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La vision de l’art prônée par Superchunk…

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La vérité selon RORI

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Paleface Swiss

Paleface Swiss + invités, Ancienne Belgique, Bruxelles le 20 janvier 2026 – Photos

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Avec Stick to Your Guns et Static Dress en invités spéciaux

Un concert de Paleface Swiss n’est pas un simple spectacle, c’est un véritable coup de poing. Ceux qui étaient présents lors du Graspop Metal Meeting se souviennent probablement encore des circle pits et de l’adrénaline.

Le groupe de metalcore était de retour.

Depuis sa création en 2017 à Zurich autour du chanteur Marc ‘Zelli’ Zellweger, Paleface Swiss renverse tout sur son passage grâce à un mélange de deathcore, beatdown et hardcore. Sur leur dernier album, ‘Cursed’ (2025), ils poursuivent dans cette voie. Ce disque prolonge la brutalité de ‘Fear & Dagger’ (2022), mais avec des thèmes comme la douleur, la trahison et la lutte intérieure, il est encore plus lourd et sombre. Armé de ce nouveau matériel, Paleface Swiss est prêt à reconquérir les salles.

Concert : Coproduction entre Ancienne Belgique, Biebob et Live Nation.

(Source : Live Nation/AB)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Paleface Swiss

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8985-paleface-swiss-20-01-2026?catid=category

Stick to Your Guns 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8986-stick-to-your-guns-20-01-2026?catid=category

Static Dress 

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8987-static-dress-20-01-2026

(Org : Live Nation + Biebob + Ancienne Belgique, Bruxelles)

 

Pale Grey

Pale Grey en pays de connaissance…

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Succédant à l’album "Waves" Pale Grey nous propose son troisième elpee, "It feels like I always knew you".

Apparu sur les hauteurs de la Belgique, entre forêts éternelles et envies d’ailleurs, le quatuor cultive sa mélancolie à travers des chansons aux charmes délicats. À la jonction de l’electronica, de la dream pop et des abstractions de la scène hip-hop, Pale Grey esquisse un univers singulier.

Échafaudé dans l’un des jardins secrets du jazz belge aux côtés du producteur Ash Workman (Metronomy, Christine and the Queens, Baxter Dury), "It feels like I always knew you" nous conduit au cœur du quotidien. Le temps d’un trajet dans un transport en commun. Là, parmi les autres passagers, l’esprit vagabonde, essayant de se projeter, d'imaginer la vie des autres.

Conscient des tourments du monde et des enjeux de l’époque, Pale Grey se porte au chevet de nos sociétés modernes via des mélodies gravées au plus près du réel. Proche des gens, de leur vécu, le groupe sonde et questionne la nature humaine. Forces et faiblesses, amour, sagesses, espoirs et errances s’entrelacent ainsi dans des chansons personnalisées par douze prénoms. Ces personnages, ce sont les navetteurs du nouveau "It feels like I always knew you". Leur voyage sert des thématiques ancrées dans un ordinaire désenchanté : crise migratoire, violence conjugale, obscurantisme et autres sujets sensibles traversent ces histoires vécues…

Le clip de "Syd" est disponible ici

 

Pale Grey

Pale Grey en pays de connaissance…

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« Winston », le nouveau single de Pale Grey, est annonciateur de la sortie du nouvel album du groupe prévu pour le 31 janvier prochain. Il s’intitulera « It Feels Like I Always Knew You » et présente douze personnages croisés par le groupe dans un trajet anodin de la vie quotidienne. Ces 12 étapes de vie, entre fiction, projection et réalités renvoient à cette tendance commune d’imaginer le parcours de gens que l’on croise sur base de petits éléments glanés ici et là. 

« Winston », titre indie-pop imparable évoque le meilleur de Tame Impala ou de Metronomy et met en scène Winston, un politicien qui tente de rallier une foule par le biais d’un double jeu visant à tordre la vérité en sa faveur.  Il a été produit par Ash Workman (Metronomy, Christine and the Queen…) et masterisé par Zino Mikorey (Radiohead, Parcels, Fred Again...)

Percutant, ce nouveau single est inspiré par l'univers dystopique du roman emblématique ‘1984’ et évoque un monde politiquement troublé où les apparences sont souvent trompeuses.

