La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Afghan Whigs
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Blonde Redhead

Atmosphère, atmosphère…

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Blonde Redhead revenait en Belgique, ce samedi dernier, à l’Ancienne Belgique, afin d’y présenter son nouvel opus –très réussi par ailleurs– « Penny Sparkle ». Après 20 années de parcours, une évidence s’impose : le trio cosmopolite n’a toujours pas vécu de baisse de régime et encore moins de panne d’inspiration, même si le ton se fait de plus en plus paisible et le feeling romantique… Moins expérimentale que par le passé, la musique de Kazu Makino et des jumeaux italiens, Simone et Amedeo Pace, s’est adoucie et revêt, depuis la confection du chef-d’œuvre « Misery is a Butterfly », de très heureux accents pop.

Ce soir, le public semble conquis d’avance bien qu’il ne soit pas très nombreux. L’ambiance est bon enfant et un climat paisible semble baigner la salle bruxelloise. A l’instar du décor planté sur la scène, aménagée en jardin japonais parsemé de parapluies dorés et de torches électriques. Kazu est affublée d’un masque blanc arborant de mystérieuses… moustaches félines ! L’influence de CoCorosie ? Dès les premières notes, on se rend compte que leur musique sera essentiellement atmosphérique. Faut dire aussi que la présence d’un quatrième musicien, un claviériste, accentue cette impression, tout en apportant davantage d’amplitude aux compos. Des titres comme « Here Sometimes » ou « Dr. Stangeluv » transportent l’audience au cœur d’un univers sonore voluptueux alors que les morceaux plus énergiques (« SW », par exemple), nous rappellent que Blonde Redhead était, à ses débuts, influencé par Sonic Youth. Amedeo et Kazu alternent au chant mais notre préférence va, bien entendu, à la voix suave de la petite Japonaise. Le clou du concert sera atteint lors du magnifique « Spring and by Summer », parfaitement exécuté. Un bémol, s’ils ont alternés les ambiances les plus calmes et les belles, mais trop rares, montées bruitistes, les New-yorkais se sont contentés de ne jouer quasiment que des plages issues de leurs deux derniers elpees.

Retour néanmoins réussi pour ce groupe aventureux et attachant, dont l’expression sonore originellement minimaliste, évolue de plus en plus vers une forme quasi-ambient…

(Voir aussi notre section photos)

Organisation AB, Bruxelles 

Part Chimp

Puissance 4

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Fuyant le stress d’une journée comme tant d’autres et mettant fin à une semaine d’errance dans les limbes de l’ennui, je me rends au temple pour recevoir la part obscure du son des ténèbres. Bouhouhou!!! Ou comment s’accoquiner avec le diable en chemise à carreaux. Part Chimp ne dérogeant pas à son précepte qui fait du bruit un langage à part entière, Tim Cedar et sa bande s’arrêtaient ce 17 septembre entre les murs du Magasin 4, qui à l’heure actuelle doivent encore trembler des assauts subis. C’est que les Londoniens ne font pas dans la dentelle et les bouchons d’oreilles sont vivement recommandés.

Ecrasant de tout son poids de mastodonte nos neurones acquis à leur cause, le quartet assure ce vendredi un set costaud et viril, ponctué de cris sauvagement jouissifs poussés comme autant de salves à l’encontre des mièvreries du quotidien. Puisant leur énergie dans un bain stoner bouillonnant, la fièvre dans le son, Part Chimp est une déferlante de lave incandescente, un tsunami de larsens, un maelström de noisy sauvagement orchestré. Aiguille dans le rouge et pied au plancher, l’heure passée s’est désintégrée dans un fracas assourdissant et électrisant.

Emmené par l’hymne « 30 billion people », le rappel finit de mettre à genoux les derniers réfractaires à la prosternation face à ce monstre hybride et hirsute, lointain cousin de Satan ou d’une de ces bestioles poilues, croisées au détour d’un bestiaire insolite. Et se répandant en écho dans la nuit, les dernières notes s’éteignent dans le bruit diffus.

 

Josh Ritter

The Bird & The Bee

Écrit par

L’air de rien, Josh Ritter grappille du terrain. Qualitativement, la discographie du singer songwriter ne cesse de prendre de l’ampleur, malgré un passage à vide qui a forcé le trentenaire à s’écarter de la scène. Il revient aujourd’hui en grande forme, après avoir publié « So Runs The World Away », un cinquième album qui s’avère être sa meilleure œuvre à ce jour, et accompli une tournée extensive du Vieux Continent en compagnie de son backing band, The Royal City Band, mais également de sa ravissante moitié. Une tournée qui passait par l’Orangerie du Botanique, ce 16 septembre.

