La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Béber

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dimanche, 17 novembre 2013 02:00

La muette de Mount Kimbie…

Depuis la sortie de leur premier album en 2010, « Crooks & Lovers », le duo londonien ne cesse de gravir les échelons. Une expérience acquise au fil des tournées, mais également suite à la réalisation de nombreux remixes pour leurs contemporains. Et notamment consacrés à Foals et The XX. Début 2013, la paire insulaire grave un deuxième opus intitulé « Sketch on Glass ». Un elpee plus pop que le précédent, mais surtout un disque immédiatement acclamé par la critique. Faut dire que le tandem avait bénéficié, lors des sessions d’enregistrement, de deux featurings accordés par le fameux King Krule. Pas étonnant, dès lors, que pour ce set, l’Orangerie affichait une nouvelle fois ‘complet’.

Après un supporting act anecdotique assuré par un autre duo, mais belge, en l’occurrence Palsembleu, les deux musiciens britanniques montent sur l’estrade et s’installent immédiatement derrière leurs machines. Il doit être alors plus ou moins 21 heures. Le set s’ouvre par deux morceaux de dubstep, histoire de plonger le public dans l’ambiance. D’ailleurs, percutées par les rythmes des basses, les têtes ne tardent pas à remuer. Les jeux de lumières sont placés dans le dos des musicos ; aussi on ne distingue seulement que leurs visages. Et on ne peut pas dire que le tandem réunisse des showmen. En outre, le premier quart d’heure de leur set ne casse vraiment pas la baraque, même si leur électro ne manque pas de charme. Heureusement, passé ce démarrage un peu laborieux, un drummer vient rejoindre le line up. C’est alors que Mount Kimbie décide d’attaquer les plages de son dernier long playing. Un opus résolument plus pop voire même rock. Et pour cause, Kai Campos empoigne alors une guitare, puis une basse, le tout alors en alternance, Dominic Maker finissant par l’imiter. Tout en laissant tourner leurs machines. A un certain moment, on se serait cru lors d’un concert de post-rock. Et manifestement pour jongler entre différents instruments, le duo est plutôt habile. Et à en juger par les réactions et les cris qui fusent dans l’auditoire, le public semble conquis. Faut dire que ce cocktail est alors bigrement efficace. Dommage que les deux artistes ne soient pas plus causants. Le discours s’est d’ailleurs réduit à quelques remerciements…

Mount Kimbie attache une importance primordiale à sa musique et la retranscrit parfaitement en ‘live’. Pour le plus grand plaisir des mélomanes. Par contre, question visuel et communication, il y a encore du pain sur la planche…

(Organisation Botanique)

 

samedi, 16 novembre 2013 02:00

L’année de la Méduse ?

Ce samedi 16 novembre, Valérie June revenait au Botanique, à l’Orangerie très exactement, quelques mois seulement après s’être produite à la Rotonde. L’une des révélations féminines de l’année est parvenue à conquérir tant le public féminin que masculin, grâce à son album « Pushin’ Against a Stone ». Ce n’est donc pas étonnant que le Bota affiche une nouvelle fois ‘complet’ ce soir.

Pour assurer sa première partie, la demoiselle a emmené un groupe issu du Missouri dans ses valises : le Ben Miller Band. Leur country-blues est une parfaite mise en bouche. Un avant-goût de l’atmosphère sudiste qui va baigner la salle, toute la soirée. Aussi, lorsque le trio vide les lieux, après avoir accordé un set irréprochable, la température est déjà montée de quelques degrés.

Lorsque la native de Memphis (NDR : c’est dans le Tennessee) monte sur l’estrade, un fan lui adresse un ‘I love you’ évocateur. Faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Outre son talent de chanteuse et de musicienne, Valérie June Hockett est vraiment charmante. Luxuriante, en forme de méduse (NDR : référence à l’une des trois Gorgones, dans la mythologie grecque), sa chevelure impressionne. Elle est vêtue d’une robe pailletée et d’un pantalon qu’elle ôtera au cours du concert, sans doute accablée par la chaleur qui règne dans la salle. Elle est soutenue par deux musiciens qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Le premier se charge des fûts. Le second est partagé entre guitare, violon et violoncelle. Quant à l’Américaine elle passe aisément de la guitare acoustique à l’électrique ou du banjo à la mandoline. Enfin, son timbre nasillard est en tous points pareil à celui de l’elpee. Pendant, une heure et dix minutes, elle va interpréter la majorité des plages de son dernier opus, tels que les magnifiques « You can’t be told » ou encore « Somebody to Love », mais également de nouvelle chansons. Elle fait cependant l’impasse sur les compos qui nécessitent un line up plus étoffé, à l’instar du morceau gospel « Wanna be on Your Mind ». Entre chaque titre, outre les remerciements habituels, Valérie June prend le temps de discuter avec son public, racontant des histoires de famille, … Elle partage son plaisir d’être sur scène et le public est aussi réceptif que ravi.

