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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Béber

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jeudi, 19 décembre 2013 11:43

VII

Pour intituler son nouvel album, Blitzen Trapper ne s’est pas cassé la tête. Il a tout simplement choisi le chiffre « VII », car… il s’agit est leur septième. En un peu plus d’une décennie, le groupe issu de Portland est parvenu à imposer son americana. Leurs trois précédents opus avaient ainsi été publiés chez le mythique label Sub Pop. Changement de crémerie pour leur dernier elpee, puisqu’il est paru sur Vagran aux States et Lojinx en Europe. Pas de métamorphose, cependant dans l’expression sonore des Etasuniens. Ni dans le leadership, puisque c’est toujours Erik Earley qui tient les rênes du groupe. Il compose les paroles et la musique. Il chante, se réserve la guitare, l’harmonica et les claviers. Pas mal pour un seul homme !

Earley nous raconte des petites anecdotes liées à la vie quotidienne qui se déroulent dans le Sud des Etats-Unis. Ses histoires, il les colore tour à tour d’accents folk, country, blues voire parfois même psychédéliques (« Faces of You », « Earth (Fever Called Love) » ou encore « Thirsty Man »). La tradition musicale yankee est ici parfaitement respectée, mais au grand jamais, on ne tombe dans la caricature. C’est là, à mon humble avis, que se situe le génie de Earley. En outre, le songwriter est magistralement soutenu par des musicos qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Un album qu’on écoute et qu’on réécoute avec énormément de plaisir…

 

vendredi, 13 décembre 2013 10:11

Mass. Grave

‘Ce qui n’était initialement qu’une blague s’est finalement concrétisé’. Cette phrase résume parfaitement la genèse de ce groupe. Tout a commencé par des débats à propos de patronymes ridicules. Au fil de la discussion, il est question de l’île de Martha Vineyard. Puis de la compagnie de ferry chargée d’assurer la liaison entre cette étendue de terre entourée de mer et l’Etat de Rhode Island. Et on peut le supposer, quelques verres plus tard, le nom du band est enfin choisi : ce sera The Martha’s Vineyard Ferries. Pourquoi chercher midi à quatorze heures, alors que la technique du brainstorming est tellement efficace ? Autour de la table, les interlocuteurs sont loin d’être des inconnus. Il s’agit d’Elisha Wiesner (Kahoots), de Bob Wetson (Shellac, Volcano Suns, Mission of Burma) et de Chris Brokaw (Come, Codeine, The New Year). The Martha’s Vineyard Ferries constitue donc pour les trois musicos un projet parallèle.

Premier opus du trio, « Mass.Grave » fait suite à un Ep publié en 2010 et baptisé « In the Pond ». Il ne recèle que sept plages pour une durée totale de 22 minutes. C’est peu ; et après avoir écouté ce disque, il faut reconnaître qu’on reste sur notre faim. Pas parce que les compos sont remarquables, mais parce qu’on attendait davantage d’un tel line up. En fait, le mixing –en supposant qu’il y en ait eu un– est exécrable. Pas étonnant que le label Africantape soit impliqué dans l’aventure. Son catalogue n’est d’ailleurs pas exempt de disques restés à l’état brut.

Dommage, car une fois cet obstacle surmonté, on se rend compte que leur concentré de punk-rock directement sorti du début des 90’s tient la route. On pense parfois à Sonic Youth (en moins noise), mais surtout à Shellac voire Mission of Burma. The Martha's Vineyard Ferries navigue dans les mêmes eaux que celles traversées par leurs projets respectifs. On ne s’en plaindra donc pas.

Néanmoins, après avoir écouté ce mini LP ont est quand même déçu et surtout frustré. Une mise en forme digne de ce nom aurait sans doute permis de le savourer davantage…

 

samedi, 07 décembre 2013 17:07

The pitcher

Depuis la sortie de « I Saw Her From Here/ I Saw Here From Her », il y a deux ans, Christian Kjellvander n’a cessé de bourlinguer en Europe et outre-Atlantique. Entre deux villes, le Suédois ne s’est pas tourné les pouces et a continué à écrire. Le résultat figure sur cet énième album du songwriter intitulé sobrement « The Pitcher ».