Dawn Landes, alias Mrs Ritter, assure les premières parties de son cher et tendre. Et ce n’est pas le public qui va s’en plaindre. Du haut de ses 28 ans, la demoiselle compte déjà quatre œuvres à sa discographie. Accompagnée ici de The Hounds, son propre groupe, elle présente ce soir « Sweetheart Rodeo », son dernier bébé. L’Orangerie est loin d’être pleine à craquer. Il y règne une atmosphère apaisante, que les douces litanies de la demoiselle ne font qu’accentuer. Aaah que c’est bon d’être de retour dans cette sympathique petite salle !

Josh Ritter est plutôt un habitué des scènes belges. Il compte déjà, à son actif, un passage en solo à la Rotonde, à l’ABClub et sur de plus grandes scènes, lorsqu’il assurait les premières parties de Damien Rice, il y a quelques années et, plus récemment, The Swell Season. Si ces premières apparitions étaient restées assez confidentielles, tant le jeune homme avait l’air discret et timide, celle-ci le définit enfin comme un artiste sur lequel on peut enfin compter. Tout sourire, Ritter semble avoir pris de l’assurance. Et il va le démontrer ce soir en parcourant le meilleur de son répertoire en pas moins de 2h10 de show ! Un peu long quand on a une semaine de boulot éreintante dans les jambes mais un seul regard au sourire indélogeable du mec et t’oublies tout le reste. Sa bonne humeur ultra-communicative, il la partage en compagnie des membres de The Royal City Band, parmi lesquels figure un certain  Zachariah Hickman, un bassiste au look bien classe.  Derrière sa moustache parfaitement travaillée, il semble sortir tout droit d’un croisement génétique entre Elvis Costello et Salvatore Dali.

Josh Ritter est un mec généreux et s’adresse au public tout au long de son spectacle marqué du ‘grand sceau de l’état d’Idaho’, déployé aux deux extrémités de la scène. De la vingtaine de morceaux exécutée, certains se seront sans aucun mal distingués du reste. A commencer par « Folk Bloodbath », probablement la meilleure plage de son dernier ouvrage, dans lequel le poète emprunte différents personnages issus de ‘murder ballads’ classiques et les vouent à un destin bien plus funeste que d’origine. Autres moments forts du set, « Long May You Run », reprise en solo du classique de Neil Young, de toute évidence l’une des idoles de Ritter, ainsi que « 500 Miles Away From Home » de Hedy West, qu’il interprète en duo avec sa dulcinée, et un « Wait For Love » final pour lequel The Hounds opèrent une dernière apparition sur le podium. Au terme des 2h10 de concert, Ritter semblait encore dans une forme olympique et aurait certainement pu continuer au moins une bonne heure, si la politique de couvre-feu ne l'obligeait pas à s'arrêter là. Une chose est claire, la saison démarre plutôt bien !

Organisation : Botanique.   

Massive Attack

Ame de distraction massive

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Ce vendredi, se déroulait dans le Sportpaleis d'Anvers, l'un des plus grands spectacles de prestidigitation de tout les temps. Hypnotisé, transcendé, emmené à la lisière des rêves et de la réalité par l'incroyable machine à remodeler le temps, les spectateurs présents en ont eu pour leur argent.

Si d'aucun s'étonnaient d'un deuxième passage en l'espace d'une année du désormais duo exponentiel de Bristol, beaucoup se réjouissaient du retour en nos contrées d'un des groupes les plus visionnaires et influents de l'histoire de la musique contemporaine. Votre serviteur en premier. C'est donc avec une grande excitation matinée d'impatience juvénile, que j’ai pris place dans les strapontins.

Le soin d'ouvrir le bal des songes était laissé à la gracieuse Martina Topley-Bird, qui comme membre émérite du cercle Massive Attack, répond régulièrement à l'invitation. Emmenées par les boucles dorées de sa loop station, motifs synthétiques joués du bout de ses doigts, ses chansons bien qu'un peu perdues dans le champ de cette grande salle accaparent l'auditoire à défaut de le subjuguer totalement. L'ancienne muse de Tricky se fendant d'une reprise élégante du « Karmacoma » de ses hôtes et d'un final électrique énergique. La suite s'est avérée de moins bonne facture. Remplaçant un DJ Shadow, qui, sans nul doute aurait enflammé les planches et fait vibrer les murs, le jeune K'Naan (celui dont l’hymne « Waving flag » nous a saoulé tout la durée du mondial de football) a délivré un set dont le vibe Jamaïcan old school roots teinté de variété world a laissé quelque peu sceptique. Mou du genou et franchement pas emballant, son flow Hip-Hop lorgnant du côté de la Pop a manqué singulièrement de saveur. Dommage. Mais la suite allait bien vite effacer cette légère déception.

