-bop’ Matthew Shipp et l’ex-Black Flag Henry Rollins. Leur volonté : dévergonder le jazz en le confrontant à d’autres genres musicaux, comme le rock, l’électro et le hip hop. A l’instar d’ECM dans les années 70 ou de Blue Note dans les années 60, Thirsty Ear parie donc sur l’innovation, l’échange et la transmutation. « The shape of jazz to come » : c’est donc ici que ça se passe, avec des artistes comme William Parker, Tim Berne, David S. Ware ou encore Nils Petter Molvaer. Sur cette compile l’on retrouve également Sex Mob, John Medeski, Meat Beat Manifesto, Carl Hancock Rux, Eri Yamamoto, DJ Spooky et Dave Lombardo, Mike Ladd, Beans (Antipop Consortium), The Yohimbe Brothers,… Bref du jazz, et bien plus, parce qu’il n’est pas question pour ces artistes de se laisser étiqueter et de tourner en rond... Il reste encore tellement de terrain à défricher !

 

Après Fischerspooner pour New York et Damian Lazarus pour Londres, le magazine Time Out a demandé au duo Black Strobe de jouer les guides touristiques parisiens. Au menu : non pas la Tour Eiffel et les jardins du Louvre, mais des clubs branchés (Le Baron, Le Pulp, Le Rex,…), des restos chics, du shopping pour frimer (Colette,…), de l’art et des bars, voire du strip-tease. Mieux que le Guide du Routard, ce dual disc propose également un mix d’Ivan Smagghe et d’Arnaud Rebotini, forcément EBM : Front 242, Bastards of Love, DJ Hell, Midfield General, et même du Bauhaus, c’est dire. On retrouve également deux tracks faits maison (« Abwehr Disco » et « Deceive/Play »), et du gros beat (Trentemoller, Boys Noise, Mickey Oliver,…) façon Frank Sinatra, Vicious, Champagne, Sexe, Champagne, Gigolo, MTV, Sunglasses at Night, Champagne, Gratin Dauphinois, Sexe, Yeah !!! L’elektroklash est mort, vive Black Strobe, Champagne, Gigolos, Boys, Girls, MTV, Bastard, Yeah, Cocaine, Yeah, Frank Sinatra, Sexe, Champagne ! Trop fort ce disque, on s’croirait presque en 2002 à danser sur Vitalic en marcel Armani. Champagne, Cocaine, Madame Hollywood, Golden Shower, Gigolo, Sexe, Girls, Disco Inferno, Champagne, Boys, Frank Sinatra. Vivement la compile Berlin, qu’on se tape une bonne tranche de techno minimale… Champagne !

 

mardi, 09 mai 2006 03:00

The other side New York

En voilà une idée qu’elle est bonne : un guide urbain pour découvrir les magasins, les hôtels, les bars et les restos ‘les plus cool’ de la Grosse Pomme, avec pour conseillers persos le duo electroklash Fischerspooner. En pratique, il s’agit à la fois d’un CD et d’un DVD (dual disc), l’un compilant les titres préférés du duo néo-warholien, l’autre présentant la face cachée de New York – celle qu’on ne trouve pas forcément dans le Guide du Routard… A l’origine de cette initiative originale, le magazine Time Out, qui compte bien réitérer l’expérience avec d’autres villes branchées et ses artistes autochtones. Sur la compile mixée, on retrouve à la fois Broadcast et Bloc Party, David Caretta et Princess Superstar, Model 500 et The Fiery Furnaces, bref un mélange abrasif de styles tout-terrains, qui selon le communiqué de presse ‘capture la vision musicale éclectique de Fischerspooner’… Evidemment il y a aussi leur fameux « Emerge » (remixée par The Hacker !), le tube electroklash par excellence qui les rendit célèbres. A quand un petit tour de la ville d’Austin en compagnie d’Omar Rodriguez de Mars Volta ou de Detroit avec Jeff Mills ?

