Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Beans (Australia)

Le souvenir de Beans…

Le groupe de garage-psych issu de Geelong/Melbourne, Beans (mené par Matt Blach, batteur des Murlocs), vient de partager « Remember », le troisième et dernier single extrait de son nouvel album « Less Louder », dont la sortie est prévue pour 11 septembre chez Fuzz Club.

Alliant des influences de pop psychédélique, de surf et de doo-wop, le prochain elpee se caractérise par des mélodies légères et profondément entraînantes ainsi que par des sonorités jangle brumeuses, mettant en avant une production plus douce, davantage axée sur le piano et plus acoustique. Faisant suite aux récents singles « Resister » et « My Room », le nouveau titre « Remember » est un autre morceau envoûtant, kaléidoscopique et accrocheur.

Écrit et enregistré à peu près à la même période que son prédécesseur, « Boots N Cats » (2024), « Less Louder » en est le pendant plus doux et décontracté. Alors que le premier des deux long playings sur lesquels Blach s’est attelé dans son studio de garage DIY pendant la pandémie était un ensemble de grooves garage-psych rythmiques imprimés par la batterie, « Less Louder » est un opus enivrant, axé sur les harmonies, qui s’inscrit résolument dans la catégorie ‘Sunday Afternoon’, comme le déclare Blach.

Alors que sur le premier des deux albums, Blach jouait lui-même tous les instruments, la formation complète des Beans est de retour ici : Blach s’occupe de la composition et d’une grande partie du chant, de la guitare et de la batterie, tandis qu’il est accompagné par ses camarades Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

‘Nous avons opté pour un style beaucoup plus folk et décontracté sur « Lockdown Sessions 2’, se souvient Blach : ‘Même si « Less Louder » a été enregistré à peu près à la même période que « Boots N Cats », il est beaucoup plus décontracté en comparaison. Nous sommes ravis de partager des directions différentes et une nouvelle intimité, pour ainsi dire. L’ambiance de ces morceaux a changé, avec des sonorités plus douces. Au niveau des paroles, les chansons s’inspirent de l’époque à laquelle elles ont été écrites. Certaines parlent d’amour, d’autres de solitude, d’autres encore de souvenirs, de sommeil ou de se cacher.’

À propos du nouveau single, Blach explique : ‘« Remember » est une chanson qui évoque les souvenirs, l’enfance et le passage à l’âge adulte. En racontant des histoires du passé et en discutant avec des aînés, d’hier et d’aujourd’hui, de leurs moments les plus chers, je trouve incroyable à quel point la vie d’un enfant est différente de celle que j’ai connue quan

Le nouveau single, « Remember », est en écoute là

Laurent De Prins

Laurent De Prins livre un combat, la voix douce et le poing levé

Écrit par

Laurent De Prins, auteur-compositeur-interprète bruxellois de 27 ans, est passionné de musique depuis son plus jeune âge. Adolescent, il écoute Shawn Mendes et Enrique Iglesias, qui lui donnent envie de prendre ses premiers cours de chant à 14 ans et de guitare à 16 ans.

Trouvant dans l'art un fantastique moyen d'expression, Laurent développe ses talents artistiques et poursuit des études supérieures de graphisme et d'infographie. Mais c'est surtout dans l'écriture et la composition qu'il trouve le moyen d'exprimer ses émotions avec sincérité et profondeur. 

Ses chansons, à la croisée de la pop, de la folk et de la pop-rock, se distinguent par des mélodies aériennes et des textes introspectifs. Laurent y aborde des thèmes universels : la résilience, la quête de soi, l'amour et la force intérieure. Chaque titre reflète un pan de son parcours personnel, transformant ses expériences en messages d'espoir et de courage. 

Son premier EP réunit 6 titres portés par une voix à la fois douce et affirmée qui mêlent émotion brute et simplicité mélodique. Ils racontent la bataille personnelle que chacun mène contre ses peurs, ses fragilités ou les épreuves qui jalonnent une vie. Ces titres parlent à tous ceux qui se sont déjà sentis déstabilisés, fragilisés… mais qui ont choisi de tenir bon.

Musicalement, cet EP s’inscrit dans une pop actuelle, accessible, à la croisée des influences de Shawn Mendes, Ed Sheeran ou Lewis Capaldi.

Fighter est à l'image de son auteur : combatif et sensible.

Fighter, un hymne à la persévérance.

A écouter ici.

Auren

L’art de garder sa matrice sous les cicatrices, selon Auren

Écrit par

« Éviter la chute, craindre la rechute, garder ma matrice sous les cicatrices », chante Auren sur Record, pièce maitresse de son nouvel album Réciproque, où le temps long du diagnostic et de la guérison se retrouve dans le champ lexical de la course et de la médecine.

Chez Auren, dont le timbre cristallin est aussi victorieux que le piano qui le (trans)porte, les faux-semblants n’ont plus leur place. Elle avait besoin de faire ce parallèle entre le trail et le parcours douloureux de la PMA, la condamnant à être une femme « nullipare ». Incomplète, donc, dans l’inconscient collectif.

