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Epica - 18/01/2026
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Béber

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jeudi, 02 mai 2013 18:00

Dead Gaze

Dead Gaze est le projet solo de l’Américain R.Cole Furlow. Seul, sur sa colline, au milieu du Mississippi, Furlow écrit ses chansons depuis 2009. A ce jour il n’avait enregistré que deux cassettes, et encore pas plus longues que des Eps. Et il les vendait lors de ses concerts. Des conditions qui ne favorisaient certainement pas la notoriété. C’est Fat Cat, via son satellite Palmist, qui est une nouvelle fois allé nous dénicher cette petite pépite. Le label devient coutumier de l’opération puisqu’auparavant, il avait ainsi recruté Forest Fire et U.S Girls.

Partagé en douze plages, cet elpee réunit l’essentiel des compos de Furlow. Si vous préférez, on est en présence d’un ‘best of’ des titres réalisés à l’époque où il disposait de peu de moyens. Cette approche lo-fi n’est d’ailleurs pas toujours très audible. Mais c’est ce qui fait le charme et l’originalité de l’ensemble. En fait, Furlow n’accorde ici pas trop d’importance à la forme, mais bien au sens mélodique. Et sur ce point, il est irréprochable. D’ailleurs aucune piste de cet opus n’est dispensable. L’écriture de l’Etasunien est instinctive et même plutôt subtile. Les changements de tempo sont fréquents. Les morceaux oscillent entre punk énergique (« You’ll Carry On Real Nice ») et psyché pop réminiscent des Flaming Lips (« There’s a Time to be stupid », « I Found the ending »). Et lorsqu’on arrive en fin de parcours, on appuie volontiers, une nouvelle fois, sur la touche ‘play’…

Eponyme, le premier album éponyme de Dead Gaze est tout simplement un bon bol d’air frais. Pour l’écouter dans des conditions idéales, il ne manque plus qu’un petit rayon de soleil...

 

vendredi, 26 avril 2013 12:43

Rituals

Alors que M83 goûte au plaisir de la célébrité au pays de l’oncle Sam, Nicolas Fromageau, l’un de membres fondateur du groupe (aux côtés d’Anthony Gonzalez) refait surface. Après avoir quitté M83 en 2009, il a décidé de se consacrer entièrement à son groupe, Team Ghost. A l’origine, le line up était limité à un duo. En l’occurrence Fromageau et Benoît De Villeneuve (chant, guitare, claviers), mais rapidement il va passer à un quintet. Sous ce format, le combo français va publier quelques Eps, se produire lors de festivals prestigieux et même assurer le supporting act de Crystal Castles. « Rituals » constitue leur premier elpee.

« Rituals » ne manque pas de références. Elles pullulent même. A tel point, que parfois, on ne sait plus où donner de la tête. Les nappes de claviers, les rythmes électro, les guitares noise partent un peu dans tous les sens. Et difficile de trouver ses repères. Cependant, peu à peu, au fil des écoutes, on commence à discerner une certaine structure. « Away » lorgne vers My Bloody Valentine, alors que l’excellent « Things are Sometimes Tragic », en direction de Foals. Le climat est ambient et nébuleux. Il alterne entre dépressions tempétueuses (« Curtains) et apparentes accalmies, accalmies troublées par de superbes coups de tonnerre. Cependant, si la face sombre de leur musique, observée en début de parcours, se révèle fort intéressante, le côté plus enjoué manque de caractère. A l’instar du plus pop « Montreuil », balisé par des synthés. Mais dans l’ensemble cet elpee s’avère d’honnête facture.