mardi, 23 mai 2006 03:00

Ballad of the Broken Seas

Avec sa blondeur si troublante, ses yeux ronds qui demandent l’aumône romantique, son sourire à tomber et ses formes accueillantes, Isobel Campbell incarnait l’élément séducteur de Belle & Sebastian. Partie du groupe en 2002, on attendait d’elle qu’elle nous surprenne, en solo (« Amorino », en 2003) ou pas. La voici de retour en compagnie de Mark Lanegan, le countryman à la gueule de truand, le rescapé post-grunge qui chasse les étoiles la nuit, tel un Robert Mitchum de l’americana. Ils se sont rencontrés à Glasgow, lors d’un concert des QOTSA. Et l’alchimie n’aura pas attendu que les bières s’éclusent pour pétiller dans leur regard fiévreux : après quelques œillades le couple s’enlace autour de ses cordes vocales, batifolant comme un couple à la Sinatra-Hazlewood. Elle chanterait les chœurs, lui le reste, de sa voix caverneuse. Ou vice-versa, et c’est ça qui est beau. On pourrait réduire cette collaboration aux duos carte postale admis par la critique (Nancy & Lee, Johnny & June, Nick & Kylie, mais aussi Bonnie & Clyde et la Belle et la Bête, etc.), mais ce serait oublier les chansons, et il n’y a que ça qui compte. Evidemment, c’est joli et parfois angoissant : on dirait la BO exemplaire d’un western crépusculaire. Au final on retiendra surtout quelques titres parfaits (« Black Mountain », « The False Husband ») pour convoler en justes noces, à Las Vegas ou dans la Death Valley. On ignore si à la fin il l’étrangle et la jette dans le canal, mais en tout cas ça donne la chair de poule. Savourez cet amour dangereux, car qui dit souf(f)re dit stupre, dans le meilleur des cas.

lundi, 20 mars 2006 02:00

Dancing Days

Ce quintet de Barcelone, peu connu chez nous, vaut la peine qu’on s’y attarde, puisque ce « Dancing Days » rappelle le meilleur de Migala et de Shipping News. En gros, du rock indé qui souffre en silence. D’abord les riffs s’envolent, puis la batterie, les beats, rentrent en hibernation. Défilent alors sur l’écran de notre subconscient des images à l’envers ; même qu’à la fin on ignore où on est : sous la cime d’un rock sauvage ou dans l’œil d’un cyclone post-pop, tendance Acuarela, Tortoise, Windsor For The Derby. Tout ici présage d’un avenir serein, même si du calme ou de la tempête on préfère éviter de choisir… Dans l’interstice, heureusement, il se passe quelque chose, et c’est là que Camping a dressé sa grande tente catalane. Où l’on perçoit, étalés sur le sac de couchage, l’intégrale en cassettes de Ride et de Mogwai, une photo de Ian Curtis et un T-shirt de Slowdive. Parfois le vent se lève et malmène les tendeurs (surtout à la fin), mais l’inquiétude ne dure jamais longtemps. Sur ces onze titres sans véritable début ni fin, l’auditeur s’ébaudit à trouver une constante… Ses doigts s’accrochent et glissent sur les fils d’une mélodie fureteuse (douleur brûlante du frottement), mais peu importe : « Dancing Days », s’il porte mal son titre, vaut bien quelques échardes. Aye aye aye !

mardi, 29 août 2006 03:00

Murmurs

Originaire d’Okinawa, cette jeune fille de 24 ans a été découverte par le label Temporary Residence Ltd. sur MySpace. Son premier album semble avoir été moulé dans un écrin de glace. De celle qu’on trouve en Islande, pays de Björk et d’Emiliana Torrini. Il y règne une ambiance de berceuses, cristallines, quand il est temps d’aller dormir et que plus rien n’importe. Est-ce comparable à un retour à l’être originel, encore vierge de toute déformation existentielle ? Ecouter ce disque c’est comme secouer ces petites boules de cristal, à l’intérieur desquelles se trouvent de minis paysages enneigés. Le temps semble s’y être figé, et c’est réconfortant. Caroline Lufkin chante d’une voix à faire chialer les anges de la chapelle Sixtine. Sa musique est câline, parce qu’elle est faite de clochettes, de harpe, de piano, de bleeps et de cordes. Sensibles. Une musique proche de celle dispensée par des artistes comme Anja Garbarek, Emilie Simon, Joanna Newsom et l’internationale de l’indietronica rêveuse (Morr Music, Plop, Moshi Moshi,…), Caroline nous plonge, tout au long de « Murmurs », au cœur d’une fébrilité somme toute très masculine. Viens là que je te cajole, ta musique sonne à mes fesses comme du talc de bébé.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