Un thème qui colle étrangement à l’actualité, et notamment ces dirigeants du monde qui nous offrent à voir les plus horribles absurdités.

« Winston » est à voir et écouter

Nuit Pale

Le programme TV d’une Nuit Pale…

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Nuit Pale, un duo de rock franco-canadien, a dévoilé son premier single, "TV Program", en décembre 2023.

Inspirée par les scènes rock, punk et alternative, sa musique dépeint un monde déséquilibré et robuste.

Un désir de vivre émerge lorsque la nuit tombe et que le silence explore les rues, laissant place à des guitares obstinées et des voix tantôt traînantes, tantôt impétueuses.

Le groupe partage une musique tantôt intense, tantôt intime, vous invitant à plonger avec lui dans l'inconnu d'une nuit pâle, riche en surprises.

Le nouveau single, « Bomo », est en écoute ici

Pale Blue Eyes

This house

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Pale Blue Eyes est une compo écrite par Lou Reed, pour l’album éponyme du Velvet Underground, paru en 1968, mais c’est également le patronyme choisi par le trio britannique. « This house » constitue son second elpee, et fait suite à « Souvenirs », paru l’an dernier.

A propos de « Souvenirs », le combo n’en manque pas. Et surtout douloureux, puisque l’artwork de la pochette est illustré par la photo des parents de Matt Board, décédés récemment. Une sorte d’hommage.

Le line up implique donc le chanteur/guitariste Matt, son épouse Lucy, aux claviers et le bassiste Aubrey Simpson.

Naviguant quelque part entre dream pop, krautrock, electro 80’s, cold wave et shoegaze, la musique de Pale Blue Eyes est souvent offensive, enlevée, dansante, mais jamais frénétique. Si la voix de Matt est particulièrement douce, ses accords de guitare peuvent fourmiller en spirale (« Hang out »), devenir fugitivement tintinnabulantes (« Spaces »), mais surtout se révéler entraînants.

Si l’ensemble de l’opus souffre cependant d’une certaine linéarité, le morceau qui le clôt, « Underwater », est tout à fait remarquable et constitue un ‘must’ dans l’univers du shoegaze…

Pale Blue Eyes

La maison familiale de Matt Board…

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« This House », c’est le titre du nouvel LP de Pale Blue Eyes. La maison en question figure sur la pochette. Il s'agit de la maison d'enfance du chanteur et guitariste du trio, Matt Board.

‘Quand maman est morte, cinq ans après papa, il y avait cette charge dans l'air, reliant chaque personne dans la pièce’, dit Matt. ‘Le temps s'est arrêté. J'ai eu l'impression d'entrer momentanément dans une dimension alternative entre la vie et la mort. Des jours et des semaines plus tard, je voyais ma famille dans tous les coins de la maison - tous les rappels, les fantômes et les souvenirs. Puis, progressivement, j'ai senti qu'il était temps de prendre un nouveau départ, de quitter la maison et mes parents extraordinaires...’

Le nouveau titre « Takes Me Over » illustre le message général de Pale Blue Eyes, qui rumine la façon dont on peut commencer à surmonter les plus grands problèmes de la vie grâce à la créativité, comme l'explique Matt :

‘Il s'agit du sentiment que l'on éprouve lorsque la vie nous submerge et que l'on est accaparé par ce qui se trouve devant nous, puis que l'on a une vue d'ensemble de la situation. Il s'agit aussi d'embrasser, de traiter et de laisser aller la musique et tout processus artistique ou créatif.’

‘Le changement est inévitable’, ajoute Matt. ‘Il faut tout accepter, le bon comme le mauvais, et l'horriblement laid.’

Extrait de « This house », « Spaces » est disponible ici et « Tales me over »,

Photo : Sophie Jouvenaar

 

Pale Grey

Waves

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Cinq ans après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

ns après avoir gravé l’excellent « Best Friend », Pale Grey nous propose enfin, un nouvel opus, qui s’intitule sobrement « Waves »… Drivée par Gilles Delwaque et Maxime Lhuissier (Dan San), la formation a décidé d’élargir son horizon sonore en invitant le rappeur américain Serengeti (« Late Night », « Crow ») tout en lorgnant vers Why ? Il s’ouvre également et ouvertement sur l’électro/pop (« Seasons ») tout en ne négligeant pas pour autant ses références indie-pop. Qu’elles soient empreintes de délicatesse (« Wave »), de mélancolie (« Billy ») ou particulièrement mélodiques (« Blizzard »), dans l’esprit de pointures du genre telles que Grizzly Bears et autre Alt-J. Le tout est en outre parfaitement produit par le Français Yann Arnaud, déjà vu aux côtés d’Air ou de Phoenix. Ne manquant ni de classe ni d’inspiration, ce « Waves » devrait rapidement faire des vagues dans les cœurs des mélomanes…