 

vendredi, 26 avril 2013 12:34

Until in excess, imperceptible UFO

Formation montréalaise, The Besnard Lakess est emmenée par le couple Lasek-Goreas. Et « Until in excess, imperceptible UFO » constitue leur quatrième opus. Un disque qui fait la part belle au shoegazing et au psychédélisme. Déjà, en observant l’illustration de la pochette, on en a la conviction. La musique est dense, aérienne et contemplative. Elle nous invite à survoler des paysages sonores nébuleux, quelque part au sein d’un monde parallèle, pendant 50 minutes, partagées en huit morceaux. Les voix et les guitares sont sous reverb’ et se glissent délicatement entre les nappes de claviers. Un opus à écouter sous le casque de préférence. Mais le tour de force accompli par la formation, c’est que malgré le style atmosphérique, éthéré, le mélomane est constamment tenu en éveil. A cause des mélodies contagieuses et des variations de tempos inattendues. A l’instar de l’excellent « Catalina ». Et tout au long de « 46 Satires », les claviers et la voix féminine rappellent les meilleurs moments de My Bloody Valentine.

Pour enregistrer cet elpee, le combo canadien a reçu le concours de plusieurs concitoyens, et notamment de Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade,…) ainsi que Sarah Page (The Base Brothers).

« Until in excess, impercemptible UFO » constitue l’album le plus abouti de The Besnard Lakes. Un véritable régal ! 

 

The Czars est une formation qui a sévi de 1994 à 2004. Son leader, c’était John Grant. Il n’a cependant relancé sa carrière qu’en 2010. En solitaire. Il publie alors un premier opus intitulé « Queen of Denmark ». Un disque sculpté dans le folk, et dont les compos intimistes relatent ses problèmes liés à l’alcool, la drogue et l’homosexualité. Le grand barbu se produisait ce jeudi 18 avril au Botanique de Bruxelles, pour défendre son second elpee, « Pale Green Ghosts ». Un opus au cours duquel l’Américain prend un virage à 180 degrés, en introduisant dans sa texture sonore de l’électro. On se demandait donc quel serait le résultat de sa nouvelle approche musicale, en ‘live’.

L’Orangerie est loin d’être comble. Faut dire que John Grant ne jouit pas d’une notoriété suffisante pour remplir une salle de cette capacité. Pas de première partie. Plutôt judicieux, à défaut de se mettre quelque chose d’intéressant sous la dent.

John Grant monte sur les planches vers 20h15. Il est accompagné par un groupe. Depuis qu’il s’est installé à Reykjavik, il recrute ses collaborateurs au sein de la scène islandaise. Le guitariste, le bassiste, le batteur ainsi que le préposé aux bidouillages électroniques sont issus de la terre de feu et de glace. Tous les musicos du combo portent d’ailleurs un nom qui se termine par ‘son’. Seul le pianiste est britannique.

Dès les premiers titres, John Grant nous entraîne au sein de son univers mélancolique. Le lightshow est parfait. La ligne de basse gronde. Les nappes de synthés se superposent. Grant s’est planté au milieu de podium. Il se déhanche légèrement. Sa tessiture vocale est impressionnante. Il est capable de passer d’un registre caverneux à un autre fluet, le plus naturellement possible. Certains morceaux glissent parfois dans l’électro-pop kitsch, mais sans jamais se départir de son intensité émotionnelle. A l’instar de « I Hate This town ». L’artiste le dédie à la ville de Denver, alors que paradoxalement il admet avoir été inspiré par ABBA, lorsqu’il a composé cette chanson. Il enchaîne ensuite plusieurs titres plus folk issus de son dernier elpee, comme « You don’t have to » ou encore « It doesn’t Matter to him ». Entre chaque compo, Grant remercie son public. Si ses lyrics ne respirent pas la joie de vivre, son attitude semble plutôt positive et on a même l’impression qu’il et heureux d’être là ce soir. Après une heure de set, il passe à son plus ancien répertoire. Le moment à partir duquel la prestation va atteindre son summum. Et tout en crescendo, « Queen of Denmark » en est vraiment l’apothéose. On en reste figé. Des frissons vous parcourent l’échine. Après une brève pause, Grant revient sur les planches pour nous accorder quelques titres supplémentaires, dont l’excellent « I wanna go to Marz ».