La lumière, elle la trouve en courant de longues heures en montagne. Pratiqué quotidiennement, le trail (qui la conduit jusqu’à prendre des dossards pour des courses) met son corps au service du mental. Plus facile, que de subir, perfusions, opérations et violence gynécologique.

Écho d’un sujet très intime, Auren nous livre un titre singulier qui affirme, malgré une endométriose galopante, maladie récemment déclarée cause nationale, son goût de vivre, intense et contagieux.

Un extrait ici.

Dinosaur Jr.

Là-bas, près de Dinosaur Jr.

Écrit par

Dinosaur Jr. sortira son nouvel opus le 28 août via Jagjaguwar. Pour accompagner cette annonce, le trio a partagé ‘Several Got Away’, premier extrait doté d’un clip réalisé par Guy, sous la forme d’une fantaisie champêtre étrange, pince-sans-rire et fidèle à l’univers visuel décalé de la formation.

Ce disque constitue le sixième long playing publié depuis la reformation de Dinosaur Jr. il y a vingt ans, ainsi que son premier véritable recueil de nouveaux morceaux depuis Sweep It Into Space. Enregistré lors de sessions courtes et intenses au Bisquiteen Studio d’Amherst, There Near rassemble le noyau historique du combo : J Mascis à la guitare et au chant, Lou Barlow à la basse et au chant, puis Murph à la batterie. Ken Mauri y ajoute quelques touches de piano et d’orgue.

Selon J Mascis, le son de guitare rugueux du disque tient beaucoup à un ampli Mesa Boogie MK 1 des années 70, retenu pour renouer avec l’énergie brute des débuts du trio. Fidèle à sa méthode, le musicien conserve une part de mystère dans ses textes et privilégie les mots qui sonnent juste plutôt qu’une signification trop explicite.

Entre riffs massifs, énergie électrique et tension mélodique mêlée au fracas noise, There Near ouvre un nouveau chapitre dans la discographie de Dinosaur Jr. La formation défendra ce disque sur les planches lors d’une tournée nord-américaine prévue à l’automne. Le clip de ‘Several Got Away’ est à découvrir ici

Beans (Australia)

Beans baisse le son

Écrit par

Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir là.

 

 

Tramhaus

Les ampoules de Tramhaus

Tramhaus vient de sortir le premier single issu de son deuxième album, « Blister », qui paraîtra le 9 octobre. Il fait suite à « The first exit ». Le titre entraînant « Plovdiv » a été composé dans une salle de répétition de cette ville bulgare, lors d’une journée de repos pendant une tournée en Bulgarie et en Turquie.

Les périples incessants du groupe rotterdamois ont permis, outre des concerts aux quatre coins du continent – de Lisbonne à Tallinn et de Tromsø à Istanbul –, de se constituer un vaste réseau international. Tout comme Tramhaus privilégie les relations organiques avec des agences indépendantes pour ses réservations, le combo a également choisi, pour la sortie de son deuxième elpee, de collaborer avec des labels partageant les mêmes valeurs, qui assureront la promotion de l’opus sur leurs propres territoires.

La formation a également présenté une tournée de promotion de plus de soixante dates. Une semaine après la sortie, Tramhaus partira pour une tournée de dix jours au Royaume-Uni, en première partie de ses amis du quintette irlandais Gurriers.

Le groupe a déclaré à propos du single : ‘« Plovdiv » raconte nos expériences en tournée et rend hommage aux personnes et aux lieux que nous découvrons en chemin – un réseau d’amis à travers le monde. Mais c’est aussi une histoire sur la santé mentale en tournée, sur la façon de gérer une intensité constante et d’accepter la perte de contrôle’.

Le nouveau single « Plovdiv » est en écoute là

 

Laura Cahen

Laura Cahen : Side by Side, l'autre côté de la solitude

Écrit par

Laura Cahen s’entoure de Shura et de sa slow-burning synth-pop londonienne; de Hand Habits, magique singer-songwriter californien.ne; de This is the Kit, connue pour ses disques de folk alternatif, qui chante ici en français de sa voix chaude et pleine; de la productrice et songwriteuse magnétique Saint Saviour, originaire de Teeside en Angleterre; et de la voix pure de Josephine Stephenson.

Dans « side by side », Laura Cahen et ses invité.e.s abordent la question du départ forcé ou volontaire - avec inquiétude mais aussi beaucoup d’espoir - et l’impuissance face à la guerre et aux maux de notre époque. En dessous des images poétiques, elle parle d’écologie, de féminisme et d’homosexualité.

Navigant sur des boucles répétitives, des pickings de guitares qui lui sont propres ainsi que des arrangements de cordes subtils, les envolées mélodiques contrastent avec des sons synthétiques qui deviennent parfois apocalyptiques, laissant place à un renouveau incarné par la douceur naïve d’un canon a cappella.

