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lundi, 24 juin 2013 03:00

Promises

Après dix années d’existence, The Boxer Rebellion est devenu une énorme machine à hits. Cette formation anglophone qui réunit des Américains, un Anglais et un Australien surfe donc sur la vague du succès. Pour preuve, leur participation au dernier festival Rock Werchter. Et ce n’est pas leur dernier elpee, « Promises », qui risque de modifier cette marche triomphale…

D’autant plus que les treize morceaux de ce long playing ont tout pour plaire. Les mélodies sont empreintes de mélancolie. Le climat atmosphérique est entretenu par des arpèges délicats et des nappes de claviers en couche. Entraînants, les rythmes sont parfois boostés par des beat électroniques (« Take Me Back »). Ce qui ne les empêche pas circonstanciellement d’être fouettés par des percussions tribales, à l’instar de l’excellent « Safe House » ou encore « New York ».

Mais si l’illustration de la pochette traduit parfaitement l’efficacité des compos de ce « Promises », il faut reconnaître que The Boxer Rebellion ne parvient que trop rarement à faire la différence. La faute à une mise en forme qui émousse l’énergie de la solution sonore. En outre, Nathan Nicholson (chant) ne parvient pas à transcender les titres. N’est pas Matt Berninger (The National) qui veut. En fait, il manque à The Boxer Rebellion, un petit quelque chose, un brin d’originalité, qui pourrait lui permettre de concurrencer The National ou Coldplay.

 

Le groupe se produira ce 12 septembre 2013 au Botanique de Bruxelles.

 

mercredi, 24 juillet 2013 20:50

We may lack time, but we don’t waste it

Devon Miles est le personnage joué par Edward Mulhare, dans une série télévisée diffusée au cours des 80’s, K-2000. Et il a été choisi comme patronyme par un quatuor français en 1999, un quatuor originaire d’Orléans.

Influencé par l’emo-core et le noise-rock, styles en vogue au cours des 90’s (NDR : pensez à Fugazi et At The Drive-In), Devon Miles a notamment partagé la scène avec des grosses pointures de l’indie-rock indépendant français comme Döppler ou Ventura, Pneu ou encore Ed Wood JR. Ce qui lui a permis d’acquérir, au fil des années, de l’expérience.

Mais malgré 14 années d’existence, « We may lack time, but we don’t waste it » constitue leur tout premier album. Auparavant, le groupe n’avait publié que quelques Ep’s et démos. Pour enregistrer cet elpee, il n’a pas lésiné sur les moyens puisqu’il a bénéficié du concours de Nick Zampiello et Rob Gonnella (Torche, Against Me !, Isis, Cave In,…) au mastering.

Et le résultat tient la route. En moins de 30’, la formation propose neuf morceaux de noise/rock abrasifs. Et vu la durée du disque, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Sans pour autant révolutionner le genre, le combo français laisse clairement transparaître ses influences. L’énergie est palpable, viscérale. Les riffs de guitares sont bien sentis. Et la voix du chanteur est à la fois ample et agréable. Néanmoins, quoique de bonne facture, ce « We may lack time, but we don’t waste it » n’a pas l’envergure des classiques du genre ; et à ce titre il risque fort de se révéler éphémère…

 

mercredi, 24 juillet 2013 20:46

Don’t forget who you are

A l’instar de The Arctic Monkeys, Miles Kane est certainement devenu aujourd’hui, l’un des plus dignes ambassadeurs de la britpop. À l’heure où Liam Gallagher tente de rattraper le temps perdu en compagnie de Beady Eye (NDR : mais le récupérera-t-il un jour ?) et où Pete Doherty fait davantage parler de lui en termes de mode, de cinéma ou de frasques, l’ex-Rascals et moitié de The Last Shadow Puppets semble prendre tout le monde de vitesse. Déjà en 2001, il publiait « Colour on the Trap », un premier album particulièrement réussi.

Comme son titre l’indique, « Don’t forget who you are » est un album plus personnel. D’ailleurs sur la pochette, il trône devant la boucherie de ses parents. Un retour aux racines donc… Si les lyrics sont plus intimistes et évoquent la littérature qui a nourri le rock british des 60’s, la musique puise son inspiration à de multiple sources. Ainsi, Miles Kane n’a pas hésité à faire appel à plusieurs pointures pour enregistrer cet opus. Dont Paul Weller, Andy Partridge, chanteur/guitariste d’XTC, Ian Broudie (illustre producteur qui a notamment mis en forme plusieurs opus d’Echo & the Bunnymen) et Kid Harpoon. De quoi accentuer l’aspect vintage de l’expression sonore.  

