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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Béber

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samedi, 22 février 2014 10:59

Burn your fire for no witness

La découverte d’une nouvelle ‘songwriter’ ne soulève chez votre serviteur, que rarement, un grand enthousiasme. Souvent, lorsque se profile un artiste étiqueté ‘folk’, je crains devoir me farcir une copie plus ou moins conforme de ce qui existe déjà sur le marché. Une voix sympathique, une gratte acoustique et/ou un piano ne suffisent pas à me faire grimper aux rideaux. Bref, dans le style, très peu d’artistes parviennent à me faire flasher. Or, Angel Olsen est une exception qui confirme la règle. C’est même une perle rare…

« Burn your Fire for no Witness » constitue le deuxième album de l’Américaine. Il fait suite à « Half Way Home », publié en 2013. Avant d’entamer sa carrière solo, Angel Olsen est allée à bonne école puisqu’elle a collaboré à l’aventure du Cairo Gang en compagnie de Monsieur Bonnie ‘Prince’ Billy. Cette expérience lui a permis de prendre confiance en elle. Et de graver des morceaux qu’elle gardait soigneusement cachées. On remercie donc Will Oldham de l’avoir émancipée et du même coup de permettre à la scène musicale pop/rock de s’enrichir d’une belle découverte qui mérite déjà d’être épinglée comme l’une des révélations de l’année 2014.

Angel Olsen est une artiste complète. Ce deuxième LP s’écoute d’une traite. Ses onze morceaux sont superbes. Elle explose les carcans habituels et nous surprend de bout en bout. Ici, pas de folk conventionnel. L’opus s’ouvre par un titre de folk lo-fi digne des Moldy Peaches. « Forgiven/Forgotten » embraie dans un climat chargé de guitares saturées. « White Fire » nous plonge dans une atmosphère paradoxalement glaciale. Il ne faut que 4 titres pour se rendre compte du talent de la jeune artiste. Sa voix est habitée et bouleversante. L’orchestration est impeccable. Parfois luxuriante, à l’instar de « Dance Slow Decades ». Ou minimaliste, comme sur la seule piste réellement folk, « Enemy ».

Angel Olsen marche manifestement sur les traces de Cat Power. Elle réinvente le folk tout en parvenant à nous charmer. D’ailleurs, j’attends déjà impatiemment sont troisième essai !

 

samedi, 22 février 2014 10:56

Along the way

« Along the Way » constitue le second album solo de Mark McGuire, guitariste du groupe Emeralds (électro/drone). Sur ce dernier opus, l’Américain originaire de Portland envisage de nous faire découvrir, à travers treize morceaux instrumentaux, les contrées lointaines et abstraites de notre esprit. Tout un programme !

En se servant d’une instrumentation tant acoustique (mandoline, guitare, piano, …), électrique (guitare, …) qu’électronique (percussions, …), McGuire nous installe en apesanteur avant de nous transporter dans son univers, pour y dessiner, selon ses déclarations, des ‘paysages psychiques’. Des nappes sonores qui évoquent quelque part l’électronica de Boards of Canada. D’abord bercé par cette musique, on finit même par se laisser hypnotiser...

« Along the Way » est à écouter d’une seule traite. Un opus homogène au cours duquel le mélomane plane, le sourire aux lèvres, sans avoir pourtant absorbé le moindre psychotrope…

vendredi, 14 février 2014 10:31

Trouble

Deux ans après avoir publié un premier essai fort remarqué dans le monde de l’indie rock américaine, le trio de Brooklyn remet le couvert en gravant « Trouble ». Toujours porté par la voix et la guitare d’Amber Papini, cet LP est à la fois varié et de très bonne facture.

L’opus s’ouvre par l’excellent « Nightingale », une compo qui démontre immédiatement que les New-yorkais maîtrisent leur sujet. Une plage minimaliste et sombre au cours de laquelle les nappes de claviers se fondent parfaitement dans les chœurs. Caractérisé par sa ligne de basse caoutchouteuse et son riff de guitare particulièrement efficace, « I Miss your Bones » emprunte un ton nettement plus allègre. Plusieurs pistes sont également traversées de claviers à coloration 80’s, à l’instar de « Rockets and Jets ». D’autres encore empruntent des chemins davantage psyché (« Last Words »). Et la formation s’autorise même un titre acoustique, « Sunship ».