Enregistrés et réalisés avec la même équipe - la compositrice et arrangeuse franco-anglaise Josephine Stephenson (Ex:Re, Damon Albarn, Arctic Monkeys) et le producteur anglais Mike Lindsay (LUMP, Tunng) - à Margate (UK), ces morceaux viennent compléter le concept album « de l’autre côté » et racontent eux aussi des fragments de l’histoire : deux femmes tentent d’échapper à ce monde devenu fou pour vivre leur histoire d’amour.

Ces 5 titres aux collaborations internationales ajoutés aux 10 chansons du disque initial forment « de l’autre côté - side by side ». Au cinéma, ce serait le director’s cut.

Toute l'eau qui coule est en écoute ici.

Mauro Pawlowski

L’amour durable de Mauro Pawlowski

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Il y a un moment dans ‘Maintained Love’ où Mauro Pawlowski avoue qu’il court pour attraper un bus et se surprend soudain à penser à quelqu’un qu’il aime. Pas de dîner aux chandelles, pas de grand geste : juste un fantôme qui apparaît à des moments aléatoires, et la prise de conscience tranquille que cela suffit. C’est peut-être la chanson d’amour la plus désarmante de sincérité qu’il ait jamais écrite.

Aujourd’hui chez Unday Records, ‘Maintained Love’ (en écoute ici) est le nouveau single extrait de son prochain album ‘Unspectacular Times’, attendu le 19 juin. Là où d’autres morceaux du disque s’appuient sur des synthés imprégnés des années 80 et des lignes de basse entraînantes qui définissent l’album, celui-ci prend son temps. Chaleureux, un brin ironique, il dissimule au passage un clin d’œil au groupe punk britannique obscur The Homosexuals, bien en évidence.

‘Unspectacular Times’ est produit par Scorpio Twins aka Stéphane Misseghers (dEUS) et Bruno Coussée (Rheinzand), avec Brianne Dunne — batteuse de Daryl Hall & John Oates — présente sur cinq titres de l’album. Il s’agit à ce jour de la déclaration pop la plus aboutie de Pawlowski, signée par l’une des figures musicales belges les plus infatigables et collaboratives : un musicien dont la carrière traverse Evil Superstars, dEUS, le théâtre, la danse, le cinéma, et plus d’alter ego que la plupart des artistes n’ont d’albums.

‘Unspectacular Times’ sort le 19 juin chez Unday Records.

 

Fantôme de Beaulieu

L’attitude passive/agressive de Fantôme de Beaulieu

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La personnalité passive-agressive (en français dans le titre) est en chacun de nous. Elle peut susciter un désir de vengeance, de rébellion en rapport à un traitement subi. Le premier titre de Fantôme de Beaulieu est à vous !

Après plusieurs années de maturation, le projet rock Fantôme de Beaulieu — qui hante l’esprit de Julien Bouchard depuis longtemps — prend enfin vie. Figure bien connue de la scène pop depuis plus de dix ans, l’artiste vosgien renoue ici avec l’énergie brute de son adolescence, marquée par l’influence de Nirvana, Sonic Youth et des soirées ‘120 Minutes’ sur MTV.

Appuyé par des guitares massives et une tension post‑grunge, le premier titre du groupe révèle parfaitement l’alchimie entre puissance rock et sens mélodique. La vidéo qui l’accompagne en témoigne : un univers direct, sans fioritures, où l’on découvre la formation dans toute sa sincérité et son intensité. Un excellent aperçu de la direction artistique du projet et de ce que Fantôme de Beaulieu prépare pour les mois à venir.

Le clip est disponible là

Sur scène comme en studio, Julien Bouchard s’entoure de trois musiciens fidèles :  Mathieu Battu, à la basse, William Dubois, à la deuxième guitare et Olivier Bredard, à la batterie

À quatre, ils délivrent une énergie rock alt/post‑grunge où les riffs tendus se frottent à des mélodies plus pop. Une première démonstration prometteuse avant la sortie d’un EP attendu avant le printemps.

The Haunted Youth

Les larmes de The Haunted Youth

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Après le succès de leur premier album, « Dawn Of The Freak », The Haunted Youth sortira leur second, « Boys Cry Too, ce 8 mai 2026 via Play It Again Sam. Le projet mené par Joachim Liebens, né à l’origine comme une aventure solo, dévoile également un premier extrait, « deathwish », en collaboration avec l’artiste d’Orlando Max Fry.

Sur « Boys Cry Too », Liebens opère un virage plus frontal et émotionnel. Loin de la délicatesse bedroom-pop de leurs débuts, le groupe propose ici un son plus brut, mêlant mélodies fragiles, distorsions abrasives et intensité explosive. L’elpee s’ouvre sur « in my head », une pièce de huit minutes, et se clôture par « ghost gir », marquant un voyage sonore sans retenue.

‘J’étais un gamin sur ‘Dawn Of The Freak »’, confie Liebens. ‘Tout sonnait comme des comptines, fragile, enfantin… Et maintenant, je suis plein d’angoisse et je défonce les portes ».

