CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

No information available
Search results (30 Items)

The Go

L’album perdu de The Go, « Free Electricity », est enfin sorti !

« Free Electricity » des Go, l’album légendaire du groupe qui avait disparu depuis longtemps, sortira enfin dans le monde entier le vendredi 4 septembre 2026 ! Cet opus de dix titres a été écrit, composé et arrangé par Bobby Harlow (à l’exception du premier morceau, coécrit par Harlow et Dion Fischer, et du cinquième, coécrit par Harlow et Cary Loren).

Par ailleurs, « Free Electricity » a été mixé et produit par Matthew Smith, enregistré par Jim Diamond chez Ghetto Recorders, puis masterisé par Jim Kissling chez Jim Kissling Mastering à Détroit, dans le Michigan.

Matthew Smith se confie : ‘Les Go se sont produits à Détroit en 1998 et je suis immédiatement devenu fan. J’attendais que Détroit produise une formation d’une telle qualité depuis la séparation de Brownsville Station, et les voilà. On m’a finalement demandé de produire leurs deux premiers albums, ce qui m’a offert l’opportunité rare d’être le producteur de mon groupe de rock’n’roll préféré. Le premier était celui des débuts, « Whatcha Doin’ », et le second était le mystérieux, légendaire et ‘perdu’, « Free Electricity »

Après quelques changements au niveau des bassistes et des guitaristes solistes, et de nombreuses tournées aux États-Unis, à la suite de la sortie de « Whatcha Doin’ », The Go étaient de retour à Détroit avec tout un tas de nouvelles chansons qu’ils voulaient enregistrer sans attendre. Nous sommes retournés au Ghetto Recorders. The Go ont joué ces morceaux à fond dans le studio, les enregistrant tous en une ou deux prises seulement. L’ambiance qui régnait lors de ces sessions était imprégnée d’ouverture d’esprit et de créativité ; le processus de superposition s’est donc transformé en une avalanche d’idées, déferlant à toute vitesse et s’enregistrant sans effort sur la bande.

Le morceau-titre aurait pu finir par ressembler à un titre de rock’n’roll plus traditionnel, mais j’ai suggéré qu’ils enregistrent une prise où la guitare solo jouerait à fond sans interruption, ce qui a donné à la dynamique un caractère plus proche de celui d’un ensemble de free jazz. Lorsque je me suis mis à mixer le morceau, la cuve de réverbération a semblé s’ouvrir comme un trou géant dans la croûte terrestre et, soudain, ce qui est sorti des enceintes était un son immense et caverneux, comme une fréquence hantée transmise à travers la barrière du temps depuis le Grande Ballroom vers 1968.

Cet album est fortement influencé par le jazz. Nous écoutions tous beaucoup de free jazz des années 60. Il semblait donc tout à fait normal (pour certains d’entre nous) que les mixages aient tendance à ressembler davantage aux albums de Pharoah Sanders et Sun Ra qu’à ceux de nos pairs de la scène rock’n’roll.

Les participations de Cary Loren, de Destroy All Monsters, et de John Olson, de Wolf Eyes, n’ont fait que renforcer l’orientation musicale de l’album. Quoi qu’il en soit, « bizarre » ou pas, c’était un enregistrement inspiré, réalisé par un groupe de musiciens inspirés. Il y avait une atmosphère d’excitation et d’aventure lors de ces sessions, et je pense que nous avons su capturer ce sentiment sur bande.  

La version ‘live’ du titre « Free Electricity » est disponible sous forme de clip là

 

 

The Go ! Team

Le tour du monde de The Go ! Team…

Écrit par

Le second volet des « Get Up Sequences » de The Go ! Team paraîtra ce 3 février 2023.

Au fil de ses six albums, The Go ! Team a réalisé des voyages soniques d'une journée dans d'autres pays, plongeant musicalement dans d'autres cultures.   Mais maintenant, pour ce septième album, il a fait un tour du monde qui est notamment passé par le Bénin, le Japon, la France, l'Inde et le Texas, mais aussi Detroit et New-York, à travers des voix très différentes issues de cultures très différentes, mais qui sonnent toujours de manière indéniable comme Go ! Team.