L’opus a été enregistré live en 5 jours ! Difficile de croire qu’il ait réalisé une telle prouesse, lorsqu’on écoute ces neuf morceaux de country-folk. L’instrumentation est luxuriante et variée. Les cordes, les cuivres, les chœurs, tout y est ! Kjellvander crée une ambiance pour chaque titre et prend son temps pour l’installer. Aucun morceau ne descend sous les trois minutes. « The Valley » est par exemple plus entraînant tandis que sur « The Zenith Sunset » et « The Woods » la tension est palpable. Néanmoins, « The Pither » est un album qui exige plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Seule la voix du Scandinave fait un peu tâche d’huile. C’est sans doute le seul point faible de ses chansons. Malgré ce bémol, cet opus vaut clairement le coup !

 

samedi, 07 décembre 2013 17:02

Time for a Change

Jonathan et Maxime Verleysen sont frères. Depuis leur plus jeune âge, ils ont été autant bercés par pop-rock insulaire que la variété française. Après avoir tâté de la composition, les frangins se décident de se lancer en 2009, et fondent Elephanz. Très vite, ils gravent un premier Ep. Ce qui leur permet de participer aux Transmusicales où ils se distinguent. Pour concocter leur deuxième Ep, la fratrie bénéficie du concours de Pierre Guimard (Lilly Wood & The Prick) à la réalisation et d’Antoine Gaillet au mixage (M83, Toxic Avenger, …) Un disque qui paraît en 2011. L’ascension d’Elephanz est en marche. Si bien qu’il publie aujourd’hui son premier album. Pour l’enregistrer, il a de nouveau reçu la collaboration du gratin made in France. Et notamment Florent Livet (Cassius, Phoenix, Bloc Party, …), Aymeric Westrich (Aufgang, Kery James) et Pierre Devin (Jenifer, Brain Leech, …)

Evidemment, vu leur parcours et la liste des collaborateurs, on imagine que « Time for a Change » trahit des caractéristiques particulièrement hexagonales. On pense d’ailleurs immédiatement à la référence du genre : Phoenix. Les claviers sont omniprésents. Ils mènent la barque. Découpé en 10 pistes, cet elpee propose une pop à la fois efficace et entraînante. Les deux frères se partagent le micro et hormis « Je n’ai jamais », chantent dans la langue de Shakespeare. Le climat de l’opus est manifestement allègre et la palette de tempos plutôt large. Bref ce long playing tient la route et entretient un climat de bonne humeur.

 

samedi, 07 décembre 2013 16:57

Idolize

Lorsqu’on chronique un album, il arrive que l’inspiration fasse défaut. Surtout lorsque le sujet à aborder est pauvre musicalement. Et si la biographie est aussi maigrichonne, bonjour le syndrome de la page blanche. Certains artistes ou groupes, à contrario, affichent un parcours tellement singulier ou émaillé d’anecdotes, qu’ils deviennent une aubaine pour le plumitif. C’est le cas de Sofy Major, dont le second elpee « Idolize », a été enregistré dans des conditions épiques. Et pour cause…

Octobre 2012, le band français débarque à New-York pour y enregistrer leur album, sous la houlette du producteur Andrew Schneider, propriétaire d’un studio à Brooklyn, sis près du canal Gowanus. Le 28 octobre, les musicos entament leurs premières prises et laissent leur matériel sur place. Au cours de la nuit, le cyclone Sandy s’abat sur la ville. Très peu de New-yorkais avaient pris les prévisions météorologiques à la légère. Lorsque nos voyageurs imprudents reviennent le lendemain, les eaux du Gowanus sont aux portes des locaux. Durant la journée, les chutes de pluie s’intensifient et le vent se renforce. Si bien qu’une partie du toit s’effondre. Ils tentent de protéger le matos et décident de partir se mettre à l’abri. Le 30 octobre, de retour sur les lieux, ils constatent que le studio est complètement sous eau. Tout le matériel est englouti. Sinistre total ! C’est alors que la solidarité entre musiciens a sauvé nos aventutriers du naufrage. Andrew et Dave Curran de Pigs et Unsane leur dénichent un nouvel endroit pour recommencer les sessions. Pas banale, vous en conviendrez, cette histoire.

