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Le rire de Will Paquin

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Suede 12-03-26
Béber

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mercredi, 06 mars 2013 15:42

Ha Ta Ka Pa

Aerdi est une formation italienne pratiquement inconnue hors de ses frontières. Pourtant, vu son potentiel, sa notoriété devrait rapidement les dépasser. « Ha Ta Ka Pa » constitue son deuxième album. Un disque dont les deux premiers titres sont sculptés dans le noise-punk. S’ouvrant sur des pecus tribales et des sonorités de guitares orientales, « Idea » s’achève sous le climat des Tropiques. Faut dire que la formation passe d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante. « Rabbit on the Road » met en exergue les capacités vocales de la chanteuse. Sa voix haut-perchée me rappelle quelque part Satomi de Deerhoof. Elle est d’ailleurs aussi bien apte à se lancer dans des envolées lyriques que de pousser des hurlements à s’en briser les cordes vocales. De toute bonne facture, cet opus déborde d’énergie ; cependant, les mélodies sont particulièrement bien huilées. Mention particulière à « Omasz » et « The Sound of death », caractérisés par crescendos tout simplement étourdissants.

Une véritable découverte pour ce début 2013…

 

mercredi, 27 février 2013 15:33

Koblenz

Contrairement à ce qu’indique son patronyme, Man From the South ne nous vient pas du Sud, mais bien des Pays-Bas, d’Eindhoven tout particulièrement. En fait, il s’agit du projet de Paul Van Hutten. « Koblenz » constitue son premier opus et il a failli ne jamais voir le jour. En effet, les neuf morceaux étaient demeurés à l’état de démo ; et c’est sous l’insistance de ses amis que le Batave s’est enfin décidé à le publier. Conseil éclairé, car il aurait dommage de ne pas découvrir l’elpee de ce barbu. Un excellent songwriter, qui a eu l’occasion de jouer en compagnie de Mr Howe Gelb et de Flying Horsemen. Belle carte de visite, en effet…

Man From the South cite comme influences majeures  Bob Dylan, Townes Van Zandt, Eddie Vedder, mais également David Eugène Edward (Wovenhand, Sixteen Horsepower). On l’a donc compris, le Néerlandais regarde de l’autre côté de l’Atlantique. Son style oscille de l’americana au blues (« Hardy Man », « Life May Be Sweet »). Les morceaux sont dépouillés. Paul ne s’accompagne qu’à la guitare. Mais l’artiste a le bon goût d’avoir recours aux loops, pour étoffer sa solution sonore. Le ton est tantôt grave (« Something made The Streets Melt »), tantôt plus paisible (« Right On ») voire allègre (« Into the Gloom »). Mention spéciale à l’excellent « Goodbye Hawaii », dont la mélodie continue de trotter dans votre tête, quelques heures après son écoute.

 

mercredi, 27 février 2013 15:23

The Alvaret Ensemble

The Alvaret Ensemble est un collectif réunissant des musiciens issus d’Angleterre et des Pays-Bas. Avant de monter ce projet les musicos avaient roulé leur bosse dans de nombreuses formations méconnues du grand public. Greg Haines (piano), Jan Kleefstra (voix), Romke Kleefstra (guitare) et Sytze Pruiksma (percussions) forment le noyau de cet ensemble. Pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs, dont Peter Broderick que l’on a notamment pu apercevoir aux côtés d’Efterklang.

Ce double album a été immortalisé dans une église berlinoise, en trois nuits. Ode au silence, la musique y est avant tout contemplative. Chaque musicien prend son temps pour venir placer sa ligne musicale. Les morceaux durent au minimum cinq minutes et, en général, le ton est plutôt monocorde. Puis au sein de cette ambiance paisible et lunaire, Jan Kleefstra vient réciter des poèmes récités en frison (langue pratiquée au Nord des Pays-Bas et un peu en Allemagne).