Sur la liste des chanteurs, figurent Star Feminine Band, un groupe de filles issu d'Afrique de l'Ouest, la chanteuse indienne de Bollywood, Neha Hatwar, Kokubo Chisato du groupe indie J-Pop Lucie Too, le rappeur de Detroit, IndigoYaj, Hilarie Bratset (ex-Apples in Stereo), le rappeur de Brooklyn, Nitty Scott, et bien d'autres, aux côtés de The Go ! Team…

Trois titres de cet elpee sont en écoute là

 

 

The Gotobeds

Debt begins at 30'

Écrit par

The Gotobeds avait déjà frappé fort en 2016 en publiant « Blood//Sugar//Secs//Traffic », un disque dont les guitares enragées se frayaient leur chemin entre post-punk et sonorités noise. Mais en gravant « Debt Begins at 30’ » la formation est passée à la vitesse supérieure. Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu la riche idée d’inviter des collègues et amis sur chaque morceau dans un esprit plus proche du hip-hop que de l’indie-rock ! Non seulement, il est ainsi parvenu à sortir de la routine, mais il a réussi son challenge.

Si l’expression sonore doit toujours autant à Sonic Youth qu’au post-punk, les concours de Bob Nastanovich (Pavement, Silver Jews), Jason Baldinger (poète de Pittsburgh), plusieurs membres de Protomartyr (« Slang Words ») et de Tracy Wilson (« Positive No ! »), permettent d’élargir son horizon. La formule atteint un sommet absolu sur « Debt Begin at 30’s », un morceau caractérisé par l’intervention d’un saxo enragé et par la présence de Bob Weston (Shellac, Mission of Burma) et Mike Seamans (Mind Cure Records. Et sa version alternative interprétée dans la langue de Cervantès, en compagnie de Victoria Ruiz (Downtown Boys), est tout autant remarquable.

Du bon son rock venu de Pittsburgh. On le sent venir ce retour du rock. Et c’est une bonne nouvelle !

The Go ! Team

Semicircle

Écrit par

Le joyeux bordel qui agrège, invite, indie rock, garage, Blaxploitation ainsi que hip-hop classique (NDR : et la liste est loin d’être exhaustive), cher à The Go! Team, sans oublier la présence d’une myriade de samples, opère son retour sur un 5ème excellent opus baptisé « Semicircle ».

Toujours emmenée par Ian Parton, la formation issue de Brighton ne déroge pas à la formule qui a forgé son succès et son identité. On y retrouve les mélodies bubble-gum truffées de guitares distordues, l’énergie digne d’une fanfare, les cuivres solaires et les invités divers. Bref, tout y est ! Amber Arcades pilote l’oriental « Plans Are Like A Dream U Organise ». Darenda Weaver transcende les mélodies de « The Answer’s No – Now What’s The Question ? ». Enfin, invitées habituelles, Ninja et Maki participent à un morceau chacune. The Go! Team s’érige une nouvelle fois comme une sorte de version très garage et euphorisante des Beach Boys. Un opus qui atteint son point culminant lorsque la chorale américaine Detroit Youth Choir apporte son concours à l’imparable « Semicircle Song », une collaboration qu’elle procure d’ailleurs, sur la plupart des morceaux de ce très agréable « Semicircle »…

 

The Gotobeds

Blood / Sugar / Secs / Traffic

Écrit par

Le revival post/punk fume encore et toujours… The Gotobeds en est une nouvelle illustration –diablement– vivante, à travers son second elpee au titre pastichant le célèbre « Blood Sugar Sex Magic » du Red Hot Chili Peppers. « Blood Sugar Secs Traffic » revisite l’héritage de Wire (NDR : le patronyme du groupe n’est autre que le nom de famille de Robert ‘Gotobed’ Grey, son batteur, auquel un ‘s’ a été ajouté), The Fall ainsi que Mission of Burma. Tout en manifestant une rage et un humour qui font plaisir fou à entendre !

Ces musiciens issus de Pittsburgh dégainent d’entrée par le brûlant « Real Maths/Too Much », une plage truffée de guitares ‘noise’. Eli Kasan, le chanteur, scande ses textes ironiques et cyniques dans un style très ‘Mark E. Smithien’ (NDR : tout le monde en prend pour son grade… de New York à Los Angeles) tandis que les deux grattes guerroient en formant un fatras parfois chaotique, très susceptible de consommer du math/rock (« Amazing Supermarkets »), du punk particulièrement énergique (« Brass Not Rash », « Why’d You ? »), tout en préservant aussi –et c’est heureux– le sens mélodique (« Red Alphabet »). Go to Bed ? Impossible à l’écoute de ce condensé hyper référencé mais tellement sincère et passionné.

