La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
Hooverphonic

Party Dozen

The Real Work

Écrit par

Originaire de Sydney, Party Dozen est un duo qui réunit la saxophoniste Kirsty Tickle (NDR : compositrice de musiques de film et membre du Brisbane Philharmonic Orchestra) et le percussionniste Jonathan Boulet, ici également préposé aux samples (NDR : il qui milite chez Parade et mène, en parallèle, une carrière solo). Depuis sa formation en 2017, le tandem a acquis une certaine réputation en Australie pour ses shows incendiaires. Il a ainsi notamment accompagné les tournées de LIARS, Tropical Fuck Storm et Viagra Boys.

Très personnel, son style musical oscille entre doom, jazz, hardcore, psychédélisme, no-wave et indus. Le duo possède, en outre, un esprit très indépendant. Il écrit, joue et enregistre tout lui-même.

« The Real Work » constitue son troisième elpee, un disque qui continue d’explorer de nouvelles directions tout en conservant la touche Party Dozen.

L’album s’ouvre par « The Iron Boot », un instrumental noisy à souhait qui nous invite dans un flux tumultueux de sons et de sens. Vibrante, l’attaque au sax est malmenée par des percussions tribales. Et le saxophone est toujours aussi agressif tout au long de « Fruits Of Labour ». Dans le même esprit, le bruyant, festif et déjanté « The Worker » s’aventure au cœur d’une cacophonie certainement organisée. Kirsty souffle dans le pavillon de son instrument (à l’envers, si vous préférez) pour en sortir des sonorités étranges via le bec. Ce qui lui permet également de créer une multitude d’effets. On imagine qu’une flopée de musicos ont participé à ce morceau, mais ils ne sont que deux.

Les explosifs « Earthly Times », « The Big Quit » et « Major Beef » se révèlent à la fois haletants, bruitistes et intenses. Il faut attendre la dernière plage, « Risky Behavior », pour que la pression redescende d’un cran.

On notera enfin que « Macca The Mutt » bénéficie du concours d’un invité de marque :  Nick Cave. Ce dernier a certainement dû se souvenir de son aventure au sein du Birthday Party…

Un album expérimental dans le sens le plus authentique du terme…

Milow

Nice To Meet You

Écrit par

« Nice To Meet You » constitue l’opus pop le plus frais et instinctif de Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, depuis « North And South » (2011). Le plus spontané de ses 6 elpees studios, aussi. L’artiste recèle pas mal de hits au compteur, mais il ne se repose pas sur ses lauriers. Il continue à suivre sa route. Il signale qu’il s’agit de son album le plus abouti et le plus personnel à ce jour. Ce qui peut sembler étrange, car dans le passé, il a également parlé franchement de la relation avec ses parents. Dans ses chansons, Milow parle de son rôle de père, pour la première fois.

Cet opus est découpé en pièces rares et sautillantes. « Whatever It Takes » en est une preuve flagrante. « Lost Boys » nous réserve un duo spécial en compagnie de Sam Bettens (K’s Choice). Milow reprend le « Thinking Big » du Canadien Martin Gallop, qui a lui-même travaillé sur de nombreuses nouvelles compos de Milow. Son tout nouveau single, « How Love Works », figure sur cet LP, bien entendu. « DeLorean » et « Donkey Kong » se réfèrent à son année de naissance : 1981.  

Sur « Nice To Meet You », Milow se présente à nouveau et est le premier à tendre la main. Bien sûr, après quinze ans de carrière et un enchaînement de tubes internationaux, son nom et son visage ne sont plus inconnus. Mais jamais auparavant il n'avait révélé autant de lui-même et n’avait plongé si profondément dans son âme. Maintenant que nous avons plus que jamais besoin de connexion, Milow a capturé l'air du temps…

Various Artists

The Bob's Burgers Music album Vol 2

Écrit par

Pas facile de chroniquer la bande-son d’un dessin-animé dont on ne connaît rien et qui compte plus de 90 morceaux au générique… bien entendu, être publié par Sub Pop rassure quelque peu mais n’évacue pas tous les doutes pour autant. On parle ici du second volet des plages sonorisant le show ‘Bob’s Burger’ présenté sous forme de dessin-animé, sorte de comédie musicale de 90 (!) vignettes bien barrées au cours desquels Matt Berninger (The National) et Adam Driver apparaissent comme invités ! Et le tout passe étonnement très bien la rampe grâce à la qualité des interprétations, l’humour intelligent et surréaliste ainsi que des arrangements finement réalisés. Pas une seconde de cette B.O. ne suscite l’ennui. Une sacrée prouesse !