Ce type de création est destiné à un public averti. Soit elle vous paraîtra d’un ennui mortel, soit vous y trouverez une certaine sérénité. Dans le second cas, vous aurez l’impression d’entrer dans un univers où le temps semble s’être arrêté…

 

samedi, 16 février 2013 02:00

Pias Nites 2013 : samedi 16 février

Une fois de plus, le label et distributeur belge Play it Again, Sam) investissait Tour & Taxis pour ses [Pias Nites]. Suivant la formule qui semble avoir fait ses preuves, le vendredi était réservé à l’électro et le samedi au pop/rock. Pari gagnant, puisqu’en début de semaine, toutes les places prévues pour le second jour étaient déjà écoulées. Il faut dire que les organisateurs avaient mis le paquet en programmant, notamment plusieurs de leurs fleurons, dont Jason Lytle, Balthazar et Alt-J…

Samedi, l’ambiance s’annonce plus détendue. A l’instar des éditions précédentes, l’affiche est alléchante. Néanmoins, on se demande quand même comment les songwriters vont parvenir à chauffer le public, dans un espace aussi imposant que celui de Tour & Taxis. Contrairement à la veille, il n’y a qu’une salle ouverte. Ce qui explique le début des hostilités fixé à 18h. Une certitude, cependant, le public a surtout effectué le déplacement pour assister aux sets de Jason Lytle, Balthazar et Alt-J. 

D’ailleurs, lorsque Champs ouvre le bal, l’auditoire est plus que clairsemé. Issu de l’île de Wight, la formation insulaire vient défendre son premier elpee. Mais difficile de jauger leur pop/rock lors d’une prestation limitée à 30 minutes, surtout quand elle est accomplie devant aussi peu de monde…

Lord Huron, alias Ben Schneider, prend le relais. La salle commence tout doucement à se remplir. Le Californien est entouré de son backing group. Sculpté dans le folk, son set est essentiellement puisé au sein de son premier elpee, « Lonesome Dreams ». Et il ne manque pas de charme. Malheureusement, le public est toujours aussi distrait…

Andy Burrows est une figure de proue du rock insulaire. Membre fondateur de Razorlight, il y a sévi comme drummer, de 2004 à 2009. Et milite au sein de We Are Scientists, depuis. Il se consacre également à de multiples projets, en parallèle. Dont le dernier, implique Tom Smith, des Editors. Mais c’est en solitaire qu’il se produit ce soir. Et sa pop, finalement, ne manque pas d’allure. Seule la configuration des lieux ne semble pas adaptée à ce style de récital.

Ce n’est véritablement vers 20h45, que la soirée à véritablement commencé. Pas pour rien que lorsque Jason Lytle monte sur l’estrade, la salle est presque comble. Après s’être illustré, lors de l’édition 2012 du Pukkelpop, en août dernier, l’ancien leader des regrettés Grandaddy est de retour sur une scène belge pour présenter son nouvel opus : « Dept. Of Disappearance ». C’est un rituel, lorsqu’il monte sur les planches, le Californien est coiffé de son inséparable casquette. Il est accompagné d’un musicien. Les deux artistes se plantent derrière leurs claviers et vont nous distiller une pop atmosphérique, réminiscente des grandes heures de Grandaddy. La superposition des nappes instrumentales est bien sentie et la voix de Lytle toujours aussi suave, mais la foule semble toujours aussi amorphe…

Balthazar prend le relais. Le combo courtraisien jouit d’une solide notoriété en Belgique, surtout au Nord du pays ; et pas seulement depuis la sortie de leur dernier opus, « Rats ». Ca se voit et ça s’entend. Dès leur arrivée sur le podium, les acclamations fusent. Le set est bien en place. Les morceaux de leur dernier long playing s’enchaînent. Les interventions des guitares et du violon virevoltent. Les rythmiques sont percutantes. Et miracle, le public commence enfin à se réveiller. Bref un très bon concert, pour lequel certains mélomanes n’ont pas hésité à oser la comparaison avec dEUS voire The last Shadow Puppets… et ces références semblent justifiées.