Sur ce deuxième elpee, on épinglera un bel équilibre entre les différentes compos et puis surtout des mélodies particulièrement efficaces. Hymniques, des morceaux comme « Don’t forget who you are » et « Give Up » sont taillés pour les stades. Energiques, les riffs rock sont légion. Et Miles n’oublie pas de leur réserver ponctuellement de la disto. Enfin, les mélomanes qui préfèrent l’emphase de Last Shadow Puppets ne devraient pas être déçus, à l’écoute de « Out of Control » ou « Fire in my Heart ».

Est-ce que cet album est meilleur que le précédent ? Personnellement, je ne pense pas. Mais là n’est pas la question ! « Don’t forget who you are » est un des meilleurs albums de britpop de l’année. Dans ces conditions, pourquoi épiloguer ?

 

jeudi, 18 juillet 2013 11:24

Sinners

Pas facile de chroniquer un groupe dont les membres ont eu leurs heures de gloire, au sein d’autres projets, 20 ans plus tôt. Et tout particulièrement qui ont sévi sur la scène électro/indus. Enfin, si on se montre rigide dans les codes. Wan’s implique ainsi deux ex-membres de Snowy Red.

« Sinners » est un disque qui me laisse perplexe. Je respecte ces artistes qui ont rencontré un succès certain, et tout particulièrement dans l’histoire du rock. Mais le passé, c’est le passé, et cet opus sent la naphtaline. On a parfois l’impression d’être replongé au cœur des 90’s. Red Ced chante à la manière de Geg Dulli. En plus maniéré. En outre, on n’est pas en présence du vocaliste d’Afghan Whigs. Et les si ce type de sonorités de claviers a pu faire vibrer les aficionados, à cette époque, aujourd’hui, elles me semblent datées. Même la production est ringarde. Il y a de l’énergie, mais elle ne parvient jamais à remonter à la surface. Dommage ! Car le reste tient parfaitement la route. Et un titre comme « Crazy » en est la parfaite illustration…

A l’instar de l’artwork illustrant la pochette de cet album, la musique de Wan’s ne colle plus à son temps. Et le band a tout intérêt à se ressaisir s’il ne veut pas végéter éternellement dans la zone crépusculaire de l’underground ou alors se contenter de satisfaire des aficionados, dont l’horloge s’est arrêtée, deux décennies plus tôt…

 

jeudi, 18 juillet 2013 03:00

Until the walls fall (a)

Sommes-nous en présence des héritiers naturels des Bérurier Noir, du petit frère de Guerilla Poubelle ou des cousins de Tagada Jones ? Une chose est sûre, Burning Lady y puise ses sources. Et appartient à la scène punk française. Indépendante, of course ! Une formation lilloise fondée en 2008, qui dans le style, possède une fameuse expérience en live. Affichant plus de 150 concerts à son actif, elle a déjà partagé la scène avec quelques ‘ténors’ français, comme Lofofora ou Mass Hysteria (NDR : y a-t-il une date de péremption ?) A ce jour, le band n’avait publié qu’un seul Ep. « Until the walls fall » constitue donc son premier opus.

Burning Lady revendique donc une étiquette punk. Ni plus, ni moins. Sans pour autant ressembler à leurs idoles à crête. Pace que la formation est drivée par une fille. Sophie. Même si sa voix n’est pas toujours très féminine. Mais ses interventions vocales sont irréprochables, une situation rarement rencontrée auprès des groupes du style. Et c’est cette spécificité qui fait l’originalité du band. Sans quoi, la musique de Burning Lady adopte un profil conforme au style annoncé. Le drummer est véloce. L’énergie juvénile, omniprésente. Les chœurs sont contagieux. Les grattes, sémillantes. Et sans la moindre fioriture, la structure des morceaux est totalement instinctive. Pas de souci, leur expression sonore permet de garder la forme…

Malheureusement, quand la formation nordique tente de changer d’orientation, le résultat est plutôt bancal. A l’instar de « Girls with sunglassses », piste au cours de laquelle, sculptées dans le ska, les accès de cordes prêtent à sourire. Ou encore sur « Oleti » et « Monday in the sun », deux intermèdes folk, pas vraiment convaincants. Une exception qui confirme la règle, « Wasted Time », encore un morceau folk, mais plus latino. Bref, si « Until the walls falls » n’est pas un mauvais album, il souffre quand même d’une carence en originalité. M’enfin, l’essentiel, c’est qu’il entretient la bonne humeur.

