L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
dEUS - 19/03/2026
News

Lucie : Pale Grey met la paternité en musique, et c'est dévastateur !

Écrit par

Pale Grey revient avec “Lucie” en interprétant la venue au monde d’un enfant dans un morceau low-fi et atmosphérique.

Le protagoniste raconte la venue au monde d’un enfant surprise. Des questions aux doutes, de la peur à l'inondation amoureuse, le narrateur  tangue d’un sentiment à l’autre en trouvant peu à peu un sens à cette épopée naissante.

Dans cette œuvre, le groupe tente de renouer avec ses origines musicales dans leur simplicité, leur spontanéité et leur fragilité pour coller au mieux au fond de cette histoire universelle, devenir père.

Ce titre évoque le meilleur de Boniver ou Withney. Il est à voir ici.

Jaguare Affair : un chien, une renaissance, un Vol. 1 qui claque

Écrit par

Derrière Jaguare Affair se trouve le projet d'Édouard Choupay (chant, guitare, écriture), qui s'entoure de Charles Pierre (basse, claviers, production) et Jordan Gury (batterie, claviers). En s'appropriant le nom de son chien Jaguare, Édouard Choupay amorce un nouveau départ, avec l'idée de faire peau neuve et de recentrer son projet autour de l'humain, de l'amour et de la confiance.

Formé en 2024 dans le Grand Est, Jaguare Affair navigue entre pop française élégante et lignes plus obliques, et développe un format à la fois accessible et légèrement à côté, quelque part entre chanson, rock et soul.

Après un premier EP éponyme remarqué en 2025, soutenu notamment par Radio France, le trio publiera le 26 juin son premier album. Intitulé Vol.1, ce premier long format regroupe le premier EP — salué par France Inter et  Coup de coeur FIP — auquel s'ajoutent plusieurs morceaux inédits, dont le single On s'aime comme on se hait.

Dans Vol.1, Jaguare Affair avance avec peu d'effets mais des choix nets. Derrière cette apparente simplicité, les textes jouent sur les décalages, les doubles sens, une forme d'ironie discrète qui traverse des thèmes pourtant directs comme l’amour, la perte ou encore les contradictions. On pense à un mélange de Bertrand Belin et Andy Shauf, traversé par la nonchalance de Mac DeMarco.

Le titre est à écouter ici.

Marie Klock et Anadol : deux amies, une manivelle, et un album qui tourne tout seul

Écrit par

Manivelles, le deuxième album de l’artiste sonore Anadol et de l’autrice-compositrice Marie Klock, s’inscrit dans une perspective différente de leur premier duo paru en 2024 ; là où La grande accumulation était née d’une rencontre fulgurante et bouillonnait d’un surréalisme débridé, Manivelles puise en profondeur dans le vécu d’une amitié rare. Son titre fait allusion à l’atmosphère de friction ludique dans laquelle créent les deux camarades férues de boîtes à musique.

Saluées par The Quietus qui voit en elles «un duo pop décalé dont chaque moitié pousse l’autre vers des sommets d’excentricité», Anadol et Klock produisent une drôle de mixture de musiques pop, kraut et folk aux arrangements parfois opulents. Une grande partie des instrumentaux a vu le jour dans les studios parisiens de David Sztanke, Antoine Bourachot et Irfane, dont elles ont picoré les machines extravagantes (Prophet-5, Jupiter-6, Space Echo, Pianet M…). Sur Sans toi, par exemple, le cliquetis mécanique du Pianet a non seulement été conservé mais amplifié pour nourrir le vague-à-l’âme de la mélodie.

Une deuxième salve d’enregistrements a eu lieu quelques mois plus tard dans le studio d’Anadol, à Istanbul. Là, le duo a pioché parmi son ample collection de claviers obscurs et d’échantillons sonores (enregistrements de bétail, essoreuse à salade en guise de drone…), méticuleusement tissés, subtilement saucissonnés.