Le disque explore une large palette d’émotions, oscillant entre colère, paranoïa et vulnérabilité assumée. La première moitié reflète l’image du garçon au cœur brisé, muré dans l’agressivité ; la seconde révèle une sensibilité plus intime. Liebens souhaite célébrer la vulnérabilité des hommes et des garçons plutôt que d’en faire un stigmate.

Musicalement plus organique, « Boys Cry Too » met en avant batteries et guitares live, reléguant les synthés éthérés de leurs débuts au second plan. Le titre « castlevania » est décrit par Liebens comme le triangle parfait entre Nirvana, Alice In Chains et « Loveless » de My Bloody Valentine ». Si l’opus regorge de guitares saturées, ses influences tirent étonnamment vers le hip-hop, notamment Lil Peep, dont l’approche lyrique directe a inspiré Liebens.

Malgré cette intensité, le long playing laisse respirer l’auditeur : Liebens souhaite que chacun puisse projeter sa propre histoire dans les morceaux, nés de sa propre douleur mais pensés pour résonner universellement.

Devenus en quelques années l’une des sensations indie rock belges les plus remarquées, The Haunted Youth ont conquis un public international grâce à leur son dream pop vaporeux. Leur premier album a été salué par Rolling Stone France et KEXP, tandis que le groupe enchaîne les tournées à travers l’Europe et s’impose sur les scènes de Rock Werchter, Pukkelpop, Sziget ou Lowlands.

En gravant « Boys Cry Too », la formation semble prêt à franchir une nouvelle étape dans son ascension.

Le clip de « deathwish »  est disponible ici

 

Anna von Hausswolff

Cérémonie chamanique ou rituel alchimique de purification ?

Quel chemin parcouru pour Anna von Hausswolff ! Depuis ce concert en septembre 2013 au Théâtre Américain, en première partie de Wire, où la Belgique l'avait découverte. L'artiste suédoise est aujourd'hui devenue une des figures de proue de la musique alternative et ce, à l'échelon international. Ce soir, elle vient défendre son nouvel opus et le Trix est comme un chaudron qui bruisse dans l'expectative d'un moment magique.

Il revient à Rylander Löve d’ouvrir le bal. Cette saxophoniste et compositrice, également suédoise, milite au sein du groupe qui accompagne Anna sur scène. Au cours de sa prestation, elle explore les frontières entre le jazz, l'improvisation, la musique électronique et la pop expérimentale. Ses paysages sonores sont complexes et mélangent des éléments tant acoustiques qu'électroniques. Une musique riche, affranchie des conventions, qui ouvre les sens et stimule l'esprit. Une excellente ‘mise en bouche ! ‘ (Page ‘Artistes’ ici)

L'arrivée d'Anna von Hausswolff transforme l'atmosphère, la faisant passer de l'apesanteur à une intensité bouleversante. Décrire cette musique relève de la gageure. L'art-pop s'y mélange aux accents gothiques, aux atmosphères ambient/prog et aux rythmes tribaux, le tout baigné dans un esprit boréal et une profondeur quasi mystique.

L'écrasante majorité des titres de la setlist sont tirés de l'album “Iconoclasts”, sorti en octobre 2025. Cette œuvre colossale et sombre prend une dimension encore plus immense en 'live'. Sur les planches, Anna trône sur un podium, flanquée de ses synthés et d'un instrument étrange, monté sur pied. On dirait une harpe de cristal, mais c'est en fait un 'cantiga organetto’, un harmonium à tubes dont elle joue avec la main droite, tandis que la main gauche actionne le soufflet. C'est en voyant une Belge, Catalina Vicens, en jouer qu'Anna est tombée amoureuse de cet instrument.

Dans le premier titre, “Consensual Neglect”, un instrumental ambient expérimental, c'est le saxophone de Rylander Löve qui ouvre les hostilités. Pendant près de 3 minutes, l'instrumentiste construit des loops de sons qui forment un véritable mur sonore, au-dessus duquel les autres musiciens viennent poser leurs arabesques, le tout culminant dans un paroxysme final impressionnant.

Caractérisé par ses accents solennels, “Facing Atlas” permet au public de découvrir la voix d'Anna von Hauswolff. Planant très haut dans les aigus, elle est puissante et incroyablement claire. Affûtée comme un glaive, elle transperce aisément le voile des autres instruments pour venir toucher le spectateur au plus profond de son âme. Des moments de pop inattendus surgissent, notamment lorsque le concert s'attarde sur “Stardust”, où une douce mélodie plane comme un voile fantomatique au-dessus des têtes. D'autres morceaux, comme "Aging Young Women", offrent une beauté délicate et poignante qui plonge la salle dans un silence absolu.

L'artiste va sur ses 40 ans mais, en ‘live’, elle apparaît encore comme une jeune adolescente, fragile, la queue de cheval de sa chevelure blonde virevoltant au rythme de ses mouvements. Le premier moment phare du concert est atteint grâce à un tour de force : “The Mysterious Vanishing of Electra”, extrait de “Dead Magic”, considéré comme son meilleur opus. Anna descend de son podium, se place au-devant de la scène et entame à la guitare électrique le premier accord en mi mineur de cette composition hallucinante. La rythmique est tribale et les fans entament un headbang lent et cérémonial. La puissance des arrangements évoque évidemment Swans, une formation dont Anna a souvent assuré la première partie. La voix de la belle valkyrie est ici envoûtante, alternant entre une noirceur presque infernale et la plus éclatante des lumières. On assiste à une cérémonie chamanique, un rituel alchimique de purification et l'auditoire frissonne tant l'émotion est palpable.  