Vers minuit, la tête d’affiche entre en scène. Mais paradoxalement, la révélation de l’année 2012, n’est pas encore réellement parvenue à convaincre en ‘live’. Que ce soit au Pukkelpop ou à l’AB. Les Anglais sont donc attendus au tournant. Pourtant, dès le début de leur show, on se rend compte que le groupe n’aura aucun mal à conquérir un public entièrement voué à sa cause. Leurs tubes (d’une grande efficacité) s’enchaînent : « Mathilda », « Breezeblocks », … La combinaison du lightshow et du son est parfaite. Alt-J réalise un sans-faute. Les mauvaises langues leur reprocheront sans doute une trop grande rigueur et par conséquent un manque de folie. Je le reconnais, les morceaux sont joués exactement comme sur l’album. Mais lorsque l’on voit l’enthousiasme manifesté par le public, on en conclut que l’important est sans doute cette satisfaction collective… de vivre un bon moment.

(Organisation Pias)

 

mercredi, 20 février 2013 11:47

Icon Give Thank

Sun Araw, alias Cameron Stallones et Geddes Gengras sont les deux principaux responsables de ce projet. Le premier est issu de l’Etat de Californie, et s’est forgé une certaine notoriété dans l’univers du psychédélisme, notamment chez le groupe Pocahaunted. Le second, est avant tout un producteur. Et ce sont d’excellents amis. Le concept d’« Icon Give Thank » nécessitait un petit voyage au sein des Caraïbes, et plus particulièrement de la Jamaïque, où ils ont reçu le concours du groupe mythique de reggae, The Congos. Et afin de couvrir les frais inhérents à leur billet d’avion, les deux gaillards ont filmé leur séjour en terre rasta. L’ambiance de l’enregistrement de l’album est d’ailleurs parfaitement rendue sur le Dvd.

« Icon Give Thank » baigne au sein d’une ambiance paisible, cool. Les rastas se réservent voix, chœurs et percussions, pendant que les Américains nappent le tout de couches de guitares et de claviers psychédéliques. Le fruit de leur rencontre débouche sur un trip mystique en lévitation, au cours duquel chacun est venu apporter sa pierre à l’édifice.

 

mercredi, 20 février 2013 11:45

III

L’artwork de cet album est épouvantable. Il fait peur et est ignoble. Ces sirènes gothiques et ces squelettes semblent émaner du même monde que ceux adoptés depuis des lustres par Iron Maiden. Toundra est issu de Madrid. Et l’Espagne n’est guère riche en matière de groupes ou artiste pop/rock exportables. Si mes souvenirs sont exacts, la dernière formation intéressante émanant de la Péninsule Ibérique s’appelait Migala. Elle s’est séparée en 2005. Depuis, hormis la zone crépusculaire de l’underground, c’est le calme plat !

Mais intéressons-nous plutôt au contenu de l’œuvre. Surprenant ! Dans le bon sens du terme. Pas de flamenco ni de rock hispanique aux accents latino complètement insupportables, mais le fruit d’une rencontre entre post-rock et metal. Le combo semble avoir complètement digéré ses influences qui oscillent de Pelican à Cult of Luna, en passant par Mogwai. Mais puisées également chez Led Zeppelin, Black Sabbath ou Metallica (« Requiem », « Cielo Negro). Et il maîtrise parfaitement ce fragile équilibre entre longs crescendo et riffs puissants, écrasants, tranchants.

Malgré un goût graphique plus que douteux, le troisième opus de Toundra est bien plus fertile que son patronyme…

 

mercredi, 13 février 2013 17:23

Pale Morning Light

Derrière le patronyme de The Late Call, se cache le Suédois Johannes Mayer, un musicien établi à Stockholm. « Pale Morning Light » constitue son troisième. Depuis qu’il a publié son dernier opus, on l’a notamment aperçu en première partie de James Yorkston.