 

Pale Grey

Ghosts (EP)

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Liège semble, au fil du temps, être devenu le véritable épicentre de la scène pop/rock wallonne, grâce à des formations aux styles aussi variés que Leaf House, Hollywood Pornstars, My Little Cheap Dictaphone, Dan San, Piano Club, The Experimental Tropic Blues Band, The Scrap Dealers ou encore Pale Grey, responsable d’un nouvel Ep 4 titres, mystérieusement intitulé « Ghosts ».

La bande principautaire rêve d’orfèvreries pop déviantes chères à Radiohead (« Ghost ») ou Efterklang et tisse donc des vignettes léchées entre pop, indie-rock et folk en apesanteur légèrement parfumée d’électronica (« Billy ») ou de R’n’B (« Cupidon »). Une mise en bouche à l’écriture soignée et alléchante, à défaut d’être véritablement innovante…

 

Son Palenque

Afro-Colombian Sound Modernizers

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Profitant du léger revivalisme Cumbia, Vampisoul saute sur l’occasion pour déterrer les œuvres des mythiques Colombiens de Son Palenque qui, à la fin les années 70 et au cours des 80’s, servaient en quelque sorte de carrefour parfait entre les musiques d’Afrique et de Colombie. C’est ce qu’on va appeler la Palenquera ; soit un mix entre la Rumba congolaise et divers courants de musique sud-américaine (cumbia, chalupa, bullerengue, lumlalu et autre champeta criolla), le tout parfumé d’essences subtiles de psyché… A l’origine, des paysans originaires d’une Palenque (celle de Son Basilio dans ce cas-ci), c’est-à-dire une communauté d’esclaves africains, sont à nouveau déracinés, et parqués dans des grandes villes comme Baranquilla ou Cartagena, mieux connue pour ses plages. Selon la légende, c’est alors qu’est née une nouvelle sorte de rumba improvisée par les futurs membres de Son Palenque, lors de soirées festives… toujours une bière à la main bien entendu !

Le groupe mené par Justo Valdez et Enrique Tejedor a publié un 1er elpee 1980. Dans la foulée, le combo va graver quelques albums, dont un bénéficiera de la participation du fameux guitariste Abelardo Carbono (NDR : qui avait fait l’objet d’une compile, il y a quelques mois, parue sur le label espagnol) avant de disparaître, début des années 90, suite à la modernisation des techniques d’enregistrement. Les vétérans ont néanmoins fait leur come-back à partir de 1999 en compagnie du Guinéen Sekou Diabaté, puis concocté un nouvel LP en 2012, plus de 30 après leurs débuts ! Suivre l’évolution de Son Palenque c’est donc un peu traverser l’histoire de la musique afro-colombienne…

 

Pale Grey

Best Friends

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Liège, ses plages interminables de sable fin, sa jetée qui embrasse l’horizon et tend les bras vers un disque solaire suspendu au bout du ponton.

Comme un fil tendu qui trace une route circulaire vers le haut d’un visage hâlé.

Ses beautés exotiques qui se pavanent lascivement sous les regards pétillants.

Sa végétation luxuriante, ses endroits insolites, véritables havres de paix.

J’ai rêvé Liège sous les Tropiques et Pale Grey l’a mis en son.

Des banderoles colorées qui jaillissent de synthés, des trésors étincelants qui rebondissent de rythmes en rythmes, des éclats de lumière fluorescente qui tapissent les structures de verre de ces dix chansons délicieusement pétillantes.

Mis en boîte à domicile mais avec un habillage digne de la Californie, « Best Friends » voit grand, voit large, et ça lui réussi bien.

Une plongée acidulée dans un univers mélangeant beaucoup d’influences, pas si évidentes à pointer.

A découvrir cet été au détour de nombreux festivals.