Personnage sympathique et attachant, John Grant nous a offert un concert de haute volée. Un grand moment d’émotion, tout simplement.

(Organisation Botanique)

 

vendredi, 19 avril 2013 16:41

Istiklaliya

Aufgang appartient à la nouvelle catégorie de groupes sur lesquels il faudra compter dans le futur. Perso, j’estime qu’il s’agit d’une des révélations du début de l’année 2013.

Tout a commencé, il y a huit ans. A New York. Trois musicos se rencontrent. Et ils ont de la bouteille. Deux pianistes. Le Français Francesco Tristano et le Libanais Rami Khalifi. Ainsi qu’un drummer. Le Luxembourgeois Aymeric Westrich. Ils décident de fonder Aufgang. Le concept du groupe est simple : essayer de fusionner la musique classique et électronique. Tout un programme ! Il faut le reconnaître, avant eux, pas mal de monde s’est déjà cassé les dents. Mais dès le premier titre de cet elpee, on se rend compte que le projet tient la route.

En fait, le trio a réussi à faire exploser les cloisons entre les genres. Et le résultat n’est ni rébarbatif, ni excessivement expérimental. A contrario, les compos sont mélodieuses et entraînantes. Les accords de piano classiques et les rythmes électro font bon ménage et constituent un bon remède contre l’inertie. Les musicos se complètent à la perfection et n’en font jamais trop. Pas de démonstration technique gratuite, comme certains instrumentistes s’autorisent dans l’univers du post rock. Les crescendos sont maîtrisés à merveille. Et clairement, un titre comme « Balkanik » en est la parfaite illustration. Aufgang développe également des ambiances atmosphériques. L’excellent « Ellenroutir » en est un bel exemple. Il se réserve également l’une ou l’autre ballade, dont « African Geisha », une superbe plage…

Si vous aimez les comparaisons, Aufgang me fait un peu penser à Battles. Différence, quand même, les guitares ont été remplacées par des pianos. Parce que tout comme le combo new-yorkais, le trio aime surprendre en déconstruisant les styles. 

Aufgang se produira dans le cadre des Nuits Botanique, ce 11 mai 2013, en compagnie de Suuns et d’Apparat. L’une des soirées-phare du festival.

 

vendredi, 19 avril 2013 01:00

Alone aboard the ark (a)

Nick Hemming (ex-She Talks to Angels) et Christian Hardy se sont rencontrés à Londres en 2006. Ils fondent alors The Leisure Society. Depuis, la formation s’est forgé une sacrée notoriété. Après avoir publié deux albums, elle compte parmi ses admirateurs, des personnages aussi prestigieux que Mr Brian Eno ou encore Ray Davies (The Kinks). Peu d’artistes ou de groupes peuvent se targuer, de compter parmi leurs fans, de telles célébrités…

« Alone Aboard the Ark » est un digne successeur de l’elpee précédent, gravé en 2011. Il est même dans la droite lignée. The Leisure Society nous y propose ce qu’il fait de mieux : du folk/rock au sens mélodique contagieux et rare. En fait, il réutilise tout simplement les recettes simples mais tellement efficaces du rock insulaire des sixties. Pensez aux Beatles et aux Kinks. The Leisure Society n’invente rien, mais ce qu’il réalise, il le fait avec brio. A contrario de l’opus précédent, « Alone Aboard the Ark » ne recèle pas de tube. Enfin, à première écoute. Peut-être quand même « Fight for Everyone ». Mais, pas d’inquiétude à avoir, on écoute l’œuvre d’une seule traite, et en bout de course, on appuie de nouveau sur la touche ‘play’.

Un disque idéal pour sonoriser vos barbecues d’été. Et même de printemps. Enfin, si le soleil daigne montrer le bout de son nez. D’autant plus que le combo se produira, dans le cadre des Nuits Botanique, sous le Chapiteau, en compagnie de Connan Mockasin et Wave Machines. Grande soirée en perspective !