Le morceau qui ouvre l’elpee, « Wandering Through an Empty Field », est superbe. Le Scandinave place d’emblée la barre très haute. Le piano et les envolées vocales de Mayer montent en un long crescendo. « No Easy Way Out » adopte un même format. Bref, deux magnifiques élans lyriques pour débuter. L’instrumentation est délicate. Le Suédois met ce qu’il faut, là où il faut. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser à d’autres compositeurs nordiques tels que Thomas Dybdahl ou Peter Von Poehl. Que demande le peuple ? Malheureusement, quand on commence aussi fort, par la suite, il est souvent difficile de tenir la distance. Et The Late Call ne fait pas exception. Le reste de l’elpee se révèle plus anecdotique. Sympathique néanmoins, mais sans plus. On épinglera néanmoins, le titre maître, caractérisé par ses chœurs et le recours à l’accordéon.

 

mardi, 05 février 2013 02:00

Un bon bol de Foxygen…

Foxygen est devenu une des révélations de ce début d’année, en deux temps trois mouvements. Ou plus exactement après avoir publié son premier opus, intitulé «  We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic ». Originaire de Los Angeles, ce duo fait un tabac dans la presse outre-Atlantique, et le buzz vient d’atteindre le Vieux Continent. C’est une bonne habitude, le Botanique avait devancé cette vague en programmant la formation, ce 5 février, au sous-sol.

Le Witloof bar est plein à craquer. Manifestement la côte de popularité de Foxygen continue de grimper en flèche. Je l’ai souvent répété, cette salle ne manque pas de charme, mais elle n’est pas adaptée à un auditoire trop important. A cause des effluves et de la chaleur ambiante, d’abord. A la limite, on peut les supporter. Mais ces deux colonnes plantées au milieu de l’espace et ce bas plafond réduisent fortement le champ de vision des spectateurs. De quoi taper sur les nerfs de ce qui ne voient pratiquement rien du spectacle. Serait peut-être alors judicieux, lorsque le public est conséquent, de transférer le concert dans une autre salle…

Sam France (chant, guitare) et Jonathan Rado (clavier, guitare) montent sur les planches vers 20h15. Ils sont accompagnés d’un batteur, d’un bassiste ainsi que d’une choriste qui passera quelquefois derrière le clavier. France semble en forme. Il a un look hippie. Notamment à cause de sa chemise et de son collier. Serait pas étonnant qu’il soit allé fouiner dans la garde-robe de ses parents. Son acolyte semble relativement plus calme. L’intro donne le ton à ce set, ma foi, plutôt insolite. Puis Foxygen attaque son single « Shuggie ». Si sur disque le produit fini est bien lisse, en ‘live’,  le son se révèle bien plus garage. Le concert baigne d’ailleurs au sein d’une ambiance punk juvénile. Le chanteur affiche un maniérisme et un sens théâtral, qui me fait penser à… Mick Jagger. Il constitue aussi la principale attraction de la soirée. Le Californien se roule par terre, monte sur les amplis, etc., … Il communique beaucoup avec le public, entrant même dans de longues divagations : il nous promet une soirée de folie, nous confesse ses problèmes vocaux dû à sa tabagie… Le groupe enchaîne les morceaux. Des compos qui passent allègrement du psychédélisme au punk, en transitant par le revivalisme pop ou rock. Les spectres des Kinks et des Stones sont bien présents. Le public semble conquis. Du moins les personnes aux premiers rangs. Les autres ont décroché depuis longtemps. Il est un peu plus de 21heures lorsque le band annonce qu’il va nous réserver sa dernière chanson. Mais il ne parvient pas à entamer le morceau. Sam France plaque tout et vide les lieux, très énervé, mais sous les rires du public. Les autres finissent par suivre son chemin…

Finalement on a eu droit à une prestation aussi sympathique qu’énergique. Et de qualité, ce qui ne gâche rien. Un groupe en pleine ascension, à suivre de très près…

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 06 février 2013 16:19

Tempest

Après Deep Time, c’est au tour de Broken Water d’opérer une entrée fracassante, sur la scène musicale. Ces deux groupes ont un point commun : leur label, Hardly Art. C’est cette écurie qui nous a permis de découvrir, entre autres, Le Loup, Magic Trick ou Hunx and His Punx. Une maison qui a donc du goût. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’elle a été créée, il y a trois ans, par les patrons de Sub Pop.