 

Pale Grey

Put Some Colors (Ep)

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Amusant…

« Put Some Colors » c’est le titre du nouvel Ep de Pale Grey, publié chez JauneOrange…

Les huit plages qui le composent s’intitulent, « White », « Red », « Yellow », « Black », « Purple », « Orange », « Green » et « Blue ». Qui dit mieux que ce tourbillon de couleurs pour cette nouvelle formation issue du sérail de l’écurie liégeoise ? On nage en plein arc-en-ciel !

Originaires des Fagnes, c’est là, au fond d’une grange que le quatuor enregistre, sous la gouverne de Jonas Rousseau, ses compositions. Des chansons qui oscillent entre mélodies subtiles et électro-pop fraîche et… colorée… Fallait s’en douter !

A l’origine du projet, on retrouve deux amis d’enfance, Maxime Lhussier et Gilles Dewalque. Ils sont voisins depuis toujours et jouent de la musique ensemble depuis… toujours aussi. En outre, ils partagent les mêmes influences, qu’ils puisent notamment chez Postal Service et Kings of Convenience. Et le résultat de leur collaboration débouche sur une expression sonore planante, mais joyeuse. C’est presque par hasard que le duo remporte (NDR : après s’être inscrit, évidemment) le premier prix, lors de la 1ère édition du tremplin ‘Jeunes talents’ MIR (Marquette In Rock), organisé à Lille, en février dernier. Suite à cette distinction, une télévision locale française les invite pour un set acoustique. Bingo ! Ils sont lancés !

Familier de l’écurie JauneOrange, Maxime assurant la basse au sein de Dan San, le duo gravite depuis un bout de temps autour de divers projets liégeois. Deux autres noms sévissant déjà au sein de la même écurie s’ajoutent au duo pour l’enregistrement de cet Ep. Janjanes Montens et Benoît Damoiseau donnent au combo son line up définitif, l’un à la basse, l’autre à la batterie qu’il occupe également au sein de Hollywood Porn Stars.

Le résultat est assez intéressant que pour s’y attarder. Pale Grey n’a de gris pâle que son nom de scène. Contrairement aux apparences, la musique dispensée par le quatuor belge est originale, accrocheuse et créative. Mêlant à la fois les rythmes électro et les instruments acoustiques, Pale Grey enchante, innove et convainc dès la première écoute. Les titres sont minutieusement construits, riches en musicalité et tous tournés vers une rythmique entraînante à souhait. L’avenir s’annonce donc riche en couleurs pour ce combo gris pâle !

Chouette petit album découverte. A suivre !

Ed Palermo

Eddy Loves Frank

Écrit par

Véritablement obsédé par Frank Zappa, Ed Palermo et son big band publient leur troisième ouvrage dédié à l’œuvre de leur idole. Actif dans le milieu depuis plus de 30 ans, le chef d’orchestre a collaboré avec les plus grands : de Tito Puente à Aretha Franklin en passant par les Spinners. Même Debbie Gibson a eu droit à une tranche de Palermo.

Trois années ont été nécessaires à la troupe pour concocter cet « Eddy Loves Frank », un recueil aussi évident que son intitulé. Car depuis la sortie de « Take Your Clothes Off And Dance » en 2006, l’effet de surprise s’est largement tassé. Les reprises de Zappa, version Big Band, commencent malheureusement à se suivre et à se ressembler. « Eddy Loves Frank » inspire un profond ennui que seul le solo de trombone de « Regyptian Strut » parvient à faire oublier l’espace de quelques secondes. A réserver aux fans hardcore de Palermo, voire de Zappa. 

Pale

How To Survive Chance

Voilà un groupe qui porte mal son nom, tant leur musique redonnerait vigueur à n'importe quel fan de rock. D'emocore pour être précis. C'est que ces Allemands aiment les mélodies bien ficelées, les guitares enchanteresses et les refrains sympas, entre romantisme échevelé et colère juvénile. Dans un style, ma foi, fort proche de Jimmy Eat World, Rival Schools, voire du dernier opus de Bad Religion. Seul hic : quand les Teutons s'essaient à la ballade (sortez les briquets), c'est plutôt à Bush (beurk !) que je pense ; et c'est là que le bât blesse (" Everytime You Say 'Hey' ", " All Walls Are Brick "). Heureusement, c'est la seule intrusion en terrain miné (ce rock balourd pour midinettes et skateurs du dimanche), puisque le reste oscille entre le bon (" Sometimes Some Where " et ses cuivres enjoués) et le très bon (" Let's Get It On ", sorte de Pearl Jam survitaminé - NDR : c'est possible ! - " How To Survive Chance " et ses ‘pa pa pa’ sautillants). Une découverte, qui nous change un peu de Rammstein et de ses hymnes métal de l'âge carbonifère.