Fondé en 2005, Sofy Major comptait alors cinq membres. Il est ensuite passé à un quatuor, avant de réduire son line up à un trio. C’est sous cette forme qu’il a concocté « Idolize ». Ce qui, en écoutant le disque, ne semble pas avoir eu beaucoup d’impact sur la musique des Clermontois. Elle est toujours aussi puissante. Hardcore et noise-rock y font bon ménage. Bien mise en avant, la section rythmique est solide. Les riffs de guitares sont sauvages et incisifs. Et quand Sofy Major relâche la pression, c’est pour repartir de plus belle, quelques secondes plus tard. Quant à l’aspect mélodique, il émane avant tout des parties vocales assurées par Mathieu Moulin, également préposé à la basse. Dave Curran (Unsane) apporte son concours au chant sur « Steven the Slow » ; ce qui communique un aspect encore plus ténébreux à la compo. Enfin, en guise de clôture, on a droit à une reprise du « Power of Their Voice » de Portobello Bones, un autre ensemble de punk-noise issu de l’Hexagone…

Une bonne claque comme je les aime ! En outre, le digipack est superbe. Une bonne raison de plus pour vous procurer cet opus…

 

Plus ou moins un an après la sortie de son premier album, « Dyro í dauoapögn », Ásgeir nous rendait visite au Botanique. Prévu initialement au Witloof Bar, les organisateurs ont certainement été surpris par la rapidité de ventes des places ; à tel point qu’ils ont dû déménager le spectacle à la Rotonde. Même l’Orangerie n’aurait sans doute pas été assez spacieuse pour accueillir le nombre de demandes. Personnellement, je n’avais jamais vu la Rotonde bondée à ce point. Il faut croire que les organisateurs avaient surévalué le nombre de tickets disponibles !

La tâche ingrate de la première partie était, ce soir, dévolue à la Norvégienne Karian Jahnsen, alias Farao. Avant de me déplacer, j’avais écouté furtivement le premier album de la Scandinave et pour une fois, son electro-folk paraissait valoir le coup. C’est donc plein d’espoir que je suis entré dans la Rotonde. Malheureusement, j’ai vite déchanté. Plantée au milieu de l’estrade et armée d’une guitare, elle est uniquement soutenue par une claviériste, par ailleurs choriste. Malgré une voix douce et harmonieuse et des lyrics certainement dignes d’intérêt, la jeune artiste ne parvient pas à donner du relief à ses compos ; si bien qu’au bout de deux, voire trois titres, on décroche. Entièrement consciente des limites de la formule duo, Farao annonce qu’elle partira bientôt en tournée, accompagnée d’un véritable groupe. On n’attend donc plus que son nouveau projet prenne forme…

Durant l’intermède, (presque) personne ne quitte la salle de peur de perdre les quelques centimètres conquis de haute lutte. À 21h, les lumières s’éteignent et un chant traditionnel islandais retenti. Le band monte ensuite sur scène. Apparemment, la barbe est de mise ; et on attribuera une mention spéciale au batteur. Ásgeir Trausti Einarsson (NDR : c’est son véritable nom !) s’installe au centre du podium, debout, derrière ses claviers. Il est entouré par deux autres barbus, également préposés aux claviers, et par un guitariste, imberbe ce dernier. Ásgeir entame son concert par quelques morceaux trempés dans l’électro-folk, des titres empreints de douceur contemplative, comme seuls les musiciens originaires d’Islande sont capables d’en pondre ; à l’instar de Sigur Rós, d’Olafur Arnalds ou encore de Mùm. Paisible, sa voix évoque Justin Vernon voire James Blake. Il interprète la quasi-intégralité du répertoire dans sa langue natale, malgré l’existence de versions anglaises qui circulent depuis que John Grant en a opéré la traduction. Evidemment, peu de mélomanes sont capables de l’accompagner au chant. Ils se comptent même sur les doigts d’une main. Sa facilité à monter dans le registre des aigus est impressionnante. Sous son bonnet, le songwriter semble timide. Entre chaque morceau, il se contente de saluer et de remercier l’auditoire. Le groupe nous réserve encore quelques compos sculptées dans un folk-rock plus classique, débarrassées de toute trace d’électronique. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié de set qu’Ásgeir passe à la vitesse supérieure en attaquant des morceaux plus captivants, construits en crescendo. De quoi faire frissonner la foule. Ásgeir a confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Subtil, mélancolique et bouleversant, son set nous a permis de vivre un périple visionnaire au cœur de la terre des glaces… 

(Organisation Botanique)

 

 

vendredi, 29 novembre 2013 02:00

Copie parfaite!