La Muerte

Sortilegia

Écrit par

Avant La Muerte, il y avait Marine, un groupe fondé en 1981 par le chanteur/saxophoniste/trompettiste Marc Desmare (aka Marc du Marais, Marco Laguna, Marc Lagoon, etc.) et au sein duquel ont milité les futurs membres de Allez Allez, dont Sarah Osbourne, Kris Debusscher, Robbie Bindels, Nicolas Fransolet et Marka. Lorsque ces derniers tirent leur révérence, Marc reprend le patronyme à son compte. Mais au bout du quatrième single, l’aventure prend fin, d’autant plus que le leader a cédé les droits du nom à un projet de session qui ne fait pas de vieux os. Finalement, en 1983, Marc et Dee-J (Didier Moens) forment La Muerte en compagnie du bassiste basque Sisco de la Muerte et de la drummeuse américaine Becky Wreck. Hormis les deux membres fondateurs, le line up va ensuite connaître des changements plus que fréquents. A ses débuts, les influences oscillent de Birthday Party aux Cramps, en passant par The Stooges, Gun Club, Richard Hell et Motörhead. Et puis, sur scène, le band impressionne par ses versions sulfureuses de classiques comme Lucifer Sam (Pink Floyd), Wild Thing (Troggs), Summertime Blues (Eddie Cochran) ou encore On the Road Again (Canned Heat). Quant à sa musique, les médias la qualifient de féroce, machiste, corrosive, malsaine, convulsive, angoissante ou déjantée, explorant les thèmes de la mort, de la vitesse, du manichéisme, de la puissance, de la haine, de la persécution et autres joyeusetés du genre…

La Muerte sort 8 albums entre 84 et 94, mais le 16 janvier 1994, il accorde son concert d’adieu à la Luna de Bruxelles. Puis, il va se réunir épisodiquement, comme à Dour en 1997 ou se produire sous le nom de Mustang Cobra, en 1999.

Ce n’est qu’en 2014 que Marc du Marais et Dee-J décident de remonter le groupe. Mais ils s’entourent métalleux plus jeunes. Soit deux musiciens de Length of Time, Michel Kirby (guitare) et Christian Z (batterie), ainsi que le bassiste de Channel Zero, Tino de Martino. Après un elpee enregistré ‘live’, en 2015 (« Evil »), le band a grave un éponyme, en 2018, opus de plus en plus contaminé par le métal, mais aussi à l’électro/indus. Et son dernier « Sortilegia », paru en novembre dernier, fait aussi la part belle au métal, même si trois plages (« Monster » et ses références empruntées aux Cramps et aux Stooges, l’intense « Keep your secret » et « Longue misère », une piste interprétée dans la langue de Molière, abordée dans l’esprit des Young Gods) se révèlent plus subtiles et mélodieuses. C’est cet LP que La Muerte viendra défendre le 25 janvier prochain, au Botanique de Bruxelles (pour plus d'infos voir ici).

Les 'Tops' 2022 De Musiczine

Écrit par

Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. La liste des clips sera complétée dans les prochains jours.

L’image prend une place de plus en plus importante. Notamment, à travers les vidéos. Raison pour laquelle Musiczine a décidé, tout comme l'an dernier, de proposer un Top des plus beaux clips (voir tout en bas de la page). Le choix est tout à fait subjectif. Mais il donne une petite idée de ce que la scène alternative est capable de réaliser, sous sa forme la plus arty, dans ce domaine. D’autres clips auraient certainement mérité d’y figurer, mais cette sélection tient la route et surtout ne se contente pas d’immortaliser, sous un angle stéréotypé, un ‘live’ sur les planches ou une session studio.

En attendant, toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2023.