Pale Saints

Les paroles ne sont pas ce qu'il y a de plus important

Engagés par 4AD à la même époque que Lush, les Pale Saints ne se sont jamais répandus en déclarations tapageuses, ni laissé absorbé par un quelconque phénomène de mode. Si bien que la presse britannique, avide de papiers à sensation, n’a jamais porté grand intérêt à ce groupe qui refuse de tomber dans le piège médiatique. Pour preuve, nous ignorions totalement que le groupe avait engagé, voici déjà dix-huit mois, une nouvelle chanteuse/guitariste ; en l’occurrence Meriel Barham. En fait, ce qui importe pour les Pale Saints, c’est la qualité de leur musique. Non contents de posséder un don inné pour les mélodies pop, ils accordent une attention toute particulière aux arrangements. Des arrangements qui, soit-dit en passant, frôlent la perfection sur « In Ribbons », le deuxième album. Ian Masters, bassiste, chanteur et tête pensante du groupe s’est prêté au jeu des questions/réponses.

Quelle différence y a-t-il entre « The Comfort Of Madness » et « In Ribbons », le deuxième album?

La pochette probablement! Nous avons fait appel à différents photographes. Je possédais une photo de l'intérieur de mon corps prise lors de mon opération. Je l'ai refilée à Chris Pickett de 4AD pour qu'il en imagine la pochette.

Oui, mais musicalement, quelles en sont les différences marquantes?

Nous avons tenté d'explorer de nouveaux horizons, de varier nos compositions Je suis satisfait du résultat final. « In Ribbons » constitue notre meilleure réalisation à ce jour.

N'est-il pas malaisé de se consacrer à de la ‘noisy pop’, alors que le monde entier acclame Nirvana ?

Le succès de Nirvana ne nous touche pas. Nous jouons la musique qui nous plaît et tirons parti de tous les ingrédients sonores disponibles. Les guitares ‘noisy’ appartiennent à notre univers mais leur utilisation n'est pas exclusive. C'est un élément parmi d'autres. Tout dépend du but recherché : distorsion, feedback...

Votre musique ne serait-elle pas plus adaptée au ‘style’ du label Creation ?

Il faut mettre des pantalons en cuir pour convenir à Creation! Alan Mc Ghee rétribue les groupes en fonction des vêtements qu'ils portent. Nous n'aimons pas le cuir. Nous sommes végétariens et notre idéologie nous interdit de se vêtir de cuir. Il ne nous est donc pas possible de signer chez Creation!

Entretenez-vous des contacts avec Ride? Ou d'autres groupes du label Creation?

Pas vraiment. Il existe une grande maison de campagne située dans les Midlands où tous les groupes qui pratiquent de la ‘noisy’ sont régulièrement invités pour passer le week-end. Ils écrivent même des chansons ensemble.

Quelles sont les principales influences des Pale Saints? Quels sont vos goûts musicaux?

Difficile de discerner exactement ce qui nous influence. N'importe quel créateur est inspiré par des tas de choses. Par des éléments musicaux, mais également non musicaux. Il s'en imprègne. Tout comme la perception d'une chanson varie d'une personne à l'autre. Pour l'instant, j'écoute Laura Nyro (NDR : chanteuse américaine issue des sixties), PJ Harvey, Young Gods, les interférences radio, le bruit des pigeons sur le toit de ma maison, des bruits étranges semblables à ceux émis lors de la copulation.

Qu'est-ce qui est fondamental dans un morceau?

L'effet produit sur votre matière grise. Les paroles ne sont pas ce qu'il y a de plus important. D'abord, il y a la musique, puis le vin (NDR: une métaphore qui signifie sans doute la sensation), et enfin le texte.

Comment réagissez-vous face à Top of the Pops ? Aux hit-parades en général?