Avant de se rendre à Louvain pour y prester une dernière date européenne, les New-yorkais opéraient une halte dans le Nord de la France. A Tourcoing très exactement. Ce vendredi soir, ils se produisaient donc en la salle du Grand Mix. Jouissant d’une excellente réputation en ‘live’, le collectif avait attiré la foule. Le concert était d’ailleurs presque sold out. Youngblood Brass Band venait défendre son dernier opus, « Pax Volumi ». Un album que je vous conseille vivement, si vous aimez le style. Pas de souci à se faire, il vaut le coup.

En première partie, le Grand Mix avait invité un DJ anglais répondant au doux nom de A La Fu. Vu le pseudo, on devait manifestement être aux aguets… Seul derrière ses platines, il triture ses boutons durant une quarantaine de minutes. Si son électro minimaliste ne passe pas trop mal rampe, le public s’es tape complètement. Bref, on se serait bien passé de cette mise en bouche. Quant au gaillard, nul doute qu’il aurait préféré s’exprimer dans de meilleures conditions. Ou même à la limite, rester dans son Albion natal.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Dix musicos montent sur les planches et prennent possession de leurs instruments respectifs. Visuellement, le band transpire la classe. A gauche du podium, s’installent deux trompettistes et le sousaphoniste. Au centre, deux saxophonistes. A droite, deux trombonistes. Et enfin, à l’arrière trois percussionnistes. Aucune note n’a encore été jouée, mais on pressent que la soirée sera bonne.  

Pas de round d’observation, la formation entre immédiatement dans le vif du sujet. Par section, les musiciens se réservent à tour de rôle leurs solos et reprennent en chœur le refrain. Impossible de rester de marbre face à l’énergie libérée par le Brass Band. Dès le second morceau, le préposé à la caisse claire passe au micro. Et ses interventions communiquent une autre dimension au groupe, la rendant plus accessible. Entre chaque compo, les membres du groupe communiquent avec le public. Et ce dernier est très réceptif. En particulier lors de la finale, lorsqu’il accepte de s’agenouiller ou encore en reprenant en chœur les paroles. Pendant plus d’une heure, la setlist va alterner morceaux instrumentaux et chantés. Le point d’orgue de la soirée ? L’interprétation de leur désormais classique « Brooklyn ». Difficile de faire mieux !

Copie parfaite remise par le Youngblood Brass Band. Un sans faute ! Que demande le peuple ?

(Organisation le Grand Mix)

 

lundi, 25 novembre 2013 02:00

Plus vraiment dans l’air du temps…

Onze après avoir publié son dernier album studio et trois après leur reformation, Chokebore a entamé une nouvelle tournée européenne, sans rien avoir de nouveau à nous proposer. Habitué des lieux où il se produit plus ou moins chaque année en solo, Troy Von Balthazar était pour la première fois accompagné de ses acolytes hawaiiens, au Botanique. Ce soir, le public n’est plus tout jeune. Il plane comme une atmosphère de nostalgie dans la Rotonde. Il est loin le temps où Kurt Cobain plébiscitait Chokebore parmi ses groupes favoris…

Pour assurer la première partie, les organisateurs ont invité Adolina. Choix judicieux et cohérent ! Le line up du band a été remodelé suite au départ de leur drummer. Et le combo mouscronnois monte sur les planches vers 20h. Les morceaux s’enchaînent parfaitement malgré quelques hésitations rapidement oubliées. La puissance est au rendez-vous et le public est prêt à accueillir Chokebore.

Dès leur entrée sur scène, une constatation s’impose : les quatre musicos ont vieilli ! Troy Von Balthazar est le seul à ne pas arborer une toison argentée. Après quelques morceaux rapidement exécutés, tout suspense est définitivement écarté. On apprend ainsi que la setlist ne sera composée que de titres issus des deux premiers albums. Pas vraiment les meilleurs. Tant pis ! M’enfin, après mûre réflexion, leur décision peut sembler logique, car ces elpees viennent d’être réédités. Même si la quintessence de leur répertoire n’est pas abordée, ces opus recèlent quand même quelques perles comme « Lemonade » et « Thin as Clouds » sur « Anything Near Water, le deuxième, et « Anything Near Water », « Never » ainsi que « Van Coy » sur « Motionless », le premier.