Toujours dans le même état d’esprit, après le concert, elle improvise une séance d’autographes, et n’hésite pas à tailler une bavette avec l’un(e) ou l’autre mélomane. Quelle belle humilité pour une artiste aussi talentueuse !  

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 13 novembre 2013 02:00

Eblouissant !

Unknown Mortal Orchestra est un groupe réunissant le chanteur/guitariste/compositeur néo-zélandais Ruban Nielson (NDR : ex-Mint Chicks) et une section rythmique de nationalité étasunienne, à savoir le bassiste Jack Portrait et le drummer Riley Geare. Et le trio est établi à Portland, dans l’Oregon. Il se produisait à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ce mercredi soir, dans un Club sold out. U.M.O. est devenu un des fers de lance du néo-psychédélisme. Disons plutôt du psychédélisme contemporain, même si le band puise allègrement son inspiration dans les sixties, ce courant revenant cycliquement à la surface. Après avoir assuré le supporting act de grosses pointures comme Liars ou Grizzly Bear, la formation tourne aujourd’hui comme tête d’affiche. Responsable de deux elpees, sobrement baptisés « I » et « II », elle vient de graver un nouvel Ep intitulé « Blue Records ». Et on était impatients de découvrir les morceaux de cette dernière plaque…

En première partie, les organisateurs avaient invité un jeune combo batave. Issu d’Eindhoven, très exactement. Mozes and The Firstborn. Sur les planches, les quatre chevelus s’en donnent à cœur joie. Leur indie-rock est bien foutu. Les Néerlandais maîtrisent parfaitement leur sujet. Ils s’autorisent même quelques écarts en pseudo freestyle, mais retombent toujours sur leurs pattes. Une bonne surprise comme mise en bouche avant de passer aux choses sérieuses.

Vers 21h, Ruban Nielson monte sur l’estrade. Il a enfilé une veste qui va lui rester sur le dos tout le concert, alors que dans la salle, la température est caniculaire. Une première prouesse ! Barbu, Riley Geare se contente d’un marcel, et s’installe derrière ses fûts alors que Jacob Portrait va se planter à gauche de la scène. Unknown Mortal Orchestra entre directement dans le vif du sujet et attaque même plusieurs compos récentes. Ruban Nielson torture sa Fender Jaguar pour en extirper des sonorités plus hallucinées les unes que les autres. A chaque titre ou presque, le band s’autorise des envolées improvisées. Mais les musicos sont tellement complémentaires, que sans se regarder, et instinctivement, ils retrouvent le fil conducteur. Si les parties de guitare sont impressionnantes, celles du batteur m’ont totalement sidérées. Difficile de croire qu’il n’utilise que ses deux bras et ses deux jambes. Et où va-t-il chercher sa résistance pour maintenir un drumming si enlevé, aussi longtemps. Tout individu à la constitution normale, souffrirait de crampes après trois morceaux ! C’est même tout bonnement hallucinant ! (NDR : terme judicieux vu le style musical proposé). Evidemment, dans ces conditions, comment voulez-vous que le bassiste tire son épingle du jeu. En fait, il se charge de baliser le tout. Le groupe va puiser dans tout son répertoire, épinglant au passage le remarquable « How Can Yo Luv Me », fruit de la rencontre entre psychédélisme et soul. Déjà une heure qu’Unknown Mortal Orchestra est sur les planches. On n’a pas vu le temps passer. Le public est aux anges. Mais qu’il est difficile de revenir sur terre après avoir vécu un voyage sonore aussi éblouissant…

(Organisation Ancienne Belgique)

 

samedi, 16 novembre 2013 13:22

I'm a singer # 2 (Ep)

Il y a quelques mois, Alt, formation française originaire de la région parisienne, entamait la publication d’une série de quatre Eps. Autoproclamé à l’époque ‘damaged rock’, leur premier essai m’avait laissé perplexe. Si le concept de cette série m’avait paru original, la première plaque tirait un peu trop dans toutes les directions, sans jamais atteindre son but, pour vraiment convaincre.

Ce second essai est donc paru un quadrimestre plus tard. On y retrouve bien la patte de la formation issue de l’Hexagone. Soit un mélange de stoner (« 2000 Times ») et d’indus (« This Ain’t no Hit », « Set to Drown »). 