Je trouve ‘Top of the Pops’ totalement cocasse. Autrefois, l’émission se déroulait uniquement en play-back. Mais aujourd'hui, tous les artistes doivent chanter en direct sur une bande préenregistrée. Ce qui n'est pas évident, d'autant plus que certains chantent totalement faux... Le programme de TOTP est souvent rasoir parce que limité à de la bête musique de danse. Mais si nous étions sollicités, nous accepterions peut-être d'y participer, rien que pour voir le fonctionnement de cette émission ; et puis pour en tirer une certaine expérience. Je n'apprécie pas tellement ces ‘charts’ élaborés sur des idées préconçues, saturées de chansons volontairement commerciales. Cet aspect du succès ne nous intéresse pas. Les charts britanniques nous assènent tellement de conneries pour l'instant.

Considérez-vous le renouveau de la guitare comme une révolte face à l'électronique?

Je pense plutôt le contraire. On assiste à une réaction contre la musique de guitares. Les jeunes branchés sur la musique de danse sont plus nombreux que ceux attirés par le rock plus dur, plus carré…

Aimes-tu partir en tournée ?

Plus ou moins. Au fil du temps, votre cervelle se transforme en légume. Chaque matin, il faut se lever, monter dans le bus, voyager, puis jouer le soir. La routine, un peu comme lorsque tu te rends pour assurer ton boulot, au bureau, de 9 à 5. Le cerveau n'est pas alimenté pendant cette phase. Mentalement c'est fatigant. Aussi, lorsque nous partons en tournée, nous emportons l'équivalent de trois bibliothèques remplies de romans. Nous lisons dans le bus. Et puis, ça tue le temps.

Pourquoi n'accordez-vous pas beaucoup d'interviews à la presse anglaise?

Parce qu'elle veut absolument coller à votre actualité. Surtout celle relative à la sortie des disques. Sauf pour Nirvana qui revient chaque fois sur le tapis parce que les lecteurs veulent encore et toujours découvrir de nouveaux articles à leur sujet.

Abstraction faite de la musique, qu’affectionnes-tu le plus?

Circuler à vélo dans Leeds. Donner des coups de pied aux chiens errants, manger (bien que je n'apprécie pas la cuisine anglaise), dormir, lire, marcher, cuisiner, penser, apprendre, apprendre à penser que je suis sous-estimé...

Et dans le domaine artistique?

Aller au cinéma. J'ai beaucoup aimé « Insignifiant » et « Track 29 » de Nick Rogue. Tout comme « L'homme qui est tombé sur la terre » avec Bowie. Le dernier film français dont je me souvienne est « Cyrano » interprété par Depardieu. Il existe un petit cinéma bon marché à quelques pas de chez moi. J’y vais pour me réchauffer, lorsqu'il fait trop froid chez moi.

Quelle est ta réaction face aux exactions des hooligans?

Un problème pour lequel je ne vois pas de solution. Sauf peut-être de distribuer du cannabis à ceux qui assistent aux matchs! Les gens pétés ne sont pas violents. Pourquoi ne pas faire fumer les hooligans? Sérieusement, je pense que la violence est moins aiguë dans les stades anglais depuis quelque temps. Est-ce la conséquence d'une plus grande consommation de drogues? Depuis l'apogée de la ‘dance’ de l'ecstasy, le rencontres de football se déroulent devant un public plus pacifique. J'ajouterai même que c'est normal, puisque les gens qui passent leur temps à danser toute la nuit n'ont plus tellement l'envie de se battre. Et puis comme au stade, ils sont enfermés dans des cages en fer. Personnellement, je n'aime pas le foot. En Angleterre, les hooligans se battent entre eux, mais foutent la paix aux autres. Chaque club possède un petit gang de violents qui font la guerre chaque semaine à un autre gang de violents...

Que peut-on te souhaiter?

Survivre à notre future tournée américaine. En revenir mentalement intacts. Outre-Atlantique, le calendrier des concerts imposé au groupe par les organisateurs est absolument démentiel. Les musiciens doivent se produire pratiquement tous les jours. La pression est terrible. Le fait n'est pas nouveau, mais il effraie toujours. C'est la raison pour laquelle nous souhaiterions y faire un bref séjour. Nous ne voulons pas devenir dingues!

(Article paru dans le n° 3 du magazine Mofo de mai 1992)