Retour au parc. Les textes de Marie Klock, navigatrice de l’infime et du cosmique, devaient constituer la colonne vertébrale du disque. Mais des monceaux d’angoisses encombraient l’accès à sa voix – jusqu’à cette secousse sismique qui la fit jaillir, enfin, dans Symposium. Ecrit d’une traite, comme une parodie d’éditorial pompeux, et hurlé au micro, ce texte déclencha tous les autres. Henri, une berceuse répétitive pleine de tendresse adressée en patois à son grand-père, suivit comme un contrepoids.

Le premier single est en écoute en cliquant ici.

L’album fantôme de Graham Coxon enfin révélé !

Écrit par

Transgressive Records annonce la sortie, pour la toute première fois, d’un album studio solo inédit de Graham Coxon (Blur). Intitulé "Castle Park" et enregistré en 2011, cet album inédit sera disponible le 19 juin 2026 et s'inscrit dans le cadre d'une réédition complète du catalogue solo de Coxon, comprenant 9 albums studio et 3 bandes originales, qui s'étalera sur les 12 prochains mois.

Produit par Ben Hillier (Blur - Think Tank), "Castle Park" a été enregistré en 2011 dans le cadre des sessions d’"A+E" (2012). Initialement prévu comme la suite d’"A+E", la sortie a été reportée en raison des activités de Blur en 2012, avant que Coxon ne se consacre à d’autres projets.

"Castle Park" est un recueil de 10 titres qui s’inscrivent dans le son mod classique de l’artiste, avec le premier single « Billy Says » – un incontournable de longue date des concerts de Coxon – déjà bien connu des fans et désormais enfin disponible pour la première fois.

Billy Says est en écoute ici.

Mauro Pawlowski

L’amour durable de Mauro Pawlowski

Écrit par

Il y a un moment dans ‘Maintained Love’ où Mauro Pawlowski avoue qu’il court pour attraper un bus et se surprend soudain à penser à quelqu’un qu’il aime. Pas de dîner aux chandelles, pas de grand geste : juste un fantôme qui apparaît à des moments aléatoires, et la prise de conscience tranquille que cela suffit. C’est peut-être la chanson d’amour la plus désarmante de sincérité qu’il ait jamais écrite.

Aujourd’hui chez Unday Records, ‘Maintained Love’ (en écoute ici) est le nouveau single extrait de son prochain album ‘Unspectacular Times’, attendu le 19 juin. Là où d’autres morceaux du disque s’appuient sur des synthés imprégnés des années 80 et des lignes de basse entraînantes qui définissent l’album, celui-ci prend son temps. Chaleureux, un brin ironique, il dissimule au passage un clin d’œil au groupe punk britannique obscur The Homosexuals, bien en évidence.

‘Unspectacular Times’ est produit par Scorpio Twins aka Stéphane Misseghers (dEUS) et Bruno Coussée (Rheinzand), avec Brianne Dunne — batteuse de Daryl Hall & John Oates — présente sur cinq titres de l’album. Il s’agit à ce jour de la déclaration pop la plus aboutie de Pawlowski, signée par l’une des figures musicales belges les plus infatigables et collaboratives : un musicien dont la carrière traverse Evil Superstars, dEUS, le théâtre, la danse, le cinéma, et plus d’alter ego que la plupart des artistes n’ont d’albums.

‘Unspectacular Times’ sort le 19 juin chez Unday Records.

 

Editors

Le signal des Editors

Editors vient de partager un tout nouveau single, « Call It In », et annonce les dates de sa tournée 2027 au Royaume-Uni et dans l'Union européenne.

« Call It In » marque le retour musical du groupe depuis l’album studio « EBM » paru en 2022. Ce nouvel opus est issu de sessions d’enregistrement réalisées entre la sortie du premier ekpee solo de Tom Smith, « There Is Nothing In The Dark That Isn’t There In The Light », et les dates de concerts en cours. L'évolution a toujours été au cœur de la création des Editors à travers leurs sept long playings studio et « Call It In » donne un avant-goût du prochain chapitre de l'une des formations les plus appréciés du Royaume-Uni.   