Massive Attack est une bête de scène monstrueuse, de nos jours. Si le show de ce vendredi ne se différence pas tellement du concert d'octobre dernier, force est de constater son efficacité.

Musicalement d'abord. Par ce que son et le groove sont dantesques. Visuellement ensuite. A cause d’un lightshow magistral et d’un concept pour le moins épatant. Au fil des succès qui égrènent la carrière du groupe, messages alter mondialistes, anticonsuméristes et à caractère informatifs (dans nos deux langues nationales, s'il vous plaît) se mêlent dans une orgie stroboscopique. Pas de place à l'approximation. La machine est bien huilée.

Indomptables, rebelles dans l'âme, Grant Marshall et Robert Del Naja assènent quelques vérités bien senties, qui apparaissent en projection sur un mur d'écrans horizontaux placé à l'arrière plan. L'humour étant aussi présent au rendez-vous, sous la forme de quelques clins d'œil à notre mère patrie (encouragements à Justine Henin et actualités régionales, entre autres). Et de cette pluie de lumière et de décibels, ce qui se dégage, c'est la force même des chansons.

Décliné sous forme de Best of, le répertoire des Anglais n'a pas pris une ride. « Angel » porté par la voix du fidèle Horace Andy, « Unfinished Sympathy » emmené par une Deborah Miller sensuelle, « Risingson » sombre et venimeux ou « Teardrop » repris par Martina Topley-Bird, se conjuguent magistralement aux plus récents « Babel » ou encore à l'hypnotique « Atlas Air ». Dans un final somptueux, le classique « Karmacoma », clôt ce qu'il serait convenu d'appeler un grand spectacle. Standing ovation, chapeau bas. Massive Attack étaient précurseurs dès les années nonante, ils gardent une longueur d'avance en 2010.

(voir également notre section photos)

 

And Also The Trees

Récréation acoustique…

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Doucement le cercle solaire descend des cieux, et une multitude de corbeaux envahit les pelouses de la cour intérieure de l'abbaye. Taches noires éparses et clairsemées. Puis vient la nuit, et avec elle, l'invitation à l'abandon... Je lisse mes plumes de jais et m'engouffre à la suite de mes comparses dans le tunnel conduisant à un escalier étrangement moderne pour ce genre d'endroit. A l'étage, la salle s'offre à mon regard. Haute et sertie d'une magnifique charpente en poutres du plus beau bois. Je suis convié à prendre place dans un des confortables sièges de velours disposés en gradin. Puis la lumière décline. Recueil et silence de mise. Accueil et applaudissements timides.

Première partie : Seesayle. Seule sur scène. Tour à tour aux claviers, à la guitare, au violon, la demoiselle envoûte l'auditoire grâce à de subtils arrangements, sa voix, ses grands yeux qui vous happent, mais surtout grâce à de véritables chansons. Perles de rêves dans un écrin de velours. Tour à tour déclinées en anglais, français, hongrois ou dans une langue imaginaire aux accents slaves. Même confrontée à l'obscurité totale (orage ou mystérieux visiteurs ?) la belle garde son aplomb. Seesayle ou la clé d'un songe éveillé.

And Also The Trees quant à eux déploient leur majestueuse musique intemporelle depuis le début des eighties, mais jamais pourtant elle n'est parue datée. Classieux et loin des canevas des modes, les deux frères Jones traversent les années dans leur machine à remonter le temps sans se soucier de leur époque. Avec intégrité. Et pour se ressourcer, ils s'offrent depuis un moment une récréation acoustique. Qui s'arrête ici ce soir. Avant une date autrichienne et une autre Italienne. C'est dire si nous sommes chanceux. Bien sûr, le côté électrique et électrisant de la guitare de Justin se fait désirer sur la longueur du set. Mais offertes ainsi dans une version boisée, les chansons du répertoire de AATT se découvrent telles des naïades au sortir du bain. Belles et fragiles. Le dépouillement opère en tant que catalyseur des émotions. Mais tout en retenue. Subtilement. Et accentue le côté théâtral de leur musique. Je devrais dire dramaturge. Hanté par ses fantômes, Simon Huw Jones habite les compositions et les vit véritablement sur scène, tel un acteur qui soir après soir s'habille de la personnalité de ses différents personnages. Mentions spéciales aux morceaux issus de « Green is the sea », au classique « A room lives in Lucy » et à l'imparable « Virus meadow ».

Le manteau de la nuit a recouvert l'abbaye. Quelques oiseaux aux atours de ténèbres s'attardent encore ci et là. Mais moi, je regagne mon nid. Tomorrow the sun will shine...