Mais ce n'est pas fini ! Il y a encore cette terreur, “Ugly and Vengeful”. Dépassant les 16 minutes, le morceau donne l'impression de sombrer lentement dans la folie, une descente inexorable portée par des percussions qui martèlent et de vastes nappes d'orgue. La voix de von Hausswolff, incantatoire, rappelle par moments celle de Lisa Gerrard. Elle oscille entre dévotion et pure démence. L'intensité est bouleversante. La puissance sonore est tout simplement stupéfiante. Orgue, synthétiseurs, basse et batterie tonitruante s'entrechoquent en vagues déferlantes. Un final qui fait littéralement vibrer la coque métallique du Trix.

Le rappel nous permet de redécouvrir “Funeral For My Future Children”, un titre au rythme de valse datant de 2012, interprété "pour les anciens fans". Comme “Facing Atlas”, c'est une marche funèbre, qui évoque “Atmosphere”, de Joy Division. Enfin, “Struggle With the Beast”, traversé par son riff répétitif au saxophone, clôture en apothéose ce concert simplement... époustouflant. En ce 30 janvier, la messe est déjà dite : on vient déjà d'assister au meilleur concert de 2026...

Playlist :

Consensual Neglect
Facing Atlas
The Mouth
The Whole Woman
The Iconoclast
An Ocean of Time
The Mysterious Vanishing of Electra
Stardust
Aging Young Women
Ugly and Vengeful

Rappel :
Funeral for My Future Children
Struggle with the Beast

Crédits photos :

Willem Schalekamp
Niko Schmuck

(Organisation : Trix)

 

Slaughter to Prevail

Slaughter To Prevail + invités, « The Grizzly Winter Tour 2026 », Ancienne Belgique, Bruxelles le 14 janvier 2026 - Photos

Écrit par

Slaughter To Prevail est revenu en Belgique ! Le mercredi 14 janvier 2026, les maîtres russes du deathcore ont débarqué à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, dans le cadre de leur redoutable « The Grizzly Winter Tour 2026 ». Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont amené avec eux deux véritables poids lourds en première partie : Dying Fetus et Suicide Silence.

Connus pour leur son impitoyable et la voix bestiale de leur frontman Alex Terrible, Slaughter To Prevail est devenu l’un des groupes les plus marquants de la scène metal extrême. Leur prestation au Graspop Metal Meeting l’an dernier a été un immense succès et a prouvé une fois de plus que le groupe est à son apogée en live.

La tournée est entièrement consacrée au nouvel album « GRIZZLY », sorti en juillet 2025.

Une tempête musicale inédite mêlant anciens et nouveaux morceaux, riffs survoltés et une dose brute d’agressivité.

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Slaughter To Prevail

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8944-slaughter-to-prevail-14-01-2026?catid=category

Dying Fetus 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8945-dying-fetus-14-01-2026?catid=category

Suicide Silence

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8946-suicide-silence-14-01-2026?catid=category

(Org : Biebob en collaboration avec Live Nation @AB)

John Maus

Comme une prière qui transforme la synth-pop en art sacré…

John Maus est un musicien véritablement énigmatique. S'inscrivant globalement dans le courant synth-pop, il est parvenu à transformer un minimalisme glacial en moments de grâce authentique au fil de sa carrière, débutée en 2006.

Sa musique est souvent décrite comme rétrofuturiste grâce à l'utilisation de boîtes à rythmes et de sonorités de synthétiseurs typiques des années 80, mais ses morceaux possèdent également une qualité cinématographique, l'émotion étant suscitée par des lignes de basse entraînantes, des arpèges planants et, bien sûr, sa voix envoûtante de baryton.

Ce soir, au Trix, à Anvers, le musicien et compositeur américain vient présenter en ‘live’ son œuvre la plus puissante à ce jour : “Later Than You Think”. Publié sur le label Young (FKA twigs, The xx, Sampha), l'album explore les thèmes de la justice, de la confession, de la renaissance, de la transformation et du combat spirituel, un espace liminal où la musique alternative rencontre l'art-pop, l'émotion brute et la profondeur intellectuelle.

Dans la pénombre bleutée du Trix, John Maus apparaît comme un spectre venu d’un futur antérieur. Pas de salutation, pas de sourire. Un ordinateur portable, un second appareil, un micro. Rien d’autre. Les miroirs qui, à Londres, fracturaient son image en mille reflets sont absents ici. Seule la lumière crue, chirurgicale, découpe la silhouette d’un homme déjà trempé – non par la chaleur, mais par l’effort d’un rituel qui tient plus de l’exorcisme que du concert.