« Trouble » confirme tout le bien que l’on pensait d’Hospitality. Ce nouveau disque est même plus abouti que le précédent. Et la marge de progression est encore conséquente. Ce qui n’augure que du bon pour la suite ! 

Le band se produira dans le cadre des Nuits Botanique, le 20 mai. Et c’est The Julie Ruin qui devrait en assurer leur première partie.

 

jeudi, 06 février 2014 02:00

Bref, mais parfait…

Ce jeudi, l’Ancienne Belgique nous invitait à partager un moment intimiste en compagnie du très prolifique Spencer Krug, alias Moonface. Le Canadien venait défendre son dernier opus en date, « Julia with blue Jeans on », un album unanimement encensé par la critique. Pour l’occasion, l’AB avait opté pour une configuration spécifique, en disposant des sièges au sein du Club, afin qu’un maximum d’une centaine de personnes puisse assister à la performance, en toute décontraction. 

C’est sous un silence monacal que Spencer Krug monte sur les planches. D’entrée de jeu, le Montréalais détend l’atmosphère en soulignant l’aspect formel de la disposition des lieux. Sur l’estrade, seul trône un piano à queue. Rappelons que pour son dernier album, Moonface ne se sert que des ivoires. L’artiste s’installe derrière cet instrument, et commence à en jouer. En solitaire, impossible de tricher... Cependant, il n’en n’a pas besoin. Sa voix si particulière, chargée d’émotion, résonne comme sur ses enregistrements. Spencer démontre que s’il est un excellent chanteur, il est également fort adroit de ses doigts. Ceux-ci parcourent les touches avec une grande agilité. Il n’hésite pas à s’arrêter quelques instants (toujours en battant la mesure) avant de reprendre de plus belle pour mettre davantage de relief à l’ensemble. Un frisson vous parcourt l’échine... Difficile de rester de marbre face à son récital. Il vit ce qu’il chante, et cela se ressent. La quasi-totalité des morceaux de son dernier album figure dans la setlist. Comme temps forts, on épinglera le plus enjoué « November 2011 », et les deux plages les plus intenses du dernier elpee, « Everyone is Noah, everyone is the Ark » et « Julia with Blue Jeans on ». Il nous réserve également une nouvelle compo, qui traite des conséquences de son déménagement depuis Montréal à Helsinki. Entre les titres, il discute avec le public. On a l’impression d’assister à un concert privé tant il existe une réelle promiscuité entre lui et nous.

Une petite heure de concert plus tard, Spencer quitte l’estrade, en s’excusant de ne pas disposer de davantage de chansons. On ne lui en voudra pas, le set solo qu’il a livré était tout simplement parfait.

(Organisation Botanique)

 

samedi, 08 février 2014 12:26

Julia with Blue Jeans on

Le très prolifique Spencer Krug est de retour, mais à travers son dernier projet en date, Moonface. Contrairement à son opus précédent, davantage porté sur l’électro-rock (concocté en compagnie du groupe finlandais Sinaï), sur « Julia with Blue Jeans on », le Canadien se livre sous son profil le plus simple. Il est seul au chant et au piano à queue. Que se soit chez Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Frog Eyes, jamais on ne l’a entendu dans un registre aussi épuré. Il y a longtemps qu’on attendait un album de Krug profilé exclusivement sur sa voix. Faut dire que c’est sans doute l’une des plus belles pour communiquer des émotions. Et la palette est particulièrement large. Comme on pouvait s’y attendre, elle parvient plus d’une fois à nous flanquer des frissons partout. Malgré l’instrumentation minimaliste, jamais l’ennui ne guette tout au long des 10 morceaux de ce « Julia with Blue Jeans on ». D’un bout à l’autre de l’elpee on est même tenu en haleine. Des titres-phare ? Les bouleversants « Everyone is Noah, Everyone is the Ark » et la plage titre éponyme ; mais également « November 2011 », qui laisse transparaître un fifrelin de lumière…

Spencer Krug prouve une fois de plus qu’il est un songwriter hors pair. Peu importe le registre musical au sein duquel il s’exprime, jamais il ne déçoit. Une polyvalence qui est la marque des plus grands.