 

jeudi, 18 juillet 2013 11:18

Days into years

Vous n’avez sans doute jamais entendu parler d’Elliott Brood. Ou alors si peu. Pourtant outre-Atlantique, au pays des caribous et plus particulièrement à Toronto, patrie de Neil Young, ce groupe s’est forgé une solide notoriété. Paru en 2008, « Mountain Meadows », leur premier elpee met déjà le nez à la fenêtre. Et pour cause, il est nominé au prestigieux ‘Polaris Music Prize’ qui récompense le meilleur album de l’année. Sur la même liste figure alors des artistes ou des formations tels que Patrick Watson, Fucked Up ou encore Metric. Et le disque est à nouveau sélectionné aux Juno Awards, dans plusieurs catégories. Ces sélections lancent véritablement le band qui est alors invité à assurer les premières parties de Do Make Say Thing, The Black Crows ou encore Wilco.

« Days into years » est sortie au Canada, en 2011. L’elpee fait mieux que le précédent, puisque cette fois, il décroche un Juno Awards dans la catégorie ‘Roots & Traditional Album Of The Year : Group’ en écartant du podium Great Lake Swimmers ou encore The Wooden Sky, eux aussi plébiscités dans la même catégorie. Elliott Brood a donc de sacrées références sur sa carte de visite et joue dans la cour des grands. Il était grand temps que ce disque traverse l’Atlantique…  

Pour écrire les chansons de « Days into Years », le groupe s’est inspiré d’une visite accomplie dans un cimetière européen, où étaient inhumés des soldats qui sont tombés au champ d’honneur, lors de la première guerre mondiale. C’était lors d’une tournée sur le Vieux Continent. Le single « If I Get Old » évoque d’ailleurs le destin de ces soldats morts à la fleur de l’âge. Musicalement, à l’instar de Neil Young, les Torontois puisent leurs sources dans la tradition nord-américaine. Armés de leur banjo, harmonica, mandoline et autres instruments traditionnels, ils n’hésitent pas à recourir à la distorsion, quand c’est nécessaire. Si bien que leur expression sonore évoque plutôt les vastes paysages de leur pays. L’opus est ainsi partagé entre plage allègres et bien électriques (« Their Will »), ballades mélancoliques (« West end Sky ») et pistes purement country & western. Des chansons soulignées par des vocaux tantôt en solitaire ou sous la forme de chœurs qui tapent chaque fois dans le mille.

A découvrir absolument !

 

jeudi, 18 juillet 2013 11:14

The Footnotes

Ils sont deux, havrais et leur groupe qu’ils ont baptisé The Footnotes aurait probablement pu naître dans un coin perdu des Etats-Unis. Evidemment, si leur enfance avait été bercée par le folk US, dès les landaus ! Et pour cause, leur musique baigne dans un country folk traditionnel.

« Not the Same » aurait pu être une chute de bande des Fleet Foxes, abandonnée lors d’un enregistrement studio, alors qu’on imagine facilement « I Shot my Woman » sur une flip side d’un single de Simon & Garfunkel… Il y a de l’harmonica, de l’ukulélé et de la mandoline. De chouettes harmonies vocales aussi. Une chose est sûre, malgré quelques approximations, le duo parvient à maîtriser son sujet, même si les références sont encore un peu trop flagrantes. Le moment le plus irrésistible ? Le refrain qui guide « Alright ». Les cowboys hexagonaux veulent inscrire leur patronyme auprès de Little Bob, sur la carte musicale du Havre. Avant de partir à la conquête du Nouveau Continent ? Qu’importe, puisque dans leur esprit, ils y vivent déjà… Yihaaaah !

 

mercredi, 10 juillet 2013 19:09

Home storm

Il y a déjà quelques semaines (voire mois) que cet album végète au beau milieu de ma pile de cd’s à chroniquer. Sans paraître particulièrement sexy, sa pochette n’est pourtant pas affreuse. Ce qui explique sa place centrale au sein du monticule. Et finalement, par rapport à certains artistes qui se surpassent quand il s’agit de faire preuve de mauvais goût, il faut reconnaître que l’artwork est plutôt sympathique. Mais sans doute pas assez séduisant, pour remonter la pente…

Après avoir opéré quelques recherches sur la toile, il appert que le combo nous vient de Suisse. Un quatuor drivé par une certaine Joan Seiler. 