Nonobstant son timbre éraillé à la James Hetfield, la voix du chanteur n’a rien de particulièrement excitant. Hormis le solo du morceau qui ouvre la plaque, les riffs de gratte sont carrément datés et ont fait long feu. Pourtant, manifestement, tous les musiciens sont excellents. Malheureusement, leurs aptitudes ne suffisent pas pour torcher de bonnes compos. Il faut aussi de la créativité ! Entre la sortie de son premier Ep et du deuxième, manifestement Alt n’a pas évolué. On a donc le droit d’être déçus…

 

samedi, 16 novembre 2013 13:21

I'm a model # 3 (Ep)

« I'm a model » fait donc suite à « I’m a Dancer » et « I’m a Singer ». Il s’agit donc du troisième et avant-dernier Ep d’une série de quatre planifiée par le groupe français Alt.

Comme les deux premiers Eps ne m’avaient pas vraiment convaincus, me farcir la chronique du troisième, ne m’enchantait guère. Il ne m’a cependant pas été trop difficile de passer outre ces considération, car « I’m Model » est limité à 4 plages. Et au final… je dois bien avouer avoir été agréablement surpris. Le trio semble avoir trouvé la bonne formule. Le drumming est toujours aussi impressionnant, mais les guitares servent un punk rock efficace. Et les mélodies sont contagieuses. En outre, la voix de chanteur colle beaucoup mieux à l’expression sonore. Seul le dernier titre passe un peu à travers. Une évolution que j’espère voir confirmer sur le prochain Ep

 

Jeudi dernier, le Botanique affichait complet. A la Rotonde, Gold Panda, prodige anglais de l’électro avait réussi à faire salle comble, tandis qu’à l’Orangerie, Gaëtan Roussel y parvenait presque. Autant dire que le bar a dû bien tourner tout au long de la soirée. Quoi qu’il en soit, votre serviteur s’était déplacé au Botanique pour assister au concert de l’ex-leader de Louise Attaque et de Tarmac. Originaire de Rodez (NDR : c’est dans l’Aveyron) le Français était venu présenter son dernier album sorti en septembre, « Orpailleur ».

En pénétrant dans la salle, vers 20h15, j’éprouve de grandes difficultés à me frayer un passage au sein de la foule. Et la température qui règne au sein de l’Orangerie est déjà particulièrement élevée. Le supporting act a déjà entamé son set. Il est assuré par Christine and The Queens. Sur les planches, une jeune dame est entourée de deux danseurs. Pas de trace d’instruments, cependant. Héloïse de Nantes interprète ses textes sur une bande son, un peu comme lors d’un karaoké… Son électro-pop est d’une insipidité consternante. Aussi, quand ces danseurs vident les lieux –en fait après le premier morceau– on a intérêt à circuler, car il n’y a strictement plus rien à voir. Elle avoue ne pas être l’aise sur l’estrade. Mais on a du mal à croire ce qu’elle nous raconte, surtout quand on sait qu’elle a suivi une formation d’art dramatique. A mon humble avis, j’ai l’impression qu’elle n’est pas capable de défendre son album ; il n’y a d’ailleurs rien à défendre…   

Après une courte pause, Gaëtan Roussel monte sur le podium. Si, pour l’écriture, le Français travaille en solitaire, en concert, c’est loin d’être le cas. En ‘live’, il est généralement flanqué d’un backing group. Pour la circonstance, il est soutenu par deux choristes, deux batteurs, un bassiste, un guitariste. Rapidement, et pour le plus grand bonheur du public, il attaque les plages les plus notoires de son répertoire, dont les excellents « La simplicité » et « Eolienne ». Rien qu’à travers ces deux chansons, on prend conscience du talent de ce compositeur. De son professionnalisme aussi ! Et pour cause, le son est vraiment impeccable. Enfin, Gaëtan semble totalement épanoui. Arborant le sourire aux lèvres, il communique avec son public…

Soudain, un rideau de tulle s’élève. Le groupe interprète alors plusieurs morceaux tandis que des animations liées à l’artwork de la pochette sont projetées sur cette toile. Pas de doute, visuellement, ça en jette. Malheureusement, si le côté ‘électro-folk’ du Français me botte, sa  face ‘électro-dance’ me gonfle. A l’instar de son dernier single, « Orpailleur », qui évoque un certain Plastic Bertrand ! Mais c’est lorsque le groupe s’est lancé dans une espèce de techno rudimentaire que je me suis le plus consterné. Un intermède qui a duré un bon quart d’heure et au cours duquel il a fallu se farcir un bombardement de grosses basses et une atomisation des lignes de claviers. Or, Gaëtan Roussel n’est pas Gold Panda ! C’était comme si on s’était replongé en pleine Rave Party au beau milieu des 80’s. Heureusement le groupe est finalement parvenu à retomber sur ses pattes en enchaînant par « Help myself (nous ne faisons que passer) ». Au bout d’une heure et demie de prestation, au cours de laquelle il nous a quand même réservé une reprise de Gainsbourg et une autre de Talking Heads, la troupe vide les lieux…