À propos du single, le chanteur Tom Smith a déclaré : ‘Nous avons passé une grande partie de l'été 2025 reclus dans la campagne du Gloucestershire, à travailler sur des chansons tous ensemble dans une pièce, sous une configuration de groupe plus traditionnelle. « Call It In » est l’une des dernières chansons sur lesquelles nous avons travaillé. Il s’agit d’une chanson qui parle en réalité de demander de l’aide face à une angoisse existentielle, de trouver réconfort et consolation auprès d’un proche et d’échapper au bruit assourdissant de la vie moderne’.

Le titre, désormais disponible chez Play It Again Sam, s’accompagne d’un clip réalisé par Justin Lockey, le guitariste du combo.

Formé en 2002 après une rencontre à l'université de Birmingham, Editors a sorti sept albums studio qui se sont tous classés dans le top 10 au Royaume-Uni.

N'hésitant jamais à explorer musicalement différentes nuances et couleurs, le combo est devenu, au cours des vingt dernières années, l'un des plus appréciés et les plus acclamés du Royaume-Uni ainsi qu’à l'étranger.

Pour découvrir le nouveau single « Call It In », c’est

 

ASTARI NITE

ASTARI NITE transforme le négatif en énergie pop noire

Écrit par

Daté du 1er mai 2026, l’EP « Medications In Bloom » marque une nouvelle étape pour ASTARI NITE. Pensé comme une invitation à l’audace, le disque traverse des thèmes de glamour, de romance, d’autopréservation et de décadence, avec une idée directrice simple : se défendre, s’affirmer et ‘trouver du positif dans le négatif’. Le groupe encourage l’auditeur à rire plus fort, à oser davantage, à ouvrir des portes et à dire bonjour aux inconnus — une célébration de l’acceptation où, comme le résume le communiqué, « tout le monde mérite d’être aimé ».

Cette sortie s’accompagne du clip officiel de « Dry Shampoo X », nouveau morceau-phare qui illustre l’esthétique dark/glam alt du quatuor : un alliage de post-punk, new wave et rock alternatif, à la fois direct et sophistiqué. La vidéo prolonge l’univers cinématographique et nocturne d’ASTARI NITE, et confirme la capacité du groupe à faire cohabiter tension sombre et refrains accrocheurs.  Et il est disponible ici

 Le titre « Medications In Bloom » puise dans une histoire intime. Mychael Ghost, chanteur d’ASTARI NITE, raconte : ‘Ma mère ne va pas bien depuis un certain temps. Ma vie, depuis quatre ans et demi, se résume à des rendez-vous chez le médecin, des échanges avec les infirmières, l’achat de fleurs qui me font éternuer… Malgré tout, à chaque fois que son ordonnance est renouvelée, j’en suis rapidement informé. Un jour, j’ai reçu cette alerte rassurante et je me suis dit : YOUPI, “Medications In Bloom” à nouveau’. Une manière d’ancrer la notion de “floraison” dans un quotidien fragile, où la beauté et l’inquiétude se répondent.

« Medications In Bloom » est proposé en édition limitée CD et disponible sur l’ensemble des principales plateformes numériques à l’international. Dans la continuité, la formation indique vouloir démarrer l’enregistrement de son prochain album cet été, prolongeant une discographie en constante évolution.

Formé à Miami en 2013 par Mychael Ghost (chant) et Illia Tulloch (batterie), ASTARI NITE s’est stabilisé avec Howard Melnick (guitare, production) et Danny Ae (claviers/basse, production). Le combo s’est fait remarquer dès ses débuts, notamment après la sortie de « Stereo Walz »  et des apparitions marquantes (dont une première partie de Peter Murphy à Miami, puis le Wave-Gotik Treffen à Leipzig). Depuis, les sorties se sont enchaînées, entre EP et elpees, tout en affichant un goût prononcé pour la collision des genres : alternatif, post-punk, new wave, dark wave et synth rock.

