La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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The Wolf Banes - De Casin...
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Béber

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jeudi, 30 janvier 2014 16:26

Five spanish songs (Ep)

Deux ans après avoir publié le formidable « Kaputt », Dan Bejart, alias Destroyer, dévoile une nouvelle facette de son art. Avouant une aversion pour la langue anglaise, le Canadien a décidé d’adopter l’espagnol, seule idiome qu’il maîtrise suffisamment pour le chanter. Et lors des sessions d’enregistrement de cet Ep, Bejart a reçu le concours d’Antonio Luque.

Sculpté dans le folk rock, ce disque s’inscrit dans la lignée de son dernier opus, même si sporadiquement des effluves hispaniques pointent le bout du nez. Et le songwriter s’en sort une nouvelle fois sans la moindre égratignure. Les mélodies sont superbes, et certaines d’entre elles sont terriblement contagieuses, à l’instar de « Del Monton » ou « El Rito ». Mais le sommet de l’Ep est incontestablement atteint sur « Babieca ».

La langue de Cervantes lui va au final plutôt bien et ce « Five Spanish Songs » constitue un excellent Ep qui devrait nous permettre de patienter jusqu’à la sortie de son prochain long playing…

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:07

Airco (Ep)

Il y a plus de quatre mois que cet Ep prend la poussière sur ma pile de cds à chroniquer. Depuis que je l’ai reçu, je retarde constamment l’échéance. Je ne parviens pas à l’écouter. Pourquoi ? La pochette ! D’un point de vue esthétique, on devrait interdire de publier des disques aussi mal fagotés…

Dans leur biographie, on apprend que les trois musiciens ont déjà participé à différents projets, gagné quelques concours, et qu’ils ont eu l’occasion de tourner au sein de plusieurs pays francophones.

Fondé en 2010, Airco ambitionne de faire du rock en s’exprimant dans la langue de Molière ! Belle initiative, certes ! Malheureusement, cet Ep risque plutôt de décourager les audacieux qui auraient envie d’opter pour un choix semblable. Après le quart d’heure consacré à cet Ep éponyme, on en conclut qu’à défaut d’avoir une âme de poète autant chanter en anglais, la forme passe mieux et on ne s’attarde pas sur les paroles. Et comme le niveau musical n’est pas plus élevé… Il est même d’ailleurs en parfaite adéquation avec le chant. Le rock d’Airco est daté. Aucune puissance. Des mélodies entendues et réentendues… Il n’y a malheureusement rien à sauver sur cet Ep. Quoiqu’en l’abordant au second degré, on pourrait esquisser un sourire.

 

jeudi, 09 janvier 2014 16:08

Nocturnes & other songs Op.2

Comme son titre l’indique, « Nocturnes & other songs Op .2 » constitue le deuxième opus de ce songwriter alsacien. Il fait suite à « 14 Ballads Op.1 ». Peu d’infos circulent au sujet de cet artiste. A tel point qu’on se demande s’il n’est pas sorti directement de sa tanière pour nous conter ses histoires de cœur. Ecorchée et frémissante, sa voix est bien mise en valeur par une instrumentation à la fois variée (lap-steel, guitare acoustique, violoncelle, …), subtile et discrète. L’univers de The Wooden Wolf est à la fois mélancolique et boisé. Si certains morceaux peuvent paraître plus longs comme « Something in the Ground » ou « Black Velvet » qui dépassent tous les deux les 7 minutes, le Français a le bon goût d’enrichir ses compos folk de refrains pop ; ce qui les rend d’autant plus efficace. Certaines plages flirtent tout simplement avec la perfection. Et tout particulièrement « Palace of Sin », « When your Body Takes », « Only Someone Burning » ou encore « Your Drinking Shoulders ».

Cet opus est hanté par les spectres d’illustres folk singers, tels Will Oldham (NDR : il est encore vivant !) ou Elliott Smith voire Jason Molina (NDR : eux sont passés dans l’autre monde). D’ailleurs, Alex Keiling rend hommage à ce dernier sur l’ultime plage de l’opus, « Molina’s Blues ». La classe !

 

jeudi, 09 janvier 2014 15:53

The birth of seven crows

Human Song nous vient de Strasbourg. Un trio drivé par la chanteuse Jane Lake. Elle constitue même la pièce maîtresse du projet. Une chanson lui est même consacrée !