Musicalement, rien n’a vraiment changé. Malgré quelques années de plus au compteur, les Américains ont encore de l’énergie à revendre même si tout le long du concert, on avait l’impression que le guitariste était proche de la syncope. Lorsqu’il chante, Troy affiche encore ces mimiques caractéristiques, mais sa voix est toujours aussi impeccable. Suivant le rituel, il exécute son fameux cumulet sur l’estrade qu’il enchaîne par une fougueuse escapade au sein de la foule.

Si le concert était plutôt de bonne facture, il faut avouer qu’il manquait cruellement de  fraîcheur. Déjà que les deux premiers long playings ne sont pas les plus intéressants et encore moins les plus subtils. En outre, si grâce à sa noise-pop, Chokebore a connu ses heures de gloire, aujourd’hui sa musique est un peu datée. Et des morceaux qui se contentent de trois accords finissent automatiquement par lasser. Il n’est donc pas étonnant que certains spectateurs aient quitté la salle à l’heure de jeu. Ce qui n’a pas empêché les inconditionnels d’être aux anges, des aficionados de la première heure dont les étoiles brillaient dans les yeux…

(Organisation Botanique)

 

vendredi, 22 novembre 2013 16:11

The invitation (Ep)

Pas facile de chroniquer un Ep ne recelant que trois plages. En 10 minutes, comment se faire une opinion qui tienne la route ? Et surtout qui reflète l’esprit d’un groupe ?

The Monkberry Moon Orchestra s’est formé en 2010, à Genève, autour d’Audrey, la chanteuse. Au sein de son backing group figurent certains musiciens de The Rebels of Tijuana. « The Invitation » constitue leur troisième Ep. Un album devrait sortir prochainement. Ce qui devrait permettre de se faire une idée plus exacte du potentiel de ces Helvètes. Qui décrivent leur musique comme directement influencée par le rock psychédélique des 60’s et 70’s. On ne peut pas dire que ce soit flagrant. De ce que révèle le disque, The Monkberry Moon Orchestra pratique un pop-rock sympathique et enjoué, épicé par quelques riffs de guitare bien sentis. Sans quoi, les trois plages ne sortent pas de l’ordinaire…

 

vendredi, 22 novembre 2013 15:55

Voted away

On ne sait quasiment rien de l’individu qui se cache derrière le patronyme Spycker, un nom  choisi pour rendre hommage à un troubadour du XVIème siècle, natif d’Amsterdam, Armelius Klaasz Spycker. Dans sa brève biographie, on apprend seulement que le jeune homme est né dans ville hollandaise de Zoeterwoude (située au nord de La Haye) et qu’après s’être essayé à la physique, il est parti durant plusieurs années dans la campagne bulgare. Là-bas, il aurait compris que notre Seigneur était un Dieu jaloux et colérique ! Un garçon atypique!

Pour atteindre son objectif, le Batave n’a pas hésité à choisir l’autoproduction. « Voted Away » débute par plusieurs morceaux de folk ‘aquatique’. La voix de l’artiste est plus ou moins modulée par les effets. Sa guitare acoustique est soutenue par de subtils arrangements minimalistes. Une basse par ici, un orgue par-là, le tout est toujours parfaitement dosé. Pourtant, l’émotion est bien présente. Et l’excellent « Mean Professional » en est la plus belle illustration. La première moitié de l’album est tout à fait convaincante. Particulièrement créatif, le folk de Spycker exige plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. En seconde partie d’opus, soit à partir de « Blind Pig Blues », l’elpee verse davantage dans le blues. Le timbre du Hollandais s’y révèle beaucoup plus écorché. A tel point qu’on pense bien sûr à Tom Waits. Il y a plus désagréable, comme comparaison ! Dommage de clore son parcours par deux titres chantés dans la langue de Vondel. Il aurait pu s’abstenir. Sans quoi, cet album est une jolie petite découverte…

 

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