Côté influences, la presse rapproche volontiers ASTARI NITE de références comme Clan of Xymox ou Placebo, tout en soulignant une signature propre, ‘cinématographique et occulte’. Sur scène, le groupe a partagé l’affiche avec de nombreux artistes (Peter Murphy, The Damned, Black Rebel Motorcycle Club, She Wants Revenge, Clan of Xymox, Cold Cave, Peter Hook and The Light, Psychedelic Furs, Modern English, Midge Ure/Ultravox, She Past Away, The Raveonettes…), renforçant sa place dans le circuit alternatif international.

 

Daniel Benyamin

La ‘ghost pop’ de Daniel Benyamin

Écrit par

Après « Eral Fun », Daniel Benyamin poursuit son aventure solo en publiant « Life After Music », un double album qui paraîtra le 15 mai 2026 via Ghost Palace Records/Cargo. Pensé comme une œuvre totale, le disque se déploie sur quatre faces thématiques — solitude, espace, vie, silence — et pose une question simple, presque vertigineuse : que devient la musique quand le silence disparaît ?

À l’heure des playlists infinies, du ‘bruit blanc’ des titres interchangeables et des morceaux générés par l’IA, Benyamin n’apporte pas de morale : il propose une expérience. « Life After Music » sortira physiquement uniquement sous forme d’album complet, tandis que sa version digitale se dévoilera par étapes — comme on tourne des pages. Une manière de ralentir, de se réapproprier l’écoute et de questionner notre rapport à la musique devenue simple fond sonore.

Composé dans un studio isolé au pied du mont Olympe — un refuge baptisé ‘Dolphin Palace’ — l’opus commence par des vignettes pop concises, accrocheuses et subtilement expérimentales, avant de se dissoudre peu à peu : les grooves s’éloignent, les couleurs se délavent, le volume devient silence. Au cœur du projet, la solitude et le retrait ne sont pas des signes de renoncement, mais une recherche d’espace et de clarté.

Premier extrait, « Holding Hands » s’accompagne d’un clip réalisé, filmé et monté par Laura Straubel. Le morceau donne le ton : une pop-song lumineuse en surface, traversée par une inquiétude sourde, qui interroge l’intimité à l’ère de la saturation numérique. Et il est à voir et écouter ici 

Au-delà du disque, Daniel Benyamin prolonge sa réflexion dans le réel : il a cofondé la Ghost Palace Artist Society, une initiative en faveur d’un revenu de base universel pour les artistes. Une dimension sociale qui résonne avec un parcours hors cadre : ex-membre de Sea + Air et Jumbo Jet, auteur de plus de 2 000 concerts dans 35 pays, il façonne depuis l’adolescence des passerelles entre la mélancolie de Bach, les angles de la new wave et des textures synthétiques qu’il revendique sous le nom de ‘Ghost Pop’.

« Life After Music » paraîtra ce 15 mai 2026.

Chanel Beads

Le jour de Chanel Beads viendra

Écrit par

Chanel Beads — le projet new-yorkais de Shane Lavers — sortira son deuxième album, « Your Day Will Come », ce 26 juin. Un titre qui surprend au premier regard : l’artiste avait déjà baptisé ainsi son elpee en 2024. Mais pas question de ‘partie 2’ ni de relecture : il s’agit d’un tout nouveau corpus, né de sessions ultérieures et d’une phrase qui, au fil de l’écriture, a pris une nuance plus ambivalente. Derrière l’affirmation se cache une question insistante — ton jour viendra-t-il, à quoi ressemblera-t-il, et comment en être certain ? — une tension entre certitude et doute qui irrigue tout le disque.

Pour accompagner l’annonce, Chanel Beads dévoile « Song for the Messenger », première porte d’entrée dans cette nouvelle phase. Écrite alors que Lavers s’installait dans un quotidien de musicien à plein temps, la chanson condense cette impression d’être anesthésié par un monde ‘absurdement cruel’, laissant les pensées rebondir puis se figer. Lavers résume le vertige avec une lucidité mordante : ‘Cette chanson se moque de moi. Comme si tu regardais par-dessus ton épaule en marchant vers le bord d’une falaise’. Et il précise l’intention visuelle : ‘Le clip parle de l’absence de peur’ (à voir et écouter ). 