15 Again

Ils incarnaient dans les nineties, en compagnie de Daft Punk et de Super Discount, les parangons de la fameuse ‘French Touch’. Aujourd’hui un ‘label de qualité’ français aussi célèbre que le camembert, mais qui comme lui sent très mauvais… A force d’être resté au frigo depuis le triomphe de la scène teutonne (électro/minimale). A vrai dire on croyait que Philippe Zdar et Hubert « Boombass » Blanc-Francard n’étaient même plus de ce monde, tant leur dernier disque, « Au Rêve », frôlait le ridicule. Chance : la paire a depuis lors retrouvé l’inspiration, en s’enfermant trois semaines dans une baraque à Ibiza, avec quelques bonnes idées et du matos portable. Le résultat de leurs trépidations jeunistes s’intitule « 15 Again », et c’est vrai que ça sonne bien, comme en 1999, bref comme à l’époque de « Feeling For You » et de « La Mouche ». En moins housy pouet pouet. L’album débute sur les chapeaux de roues, par un « Toop Toop » tubesque et bon enfant. Le genre d’extase FM qui donne la banane. M à la guitare et Zdar au chant, c’est parti pour quatre minutes de pop (corn) technicolor, à fond les ballons, qui sont remplis d’hélium. « Rock Number One » porte bien son nom, puis le r’n’b déboule dans la place sur la chanson-titre et l’énorme « Eye Water », featuring Pharrell Williams, « The one and only ». Après un interlude reggae-funk (« See Me Now », co-écrit par un des deux Daft Punk), l’ambiance monte encore d’un cran sur les ‘killer tracks’ acid « Jackrock » et « Cactus ». Un hommage au son de Detroit, à « Jack Your Body » et au TB 303 : sur le dancefloor les bras dépassent des têtes, qui dégoulinent de sueur. C’est presque l’heure de la descente (« La Notte », du Sébastien Tellier version balearic), mais on ne résiste pas à l’envie d’appuyer sur la touche ‘Repeat’. ‘Take all away from me / But leave me youth and extasy’, peut-on entendre sur « 15 Again »… En l’espace d’une heure Cassius vient de perdre dix ans : une belle cure de jouvence, alors profitons-en !

mardi, 15 août 2006 03:00

Echoes From the Attic

Etrange : les premiers riffs qui naissent du néant rappellent ceux de « Fin de Siècle » de Noir Désir, et déjà tout est dit. Non pas que les Cecilia :: Eyes fassent de l’indie rock à la française, mais cette citation (emprunt ?) décrit bien la musique qu’ils tentent de produire. Ses couleurs ? Grises, entre le clair et le foncé, comme sur la pochette (un gros voilier, semble-t-il échoué sur la plage de Coxyde). Le gris est une belle couleur, plus proche finalement de la mélancolie que de la tristesse. Test : insérer « Echoes From The Attic » dans votre lecteur CD quand il y a du monde dans votre salon. Attendez les réactions. (…) ‘Yo, vieux, tu veux qu’on se tire une balle ou quoi ?!?’ (rires) La mélancolie irriterait-elle, dans un monde où le sourire reste la meilleure arme pour réussir et se faire des amis ? Et Mylène Farmer, bordel ?!? Cet EP contient 6 titres, pour la plupart courts, calmes, à l’instar des mélopées les plus sages de Mogwai. Ici peu de tectonique à la Sweek ou à la GY!BE, mais des ambiances fragilement délétères, qui peinent à se lever comme le font les morts quand ils écoutent Michael Jackson. A la fin chante une fille qu’on imaginerait bien jeune et jolie. Elle parle d’anges et de sommeil, et dans nos rêves on lui susurre « Kiss me »… Du post-rock avec une fille qui chante ? Seulement sur le dernier morceau, et c’est très bien ainsi. Ils nous viennent de Morlanwelz, et leur premier EP tient la route au moins jusqu’à Saint-Idesbald. A quand un festival ‘Couleur Cafard’ à l’hippodrome d’Ostende ?