Dès les premières mesures, “My Whole World’s Coming Apart” et “Because We Built It” s’élèvent comme des psaumes post-modernistes. Sa voix, saturée de réverb, gronde tel un sermon dans une cathédrale désaffectée. Il ne chante pas : il conjure. Jambes rivées au sol, il se plie en révérences frénétiques – comme un headbang – puis bondit, hurle, se frappe la poitrine. Entre deux morceaux, un rapide clic sur le laptop, et la transe reprend.

Pop star et philosophe, John Maus transforme le minimalisme en spirituaité. Son doctorat en sciences politiques (Hawaï) et sa formation en musique expérimentale (CalArts) ne sont pas des ornements : ils irriguent chaque note. La synth-pop devient un art sacré. Les basses roulent comme des orgues, les arpèges planent comme des vitraux sonores, et sa voix hantée, scelle le pacte.

La setlist oscille entre les classiques (“…And the Rain”, repris en chœur) et les nouveaux hymnes. Les nappes de synthé, presque secondaires, servent de toile à une performance corporelle qui défie la gravité. Maus pose le micro, entame une chorégraphie de boxe – uppercuts dans le vide, esquives rageuses. Le public, d’abord figé, hurle avec lui. “Time to Die", "Keep Pushing On", "Bennington” : le tempo s’emballe. L’artiste scande ‘against the law’, comme un mantra insurrectionnel, pendant “Cop Killer”. Puis, il exécute des pompes, suivies de “burpees” Vingt, trente. Une véritable performance.

“Pets” clôt le set principal dans une explosion de lumières stroboscopiques. Il quitte la scène sans un mot. La musique continue, fantomatique. Les cris fusent. Il revient. “Adorabo” s’élève, comme un chant grégorien, suivi de “Believer”, qui marque la déflagration finale. Pas un ‘au revoir’. Juste les mains levées, lentement, vers chaque coin de la salle. Remerciements muets. Rideau.

John Maus n’a pas besoin de parler. Son corps, sa sueur, sa vibration, ses cris forment son lexique. Comme une urgence. Comme une prière.

En ouverture, Maximilian Tanner, ex-BlackWaters, a déployé une synth-pop onirique, plus douce, plus vaporeuse. Originaire d’Essex, il vient d'entamer une carrière solo qui séduit déjà l'Albion et l’Europe. Une belle découverte ! (Page artistes là).

Pour en savoir plus sur John Maus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio WAVES, au cours de laquelle John a abordé des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici ou alors plongez sur la page ‘Artistes’ qui lui est réservée en cliquant sur son nom en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

(Merci à Alice Blake et à Stéphanie G. - Photo par Alice Blake)

Setlist :

My Whole World's Coming Apart
Because We Built It
No Title (Molly)
Decide Decide
...And the Rain
Came & Got
Rights for Gays
The Combine
Streetlight
Time to Die
Do Your Best
Disappears
Keep Pushing On
Bennington
I Hate Antichrist
Just Wait Til Next Year
Cop Killer
Pick It Up
Pets

Rappel :
Adorabo
Believer

(Organisation : Trix)

 

Marie-Laure Béraud

Certains jours, Marie-Laure Béraud

Écrit par

Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.

Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.

Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.

Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.

Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute là

 

 

Choses sauvages

Et de trois pour Choses sauvages

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Irrévérencieux et explosifs, les concerts de Choses sauvages revêtent une atmosphère électrisante inimitable.

Réputés pour être de véritables bêtes de scène, les membres du groupe, mené par l'incandescent chanteur/guitariste Félix Bélisle (La Sécurité), se font un devoir de mettre le feu à n'importe quelle scène, offrant un set hypnotique, cardiaque, et plus dansant que jamais.

Dans « Choses Sauvages III », son dernier album, le quintet montréalais navigue entre des influences post-punk, disco, new wave et krautrock pour livrer une production dansante, complexe et sur tension.

« Choses Sauvages III » constitue l’opus de la formation qui réduit considérablement la distance entre l'auditeur et l'artiste. On vous propose un disque intimiste, aux sonorités crues et live, où on vous invite à faire partie de l'enregistrement. Empruntant tantôt au post-punk, tantôt au krautrock, cet elpee parfois dissonant, reflète une énergie pubescente à la fois violente et bienveillante. On y aborde des sujets propres à notre époque dysfonctionnelle. Une réflexion modeste vis-à-vis notre place au milieu des guerres, du contexte géopolitique, de l'intelligence artificielle et de la croissance personnelle).

La vidéo de « En joue » est à voir et écouter là

 

 

Laura Cox

Biberonnée au blues et au heavy rock vintage…

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En quelques années à peine, Laura Cox s’est imposée sur la scène musicale. Considérée comme l’une des chanteuses-guitaristes les plus en vue du rock français, grâce à ses deux premiers albums « Hard Blues Shot » (2017) et « Burning Bright » (2019), elle peut s’enorgueillir de s’être produite lors des plus grands festivals européens (Hellfest, Pol’and’Rock, etc.) et d’avoir participé à la célèbre émission allemande consacrée au rock, Rockpalast.