 

The Go ! Team

The Scene Between

Écrit par

Le côté foutraque de The Go ! Team allait-il une nouvelle fois séduire ou mettre nos nerfs en boule. Avant de se prononcer, il a donc fallu bien écouter « The Scene Between », le nouvel et 4ème opus de la bande drivée par Ian Parton… Le joyeux bordel organisé par ces éternels ados issus de Brighton possède en effet cette étonnante faculté d’euphoriser les sens grâce à ses mélodies positives et sa bonne humeur communicative tout en irritant légèrement les tympans de sa cacophonie… Sans surprise, « The Scene Between » évolue entre les deux pôles. Des morceaux survitaminés comme « The Scene Between » et « Waking the Jetstream » ou le parfait hymne juvénile « The Art of Getting By » vous filent la pêche, alors que « Her Last Wave » et l’interlude « The Floating Felt Tip » sont restés à l’état de brouillon ! Le résultat final est toutefois positif, les bons moments supplantant les plus faibles. Et haut la main ! De là à affirmer que les fans de The Go ! Team vont à nouveau savourer ce mix unique de rock et de hip-hop, un cocktail saturé de sonorités de gratte boosté par les voix féminines et candides de Samira Winter, Casey Sowa et Glockabelle, il y a un pas que je n’oserai franchir. Mais où est donc passé le producteur ?

 

The Go ! Team

Sans surprise…

Écrit par

The Go ! Team venait présenter son troisième opus, « Rolling Blackouts », ce mercredi 23 mars, à l’Orangerie du Botanique. J’avais pu assister à un de leurs sets, dans le cadre du festival Pukkelpop, il y a quelques années ; un set excitant, énergique, au cours duquel la bande à Ian Parton était parvenue à mettre le feu, en balançant des brûlots lo-fi terriblement efficaces.

Ok Cowboy assure le supporting act. La formation bruxelloise a la délicate mission de chauffer la salle qui attend impatiemment la tête d’affiche. Pas un cadeau ! Et pourtant, emmené par le redoutable Bineta Saware, le quatuor se débrouille plutôt bien. Imprimé sur une rythmique quasi-disco, son rock poisseux et pourtant pas toujours accessible séduit l’audience. Faut dire que le charisme de leur chanteuse au timbre soul y est aussi pour quelque chose, une voix qui me fait d’ailleurs parfois penser à celle de Lisa Kekaula des BellRays. Et à l’issue de leur dernier morceau (NDR : que j’intitulerai « Dance »), une compo caractérisée par son irrésistible montée en puissance, le public les acclame. Une belle découverte !

Sur le podium, on remarque la présence de deux batteries. Elles sont décorées de néons fluo étoilés et donnent le ton : ce soir on est là pour s’amuser, faire des bonds et pas pour se prendre la tête. Vers 21h, l’ouragan venu de Brighton souffle enfin sur la scène. Le guitariste et le bassiste ont un look grunge. Et ils entrent immédiatement dans le vif du sujet pendant que les drummers canalisent toute l’énergie du show. Un démarrage sur les chapeaux de roues ! Ninja, la diva hip-hop balance son flow très british. Elle ne manque pas d’aplomb et son bagout est impressionnant. Kaori passe du clavier à la basse ou au chant (« Secretary Song ») avec une aisance déconcertante. Les musiciens semblent prendre leur pied sur les planches. Manifestement, le public apprécie ce mélange vivifiant de rock, hip et électro. Et il s’amuse ! Difficile d’ailleurs de résister aux nouveaux tubes du band insulaire, comme « Ready to Go Steady », « Rolling Blackouts » et « Apollo Thowdown », extraits du dernier album. Dommage que les balances ne soient pas au point. En outre, pour pouvoir percevoir les subtilités des compos du groupe, il est nécessaire de bien connaître leur répertoire. Et le spectateur lambda pourrait avoir l’impression d’entendre le même morceau tout au long de la soirée. A contrario, celui qui suit le parcours de la formation, depuis quelques années, se demande quand même si The Go ! Team n’a déjà pas fait le tour de la question. Parce que ce set ne suscite plus le même enthousiasme chez le véritable mélomane. Bref, si le groupe n’a pas failli à sa réputation de machine de scène, son show est tellement sur rails, qu’il ne parvient plus à surprendre…