Le trio est originaire d’Olympia (Washington). Son histoire débute lorsque Kanako Pooknyw (guitare, chant) se lance dans des expérimentations au domicile de Jon Hanna (drums). Très vite, les deux musiciens sont rejoints par un troisième laron, Abigail Ingram (basse, chant). Broken Water est né. Après avoir publié plusieurs Eps, le band sort son premier album : « Tempest ». Le trio ne cache pas ses influences et mieux encore, il les digère incroyablement bien. Les Américains auraient pu naître de la rencontre entre Sonic Youth et My Bloody Valentine. Ou si vous préférez entre la noise et shoegaze. Les crissements de guitare sont légion, tandis qu’à tour de rôle Abigail Ingram (sa manière de chanter me rappelle Kim Gordon) et Pooknyw viennent poser leur voix. Particularité, le mixing est minimaliste. Un choix qui colle parfaitement au style du groupe.

Finalement Broken Water aurait pu militer chez Sub Pop à l’époque de leurs années dorées. Pour un premier album, le groupe a fait fort !

 

mercredi, 06 février 2013 16:18

In the tiger's bed

Groupe formé autour de Jil Bensénior, Jil is Lucky nous propose son second elpee. Il fait suite à un premier opus éponyme paru en 2009, dont le single « The Wanderer », avait rencontré un certain succès chez nous. Il avait notamment servi de bande sonore à une pub pour Kenzo. Entre ces deux albums, Jil et ses acolytes ont pas mal bourlingué. Ce qui leur a permis de se poser pour accoucher de ce deuxième essai, intitulé « In the Tiger’s bed ». Le titre du disque ainsi que l’artwork seraient directement inspirés d’un voyage accompli par le Français, en Inde. Au cours de ce trip, il se serait trouvé quasiment nez à nez avec un tigre (et oui, celui de l’album). Par la suite, cet épisode va lui rappeler un autre voyage spirituel, réalisé antérieurement sous psychotropes. Et c’est la conjugaison de ces deux épisodes qui va lui donner l’illumination pour composer les morceaux de ce long playing, le tigre incarnant ‘une métaphore de son surmoi’. C’est pour la petite histoire. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir, si cette source d’inspiration a produit ses effets ; et c’est bien là que réside l’essentiel.

Première observation, les grattes acoustiques ont été majoritairement remplacées par des synthés. On a même parfois droit à du vocodeur. Parmi les références majeures citées par le Français, on a du mal à repérer celles relatives à Otis Redding et Léonard Cohen ; par contre, celles qui renvoient aux Beach Boys sont clairement identifiables (notamment les chœurs sur « Insomnia »). Par contre, il est certain que le fameux félidé s’est adapté aux conditions de vie contemporaines, se nourrissant même de MGMT et de ses dérivés. Seconde constatation, les compos affichent un sens mélodique aiguisé. Taillées dans la pop, les chansons sont contagieuses et font mouche à chaque fois. D’ailleurs les dix plages de la plaque pourraient toutes être traduites en single.

Si « In the Tiger’s Bed » n’est pas fondamentalement original, son écoute s’avère très agréable. Il aura donc fallu que Jil vive ces belles mais dangereuses aventureuses, pour être touché par la grâce. Néanmoins, la prochaine fois, il a tout intérêt à éviter d’affronter en direct de tels fauves, car à force de défier la chance, elle finit par vous abandonner. 

Jil is Lucky se produira au Botanique en compagnie de Julien Pras le 19 mars.

 

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