Dès le premier morceau, on constate que sa voix domine le sujet. Et ce malgré la présence de chœurs. Cette polyglotte (espagnol, français, anglais) me fait même parfois penser à Björk. En début de parcours, l’expression sonore des Sailors se révèle surtout langoureuse. Les arpèges se superposent élégamment. Les accès de violon comblent judicieusement les espaces vides ; et caoutchouteuse, la basse stimule l’excellent « En Guantes Blancos ». Et la suite nous réserve encore de nombreuses surprises. Le band est ainsi capable d’élaborer des structures plus complexes, d’entretenir un climat hypnotique ou de développer de magnifiques crescendos. Tout en mélangeant les styles. Ainsi « Puzzle of Feeling » évolue sur un tempo soutenu et accablant alors que « La Réalité » baigne dans l’ambient.

Bref, pas le temps de s’ennuyer à l’écoute de cet opus. Ces petits Suisses (NDR : désolé pour le trait d’esprit !) débordent d’idées et le démontrent tout au long de leur second essai. Une belle découverte ! De quoi espérer encore dénicher d’autres bonnes surprises dans ma pile de disques…

jeudi, 04 juillet 2013 16:57

Wilderness

Midas Fall nous vient tout droit d’Ecosse. « Wilderness » constitue son deuxième album. En prenant connaissance de leur biographie, on apprend que le trio a notamment assuré les premières parties de groupes tels que Mono, We Were Promised Jetpacks ou encore 65daysofstatics. Concernant le dernier nommé, Midas Fall partage le même label, à savoir Monotreme.

Musicalement, il n’est dès lors pas étonnant de retrouver les grandes caractéristiques du post-rock : des arpèges étincelants se développant en de longs crescendos, une mélancolie omniprésente, etc, … Autre bonne surprise, le groupe ajoute circonstanciellement des éléments électroniques dans son expression sonore, un peu à la manière de 65daysofstatics ; et tout particulièrement sur « BPD ». Vu la description, les amateurs de post-rock devraient y trouver leur compte. Malheureusement comme c’est bien souvent le cas, il y a un MAIS. Et dans ce cas, ce MAIS se conjugue au féminin puisqu’il est provoqué par les interventions vocales d’Elizabeth Heaton. Dès l’instant où elle ouvre la bouche, tout l’édifice sonore mis en place par le groupe s’effondre. A l’instar d’Amy Lee, chez l’abominable Evanescence, elle laisse alors dégouliner son chant mielleux aux accents gothiques. Le pire, c’est qu’elle n’hésite pas à en rajouter une couche dès qu’elle en a l’occasion. On ne peut alors que constater les dégâts. Dommage !!!

 

jeudi, 27 juin 2013 12:15

I'm a Dancer (Ep)

Plutôt que d’enregistrer un long playing, Alt a préféré choisir la sécurité. Comment ? En décidant de publier quatre Eps. Pas en même temps, mais l’un à la suite de l’autre. De manière à financer le suivant. Une démarche originale, mais également prudente. « I’m a Dancer » constitue le premier essai. Un disque découpé en quatre pistes.

La formation parisienne qualifie sa musique de ‘damaged rock’. On ne sait pas trop ce que le combo a voulu exprimer en collant une telle étiquette, mais une chose est sûre, la solution sonore n’est pas léchée… 

Bourrée de testostérone, elle ne manque, en outre, pas de singularité. Alt puise clairement ses influences dans le punk et l’indus. Pensez à Nine Inch Nails. Mais, pas seulement. La voix du chanteur a de quoi déstabiliser ; mais au fil du temps on s’y habitue. A tel point qu’on finit par apprécier pleinement « I’m a Dancer ».

Vu la durée de l’Ep, pas la peine de perdre de temps. Dès « I Amnt’t », place à un riff électrique et obsessionnel. Omniprésent, il évoque paradoxalement le bruit d’une tronçonneuse ! Sur « The Important Ones » la voix devient ténébreuse, voire gothique. Perso, cette forme vocale me laisse sceptique ; et heureusement qu’un break bien senti vient régulièrement nous préserver d’un accès de déprime. Enfin, les deux dernières plages brillent par la constance de leur intensité. 

Bref, sur cet Ep, Alt souffle le chaud et le froid. Néanmoins, en choisissant un tel rythme de croisière, le band hexagonal a pris la bonne décision. Parce qu’il n’est pas encore prêt à publier un LP. Et que cette cadence lui permettra de progresser. A voir maintenant comment il va gérer ce planning…

 

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