(Organisation Botanique)

 

The Go ! Team

Rolling Blackouts

Écrit par

Les fans de The Go! Team sont fidèles. Mais faut dire aussi que chacune de leurs sorties, permet à ses aficionados de faire le plein d’énergie positive. De quoi tenir coup jusqu’à la parution de l’album suivant. Un calendrier qui ne semble pas trop mal fonctionner jusqu’à présent. Et qui ne risque pas une quelconque remise en question. Car le nouveau long playing, « Rolling Blackouts », n’accuse aucune baisse de régime. Un troisième LP qui fait suite à « Thunder, Lightning, Strike », gravé en 2004 et « Proof Of Youth », en 2007.

Flanqué de ses acolytes hystériques, Ian Parton, le chef d’orchestre n’a, en outre, aucune intention de mettre la pédale douce. Au contraire, il est bien décidé à libérer un max d’énergie, à travers une noisy très spécifique, qui a fait la réputation du groupe. Très spécifique, car elle se nourrit aussi bien de samples, de riffs presque métalliques (l’efficace single inaugural « T.O.R.N.A.D.O. », dynamisé par le MC Ninja), du phrasé hip-(p)hop (« Apollo Thowdown »), de comptines pop (« Ready to Go Steady », caractérisé par ses interventions de trompettes sucrées), de restes de gospel morriconien (« The Running Range ») que de guitares funk euphorisantes.

Chez The Go! Team, les samples sont bien sûr, toujours présents. Mais ils ne constituent plus le fondement de la structure sonore. Ils appuient simplement une ossature live préexistante et ca s’entend. L’aspect mélodique est, en outre, davantage soigné. Et cette manière de mettre un peu d’eau dans son vin ou de tempérer ses impulsions, leur sied à merveille. En outre, la participation aux chœurs de Satomi Matsuzaki (le chanteur de Deerhoof est irrésistible sur « Secretary Song ») et de Betty Cosentino du Best Coast (pour « Rolling Blackouts » et « But Nothing Day ») sur plusieurs morceaux est manifestement un plus. Et finalement pas tellement étonnante, quand on connait le génie avant-coureur de la bande issue de Brighton…

The Go! Team prend soin de nos tympans ! Et cet elpee constitue la meilleure nouvelle depuis le début de l’année.

De plus, leur mix(te) reste assurément un must sur scène ! A ne pas manquer le 23 mars au Botanique.

The Go Find

Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight

Écrit par

En signant sur le label indépendant berlinois Morr Music, la formation anversoise The Go Find semble avoir trouvé chaussure à son pied. Et pour cause, sa pop légère, paisible (Boards of Canada ?) déversée sur fond d’électronica (Notwist ? Postal Services ?), s’inscrit dans la lignée des autres groupes militant sur le label teuton. Et en particulier Lali Puna, Mùm, Styrofoam ou encore Seabear et The American Analog Set. La bande à Dieter Sermeus n’en est pas à ses balbutiements sur la scène belge, puisque « Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight » constitue déjà leur troisième elpee. Pourtant, leur deux premiers opus étaient totalement passés inaperçus de notre côté de la frontière. L’occasion était donc belle pour pallier à cette carence en notoriété, chez le public ‘noir, jaune, rouge’

Pas de poudre aux oreilles tout au long de cet elpee. Subtile, l’instrumentation permet au combo de passer de l’acoustique à l’électrique avec une facilité déconcertante ; le tout traversé d’interventions de cuivres particulièrement efficaces. Dieter assure l’essentiel des vocaux ; mais sur de « One Hundred Percent », il cède le micro à sa collègue féminine. Bref, un disque de toute bonne facture que je vous invite à découvrir. Surtout si vous avez l’intention de vous rendre ce 21 août au fesival Pukkelpop, où ils s’y produiront…