Philippe Blackmarquis

Top 20 Albums / Eps :

  1. Kate Bush - Hounds Of Love*
    2. Dernière Volonté - Cristal
    3. Miss Kittin' & The Hacker - Third Album
    4. A Projection - In A Different Light
    5. The Soft Moon - Exister
    6. The Present Moment - Enough To Drive You Mad
    7. And Also The Trees - The Bone Carver
    8. Heilung - Drif
    9. Tempers - New Meaning
    10. Zola Jesus - Arkhon
    11. Beach House - Once Twice Melody
    12. Boy Harsher - The Runner
    13. Moderat - More D4ta
    14. Fontaines DC - Skinty Fia
    15. Viagra Boys - Cave World
    16. Sophie Du Palais - Endurance Of Pain Is The Power Of Being
    17. Burial - Antidawn
    18. Trentemøller - Memoria
    19. Rammstein - Zeit
    20. Weyes Blood - In The Darkness Hearts Aglow

* Hounds of Love (1985): Ressuscité en 2022... 

Top 10 albums/Eps Belgique

  1. Kinex Kinex - Artéfact
    2. Rodolphe Coster - High With The People
    3. Front 242 - << Rewind <<
    4. Figure Section - Mirages
    5. Alix van Ripato - Red Spells
    6. Double Darkness - Double Darkness
    7. Dominique Van Cappellen-Waldock - Fleur de Feu / A Fire Ceeremony
    8. Motor!k - 3
    9. Vandenbear - No Plan Survives First Contact Ep
    10. Raum - Montsalvatsche

Béber

Tops 11 Albums

  1. Kae Tempest - The Line is a Curve
    2. Fountain D.C - Skinfy Fia
    3. Alex G - God Save the Animals 
    4. Jesse Tabish - Cowboy Ballads Part I 
    5. Imarhan - Aboogi 
    6. Beth Orton - Weather Alive 
    7. Pete Doherty & Frédéric Lo - The Fantasy Life of Poetry & Crime
    8. Arcade Fire - We 
    9. Big Thief - Dragon New Warm Mountain I Believe in You 
    10. Black Country, New Road - Ants from Up There  
    11. King Hannah - I’m Sorry, I was Just Being Me 

Top 6 concerts

  1. Arcade Fire - Zénith (Lille)
    2. Grandaddy & The Lost Machine Orchestra - Aéronef Lille
    3. Protomartyr - Aéronef (Lille)
    4. Wine Lips Court Circuit - KIOSK (Mouscron)
    5. War on Drugs - Aéronef (Lille)
    6. Bachar Mar Khalifé - Centre culturel (Mouscron)

Taï

Top 15 albums

  1. Silverbacks - Archive Material
    2. Jeff Rosenstock - No Dream
    3. Birds In Row - Gris Klein
    4. Florent Marchet - Garden Party
    5. Odezenne - 12 Mètres en Tout
    6. Turnstile - Glow On
    7. Against Me ! - Is Reinventing Axl Rose
    8. Pete Doherty Pete & Frederic Lo - The Fantasy Life of Poetry & Crime
    9. Fontaines D.C. - Skinty Fia
    10. IDLES - Crawler
    11. Kendrick Lamar - Mr. Morale & The Big Steppers
    12. Viagra Boys - Cave World
    13. The Limiñanas / Garnier - De Pelicula
    14. Metronomy - Small World
    15. The Linda Lindas - Growing Up

Top 5 concerts

  1. Arcade Fire - Zénith (Lille)
    2. Grandaddy - Aéronef (Lille)
    3. Protomarty - Aéronef (Lille)
    4. Wine Lips - Court-Circuit (Mouscron)
    5. Pete Doherty - Aéronef (Lille)

Ludovic Vandenweghe

Top 10 albums

  1. Yard Act - The Overload
    2. The Smile - A Light for Attracting Attention
    3. TV Priest - My Other People
    4. Fontaines D.C. - Skinty Fia 
    5. Calexico - El Mirador 
    6. Beechwood - Sleep Without Dreaming
    7. Wet Leg - Wet Leg 
    8. Damon Albarn - The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows 
    9. Arno - Opex 
    10. A-ha - True North