Lorsqu’un édifice repose sur une pièce bancale, il y a un gros risque : c’est que le tout s’effondre. Et comme de juste, dès les premières notes de l’elpee, la structure commence à vaciller…

En fait, la formation alsacienne tente de couvrir son expression sonore d’accents ‘dark’ voire ‘gothique’. Mais il y manque les décibels. Et puis l’ensemble paraît complètement daté. Pire encore, sur « A », un solo de gratte dégoulinant finit par nous communiquer la nausée. Heureusement, les plages balisées par le piano sont bien plus digestes. Quant au chant de la demoiselle, que l’on aime ou pas, il faut avouer qu’elle possède un bel organe. Ses envolées lyriques montent, descendent et sont très susceptibles d’impressionner. En outre, elle maîtrise parfaitement son sujet. Néanmoins, on est rapidement gavé de ses vocalises. Qui finissent même par nous taper sur les nerfs. La seule bonne nouvelle ? C’est lorsque s’achève la dernière piste du long playing… 

 

jeudi, 02 janvier 2014 18:37

Sunny forecast

Pilod est un projet né de la rencontre entre trois Louvanistes : Frédéric Baervoets, Valerie Stoens et Christophe Vandewoude. Et il faut reconnaître qu’en deux années, le trio n’a pas perdu de temps, car il vient déjà de publier son premier LP. A première écoute, on se rend compte que la formation est influencée par le rock indie issu des 90’s ; et tout particulièrement par Reiziger et Car Crash, respectivement groupe belge et français.

Structurellement, la musique de Pilod repose sur des riffs de guitare linéaires et monocordes. Mais au contact des interventions de la basse et du chant de Frédéric Baervoets, l’expression sonore prend une toute autre amplitude. Une voix bouleversante susceptible de vous communiquer le spleen. Les compos de « Sunny Forecast » sont d’ailleurs empreintes d’une grande mélancolie. L’émotion y est constamment palpable. Ce qui n’empêche pas certaines d’entre elles de libérer énormément d’intensité. A l’instar de « Read My Lips », une piste caractérisée par ses crescendos parfaitement maîtrisés ou de l’hypnotique « The Arrival Song ».

Franchement, ce long playing aurait mérité de figurer dans mon Top 5 des albums made in Belgium, tant il m’a plu. Un bémol ? L’artwork de l’album. On ne peut pas dire que cette photo immortalisant la mer du Nord soit particulièrement excitante. Une faute de goût qu’on leur pardonnera volontiers, vu la qualité de l’opus…

 

jeudi, 02 janvier 2014 18:35

Buried handsome

Bien que fondé en 2006, ce groupe danois n’est guère notoire chez nous. Si à l’origine, le line up de Men Among Animals comptait cinq musicos, le quintet est aujourd’hui réduit à un trio. « Buried handsome » constitue son troisième elpee. Un disque enregistré en une semaine. Difficile de croire que le band soit parvenu à un tel résultat, en si peu de temps, vu le soin apporté au sens mélodique et aux arrangements.

Une œuvre au cours de laquelle, la formation démontre qu’elle est capable de se frotter à une multitude de styles tout en demeurant créative. Et de les maîtriser à la perfection. Chaque compo baigne au sein d’une couleur et d’une atmosphère différentes. Et lorsque le chanteur vit profondément les lyrics de sa chanson, (« Breathe When You’re Dead »), on pense immédiatement à Detachment Kit voire à The Antlers. Mais si l’elpee recèle des plages qui trempent dans la pop sucrée (« Kathy »), il nous réserve également de l’indie-rock réminiscent de Menomena (« Common in a Special Way »), du folk (« They Build a Colony ») et même de l’électro (« Neighborhood »). Un feu d’artifice d’humeurs et de genres ! Mais surtout un véritable régal pour les oreilles. A recommander si vous appréciez 31 Knots, Menomena (NDR : of course !) ou encore Maps & Atlases…

 

jeudi, 26 décembre 2013 11:27

Everlast

Ses parents étaient sri lankais. Elle est pourtant née à Londres et s’est finalement établie à Berlin. Une artiste au parcours atypique, puisque après avoir milité chez le groupe de trip hop Jachoozi, au cours des 90’s, elle s’est reconvertie en DJ.

A l’instar de son premier elpee, « Everlast » est à la fois complexe et multi facettes. Une œuvre découpée en douze pistes particulièrement originales. Difficile de relever des références au sein de son électro/folk à la fois minimaliste et bidouillé. On y retrouve quand même des traces de trip hop et puis des influences afro, pourtant parfaitement intégrées. Il y a du piano, des machines et de guitares acoustiques. Et puis, trahissant des accents soul, la voix de Perera semble parfois hantée. Ce qui explique sans doute pourquoi cet opus baigne dans une forme de mysticisme.