(Organisation : Soirées Cerises)

Caetano Veloso

L'étoile du Brésil

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Ce mercredi 7 juillet, alors qu'une demi-finale de football attire les foules dans les bars du centre-ville, l'Ancienne Belgique accueille le tout grand chanteur brésilien Caetano Veloso. Censuré et interdit au temps de la junte militaire brésilienne au pouvoir jusqu'en 1985, rejeté par la gauche socialiste qui lui reprochait son goût pour les musiques nord-américaines, exilé en Angleterre, Caetano Veloso est aujourd'hui une fierté nationale adulée bien au delà de la terre brésilienne.

Auteur, compositeur, et interprète de grand talent, il a été révélé par chez nous grâce à ses collaborations aux B.O. de films, notamment le sublime "Cucurrucucu Paloma" du "Parle avec elle" de Pedro Almodovar. Et son concours à celle, non moins superbe, du long métrage "Frida" a contribué à sa popularisation en Europe. Veloso est aujourd'hui un familier de la scène, et c'est sans difficulté que celle de l'Ancienne Belgique s'est remplie pour ce concert.

Ce soir, le public est cosmopolite et multi-générationnel, d'une moyenne d'âge de trente-cinq ans. Les conversations polyglottes se mêlent dans une atmosphère chaude ; des bribes de mots en espagnol et portugais s’échappent ça et là. Caetano Veloso se fait attendre et réclamer à plusieurs reprises, à grand renforts de sifflements. A 20h35, le rideau s'ouvre enfin sur un bonhomme aux cheveux blancs, mais toujours aussi charismatique. Souriant, il est vêtu en toute simplicité. Il entame la soirée par "A voz do morto", un morceau enjoué chaloupant déjà le public. Quelques titres plus tard, entre rock et bossa nova, l'étincelle Veloso gagne l'assistance qui s'embrase du parterre au deuxième balcon. Sa voix douce, capable de monter très haut, envoûte tout un chacun. Sans frime, mais pas sans humour, Veloso danse avec sa guitare, tape dans les mains des spectateurs du premier rang, regarde les visages éclairés par les spots le temps d'une chanson apparemment très populaire (les paroles sont connues très précisément par la foule). Par rapport à Veloso (NDR : il affiche 67 balais au compteur), les trois musiciens qui l'accompagnent sont jeunes. Sa présence scénique ne se laisse heureusement pas éclipser par une projection vidéo (si tendance !) présente le temps de quelques chansons, images sans queue ni tête du Brésil, vagues en pagaille et Christ de Rio. La fierté nationale est palpable dans l'assistance qui brandit un drapeau vert et jaune à chaque applaudissement.

Les morceaux, très différents les uns des autres, font preuve d'une grande liberté d'écriture, d'une inventivité et d'un intérêt continu pour les musiques actuelles. Veloso et ses musiciens (NDR : le guitariste Pedro Sa, le percussionniste Marcelo Callado et le bassiste Ricardo Dias Gomes) aiment puiser dans les musiques traditionnelles latines, et les déstructurer. Ainsi, un tango se métamorphose, grâce à des guitares électriques, sur "Volver". Chanté en anglais, le détonnant " Maria Bethania", écrit lors de son exil en Angleterre en hommage à sa sœur (également musicienne), rappelle le groupe français Dynonisos. On y retrouve l'influence, revendiquée par Veloso, des Beatles. Tous les muscles de son visage s'animent pour exprimer les sentiments humains, et l'homme nous apparaît fragile, touchant.

Après dix-huit morceaux énergiques, et un bis conséquent, les sifflements reprennent et les spectateurs tiennent dix bonnes minutes la barre des décibels pour un second rappel. Mais déjà le rideau rouge se referme. Celui qui s'est fait siffler se fait maintenant huer. Le rideau s'arrête in extremis ; on croit au miracle, mais quelques furtifs allers-retours indiquent qu'il est simplement bloqué ! L'auditoire déçu manifeste sa frustration, le concert n'a duré qu’1h45. Mais alors que la salle désemplit, restent les fans, les vrais, qui arrachent la tracklist collée au sol et la brandissent comme un trophée (NDR : de quoi faire des envieux ?), en ayant au moins la satisfaction de rentrer chez soi en emportant une photo souvenir (d'une liste de titres !)

De son vrai nom Velloso, auquel il a ôté un l (NDR : ce qui signifie ‘duveteux’), Caetano Veloso a malgré tout ravi son public de sa voix si douce, de ses yeux malicieux et de l'énergie contagieuse avec lequel l'on repart.

(Organisation: Greenhouse Talent, Gand)

 

Charlotte Gainsbourg

Pari gagné !