 

vendredi, 19 avril 2013 16:16

Do you burn?

C’est en 2007, qu’Annie Lewandowski a lancé son projet Powerdove. Pas une néophyte, quand même, puisqu’elle a quand même côtoyé Jamie Stewart (Xiu Xiu) et joué au sein de The Curtains et Emma Zung. Sa nouvelle aventure, elle la mène d’abord en solitaire. Elle engage ensuite une section rythmique, réunissant Alex Vittum aux drums et Jason Hoopes à la basse.

Un Ep et un album plus tard, l’Américaine (elle est née dans le Minnesota) décide d’enregistrer son second opus. Outre ses fidèles collaborateurs, pour concocter ce disque, elle a reçu le concours du Français Thomas Bonvallet, alias L’Ocelle Mare. Et à l’instar du précédent elpee, on retrouve derrière les manettes John Dietrich, tête pensante des déjantés Deerhoof.

L’opus débute par un larsen en mode continu, sur lequel l’Américaine vient peu à peu poser la voix. Et on entre ainsi au cœur de son folk déstructuré et minimaliste très caractéristique. La suite est aussi expérimentale. Des percus ? Oui, mais pour la plupart exécutés à l’aide de claquements de mains. Progressivement, la voix se charge de lyrisme. Elle domine même parfois le sujet. Certaines plages épousent une forme plus spasmodique (« Love Walked In » ou encore « California »). Mais de là à dire que c’est de la pop, il y a un pas que je n’oserai franchir. Les tempos varient au fil des morceaux. Et puis Powerdove prend un malin plaisir à utiliser des instruments insolites.

Bref, « Do you burn? » est un album original. Un œuvre dont elle seule pouvait accoucher. Et on accueille son nouveau bébé, les bras grands ouverts…

 

jeudi, 11 avril 2013 20:55

Ultima Necat

Il y a trois ans, le label Africantape se signalait par la signature d’une véritable révélation : Ventura. Un groupe suisse responsable d’un premier album, considéré par votre serviteur, comme une véritable petite merveille. Son titre ? « We recruit ». Leur rock abrasif nous avait mis un bon coup dans la tronche. Pourtant, si ce trio jouit d’un certain crédit chez lui et en France, il n’est guère notoire en Belgique. Et c’est bien dommage !

En publiant « Ultima Necat », Ventura savait que la barre était déjà haut-placée. Son principal défi était donc de faire aussi bien que sur le précédent opus. Pas facile, il faut le reconnaître. Dès le premier morceau, on retrouve leur style si caractéristique. Soit du rock/grunge/noise (au choix) helvétique. Du lourd, quand même. Et la présence de Serge Morattel (Knut, Tantrum, …), responsable de la mise en forme, n’y est certainement pas étrangère. Le tempo est indolent. Les grattes constamment saturées. Mais l’aspect mélodique est préservé.

Les compos sont cependant attaquées de manière plus oblique. Un peu comme dans la prog. L’énergie ‘punk’ a été sacrifiée sur l’autel du concept ‘atmosphérique’, mais dans un contexte plus écrasant. La voix notamment est davantage mise en retrait.

Ce que Ventura a perdu en intensité, il l’a gagné en puissance. Et cette évolution n’est pas faite pour me déplaire. La qualité est toujours bien présente, et c’est le principal. Non seulement Ventura confirme qu’il est bien un des fers de lance du label Africantape, mais également un représentant incontournable sur la scène rock helvétique.

 

mercredi, 03 avril 2013 03:00

De plus en plus minimaliste…

Abonné aux concerts du Botanique (NDR : comme artiste !), Troy Von Balthazar y revenait pour défendre son troisième album sorti voici quelques mois, un opus intitulé « …is with the Demon ». Pour la circonstance, l’organisateur lui avait réservé le Witloof Bar. Faut dire que ce soir, il va nous dispenser un concert intimiste. Une salle qui correspond plutôt bien au style proposé par l’Hawaïen.