« Your Day Will Come » marque aussi un tournant sonore : davantage de parties originales, davantage de musicien·ne·s, et une écriture plus structurée sans renoncer à l’étrangeté qui fait la signature de Chanel Beads. L’opus a été façonné dans le petit studio de Lavers à Brooklyn, presque nu, avec des enceintes placées au plus près — au point, raconte-t-il, de sentir l’air à chaque impact de grosse caisse. Il y applique une forme de pragmatisme instinctif (‘si ça marche, ne touche à rien’), enregistrant avec le micro disponible et construisant la chanson à partir de cette prise. Le violoniste Zachary Paul y occupe une place plus importante, tandis que la voix diaphane de Maya McGrory traverse à nouveau le disque. Des moments partagés entre ami·e·s ont aussi mené à des contributions de Tchad Cousins (Urika’s Bedroom), Mari Maurice (More Eaze), Anastasia Coope, Bella Litsa et Isaac Eiger (Threshold).

Sur le fond, Lavers avance par fragments : des paroles faites de questions ouvertes, de souvenirs qui se dérobent et de scènes à la logique presque onirique. Il s’intéresse particulièrement à la coexistence du nihilisme et de l’amour — ‘On a l’impression que l’un devrait anéantir l’autre, mais ce n’est pas le cas’ — et à cette capacité qu’a l’émotion de se transformer quand on la serre trop fort, jusqu’à la transcendance. Entre liminalité, auto-hantise et spectres de pertes précises, « Your Day Will Come » dessine un espace où l’intime se cogne au monde extérieur, et où la certitude se fissure au moment même où elle s’énonce.

Installé à New York depuis 2022, Shane Lavers s’est d’abord fait remarquer en ligne grâce à des titres comme « Ef » et « True Altruism », avant que Chanel Beads ne passe des concerts en maisons et shows improvisés dans des tunnels ferroviaires abandonnés à des scènes bien plus vastes — jusqu’à assurer des premières parties pour Lorde lors de sa récente tournée nord-américaine en arénas.Sur ce nouveau long playing, Chanel Beads confirme une montée en puissance : plus collectif, plus incarné, mais toujours travaillé par ce même trouble — celui d’un futur qui se referme lentement comme une fenêtre, et d’une question qui insiste.

Flowers Too : Dorian Pimpernel en pleine éclosion !

Écrit par

Dorian (inspiré par le mode dorien de la Grèce antique) Pimpernel (mot anglais pour une fleur : le mouron) revient avec un deuxième album inespéré, qui prolonge, développe et enrichit l’esthétique pop moderniste du quintet.

Dorian Pimpernel aime les fausses pistes, les chausse-trappes et les chansons à tiroirs, et si ces nouveaux morceaux obéissent plus volontiers au format pop classique – couplets qui posent une atmosphère, une narration, refrains qui explosent, qui emportent – ils ouvrent sans cesse des chemins perpendiculaires, ou verticaux, sur les intros (celle de Oruga Encantada, une séquence de synthétiseur rappelant le Zuckerzeit de Cluster), les ponts (un break dub-exotica ralenti sur Twisted Charm Honey), les outros (celle de Chlorine Fumes, partant en groove kraut-funk à la Stereolab, ou de Circular Rites, quasi prog avec ses notes solennelles de piano martelés). Et quand la voix haute et blanche de Jérémie Orsel ne flotte pas sur des pop songs volontiers accrocheuses, des instrumentaux laissent libre cours aux velléités exploratrices du quintet : vers l’espace avec Sur la lune, écrit pour une bande originale du Voyage dans la lune de Georges Méliès, ou inventant un pont entre Düsseldorf et Canterbury sur Brücke (une pedal steel lui ajoutant un petit côté Nashville inattendu).

En 11 morceaux, Dorian Pimpernel ravive le geste symphonique pop, la beauté des simulacres, l’idéal porté par la mélodie, aussi dissonants et inquiétants que soient les bruits du monde.

Un extrait à découvrir ici.

Page 4 sur 558