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C’est après avoir publié « IRM », son troisième album, composé par le génial bidouilleur californien Beck Hanson, que Charlotte a enfin décidé de monter sur les planches, exercice de style qu’elle redoutait tout particulièrement. Loin de la pression parisienne, la fille de Jane et Serge a rôdé son set aux Etats-Unis, lors d’une petite quinzaine de dates, en avril dernier. Son concert lillois n’est que le quatrième de sa première tournée française, entamée le 14 juin ; elle se produisait la veille, à Bruxelles. Et pas de première partie pour ce spectacle programmé à l’Aéronef.

20h15 précise, les lumières de la salle s’éteignent. Suivis par ses cinq musiciens, la sylphide Charlotte fait son apparition. Elle s’excuse presque de déranger l’assistance, et entame son set par le titre maître de son denier opus. Son timbre vocal est certes fragile, mais il s’intègre parfaitement à l’ensemble, porté par une section rythmique de haute volée. Le band fait montre d’une grande cohésion ; l’aspect dépouillé et sobre du light show ajoutant à la magie, d’entrée de jeu. Si au cours des quatre ou cinq premiers morceaux, la voix de Charlotte semble se fondre dans le collectif, c’est à partir de « Heaven can wait », son nouveau single, que son timbre va prendre toute son expression. Une perception confirmée par le plus rock « Trick Pony » ainsi que « The song that we sing », extrait du précédent opus « 5.55 », paru en 2007 (NDR : sous la houlette du duo versaillais Air). Passé ce moment plus enlevé, la belle se réapproprie le « Just like a woman » de Bob Dylan, une adaptation tout en délicatesse, quelle accorde juchée sur un tabouret.

« IRM », dont la plupart des compos servent d’ossature au tracklisting, reprend ensuite ses droits, avant de laisser place à la première reprise, tant attendue, ‘du meilleur, du plus grand, du plus beau’, comme elle se plait à qualifier son père… Mais pas évident d’opérer un choix dans l’immense répertoire de Gainsbourg. Elle s’attaque donc à « L’hôtel particulier », un extrait de « L’histoire de Melody Nelson », édité en 1971. Sous-estimé à sa sortie, cet elpee est devenu culte depuis. Une œuvre qui nous démontre combien l’homme à tête de chou était en avance sur son temps et puis son art à transcender les genres. Composé il y a près de 40 ans, ce morceau d’une modernité étonnante est magnifié par sa fille et ses cinq musiciens, alors, en véritable état de grâce. On ne pouvait rêver plus bel hommage. La boucle semble donc bouclée. Bien qu’en plein apprentissage de la scène, la belle peut-être fière de l’honneur qu’elle vient de faire à ses parents (« L’histoire de Melody Nelson », sur lequel Jane Birkin chante, a également été porté à l’écran).

Le spectacle se clôture, de façon magistrale, par un festif « Couleur café » repris en chœur par la foule. L’air de ne pas y toucher –tout au long des 90 minutes qui ont passé trop vite– ‘la Gainsbourg’ a parfois flirté avec le sublime. Conquis, le public lui a réservé une ovation bien méritée qui s’est même prolongé bien longtemps après que les lumières ne soient rallumées…

A l’âge de 38 ans, Charlotte Gainsbourg a merveilleusement réussi l’épreuve de la scène. Un pari qui n’était pas gagné d’avance. En outre, elle dispose encore d’une belle marge de progression. Ce qui augure du meilleur encore, pour la suite.  

La manière dont elle mène sa barque suscite le respect. Et pour cause, non seulement ses choix de carrière, tant cinématographiques que musicaux, sont judicieux. En outre, elle est toujours parvenue à s’entourer de collaborateurs compétents (NDR : le Gainbarre pour "Charlotte For Ever" en 86, Air, Jarvis Cocker et Neil Hannon pour "5.55" en 2008, Beck pour "IRM" en 2009). De quoi démontrer, s’il le fallait encore, qu’elle n’est pas que la fille DE… mais aussi une artiste complète. En osant l’exercice du ‘live’, elle vient d’accomplir une étape importante dans sa carrière, pourtant déjà bien remplie.

Charlotte accomplit actuellement une tournée européenne, qui passe, bien sûr par la France ; mais qui reviendra également par la Belgique, puisqu’elle se produira lors du festival des Ardentes de Liège, ce 10 juillet…

 

Benjamin Biolay

La ‘Comédie Humaine’ revue et corrigée par Benjamin Biolay…

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Artiste déchiré, controversé, Benjamin Biolay aime provoquer et s’écorcher publiquement. Ses célèbres coups de gueule dans le monde artistique francophone et son autosuffisance affichée lui ont d’ailleurs coûté une petite mort médiatique. Petite mort dont il a utilisé soigneusement les stigmates pour signer l’un des meilleurs albums de chanson française de cette décennie. Parmi ces fleurs du mal, a fini par éclore « La Superbe », essence magistrale d’un auteur-compositeur-interprète de génie aux dérapages capricieux qui le condamnent à marcher dans l’ombre d’un Gainsbourg. Ce dernier ouvrage lui a valu la reconnaissance méritée de ses pairs : il remporte trois victoires de la musique dont celle du meilleur album et de l’artiste interprète de l’année.   