En sortant du Bota, la foule semblait satisfaite du concert. Malgré cet exercice de style électro aussi expérimental qu’inutile. Une chose est sûr Gaëtan Roussel s’est livré corps et âme ce soir ; et en plus, avec le sourire. Mais personnellement, je le préfère armé d’une guitare acoustique que derrière des machines. Chacun son truc…

(Organisation : Botanique)

 

samedi, 09 novembre 2013 11:34

Mechanical Bull

Il y a déjà près d’une décennie, la famille Followill cultivait un parfum sonore qui sentait bon le Sud des States. Et prononcer le nom Kings of Leon suscitait une excitation légitime. A l’époque, on comparait même le groupe à Creedence Clearwater Revival. Cette impression a fait long feu. Dès le troisième album, les natifs de Nashville ont voulu polir leur son à l’extrême, reniant ainsi leurs racines sur l’autel de l’accessibilité. Leur musique devient alors banale voire même ennuyeuse. Pourtant, ce changement de cap va leur permettre de squatter la tête des charts, d’assurer le supporting act des tournées de U2 dans les stades. Alors que paradoxalement, le sens créatif était manifestement à l’agonie.

« Mechanical Bull » semble enfin pouvoir stopper l’hémorragie ; mais la convalescence sera encore longue. Sur ce sixième album, on a sporadiquement l’impression d’entendre le spectre d’un passé prometteur. Et c’est manifeste sur les deux premiers morceaux de l’elpee, au cours desquels on reprend conscience que les Followill ont grandi dans le Sud. On pense notamment à « Supersoaker » ou « Rock City ». Malheureusement, ces moments sont encore trop rares et le groupe retombe rapidement dans ses travers. Ainsi sur « Don’t Matter » et « Tonight », Kings of Leon se contente d’étaler ses grosses guitares. De quoi enrichir son cv pour postuler auprès de U2 pour les accompagner lors de leur prochain périple. On a même doit à une chanson ‘romantique’ dégoulinante. Et elle s’intitule « Wait for Me ». Bref, hormis le démarrage, ce « Mechanical Bull » est encore trop propre ! Faut quand même avouer qu’Angelo Petraglia a une fois de plus accompli du très beau boulot !

Malgré quelques éclaircies, les Kings of Leon ne sont pas encore guéris de leur affliction ; et la rechute n’est jamais loin. Perso, je doute réellement qu’ils puissent un jour remonter la pente. Qu’il est loin le temps de « Youth and Young Manhood » !

 

samedi, 09 novembre 2013 11:33

A sun full and drowning

Grass House est une formation originaire du Yorkshire, mais qui s’est établie à Londres. Un quatuor qui vient de publier son premier elpee, « A Sun Full and Drowning ». Bénéficiant du concours de Jim Anderson (Cold Specks, The Twilight Sad, …), aux machines, on peut dire que pour un premier essai, les Anglais ne se sont pas loupés.

Si la voix caverneuse et vibrante de Liam Palmer rappelle parfois Nick Cave, la musique de Grass House est plutôt classieuse. Indolente également. Les guitares sont constamment chargées de reverb’ et seules quelques notes parviennent à s’extirper de l’ensemble, pour libérer ses mélodies. Parfois, on a l’impression de pénétrer dans l’univers de The Last Shadow Puppets, mais en moins symphonique. Certaines compos nous réservent de belles envolées. Et prennent alors de l’intensité. Notamment lorsqu’elles sont enrobées de chœurs ou quand le vocaliste parvient judicieusement à hausser le ton. Et même si tous les titres méritent une mention particulière, j’épinglerai surtout les excellents « I Was A Streetlight » et « A Thousand Generators ». Un album vraiment chargé de promesses…