 

samedi, 08 février 2014 12:18

In the Silence

Ásgeir, de son véritable nom Ásgeir Trausti Einarsson, n’est connu chez nous que depuis quelques mois. Pourtant au sein de son pays, c’est déjà une star ; et ce, depuis un bon moment. Et plus exactement 2012, année de la parution de son premier album (imprononçable et impossible à écrire), pour être exact. En Belgique, il faut tout de même admettre qu’il s’est constitué une belle brochette de fans, vu l’affluence constatée lors de son concert, accordé au Botanique. Néanmoins, en Islande, il jouit d’une notoriété bien plus conséquente. Il faut dire que son premier album y a rencontré un énorme succès. Et puis plusieurs de ses singles sont entrés dans les charts. Plus de 30 000 personnes (ce qui représente plus ou moins 10% de la population, rien que ça !) ont acheté son disque. Enfin, et pour couronner le tout, il a décroché plusieurs ‘Awards’ sur son île. N’importe quel songwriter signerait des deux mains pour vivre une telle reconnaissance, au moins une fois, durant sa carrière. Ásgeir y est parvenu, alors qu’il n’avait que 21 ans !

Afin de conquérir le marché international et de vérifier si ce succès pouvait dépasser les frontières islandaises, un grand monsieur du folk est venu lui prêter main forte pour traduire les lyrics : John Grant. En fait, les textes de ses compos ne sont pas de sa plume, mais de son père. Des poèmes. Ainsi, après plusieurs mois d’attente, le premier album d’Ásgeir est enfin prêt à conquérir de nouveaux disciples. Il sort sous le titre prononçable d’« In the Silence ».

La voix du Viking islandais évoque tour à tour James Blake, lorsque l’électro s’invite dans sa musique (« Going Home », « Head in the Snow ») ou Justin Vernon, quand la guitare manifeste davantage de présence (« Summer Guest », « Higher »). La musique d’Ásgeir est paisible et cristalline. Mais pas seulement. A l’instar du morceau éponyme, une plage davantage énergique construite sur sublime crescendo. Elle peut prendre une forme plus enjouée. Comme sur « Torrent ». Pourtant, malgré cet éventail de styles, Ásgeir affiche une constance dans la perfection.

A découvrir, si ce n’est déjà fait !

 

jeudi, 23 janvier 2014 02:00

Parfaitement sur rails…

Il y avait un bout de temps que le Botanique n’avait plus programmé de formation aussi énergique. Si mes souvenirs sont bons, il s’agissait de Metz, qui s’était produit fin 2013. Traams nous vient tout droit de Chichester (NDR : c’est dans le Nord de l’Angleterre) et vient de publier son premier album. Intitulé « Grin », il a recueilli de bonnes critiques dans la plupart des medias alternatifs. Leur style ? Un mélange de post punk et de garage. Attention, même s’il s’arrêtait ce jeudi soir à la Rotonde du Botanique, il ne s’agissait pas du 92 ou du 94, mais bien d’un Traams on ne peut plus insulaire. Et si la rame était bien remplie, elle aurait pu encore accueillir quelques passagers supplémentaires.

Dès 20h15, on entre dans le vif du sujet. Pas de première partie. Traams campe un trio. Soit Stu Hopkins au chant et à la guitare, Leigh Padley à la basse ainsi qu’Adam Stock aux drums. Et il va nous dispenser un set épuré. A l’ancienne, si vous préférez. Sans artifice ou tape-à-l’œil. Au début du trajet, on a l’impression que le band est un peu perdu sur les voies ; mais rapidement le gratteur (NDR : plus que probablement le leader du groupe), va les arpenter de long en large, en ferraillant son instrument pour en extraire des sonorités puissantes, généreuses en décibels (NDR : bonjour les tympans !) Le concert est alors parfaitement sur rails ! L’énergie est constamment palpable, même si les compos oscillent entre titres sculptés dans le punk-rock mélodique (« Flowers ») et longues plages, plus élaborées, hypnotiques (« Klaus »), à la limite expérimentales. Les Anglais n’en oublient pas de remercier le public, entre les morceaux. Enfin, c’est du moins ce qu’on imagine, car comme ils s’expriment avec un accent à couper au couteau, on ne comprend pas grand-chose de ce qu’ils racontent. Vers 21h00, ils abandonnent une première fois la scène avant de revenir pour conclure ce sympathique concert par trois autres compos.  