The Goo Goo Dolls

Greatest Hits / Volume one / The Singles

Écrit par

Fondé en 1985, The Goo Goo Dolls pratique aujourd’hui un power pop destiné à la bande FM. Trois faits marquants dans leur carrière quand même : en 1998, la sélection du single « Iris », qui servira de bande sonore au film de Brad Silberling, « La Cité des Anges », un énorme succès récolté pour leur album « Superstar car wash », en 1993, pour lequel Paul Westerberg avait coécrit le tube « We are normal » ; et enfin, l’inclusion du single « Before it’s too late » dans la BO du film « Transformers ». Pour le reste, on ne peut pas dire que la musique du trio new-yorkais ait beaucoup évolué au cours de la dernière décennie, même si leurs chansons sont toujours bien ficelées, soignées et accrocheuses. 

Ce « Greatest Hits » serait donc le premier d’une série consacrée aux singles ; cependant, il ne réunit que des compos parues depuis 1998. C'est-à-dire depuis qu’ils ont signé chez Warner Music. Pas de trace donc, de l’époque a cours de laquelle l’expression sonore du combo oscillait entre punk et hardcore. Je vous laisse donc tirer la conclusion qui s’impose…

 

The Good Life

La belle vie de Tim Kasher

Écrit par

Les gens deviendraient-ils fainéants en période hivernale ? A priori, ce mardi soir, la réponse à cette question était un grand oui. Et ce n’est donc qu’une petite quarantaine de quidams qui ont bravé le vent et le froid afin de se rendre à la Rotonde du Botanique. Une sage décision que ceux-ci n’auront certainement pas regrettée.

Tandis que l’Orangerie se remplissait à vue d’œil pour le concert sold-out de Keren Ann, la Rotonde, elle, n’aura accueilli que très peu de visiteurs. Pourtant, le grand Tim Kasher et les trois musiciens de son side-project, The Good Life, y étaient de passage pour y présenter leur excellent quatrième recueil. Le frontman de Cursive et ses confrères, pas découragés pour un sou, ont dispensé une bonne petite heure de show durant laquelle les morceaux de « Help Wanted Nights » ont côtoyé à merveille des extraits des trois premiers ouvrages de la formation. Ainsi, se sont enchaînés « On The Picket Fence », « Album Of The Year », « So Let Go » et autre « Lovers Need Lawyers ». Une atmosphère sereine et bon enfant a régné dans la salle tandis que les vocalises de Kasher, encore plus intenses et torturés que sur disque, ont fait vibrer l’assistance. Un excellent concert sans artifices. Les absents ont eu, ici, plus que tort.

Organisation Botanique

The Good Life

Help Wanted Nights

Écrit par

Projet parallèle de Tim Kasher, leader des géniaux Cursive, The Good Life dévoile pour la quatrième fois le côté tendre et plus lisse du bonhomme. « Help Wanted Nights » confirme l’amour de ce dernier pour les mélodies à la fois simples et raffinées. Pur produit Saddle Creek, ce nouvel essai nous invite à pénétrer dans le bar des émotions de Kasher. A l’intérieur de l’établissement, les âmes sont apaisées et les sourires amicaux s’esquissent sur le visage de la clientèle venue ici pour l’ambiance chaleureuse plutôt que la bibine. Les soucis, qui y sont interdits de séjour, demeurent à la porte d’entrée, sur laquelle une pancarte poussiéreuse annonce « Help Wanted Nights ». Mais le candidat potentiel découvrira assez tôt la supercherie. A peine un pied à l’intérieur, celui-ci prendra rapidement conscience que le personnel de The Good Life est loin d’avoir besoin d’aide, se débrouillant plutôt bien seul en matière de service et de fidélisation de la clientèle. Entre un délicieux « On The Picket fence », un agréable « You Don’t Feel Like Home To Me » et un exquis « So Let Go », qui n’aurait pas envie de remettre les pieds chez The Good Life, établissement qui fait plus qu’honneur à son nom ?