 

jeudi, 31 octobre 2013 02:00

Feutré, sombre et intimiste…

Ces mercredi 30 et jeudi 31 octobre, l’Ancienne Belgique et Flagey organisaient un double concert, pour accueillir, comme il se doit, Mr. Mark Lanegan. Une très bonne idée ! Le très prolifique songwriter a sévi (et parfois sévit encore) au sein d’une multitude de formations (Screaming Trees, Soulsavers, Mondo Generator et Queens of The Stone Age), outre ses innombrables collaborations (Kurt Cobain, Isobel Campbell, Melissa Auf Der Maur, …) Il se produisait donc au sein de la capitale pour défendre ses albums solos. Récemment, le natif d’Ellensburg (Washington), a pondu deux long playings. En un peu plus de 6 mois de temps, pour être plus précis. Un disque de reprises logiquement intitulé « Imitations » (NDR : il ne restera certainement pas dans les annales) et un autre en compagnie de Duke Garwood, « Black Pudding ». Ses derniers essais studios personnels remontent à 2012 (« Blues Funeral ») et 2004 (« Bubblegum »). Secrètement, on espérait qu’il puiserait sa tracklisting, au sein de ces deux oeuvres…

Pour assurer la première partie de Lanegan, le crooner à  la voix ‘bourbonnée’ avait invité, tout naturellement, le multi instrumentiste Duke Garwood, mais également le Bruxellois Lyenn. Cependant, il faut bien l’avouer, le public est clairement venu pour applaudir Mark Lanegan. Et il débarque vers 21h30.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, le set de ce soir ne sera pas exclusivement unplugged. Certes on remarque la présence d’instruments à cordes (violoncelle et violon), mais Lanegan est également soutenu par un guitariste électrique et un bassiste. Si la salle n’est pas un havre de rock’n’roll, son acoustique est parfaite. L’ambiance est feutrée, sombre et intimiste. Tous les musicos sont vêtus de noir. Ce qui finalement n’est guère surprenant. Mark Lanegan porte des cheveux mi-longs et arbore sa traditionnelle barbichette. Dès qu’il empoigne son micro et se met à chanter, il éclabousse le spectacle de sa classe. Et son début de parcours est vraiment impressionnant. Il revisite une grande partie de sa carrière individuelle, nous réservant de superbes versions de « The Gravedigger’s Song » ou encore « When Your Number Isn’t Up », mais replonge également dans un passé plus ancien, à l’instar de « Halo of Ashes », morceau signé à l’époque de Screaming Trees (NDR : au sein duquel il a milité de 1994 à 2000), ainsi que celle vécue au sein de Soulsavers (« Can’t Catch the Train »). Il rend également hommage à feu Lou Reed, en interprétant notamment son « Satellite of Love ». Le public semble apprécier la performance. Et si on peut regretter que les plages de « Blues Funeral » m’ont paru avoir perdu en puissance, d’autres morceaux ont manifestement gagné en profondeur.

En organisant cette tournée, Mark Lanegan a voulu se démarquer de ses racines grunge et blues. C’est sa voix, pourtant reconnaissable entre mille, qu’il a mis en exergue ; et par là même sa facette la plus intimiste. Bien sûr, les amateurs de rock électrique auraient préféré un set plus énergique, mais ils ne peuvent lui contester un talent rarement égalé…

(Organisation : Ancienne Belgique et Flagey)

 

samedi, 02 novembre 2013 13:02

Be here when you get there

Il était encore étudiant dans un lycée du Queens, quand il compose ses premières chansons. Depuis, Gary Levitt a largement dégrossi son talent de songwriter. Et a pas mal bourlingué. Quittant son New York natal pour émigrer quelque temps à Los Angeles et Londres, avant de revenir au bercail. Après quelques expériences peu concluantes, il monte Setting Sun. En 2008. « Be here when you get there » constitue déjà le cinquième album de son groupe à géométrie variable. Pour cet opus, on retrouve notamment à la basse Jen Turner (Here We Go Magic, Joseph Arthur). Un disque pour lequel Levitt s’est chargé de la composition et de la production.

« Be here when you get there » est un disque sculpté dans le pop folk. Les instruments acoustiques (guitare, violon, …) constituent la charpente des compos, une ossature sur laquelle la voix moelleuse de Levitt, souvent balayée d’arrangements de cordes, vient se poser, communiquant une belle palette d’émotions qui oscillent de la mélancolie à l’allégresse. Si la plupart des plages sont imprimées sur un mid tempo, certains titres se révèlent un peu plus vivaces (« Idiot »).

Cette œuvre baigne dans un univers sonore au sein duquel milite Port O’Brien ou encore sévissait, feu St-Thomas alias Thomas Hansen (NDR : il est décédé en 2007). Une radio a même osé comparer Setting Sun à Arcade Fire. Personnellement il y a un (bon) pas que je n’oserai pas franchir !

Bref si ce long playing n’est pas extraordinaire, il cependant tout pour plaire. Il s’écoute d’une traite et finalement ne manque pas de charme…

 

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