Le sous-sol est correctement garni. Comme d’hab’, seules les personnes placées à l’avant pourront profiter de l’intégralité du spectacle. Les autres devront risquer le torticolis, en allongeant le cou pour contourner les obstacles visuels, c’est-à-dire les colonnes massives qui soutiennent le plafond. Pas de supporting act. TVB débarque vers 20h15. Sur la scène trône deux amplis, une guitare électrique, une acoustique et deux claviers. Et c’est à peu près tout. Au fil du set, la musique de l’ex-leader de Chokebore devient de plus en plus minimaliste. Difficile d’épurer davantage son expression sonore (NDR : la prochaine fois, il se produira peut-être a cappella).

Troy interprète ses premiers morceaux à l’aide de sa fender telecaster. En superposant les boucles de guitare, il parvient à reconstituer les morceaux piochés au sein de ses trois elpees solos. Dont « Strong Real Love », « My diamond Brain » ou encore « Tropical » et « Purple Gold Eye ». Mais en se servant uniquement de ses pédales et de sa voix, il parvient à nous faire vibrer. Après chaque morceau –ou presque– il remercie le public et n’hésite pas à ironiser sur le spleen véhiculé par ses chansons. Après une bonne demi-heure de prestation, il allume une lampe de chevet posée sur son ampli, s’installe sur une chaise et empoigne sa guitare acoustique. Une partition ‘unplugged’ qui va durer une dizaine de minutes. Il n’oublie cependant pas, à l’instar du set accordé à la Rotonde, en 2011, de reprendre « The Tiger », en s’appuyant uniquement sur un magnétophone et des coquillages, coquillages dont il se sert comme des percussions. Et en fin de parcours, il injecte un zeste d’énergie à quelques morceaux, dont l’inévitable « Santiago ».

Il vide les lieux vers 21h15, pour y revenir quelques secondes plus tard. Après deux derniers titres, TVB remercie une ultime fois l’auditoire et l’invite à tailler une bavette avec lui, à l’issue du concert, car il ne connaît personne à Bruxelles.

Quoique mélancolique et intimiste, la musique de Troy Van Balthazar est chaleureuse. Paradoxe que lui seul parvient à entretenir...

(Organisation Botanique)

mercredi, 03 avril 2013 21:16

The ones who wait

Originaire de Pennsylvanie (NDR : du Lancaster plus précisément), Denison Witmer est un personnage plutôt discret. Pourtant le songwriter étasunien compte, parmi ses amis, quelques grosse pointures comme Sufjan Stevens, J.Tillman ou encore Rosie Thomas. En outre, il n’en est pas à son premier album (NDR : intitulé « Safe Away », il remonte à 1998), puisque « The Ones who Wait » constitue déjà son huitième. Une œuvre composée dans des conditions particulières. Et pour cause, l’artiste avait entamé l’écriture de cet elpee, en 2008 ; mais il a dû prendre une pause, afin de s’occuper de son père, au seuil de la mort. Ce n’est que bien plus tard, que Denison a repris le processus de composition. Le disque est d’ailleurs dédié à feu son paternel.

Personnage taciturne, Witmer n’en reste pas moins talentueux. « The ones who wait » est découpé en onze plages classieuses et paisibles sculptées dans du folk. Mais pas dans du folk morbide, comme on aurait pu le craindre. D’ailleurs, Denison ne sombre jamais dans le pathos.  

Les premières compos de la plaque proposent des pistes plus atmosphériques. L’instrumentation est soignée. La voix de Witmer est empreinte d’une grande douceur. Un peu comme chez Cass McCombs, mais sans jamais tomber dans l’emphase des derniers essais du Californien. Le disque recèle deux morceaux plus énergiques (« Influence » et « Every Passing Day »), avant d’en revenir à la forme épousée en début de parcours. 

Franchement, Witmer Denison mériterait enfin de conquérir le Vieux Continent. D’ailleurs, « The ones who wait » se consomme sans modération…

 

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