The Go ! Team

Proof Of Youth

Écrit par

Depuis le succès surprise de l’album « Thunder, Lightning, Strike », The Go ! Team a cessé d’incarner le ‘bedroom project’ du multi-instrumentiste Ian Parton, pour devenir un groupe à part entière. Terminé les voix samplées, c’est Ninja et son phrasé old school qui monopolisent le micro sur cet album frénétique et ponctué d’apparitions de Chuck D, Marina Vello (Bonde Do Role) ou des Double Dutch Divas. Vu qu’on ne change pas une recette qui marche, Go ! Team reste fidèle à ce mélange ultra efficace de pop naïve, de hip hop old school, de funk épique et de guitares à la Sonic Youth. A la différence près qu’ici le son est un peu moins lo-fi et porteur de plus de fréquences basses (quasi absentes de « Thunder, Lightning, Strike »). Le très bon « Grip like a vice » entame les hostilités, une cavalcade diabolique basée sur un sample des Politicians, formation culte (et archi samplée) du funk U.S. Hormis les chansons pastorales « My World » et « I never needed it now so much », la suite est à l’avenant et réserve à l’auditeur quelques bombinettes pour les dancefloors. Elles s’apprécieront cependant davantage en écoute individuelle qu’enchaînées les unes aux autres, comme c’est le cas ici, créant par la même une certaine uniformisation du propos. Cette légère réserve ne doit pas vous empêcher d’apprécier les plaisirs frais et simples procurés par ce « Proof of Youth ».

The Go Find

Stars on the Wall

On ne le répètera jamais assez : « (We’ve Lost) Gravity », la chanson d’Orange Black, est sans doute l’une des plus belles choses qui soit arrivée à la musique pop belge. Aujourd’hui Dieter Sermeus s’appelle The Go Find, et « Stars on the Wall » constitue son deuxième album signé chez Morr Music. Forcément, on retrouve chez lui tout ce qu’affectionne le label berlinois depuis maintenant plusieurs années : des mélodies replètes, du folktronica gentillet au possible, une voix cajoleuse, de l’amour, un minimum d’amertume. Si vous aimez Styrofoam, Lali Puna et Isan, vous ne serez pas déçus : voici un petit disque tout confort qui mise son va-tout sur la répétition d’une même formule, jusqu’à l’assoupissement. Sur les murs de ces jolies chansons brillent des étoiles, mais elles sont en plastique : en promotion chez Ikea, rayon boulettes suédoises. Elle est pas belle, la vie sans tournevis ?

The Good, The Bad & The Queen

The Good, The Bad and The Queen

Écrit par

La scène se passe dans un vieux cabaret en pleine prohibition. 3ème acte (après Gorillaz et Blur) pour Damon Albarn, chef de file d’un réseau clandestin de trafic d’harmoniques. Agissant en toute impunité, le gangster frontman aux allures de beau parleur distille son cru sur les touches poussiéreuses d’un piano délaissé. Entouré de la perle du haut banditisme représenté par Paul Simonon (ancien bassiste des Clash), Simon Tong (ancien guitariste de The Verve et présent sur le dernier album de Gorillaz) et Tony Allen (pionnier de l’afrobeat et ancien batteur de Fela Kuti), le chanteur épouse un nouveau registre. Partant dans des délires de début de siècle, les malfrats mettent leurs habits du dimanche pour élaborer une alternative sous des faux airs de ballades romantiques. Des voix d’outre-tombe retentissent sur les ventricules échauffées par le miaulement des machines, absorbées dans des escapades irréversibles (« Herculean », « The Bunting Song ») et des premiers rendez-vous adolescents (« 80’s Life »). Sur ce projet qui visait avant tout une carrière solo pour Albarn, le combo se distingue et secrète aussi bien des tubes (« History Song », « Kingdom of Doom ») que des performances dignes du grand vagabondage (« Three Changes », sur lequel excelle l’afrobeat d’Allen). L’hymne final porté par leur titre éponyme touche l’authenticité ‘sylphidique’ et clôture une histoire qui coagule sans falsification.