Ce jeudi 13 février, elle est programmée au Zik-Zak, à Ittre, soutenue par un backing group au nouveau line-up, puisque le guitariste Mathieu Albiac a été remplacé par un claviériste. Une belle occasion d’évaluer ses compos sous un angle neuf, sur les planches. D’autant plus que son nouvel opus devrait sortir bientôt et qu’inévitablement, elle va nous en proposer des extraits. Et le concert est sold out.

Le drummer, le claviériste et le bassiste entament « Freaking Out Loud », un extrait du second long playing, « Burning Bright », en attendant l’arrivée de Laura Cox. Elle débarque ensuite, armée de sa dobro. Accentuée, la ligne de basse communique des accents bluesy old school au morceau.

Extrait du futur elpee, « A Way Home » embraie. Un rock idéal pour le ‘live’ ! Issu du premier LP, « Too Nice For Rock’n’Roll » macère dans un climat hard rock bluesy et crasseux. A cause des sonorités de la sixcordes, proches de celles de la Gibson SG d'Angus Young, alors que la voix de Laura rappelle plutôt celle de Lita Ford.

Autre nouveau titre, « Grosse Bouche » se distingue par ses riffs huileux et graisseux, poursuivis par des claviers Hammond tout droit sortis des seventies. 2’30 de pure intensité ! Et lorsque ces riffs sont sculptés dans le southern hard blues, on ne peut s’empêcher de penser à Lynyrd Skynyrd et ZZ Top.

La voix de Laura est vocodée tout au long de « So Long » (« Head Above Water ») et lorsqu’elle s’emballe, elle semble hantée par Pat Benatar voire Joan Jet, et en particulier sur « Take Me Back Home », alors que l’expression sonore fleure bon le heavy metal à la AC/DC.

Laura explique qu’il lui arrive de proposer des versions acoustiques de ses chansons, à l’instar de « Fire Fire », mais aussi de reprises dont « Personal Jesus » de Depeche Mode (NDR : ou encore « Hallelujah » de Leonard Cohen, mais pas proposée ce soir) qu’elle a le bon goût de nous réserver. Un moment magique !

« Before We Get Burned » nous entraîne, dans notre imaginaire, à travers les grandes plaines du Far West, aux States. Et à l’écoute de l’inédit, « No Need to Try Harder », pas de doute : on a hâte de découvrir ce nouvel opus.

Deux plages du troisième long playing, « Head Above Water », s’enchaînent : le titre maître et « Wiser ». Le son est bien gras et lourd, tout en restant mélodique. De quoi confirmer que Laura a été biberonnée au blues et au heavy rock vintage.

Le concert s’achève par l’efficace « Bad Lucky Blues », un hard rock teinté de blues.

Excellente prestation pour Laura Cox qui aura également brillé par son interactivité face à un public conquis d’avance, il faut le reconnaître. Laura se produit souvent en Belgique, mais c’est la première fois qu’elle foule les planches du Zik-Zak ; et elle signale que ce ne sera pas la dernière.

Setlist : « Freaking Out Loud », « A Way Home », « Too Nice for Rock 'n’Roll », « Grosse bouche », « So Long », « Take Me Back Home », « Set Me Free », « Fire Fire » (acoustique), « Personal Jesus » (Depeche Mode cover) (acoustique) (mail), « Before We Get Burned », « Last Breakdown », « No Need To Try Harder », « Head Above Water », « Wiser », « One Big Mess », « If You Wanna Get Loud (Come to the Show) », « Bad Luck Blues ».

Laura Cahen

Laura Cahen de l’autre côté…

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Dans un monde en flammes, Laura Cahen, artiste incontournable de la scène française, nous transporte sur un nouvel opus où les cordes vibrent et les synthés analogiques révèlent une poésie saisissante et envoûtante dont l'artiste a le secret.

Cet elpee, enregistré entre Dieppe et Margate (UK) avec Mike Lindsay et Joséphine Stephenson et mixé et masterisé par Fab Dupont à New York (USA), tisse des récits d’amour, d'espoir et de résistance, portés par des mélodies fascinantes et un timbre de voix unique.

Affichant des influences qui oscillent de Laurie Anderson à Joni Mitchell, et des thèmes brûlants comme la crise écologique et l’égalité des droits, « De l'autre côté » est une invitation à franchir des frontières, de cœur comme d’esprit, et à partir pour mieux se retrouver... de l'autre côté.

Le clip consacré à « Les astres » est à découvrir là

 

The Haunted Youth

The Haunted Youth présente son nouveau single “In My Head”

“In My Head” est le nouveau single très attendu de The Haunted Youth, le groupe du musicien belge Joachim Liebens. Ce morceau est dans une veine shoegaze / shoewave / dreampop qui classe le groupe dans la catégorie internationale de Tame Impala, Slowdive, The War On Drugs et The Beach House, même si la fin de la compo lorgne vers des voix plus hardcore.