Adoré ou détesté, le dandy lyonnais s’érige dès lors comme l’un des artistes les plus prolixes et les plus doués de sa génération. Bref, une icône masculine adulée par les femmes –détestée par leur mari– qui nous offre ce soir la quintessence de son cinquième album sur les planches de l’AB de Bruxelles. Ville chère à ses yeux où il a écrit (NDR : Biolay évoque le célèbre café-concert l’Archiduc), composé et enregistré (ICP) la majorité des sillons lumineux de son dernier opus.       

20h30. Sur un fond de décor noir, simple et intimiste, le dandy ténébreux investit les lieux et introduit « Même si tu pars », sur un ton serein et assagi. Un nouveau visage Biolay, plus calme, moins torturé, s’affiche d’emblée pour nous livrer un set qui gagne en valeur au fur et à mesure que la setlist avance. L’artiste se livre progressivement au public, communie crescendo d’anecdotes, d’humeurs de vie… et parvient finalement à tisser un lien doux et amical avec le public. L’atmosphère prend corps et donne de l’assurance aux compos. La voix grave et hésitante se rassure au fil des morceaux et finit par vaincre une timidité profonde. Puis, elle s’impose doucement comme si elle acquiesçait progressivement à l’autorisation tacite de s’inviter parmi nous. Sur « Night Shop », Benjamin Biolay se libère et se métamorphose furtivement en un délicieux raconteur d’histoires. Ensuite, les titres déboulent…

Armée de cinq musiciens (harpe, batterie, guitares, basse, claviers), la performance scénique peine cependant à trouver la grandiloquence du studio. Les arrangements et les compositions ‘live’ trahissent les finitions fines de l’album et ne parviennent que trop rarement à utiliser les aspérités de la scène pour donner vie aux textes. Victime d’un album presque parfait, le concert sue et se chagrine davantage de nostalgie sur les morceaux de « Trash Yéyé ». Ainsi, « Bien Avant », « Dans La Merco Benz » et « Qu’est-ce que ça peut faire », moins instrumentalisés, redonnent un supplément d’âme à l’AB.   

C’est d’ailleurs lorsque la ‘spleen machine’ se retrouve seule au piano, légèrement habillée d’une harpe délicate et de quelques percussions discrètes (« Nuit Blanche »), que les mélodies sombres et déchirantes retrouvent pleinement leur âme originelle.

« La Superbe » et « Qu’est-ce que ça peut faire » attendront encore une heure avant de crouler sous les innombrables brassées d’applaudissements d’un public absolument fan et conquis. Enfin, le concert se referme sur le plus intimiste « A l’Origine ». Trois rappels viendront  clôturer cette soirée aux paroles hautement émotives : le plus léger « Padam », le mélancolique « Les Cerfs-Volants » et l’authentique « Brandt Rhapsodie », sur lequel l’audacieuse harpiste palliera l’absence vocale de Jeanne Cherhal.     

Pas de gifle musicale étourdissante ce soir à l’AB. Plutôt les confessions intimes d’un homme fragile et sincère qui nous propose un nouveau profil touchant d’humanité et d’ironie amère…

(Voir aussi notre section photos) 

 

Christophe Willem

Brussel’s night fever…

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Phénomène issu de l’émission radio crochet ‘La nouvelle star’, Christophe Willem avait donné rendez-vous à ses fans mercredi soir, à Bruxelles. Quelques heures avant de m’y rendre, l’envie n’y était pas. Faut dire qu’en règle générale, ce genre de variété franchouillarde ne m’inspire pas beaucoup. Mais bon, j’avais sollicité et reçu une invitation ; j’étais donc tenu de répondre présent. Normal ! Allez, courage, quand faut y aller, faut y aller…

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, lors d’un concert prévu à Forest, j’ai droit à ma dose de bouchons dès la sortie de l’autoroute et un mal de chien pour dénicher une place de stationnement. Mais tout vient à point à qui sait attendre et au guichet m’est remise une place de choix, face à la scène, juste derrière la table de mixage. Et un bon point, un ! Je m’installe et constate rapidement que le public n’est pas tout à fait celui auquel je m’attendais. Là où je croyais ne rencontrer que des jeunes (et moins jeunes) femmes, force est de constater que Christophe Willem attire, tout comme Tintin, les jeunes de 7 à 77 ans, tant de sexe masculin que féminin. Manifestement non, Christophe Willem n’est pas que le héros des ménagères de moins de 50 balais, loin de là…