 

 



The Goo Goo Dolls

Let love in

Écrit par

Huitième album studio pour la formation yankee. Un disque qui fait suite à « Gutterflower », un opus qui s’était vendu à plus de 680.000 exemplaires aux States. Par contre, sur le Vieux Continent, on ne peut pas dire que les Goo Goo Dolls défraient la chronique. Faut dire que si leur musique n’est pas trop mal fichue, se muant régulièrement en hymnes, elle est tellement lissée, qu’on a souvent l’impression qu’elle est essentiellement destinée aux stations radiophoniques de la bande FM. Pour enregistrer « Let love in », le quatuor a abandonné son producteur attitré, Rob Cavallo, pour travailler en compagnie de Glen Ballard (Alanis Morisette, Dave Matthews Band). Des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées dans le Buffalo natal du leader/chanteur/guitariste John Rzeznick. Ce qui ne change pas grand-chose à la solution sonore. A la limite, on a l’impression que la mise en forme est encore plus soignée que dans le passé. D’autant plus que la plaque recèle quelques ballades qui devraient faire grincer les dents des fans le la première heure. Les influences punk ont même pratiquement toutes disparues. A la limite, on a parfois l’impression d’être en présence des Manic Street Preachers américains (NDR : sans la conjugaison des harmonies vocales !) Une surprise quand même, la reprise assez réussie du « Give a little bit » de Supertramp. Le plus étrange, dans l’histoire, c’est que cette compo n’est même pas parue en single.

The Go-Betweens

Oceans apart

Écrit par
On ne peut pas dire que les Go-Betweens chôment depuis leur reformation, puisqu’ils viennent de commettre trois elpees en cinq ans. Et dans l’absolu, “Oceans apart” constitue le neuvième de la formation australienne (NDR : il n’est donc pas tenu compte des différents projets parallèles ou en solitaire). Pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe a de nouveau reçu le concours de Mark Wallis à la production, personnage qui avait mis en forme l’excellent « 16 lovers Lane ». En 1988. Et puis du drummer Glenn Thompson ainsi que de la bassiste Adèle Pickvance. Deux musiciens qui avaient déjà participé à la confection de leur dernier opus. Les dix chansons qui figurent sur cet elpee sont tout simplement superbes. Grant Mc Lennan et Robert Forster sont au sommet de leur art. Empreintes de mélancolie et de poésie lyrique, les mélodies douces-amères exercent un charme irrésistible. Des mélodies sculptées dans l’instrumentation semi acoustique, mais enrichie d’arrangements splendides et judicieux (NDR : dont un zeste d’électronique !) Des images fragiles, pastel, de paysages visionnaires (l’Australie), romantiques (le XIXème siècle?) servent de trame à des thèmes qui parlent du passé, de la mémoire, du chagrin, de la reconstruction. De la vie quoi ! Tour à tour, les voix mûres et suaves de Grant et de Robert peuvent y exprimer toutes leurs réflexions, sans la moindre contrainte, mais avec beaucoup de retenue et de pudeur. Deux fragments évoluent même aux antipodes de l’histoire du rock’n roll. D’un côté, le dylanesque « The statue ». Et de l’autre le presque new wave « This night’s for you », dont la sophistication me rappelle quelque part, un certain Modern English. Un superbe album, qui bénéficie, en édition limitée, d’un second Cd recelant six titres immortalisés au Barbican de Londres, l’année dernière.

The Golden Virgins

Golden Virgins The

Écrit par
Les Golden Virgins nous viennent du Nord-Est de l’Angleterre. De Sunderland, très exactement. Un trio qui brasse une multitude d’influences pour concocter une musique aussi personnelle qu’indéfinissable. Et ce premier opus en est la plus belle démonstration. Découpé en 12 fragments, « Songs of praise » oscille de la valse lente (« Waltz of praise ») à la pop mélancolique ‘blurienne’ (la ballade typiquement insulaire « Never had a prayer », le contagieux « We’ll never be friends » et le presque celtique « I don’t want no – one but you »), en passant par le folk gothique, moyenâgeux (« Shadows of your love »), le funk blanc (« The thought of her »), le boogie/rock’n roll (« I don’t want to believe you »), la power pop glamoureuse de Bowie et de Supergrass (« Renaissance kid »), la new wave hymnique, percutante, réminiscente des Cars (« I am a camera ») ou mélancolique, très british, si proche de Joe Jackson, nonobstant ses accès d’électricité déchiquetés, (« Light in her window »), le psychédélisme ample d’un Super Furry Animals (« Staying sober »), et le punk théâtral (« Never had a prayer »). Un punk théâtral abordé dans l’esprit du Sensational Alex Harvey Band. Même la voix de Lucas Renney adopte ici le timbre vocal emphatique du célèbre et défunt Harvey. Timbre et inflexions qu’il emprunte régulièrement au mythique Alex, avec beaucoup de bonheur, tout au long de cet opus. Un album fort intéressant, aux lyrics qui ne le sont pas moins (NDR : ils traitent de la fragilité des sentiments humains) pour un groupe qui risque de faire parler de lui (NDR : et en bien !) d’ici quelques semaines. Retenez bien ce nom : The Golden Virgins…