Pour enregistrer cet elpee, Perera a bénéficié de la participation de quelques collaborateurs. Gonjasufi est crédité sur « Giddy ». Chanteur africain, Aremu pose sa voix sur « Ebora ». Et le musicien allemand Springingput apporte son concours à « Shady ».

 

jeudi, 26 décembre 2013 11:56

Free your mind

Le nouvel opus de Cut Copy est un cadeau idéal à offrir pour les fêtes de fin d’année. Et il nous vient d’Australie ! De Melbourne, très exactement. Si vous comptez terminer 2013 sur une bonne note, ce « Free Your Mind » devrait vous satisfaire. Rien de tel pour retrouver la forme, avant de passer une bonne dernière soirée. Comme le titre de leur quatrième LP le suggère, pour apprécier pleinement ce disque, il suffit de vous libérer l’esprit. De vous laisser envahir par la musique, si vous préférez. Pas question ici de réfléchir ou d’analyser…

Au fil des tournées, le quatuor s’est forgé une belle expérience pour chauffer les salles. Par pour rien qu’il a assuré les premières parties de Franz Ferdinand, Bloc Party ou Daft Punk. En fait, la synthpop de Cut Copy est essentiellement destinée aux dance-floors. Vintage, elle est manifestement influencée par la house insulaire des 80’s. Les nappes de claviers se superposent, se frottent, avant que Dan Whitford ne vienne poser la voix sur l’ensemble. L’invitation à danser est claire. Impossible de ne pas battre du pied en écoutant cette musique. Guère novatrice, il est vrai, mais idéale pour se défouler.

Pour votre info, sachez que la mise en forme a été réalisée par Dave Fridmann, devenu notamment célèbre pour avoir produit les albums de Mercury Rev, Flaming Lips, MGMT et Tame Impala.

 

jeudi, 19 décembre 2013 11:50

The other side of town

Derrière le sobriquet Kidsaredead, se cache Vincent Mougel, un jeune Français déjà aperçu aux côtés d’Herman Düne et de Zombie Zombie. « The Other Side of Town » constitue son premier album. Le Français réalise tout de A à Z, de la composition à la production en passant par l’enregistrement. Il mérite donc amplement l’appellation ‘DIY’, même s’il a reçu circonstanciellement le concours de quelques collaborateurs, aux drums et aux claviers.

Tout au long de son premier essai, on constate que Vincent Mougal a laissé libre cours à son inspiration. Difficile de retrouver une quelconque ligne directrice dans ce véritable foutoir. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce long playing.

L’album s’ouvre sur « Sistereo part 1 », un morceau de folk lo-fi qui aurait pu figurer sur un disque d’Herman Düne voire de Pavement. Et embraie par « Band from the Past », un titre sculpté dans le funk. A cet instant, on imagine même que Jaimiroquai vient de ressusciter. Pâques avant la Noël, on aura tout vu. A l’écoute de « School Returnz » et « Video Game Over », il est manifeste que les 70’s, et en particulier Supertramp, ont marqué l’esprit de cet artiste polyvalent. Et puis, il y a cette présence de claviers au fil de l’elpee, de plus en plus envahissante. Ce qui n’empêche pas le songwriter de tâter de la pop psyché. Un peu bricolée, mais surtout inventive. Rappelant même un certain Beck au sommet de son art.

A contrario de son patronyme, Vincent Mougel nous démontre que l’enfant qui sommeille chez Kidsaredead n’est pas mort. Il s’amuse et nous invite à partager ce divertissement…

 

jeudi, 19 décembre 2013 11:49

Between you and the sea

Feral & Stray, c’est le nom du projet solo de l’artiste montréalaise Erin Lang. Vous avez peut-être eu l’occasion d’assister à l’un de ses concerts, puisque la Canadienne a servi de supporting act pour la ‘star’ Agnes Obel, lors de sa tournée européenne. Au pays des caribous, elle a acquis une certaine notoriété en multipliant ses collaborations ; et tout particulièrement au sein de The Foundings, en compagnie de Roger O'Donnell.

« Between you and the Sea » s’apprécie en savourant un verre de vin rouge, un soir d’hiver, devant un feu de bois. La voix d’Erin Lang est envoûtante. En 14 pistes, elle nous guide à travers les forêts enneigées canadiennes. Mais si la musique est paisible, elle ne suscite jamais l’ennui. Délicate, parcimonieuse et pertinente, l’instrumentation est essentiellement partagée entre harpe, violon, piano et clarinette.

Et comme parfois une image parle plus que les mots, il suffit de jeter un coup d’œil à l’image reproduite sur la pochette pour se faire une idée de la sérénité au sein de laquelle baigne cette œuvre… 

 

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