« Faites vos jeux ! », titre le premier morceau de ce deuxième album des Chili KumQuat : faut-il miser tout de suite sur leur metal pubère ou attendre plusieurs tours de chauffe avant de lancer la bibille ? Les champions à ce jeu portent ici de drôle de pseudonymes : Therapy ? (période « Nurse »), System of a Down, Lofofora, Slipknot, la Nowhere Team, Limp Bizkit,… Tous regardent les gestes du croupier d’un œil torve, prêts à jeter leur liasse de biftons dès que le vent tournera. Les outsiders, Wallons de surcroît, préfèrent ne pas piper mot quant à leur stratégie. A les écouter, on comprend pourtant vite quel sera leur premier choix tactique : le mimétisme, pour ne pas éveiller les soupçons. Gros riffs métalliques, ruptures vocales et rythmiques, phrasé comique massacrant les syllabes : les adversaires sont conquis, on rigole, on se tape dans le dos. ‘Ah, ces petits Belges, z’ont l’air de rien mais faut faire gaffe qu’ils nous plument pas comme de pauvres sagouins !’, lance goguenard le gros bouclé de SOAD. Un des types masqués de Slipknot éructe au moment où la bille s’arrête sur le « 66 » : « Le noir gagne », déclare le croupier, sauf que ce sont les Wallons qui empochent la mise. « Les jeux sont faits », Chili KumQuat trépigne. C’est alors que s’énerve le grand chauve de Lofofora, qui les assomme d’un gros coup de boule : « Rien ne va plus », ironise-t-il le front dégoulinant de sang. Ah merde, ils étaient bien partis pour qu’on parle enfin d’eux, et même ailleurs qu’au festival de Dour… La prochaine fois les gars ?

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Body Riddle

Trois ans après « Empty The Bones Of You », Chris Clark a décidé d’étoffer son propos. On l’imagine avoir traîné sa figure élastique dans les clubs de gym IDM de l’Angleterre profonde. Quelques tractions aux espaliers de la drum’n’bass, un ou deux vols planés au-dessus du matelas de l’ambient, des pompes à la douzaine sur le formica de l’électronica : notre homme s’est chopé tellement de muscles qu’il a même décidé d’oublier son prénom, parce que « Clark » tout court ça claque mieux qu’une paire de bleeps entre deux nappes acides. Après un échauffement en règle (les trois premiers tracks), « Herzog » hésite un peu à balancer la sauce, mais pas longtemps. D’où les grosses basses, ce bourdonnement inquiet à la limite de l’explosion, qui donne du fil à retordre quand il s’agit de savoir s’il faut monter le son ou partir en courant. Trop tard : Clark a ramené ses potes, l’un s’appelle « Ted » et il n’est pas content. Ca part un peu en couilles (breakcore), mais heureusement pour notre pouls cardiaque il est l’heure de la pause 4 heures et du jingle de « library music » (« Mathieu Unburdened » et « Vengeance Drools », entre Boards of Canada et Four Tet). Puis c’est reparti pour un tour d’IDM benoît (« Night Knuckles », très AFX), avant la fin du cours et les dernières saturations (« The Autumnal Crush »). Clark n’a pas de souci à se faire : il tient une forme d’athlète. On ne peut en dire autant de la plupart des kadors warpiens… Allez hop, on fait ses 50 pompes et on mord sur sa chique !

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