The Good Charlotte

The Chronicles of life and death

Écrit par
Bénéficiant des faveurs de MTV, Good Charlotte devrait faire un tabac auprès des. Bien évidemment, il est inutile de préciser que malgré (ou à cause de ?) ce battage médiatique, l’originalité n’est pas au rendez-vous ; et pour cause, ces Américains campent dans la lignée des formations rock pour teenagers (Sum 41 et consorts) présentés habituellement par la chaîne musicale. Grosses guitares, grosse batterie, voix héroïques, production pas trop agressive, une ou deux petites ballades par-ci par-là et le tour est joué. On remarquera, malgré tout, la capacité du groupe à produire des refrains assez pop et facilement mémorisables. Un ou deux morceaux, comme le chouette « I just wanna live » et ses allures presque funky, sortent également du moule très classique proposé par Good Charlotte. Combiné à l’imagerie du groupe située dans la lignée de « L’étrange Noël de Monsieur Jack », « The Chronicles of life and death » devrait à coup sûr faire mouche chez les 12-17 ans…

The Good Life

Album of the year

Écrit par
Autant vous prévenir tout de suite, un jeu de mot facile et stupide va être énoncé dans les lignes qui viennent…Attention, ouiiiiiii, rhaaah, pfffff, c’est parti… « Album of the year », la nouvelle plaque de « The good life », n’est pas…l’album de l’année ! Ouf, voilà, désolé, c’est nul, c’est bête, mais qu’est ce que ça fait du bien ! Il faut dire qu’un titre pareil, c’est vraiment de la provocation…. Les gars de The Good Life doivent être complètement dingues, naïfs ou carrément suicidaires pour n’avoir pas imaginé un seul instant qu’il se trouverait sûrement, quelque part dans le monde, un chroniqueur lamentable n’ayant pas peur de se ridiculiser en recourant à d’aussi misérables procédés…Ou bien peut être cherchaient ils justement à provoquer… Enfin, on ne le saura probablement jamais et c’est probablement mieux ainsi. Toujours est-il que « The album of the year » n’est pas l’album de l’année (c’est la dernière fois, promis…) Composé de morceaux pop/rock atmosphériques, cet ouvrage ne restera effectivement pas gravé dans les mémoires. Si rien n’y paraît vraiment mauvais (à part le geignard « Under a honeymoon »), l’ensemble est cependant relativement plat. Tout commence pourtant bien par le titre maître (décidément, ils en veulent…) et surtout le sympathique « Night and day », beau morceau agrémenté d’accordéon. Mais très vite, les titres finissent par s’enchaîner sans distinction et l’auditeur ne peut alors s’empêcher de sombrer dans une somnolence dont viendront peut être le tirer les derniers accords de l’album, incarnés par l’agréable « Needy »…

The Good Ship

The Good Ship

The Good Ship, c'est un peu ‘La Croisière s'amuse’ de l'alternative country : deux bibliothécaires, un menuisier, un prof de sciences,… Tous ensemble, ils composent de la musique triste et belle ; sans doute après le boulot, autour d'un café et d'un plat de muffins. Cet éclectisme des CV se ressent jusque dans leur musique dont l'instrumentation est dominée par le banjo, le piano et un large assortiment de guitares : la country de The Good Ship évite, pour une fois, de trop ressasser les canons du genre… Plus lumineuse que celle de Palace, plus rock que celle de Songs : Ohia (" Orioles "), et surtout pas (trop) geignarde, l'œuvre fragile de ce comité de musiciens d'Athens (Géorgie) fait chaud au cœur, à défaut d'être, il est vrai, exceptionnelle. On ne tient pas ici le nouveau Wilco, certes, ni le " Nebraska " du troisième millénaire… Il n'empêche que responsables de chansons délicates et tranquilles, ces types-là pourraient bien devenir nos amis les plus chers, à force de patience et de persévérance.