Top 10 concerts

  1. Tv Priest - Aéronef (Lille) - 19/11/2022
    2. Yard Act - Aéronef (Lille) - 14/06/2022
    3. Phoenix - Ancienne Belgique (Bruxelles)- 22/11/2022
    4. Calexico - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 13/05/2022
    5. Beechwood - Aéronef (Lille) - 28/09/2022
    6. Front 242 - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 08/07/2022
    7. Arcade Fire - Sportpaleis (Anvers) - 12/09/2022
    8. Bloc Party - Aéronef (Lille) - 11/05/2022
    9. Fontaines DC - Aéronef (Lille) - 10/04/2022
    10. Miles Kane - Aéronef (Lille) - 22/04/2022

Akim Serar

Top 10 albums

  1. Just Mustard - Heart under
    2. Breanna Barbara - Nothin’ but time
    3. Horsegirl - Versions of modern performance
    4. Yard Act - The overload_
    5. Gloria De Oliveira & Dean Hurley - Oceans of time
    6. The Black Angels - Wilderness of mirrors
    7. Crows - Beware believers
    8. The Stroppies - Levity
    9. Wet Leg - Wet leg
    10. White Lung - Premonition

Top 10 concerts

  1. Sigur Ros - Palladium (Cologne) - 27/10/2022
    2. Sylvie Krusch - Het Depot (Louvain) - 11/03/2022
    3. And Also The Trees - Reflektor (Liège) - 17 06/2022
    4. Whispering Sons - Muziekgieterij (Maastricht) - 22/05/2022
    5. Crows - Botanique (Bruxelles) - 18 04/2022
    6. Ride - Zakk (Dusseldorf) - 15/11/2022
    7. Woodkid - Neimënster (Luxembourg) - 12 07/2022
    8. Tramhaus - Microfestival - Liège - 5/08/2022
    9. Flat Worms - KulturA - Liège - 16/06/2022
    10. Sharko - Concert privé (Stoumont) - 29/10/2022

Top 5 albums Belgique

Tamino - Sahar
Sharko - We love you David
Jahwar - Tasweerah
DAAN - Ride
Warhaus - Ha ha heartbreak

Didier Deroissart

Top 20 albums

Beth Hart - A Tribute To Led Zeppelin 
Ibeyi - Spell 31 
Juicy - Mobile 
Liam Gallagher - C’mon you know 
Midnight Oil - Resist 
Lous And The Yakuza - Iota 
Stephan Eicher - Ode 
Aloïse Sauvage - Sauvage 
Suzane - Caméo 
Flor Del Fango - Paz Y Pan 
Muse - Will Of The People 
Ozzy Osbourne - Patient Number 9 
Pomme - Consolation 
Charlie Winston - As I Am 
Bruce Springsteen - Only The Strong Survive 
Xavier Rudd - Jan Juc Moon 
Banks - Serpentina 
Ben Harper - Bloodline Maintenance 
Thea Wang - While He Is Still Asleep 

Top 10 albums Belgique 

Juicy - Mobile 
Arno - Opex 
La Jungle - Ephemeral Feast 
Lous And The Yakuza - Iota
Marble Sounds - Marble Sounds 
Edouard Van Praet - Cycle 
Twin Toes - Long Story Short 
Unik Ubik - I'm Not Feng Shui 
Roscoe - Folds 
Stromae - Multitude 

Top 20 concerts

Juicy - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 25/03/2022 (release party)
Selah Sue - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 13/10/2022 et 27/04/2022
The Inspector Cluzo - Roots And Roses (Lessines) - 1/05/2022
Larkin Poe - Cirque Royal (Bruxelles) - 7/05/2022
Triggerfinger - Festival Au Carré (Mons) - 03/07/2022
Seasick Steve - Lokerse Feesten (Lokeren) - 10/08/2022
Calum Scott - Cirque Royal (Bruxelles) - 24/09/2022
Aurora - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 7/09/2022
Parkway Drive - Forest National (Bruxelles) - 12/09/2022
Banks - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 22/09/2022
Whispering Sons - Zik-Zak (Ittre) - 1/10/2022
Ibeyi - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 6/10/2022
Kasabian - Cirque Royal (Bruxelles) - 8/10/2022
Aloïse Sauvage - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 3/11/2022
Marble Sounds - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 06/11/2022
Suzane - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 17/11/2022
The Hu - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 21/11/2022
Beth Hart - Cirque Royal (Bruxelles) - 23/11/2022
Charlie Winston - La Madeleine (Bruxelles) - 26/11/2022
Damso - Palais 12 (Bruxelles) - 10/12/2022