Il est vingt heures pétantes lorsque Sky, petit bout de femme, seule au monde, nous apparaît, isolée face à 6 000 personnes, ne disposant comme seule arme, qu’une guitare acoustique. Mais visiblement, cette situation ne l’effraie pas. Courageusement, elle entame sa première chanson et révèle au public une facilité de voix assez déconcertante ainsi qu’un jeu de cordes très au point et non moins efficace. Se baladant tant en français qu’en anglais, la belle nous met en forme durant la petite demi-heure que lui a accordée son  ‘patron’… (NDR : elle est également invitée à former un duo dans le spectacle de l’ex-nouvelle star, dont elle n’était que choriste lors de la tournée précédente). Et cela marche. Très bien même. Oscillant entre Zazie et Sheryl Crow, les titres qu’elle nous propose sont tout à fait de nature à mettre l’assemblée en appétit. La demi-heure est donc vite avalée et digérée.

Il ne faut pas plus d’une vingtaine de minutes pour que l’idole, que toute la salle attend, fasse son apparition. Et quelle apparition ! Après un générique (sur un écran super géant) digne d’un film à gros budget, Christophe Willem opère une entrée remarquée et remarquable. Suspendu à un câble par la main gauche et le micro dans l’autre, il descend tel un artiste de cirque, au milieu de l’arène, tout en entamant son premier titre « Berlin », repris directement par 6 000 chœurs plus qu’enthousiastes. Et c’est un euphémisme ! Tout au long des deux heures de spectacle, ce sera une constante. La foule chantera et dansera. Et déjà à ce moment-là, bien que ne connaissant quasi rien de son répertoire, le doute m’habite. Je me demande où je suis tombé. Plutôt habitué à l’odeur d’un joint pourri, j’ai pour une fois dans le nez des parfums plus chics les uns que les autres ! Ça change…

 

Sur scène, ils sont sept outre la vedette : trois choristes, dont deux superbes créatures, un trio basse-guitare-batterie et une claviériste rompue à tous les exercices dont ceux des effets sonores spéciaux. Et bien sûr, Sky qui viendra interpréter quelques duos dont une fabuleuse reprise de « Why » d’Eurythmics. C’est la soirée du strass et des paillettes, le retour des années disco, un spectacle son et lumières fabuleux, un clip vidéo gigantesque de deux heures. 

 

Ce grand déglingué sans allure nous en met plein la vue et les oreilles. Il nous bluffe complètement en usant de sa voix d’une justesse remarquable et jouant à la fois au chauffeur de salle, au comédien, à l’humoriste, au danseur. Il va même jusqu’à descendre au milieu de la fosse pour entraîner sur le podium Micheline (non non, j’sais pas qui c’est) en compagnie de laquelle il interprètera le titre suivant tout en esquissant un pas de danse. Et là je me dis : ‘Très fort le bougre’. Et je me surprends à battre la mesure, à sourire, rire même. Ben oui, je m’amuse, beaucoup même. La bonne humeur est contagieuse !

Après « Trash », morceau électro-pop surpuissant, Christophe honore ses comparses en les mettant en évidence chacun à leur tour. Visiblement authentique, sympa et relativement rare… D’une simplicité et d’un naturel assez convivial, il arrive à mettre Bruxelles dans sa poche (ben oui, moi aussi) ! Cinq bonnes minutes seront nécessaires à la reprise du ‘concert’. Le public acclamant son idole durant de longs moments au son du célèbre refrain de « Seven nation army » dont il avoue ne pas connaître les paroles, sans quoi…

Le calme revenu, il choisit d’entamer « Why » en duo avec Sky. Sur fond bleu azur, ce titre renaît de ses cendres et confirme tout le talent d’interprète de ce grand bigleux hors du commun. La belle ne le quitte plus pour la fin du show et voit son statut de choriste passer à celui de complice…

On épinglera aussi tout l’humour dont une certaine dose d’autodérision qui caractérise le personnage. Projetant d’immenses photos de lui-même en arrière-plan, il n’a visiblement pas choisi les clichés les plus avantageux et n’en a cure. Cela marche et fait à nouveau (sou)rire les plus pincés, s’il y en avait… Le ‘Coffie Tour’ arrive déjà à sa fin, plus d’une trente, seize titres passés à la vitesse de la lumière. Et pour une fois, le son était à la hauteur, les ingénieurs ont fait du bon boulot dans cette salle à l’acoustique minable. 