Après avoir gravé un excellent premier elpee, le band a démontré qu’il était capable de transporter son potentiel en ‘live’. Bref, un bon concert pour entamer l’année 2014 de la meilleure des manières…

Setlist

Sleep
Low
Grin
Demons
Swimming pool
Head Roll
Fibbist
Loose
Flowers
Klaus

Mexico
Jack
Dog

jeudi, 30 janvier 2014 16:49

Alienation

Formation bavaroise (NDR : issue plus précisément d’Ingolstadt), Slut a publié huit albums depuis 1996. Outre-Rhin, il jouit d’une certaine notoriété sur la scène alternative. Pourtant, les lyrics sont chantés dans la langue de Shakespeare. Chez nous, il faut bien avouer que la bande à Christian Neuburger (voix, guitare) émarge à la zone crépusculaire de l’underground. « Alienation » devrait peut-être permettre au groupe, de sortir de cet anonymat.

À première écoute, le pop/rock de Slut est plutôt classique et agréable, sans plus. Mais au fil de l’écoute, on se rend compte que sa musique est bien plus subtile qu’on ne l’imaginait. En fait, malgré sa longue carrière, le band a décidé d’embrasser des perspectives contemporaines. A l’instar du titre d’ouverture, « Anybody have a roadmap », un morceau caractérisé par des percussions exotiques rencontrées régulièrement sur les compos de Vampire Weekend. Ou de « Sick Road Blues », une piste savoureusement orientale. Les Teutons n’ont également pas hésité à incorporer des éléments électroniques dans leur expression sonore. Et « Broke my Backbone » en est certainement la plus belle illustration. Evidemment l’opus recèle encore des plages plus classiques ; mais il y a toujours ce petit truc en plus, cette audace instrumentale, qui permet de faire la différence. Et comme la voix de Neuburger colle parfaitement à l’ensemble, le résultat est tout bonnement remarquable.

En parvenant à évoluer, Slut vient de frapper un grand coup. 

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:38

Different drummer

A l’origine de ce projet, on identifie Ajay Saggar et G.W. Sok. Le premier a sévi au sein de The Donkey et The Bent Moustache. Il est responsable de la musique. Le second, leader de The Ex, signe les textes. Le duo est cependant soutenu par une armada de collaborateurs.

Vous avez bien observé l’image reproduite sur la pochette ? Oubliez la ! Nous ne sommes pas du tout en présence d’un groupe funk issu ou inspiré des ou par les 70’s. Ni par une énième formation de ska punk, comme les premiers morceaux de l’elpee peuvent le laisser croire. Le talent des forces en présence est bien trop conséquent pour se contenter du minimum syndical. Le ton est punk. Il est même omniprésent, comme chez The Ex. Bien sûr, il y a des cuivres ; mais Saggar parvient à insuffler aux compos une coloration indienne et même psychédélique voire floydienne. Malgré leur durée (NDR : plus ou moins 5 minutes), les sept morceaux (NDR : huit, en comptant un bonus track totalement inutile) ne suscitent jamais l’ennui. Ils adoptent une structure en crescendo nourrie de riffs hypnotiques.

Alors qu’au départ, on aborde cet elpee avec un certain a priori, on se rend compte finalement qu’il est à la fois élaboré et énergique. Très intéressant !

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:28

My World

« My World » est loin d’être révolutionnaire, mais cet album est totalement jouissif. La musique des Detonators aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Rancid, Social Distortion et Dropkick Murphys. D’ailleurs la voix d’Aleksandar Smuk pourrait incarner le chaînon manquant entre Tim Armstrong et Mike Ness. Le tout est arrosé de folklore balkanique. Pas étonnant, puisque la formation nous vient de Serbie. L’accordéon est d’ailleurs omniprésent tout a long des 11 plages de cet elpee. Mais le tout est enrobé de chœurs et traversé de petits solos au sein de ce punk énergique et entraînant caractérisé par sa structure couplet/refrain à l’ancienne. Les Detonators ne se prennent jamais la tête, ils se contentent de vous communiquer leur énergie. Et franchement, elle vous fouette l’esprit ! Ce qui n’est déjà pas si mal…

 

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