Sébastien Leclercq

Top 12 concerts

Crows - Botanique (Bruxelles)
Die Krupps - Casino (Sint-Niklaas)
Viagra Boys - Botanique (Bruxelles)
Parquet Courts - Hear hear festival (Hasselt)
Dry Cleaning - Botanique (Bruxelles)
Boum de Noêl - Magasin 4 (Bruxelles)
Protomartyr - Botanique (Bruxelles)
The Mission - Sinner's day (Ostende)
Ludwig von 88 - CC Magritte (Lessines)
The National -  Docklands (Limerick, Irlande)
Vitalic - Ancienne Belgique (Bruxelles)
Editors - Republica (Valence, Espagne)

Flop 3 concerts

Wet Leg - Botanique (Bruxelles)
IamX - Sinner's day (Ostende)
Pixies - Hear hear festival (Hasselt)

Missed 3 concerts

Nick Cave - TW Classic (Werchter)
Just Mustard - Botanique (Bruxelles)
Girls in Synthesis - Magasin 4 (Bruxelles)

Bernard Dagnies

Tops 30 albums

The Dream Syndicate - Ultraviolet battle hymns and true confessions
King Hannah - I’m not sorry, i was just being me
And Also The Trees - The Bone Carver
Fontaines DC - Skinty Fia
Yard Act - The Overload
TV Priest - My Other People
Calexico - El Mirador
50 Foot Wave - Black Pearl
Loop – Sonancy
Soak - If i never know you like this again
Spice – Viv
Spiritualized - Everything was beautiful
White Lung – Premonition
The Burning Hell - Garbage Island
Death Bells - Between here and everywhere
Julia Shapiro – Zorked
Liam Gallagher - C’mon you know
Midnight Oil – Resist
Wovenhand - Silver Sash
Animal Collective - The Skiffs
Murlocs Rapscallion
Death Rabbits A different place
Preoccupations – Arrangements
Black Lips - Apocalypse Love
Beechwood - Sleep without dreaming
The Black Angels - Wilderness of mirrors
Magon - A night in Bethleem
Launder – Happening
Rolling Blackouts Coastal Fever - Endless Rooms
Cate Le Bon - Pompeii

Top 5 Concerts

  1. TV Priest - Aéronef (Lille)
    2. Yard Act - Aéronef (Lille)
    3. Gaëtan Roussel - Aéronef (Lille)
    4. Beechwood - Aéronef (Lille)
    5. Fontaines D.C. - Aéronef (Lille)

Top 10 Clips vidéo

Dead Meadow ‘The Left Hand Path

Macie Stewart ‘Maya, Please

Daan ‘Western

Gilla Band ‘Eight fivers

John Cale ‘Night Crawling

Quitters ‘Borders

Primevère ‘Sémiophore

Editors ‘Heart attack

Mes Souliers sont Rouges ‘Maraîcher mon ami’

Ghost ‘Call me sunshine

 

Pour les Tops de la rédaction néerlandophone, c'est

 

The Black Angels

Wilderness of mirrors

Écrit par

Le précédent opus de The Black Angels, « Death song », remonte à 2017. Depuis, le line up du band a subi de profondes modifications, puisque Kyle Hunt et Nate Ryan ont cédé leur place au multi-instrumentiste Rami Verdooren et au sixcordiste Jake Garcia. Le quintet est, bien entendu, toujours drivé par le chanteur/bassiste/organiste Alex Maas et compte toujours en ses rangs la drummeuse Stephanie Bailey ainsi que le guitariste Christian Bland.  