Les lumières s’éteignent sur le final de « Heartbox ». Mais des milliers de mouchoirs blancs s’agitent et réclament le retour de la star. Et sans manière, sans chichi, sans faire patienter de longues minutes ses fans, il revient. Seul au piano pour interpréter « Si je tombais », superbe ballade qui dénote un peu dans le répertoire de ce showman complètement déjanté. Et une fois de plus ça marche. Il peut tout se permettre, rien à dire il est doué le mec ! Avant de tirer sa révérence, il se demande s’il n’a pas oublié un titre. Et celui que tous attendaient, le seul que je connaissais réellement, « Double jeu » terminera la soirée de la même manière qu’elle avait commencée. Sur les chapeaux de roues.

Ben franchement, moi je lui tire le mien à ce gars. Il m’a blousé. De la première à la dernière minute. Il m’a invité à une grosse fête où tout le monde s’amuse, tout le monde rigole. Où la bonne humeur est ou devient obligatoire. Il ne nous laisse pas le choix. Ce mec-là, c’est un remède contre tout ce qui va mal ou pas bien. C’est un mélange de ‘Prosac’ et de gélules survitaminées.

Et puis basta avec le reste. Faites comme moi. Partez avec des pieds de plomb et revenez en chantant, heureux…

(Organisation Live Nation) 

 

Thee Vicars

Back to the sixties…

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Le Water Moulin nous proposait une belle double affiche ce samedi 28 mai. Au fil des concerts, ce club devient, ‘the place to be’, au sein de l’univers du rock hors circuit traditionnel, dans la région tournaisienne. Faut dire que depuis la création de la très active ASBL locale, ‘OFF’, cette maison bourgeoise est devenue un véritable antre du r’n’roll. Après une bonne année d’activité, les organisateurs ont frappé fort en programmant le même soir, les Lillois de Teenage Moonlight Borderliners et la nouvelle sensation anglaise psychédélique et 100% énergique, Thee Vicars. Cette soirée très attendue avait donc attiré la foule ; et notamment des mélomanes issus du Nord de la France et de Flandre.

Il incombait au duo français, Teenage Moonlight Borderliners, d’ouvrir les hostilités. Le public était tellement impatient de découvrir nos 4 énervés de la Perfide Albion, que la bonne prestation du duo lillois, responsable d’un rock énergique alimenté par 2 guitares incisives et une rythmique minimaliste mais efficace, est malheureusement passée quelque peu inaperçue ; une bonne partie du public goûtant encore un peu à l’air printanier, avant d’entrer dans le Water Moulin qui allait bien vite se transformer en four.

Thee Vicars, c'est certainement le plus jeune groupe européen de garage qui tourne pour l’instant. Ils sont sur la route depuis avril 2009 et ne poseront leurs instruments à Bury St. Edmunds, dans la région d'Ipswich, leur patrie d’origine, qu'en novembre prochain, si tout va bien...

Après une courte pause boisson, les musiciens se frayent un chemin à travers la salle qui se remplit d’un seul coup. Nos 4 Anglais, à peine sortis de l’adolescence investissent la petite scène du Water Moulin. Il ne faut que quelques secondes pour comprendre qu’un grand moment de rock’n’roll va se produire ! Il leur suffit de quelques riffs pour transmettre leur énergie hautement contagieuse à une véritable meute qui n’en demandait pas tant. Le public est véritablement en ébullition et le Water Moulin, pour l’heure, transformé en club enfumé du Londres des premières heures des Stones, Kinks, Standells ou autres Who, dont les Vicars sont les dignes héritiers.

L’ambiance n’est d’ailleurs pas sans rappeler les 30’’ du concert des Yardbirds au célèbre Marquee dans le cultissime film ‘Blow up’ d’Antonioni contant les pérégrinations d’un photographe de mode dans le swinging London. A l’énergie musicale vient se greffer une ambiance psychédélique quasi-magique dominée par la voix de Mike Whittaker, soutenue par ses 3 comparses ; l'ensemble faisant montre d'une puissance et d'une maturité étonnante. Ils ne desserreront jamais leur étreinte, durant les presque 2 heures que va durer la prestation, sur un public qui n’était pas en reste et en redemandait…

Thee Vicars est incontestablement un très grand groupe de scène, comme on en a peu vu dans la cité scaldéenne. En outre, le combo a eu le mérite d'attirer un public multi-générationnel. Rarement on a vu des gars de cet âge perpétuer, de manière aussi magistrale, l'esprit des early sixties. Ce ne sont pas les articles dithyrambiques récemment parus dans Rock'n'Folk et les Inrockuptibles qui le démentiront. S'il fallait encore mettre l'accent sur leurs grandes qualités, on signalera qu'ils ont joué en support des Black Lips sur toute leur tournée européenne et anglaise !!! Vous l'avez compris, ils sont chauds très chauds et ils sont passés par Tournai un soir de mai...

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que leur nouvel album, intitulé "Psychotic Beat", vient juste de sortir sur Dirty water records. Et il comporte 13 titres !

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