C'est Joachim Liebens qui a composé le titre (paroles et musique) et qui l'a produit. Le mixage est signé par Joachim Liebens et Tobie Speleman et le mastering, par Jeffrey de Gans (Da Goose Mastering). L'enregistrement a eu lieu dans les studios Mellowcat (Gand) et GAM (Waimes).

Le groupe revient d’une tournée mémorable en Allemagne aux côtés du phénomène indie canadien Ekkstacy. Rappelons qu'en 2023 et 2024, The Haunted Youth a foulé de nombreuses scènes dans toute l'Europe et a participé aux festivals Iceland Airwaves, Montreux Jazz, Best Kept Secret, Eurockéennes, Rock Werchter, Pukkelpop et Lowlands.

Joachim Liebens travaille actuellement sur la suite de “Dawn of the Freak”, un premier album qui avait été plébiscité tant par le public que par la critique. Il avait été publié par Mayway Records, le label courtraisien qui héberge également Eosine, le groupe belge qui est en train d'exploser depuis quelques mois.

Écouter ‘In My Head’: ici.

Photo (c) Anneke D'Hollander

Emily Loizeau

Emily Loizeau souterraine ?

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Après « Icare » (2021), « La Souterraine » est la seconde collaboration d’Emily Loizeau en compagnie de John Parish. Pendant dix jours, pas un de plus, et selon des horaires stricts, Emily et ses musiciens, arrivés avec des chansons déjà orchestrées, se sont réunis, sous sa supervision, dans une grande pièce au sein du studio Rockfield, dans le sud du pays de Galles. Celle-ci était divisée en plusieurs compartiments, ce qui a permis au groupe de s’entendre jouer et d’enregistrer dans les conditions du live.

Un ensemble auquel Emily est liée par une complicité ancienne : le guitariste parisien d’origine hongroise Csaba Palotaï, le claviériste et bassiste Boris Boublil (l’un et l’autre déjà liés à John Parish au sein du collectif Playing Carver) ains que le batteur belge Sasha Toorop, accompagnateur de Dominique A.

Pour la Souterraine, Emily Loizeau souhaitait aller plus loin encore vers ce qu’elle décrit comme une ‘perte de contrôle’. 

La force des 12 chansons brèves et concises de « La souterraine » réside sans doute dans l’aptitude désarmante qu’a Emily Loizeau à créer quelque chose de lumineux à partir d’un matériau sombre.

Ainsi, durant l’enregistrement, Emily et ses musiciens ont appris le décès brutal de Julien Bony, un ami et collaborateur proche, éclairagiste, également, de Bertrand Belin et de Nosfell.

Le clip consacré à « La souterraine » est disponible ici

Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert a toujours bon pied bon œil…

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Paru ce 20 septembre 2024, "Pafini" est un album intime, sociétal, autofictionnel, affranchi, chaleureux et aux humeurs diffuses.

Accompagné d'un équipage intergénérationnel (Eliott Sigg, Renaud Letang, Bernie Grundman), l'opus est marqué par des mélodies rock subtiles et des arrangements ingénieux.

Jean-Louis Aubert prouve que sa musique, toujours en mouvement, reste résolument vivante et surprenante.

Dans "Saute" son nouveau single épique, il s'adresse à lui-même, embrassant à la fois son attraction pour le risque et le vertige du grand plongeon scénique.

"Saute" est en écoute là

 

 

Tramhaus

The first exit

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Formation rotterdamoise, Tramhaus a emprunté son patronyme à un magasin de pitas sis dans cette ville portuaire.

Le quintet vient de sortir son premier album, « The first exit ». Un titre de circonstance !

Post punk, sa musique est caractérisée par un drumming serré, des changements vocaux intrigants et de nombreuses variations de rythme, mais également par la symbiose entre les deux guitares. Toutes deux se répondent constamment et puis anticipent de manière inattendue.

Frénétique, « The Cause » ouvre l’elpee. Un jeu de questions-réponses s’instaure entre le chanteur Lukas Jansen et la guitariste Nadya van Osnabrugge,

Imprimé sur un tempo saccadé, « A Necessity » reflète les états d’âme, tour à tour enragés ou stylés, des guitares

Mélancoliques, « Once Again » et « Beech » abordent les thématiques de l’identité, l’isolement et la quête de sens dans un monde qui semble souvent hostile.

Subtilement surf mais plus cold, « Once again » libère une énergie implacable, menaçante, chargée d’émotion brute, réminiscente des prestations ‘live’ du band.

L’opus s’achève par « Past Me », une chanson qui traite du combat intérieur pour ne pas perdre la raison.

Tout au long de l’elpee, le chanteur alterne cris primaux caustiques et phrasé déclamatoire. Dans le premier cas, on a l’impression qu’il tente de rugir comme Frank Black (Pixies), mais il ne parvient qu’à s’égosiller, à l’instar de Brian Johnson chez AC/DC. Dommage, car lorsqu’il déclame à la manière de James Smith (Yard Act) voire de feu Mark E. Smith (The Fall), sa voix passe parfaitement la rampe.

Podcast # 53 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

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