Produit par John Agnello, « Wilderness of mirrors » constitue le 6ème elpee de cette formation texane (Austin) dont le patronyme été emprunté au titre « The Black Angel's Death Song » du Velvet Underground. Pourtant, la musique émarge surtout au psychédélisme. Et tout au long de « Wilderness of mirrors », elle emprunte au Floyd de Syd Barrett, à Love, aux Beatles circa « Tomorrow never knows » et au 13th Floor Elevators. Sur l’excellent « The river », le groupe évoque spécifiquement ces références. Et le rythme lancinant du titre maître ainsi que la voix flottante de Maas s’inspirent manifestement des premiers elpees du Pink Floyd. « 100 flowers of Paracusia » nous replonge dans la Californie des Byrds et de Jefferson Airplane. Un psychédélisme West Coast qui alimente « Vermillion eyes », une plage rognée par un clavier vintage et qu’imprime un tempo syncopé. « A walk on the outside » adresse un clin d’œil au band de feu Roky Erickson. « History of the future » libère des décharges électriques rampantes. Caractérisé par son drumming martelé, « El jardin » s’autorise des giclées de guitares joyeusement discordantes. Et elles passent au fuzz sur l’intense « La Pared (Govt. Wall Blues) », une piste au cours de laquelle des cloches d’église sont invitées. Plus enlevé, « Empire falling » est aussi pugnace qu’emballant. Enfin, « White a trace » est canalisé par une section rythmique lancinante, alors qu’en début de parcours le cri d’un guerrier indien nous avertit peut-être qu’il vient de déterrer la hache de guerre. Des sonorités d’orgue lointaines voilent le presque acoustique « Here & now ». Elles deviennent sibyllines et ténébreuses sur « Suffocation », le morceau qui clôt ce superbe album, dont les lyrics continuent de traiter des rapports entre les êtres humains, l’individu et la société…

Black Lips

Apocalypse love

Écrit par

Fondé en 1999, Black Lips est originaire d’Atlanta, en Géorgie. « Apocalypse love » constitue son 10ème album et fait suite à « Sing in a world that’s falling apart », un elpee sculpté dans la country et le country/punk.

Nouveau changement de style et radical cette fois, puisque la formation américaine a décidé d’en revenir à une forme musicale plus sauvage. En fait, à chaque LP, elle explore de nouveaux horizons sonores. Mais sur ce nouvel opus, l’exploration est particulièrement ample.

Libérant un groove hypnotique, « No rave » est hanté par des chœurs falsetto tourmentés. Sinistrement entraînant, l’hymnique « Love has won » lorgne vers Beechwood. Country, « Stolen valor » aurait pu figurer sur le long playing précédent. Une ligne de guitare surf trace le nonchalant et crépusculaire « Lost angel », dans l’esprit des Cramps. Une guitare surf qu’on retrouve sur le titre maître, une ballade country mid tempo.  « Whips of holly » macère dans une forme d’exotisme tordu. « Among the dunes » marche sur les traces de Rocket from the Crypt. Entre tex mex et western spaghetti, « Tongue tied » est traversé de cuivres mariachi. Ballade folk enlevée, « Antiaris toxicaria » trahit un refrain à la Violent Femmes. Et enfin, les interventions de la saxophoniste Zumi Rosow décollent sur le blues glauque « Cryin’ on a plane » (Royal Trux ?), deviennent spectrales sur « Sharing my cream », une compo déchirée entre disco et rap old school et enfin entraînent « The concubine », dans la cacophonie, en fin de parcours. C’est également la piste qui clôt l’album.

L’excentricité dans toute sa splendeur !

Louise Attaque

Planète terre

Écrit par

Pour fêter son 25ème anniversaire, Louise Attaque a décidé d’enregistrer un cinquième opus. Le drummer, Alexandre Marrgraff n’est plus de la partie, mais Gaëtan Roussel, Robin Feix et Arnaud Samuel sont toujours bien d’attaque. C’est d’ailleurs au sein du studio de ce dernier, à Arles, que les sessions se sont déroulées, des sessions auxquelles ont participé plusieurs musicos, invités pour la circonstance.

Le parcours de Louise Attaque est plutôt singulier, puisqu’il est entrecoupé de longues pauses, au cours desquelles, les musiciens ont développé différents projets (Tarmac, Ali Dragon, etc., sans oublier la carrière solo de Roussel).

Six ans après avoir publié « Anomalie », Louise Attaque nous propose donc « Planète Terre », un elpee qui ne traite pas du dérèglement climatique ou d’écologie, comme le titre pourrait le laisser supposer, mais s’interroge sur le monde en espérant un avenir moins sombre… On y parle aussi de nos doutes, d’amour, de tendresse, mais également d’individualisme et du manque d’empathie (« Pas se voir »), de transsexualité (« Mon cher »), de la peur de l’engagement (« La frousse ») ou encore du désir de mordre dans la vie (« Nous on veut vivre nous »).

Côté compos, on retrouve la poésie de Gaëtan Roussel et les envolées lyriques dispensées en contrepoint par Arnaud Samuel, au violon.

L’elpee démarre en trombe. Traversé par des accords de piano jazzyfiants, « Sortir de l’ordinaire » bat comme un cœur. « Réglages d’origine » est dynamisé par des percus latino. Mais à partir du quatrième titre, l’expression sonore oscille entre morceaux plus acoustiques ou alors surchargés d’arrangements. A tel point qu’on a parfois l’impression d’être en présence d’une fanfare. La fin de l’opus retrouve des couleurs et notamment grâce à deux plages enchaînées, « Lumière du soir » et « Lumière du jour », illuminées d’orchestrations symphoniques ; la première nous replongeant, en quelque sorte, dans l’univers du ‘Grand Meaulnes’ d’Alain-Fournier.

A partir de mars 2023, Louise Attaque va entamer une tournée des ‘Zéniths’, en France, périple qui passera quand même via la Belgique, et par Forest National, le 22 mars, très exactement…

Quintana Dead Blues Experience

One of us

Écrit par

Ce Bordelais a commencé la musique à l’âge de 7 ans. Des études classiques qui le conduisent à jouer de la flûte traversière. Mais à 18 ans, il tourne le dos à cet enseignement pour se consacrer à la basse. Il va ainsi sévir dans une bonne dizaine de projets différents, au cours desquels il chantera même en espagnol, et passera de la quatre à la six cordes, acoustique ou électrique, avant d’opter pour une aventure en duo qu’il baptise le Quintana Dead Blues Experience. Mais en 2017, il décide de continuer l’aventure en solitaire. Armé de sa gratte et s’appuyant sur un vieux séquenceur, en l’occurrence une GrooveBox Roland MC909.

« One of us » constitue le second elpee du Quintana Dead Blues Experience, un opus qui fait suite à « Older », paru en 2019.

Découpé en 10 plages, cet LP fait la part belle au blues, mais un blues contemporain, qui se nourrit de rock intense et sauvage, un peu dans l’esprit des Kills, des Black Keys originels voire du Jon Spencer Blues Explosion (NDR : ce explique, sans doute, le choix du patronyme). La voix de Piero Quintana est bien timbrée et elle emprunte parfois des inflexions à Dave Gahan (Depeche Mode) ou à Peter Murphy (Bauhaus).

Les arrangements sont soignés. L’électronique est judicieusement intégrée. Certaines compos sont infiltrées d’accès de Farfisa. Il y a même des chœurs sur « So hard to say ». Quintana s’est proclamé ‘One man rock’n’roll electro heavy blues’. C’est une carte de visite qui tient la route…

François Merlin

Les Magnifiques

Écrit par

Peu de renseignements au sujet de cet artiste qui serait originaire de la région de Montreuil, près de Paris, en France Après avoir écouté ce vinyle, on a la conviction d’être en présence de musique qui pourrait aisément servir de B.O. pour films. Pas étonnant, puisque l’artiste a intitulé cet elpee « Les Magnifiques », en référence au long métrage réalisé par Philippe de Broca et sorti en 1973, dans lequel Jean-Paul Belmondo incarnait un écrivain, François Merlin en l’occurrence, qui s’identifiait au personnage central et rocambolesque de ses romans : un agent secret idéal.

Si les huit pistes instrumentales et atmosphériques de cet opus se distinguent par des variations multiformes nées de la rencontre entre musique classique, prog et post rock, certaines d’entre elles semblent s’inspirer du « Atom Heart Mother » de Pink Floyd, et notamment le début de « Magnifique V [L'usine sur la digue] », « Magnifique VI [Radio à l'opéra] » ainsi que « Magnifique IV [Callas à la mer] », rehaussées par les vocalises d’une soprano.

Page 55 sur 1352