Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Winter adults only ?

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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The Soft Boys

Underwater Moonlight (réédition 2010)

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Avant d’opter pour le patronyme des Soft Boys, cette formation répondait à celui de Dennis & The Experts. Le changement définitif s’est produit en 1977, soit un an après leur naissance. Mais le plus intéressant procède du line up de ce band qui impliquait le guitariste soliste Kimberley Rew, futur Katrina and the Waves et surtout Robyn Hitchcock, grand excentrique britannique, dont la carrière individuelle, souvent marginale, sera entrecoupée de deux reformations éphémère de son groupe phare (NDR : en 1994 et en 2001) et puis d’une aventure chez les Egyptians, vécue en compagnie de la plupart de ses anciens collaborateurs, au cours de la seconde moitié des eighties et le début des nineties ; sans oublier le projet The Venus 3 qu’il a monté en compagnie de Peter Buck de R.E.M, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows ainsi que de Bill Rieflin de Ministry, qui lui ont permis de publier trois elpees entre 2006 et 2010.

Publié en 1980, « Underwater Moonlight » (NDR : ce disque avait déjà fait l’objet de deux rééditions, dont l’une, en 2001, sous le format double cd, était enrichie de quelques bonus) fait donc suite au très expérimental « The can of bees ». Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans des conditions extrêmement difficiles. Tant techniques que de situation (NDR : une cabane pourrie !) Provoquant un stress, une anxiété et un désenchantement chez les musiciens qui se ressent dans les compos. Mais paradoxalement, cette situation les a poussés à se surpasser. Par rapport au premier elpee, hormis le tribal et aride « Old pervert », sculpté dans un funk blanc déstructuré, les mélodies sont particulièrement soignées voire contagieuses et les harmonies vocales parfois carrément ‘byrdsiennes’ (« The queen of eye », caractérisé par ses cordes de guitares bringuebalantes, l’enlevé « Positive vibration » qui adresse un clin d’œil aux Beach Boys). Le spectre de Syd Barrett est omniprésent et pas seulement pour les lyrics complètement à la masse. Très musicale, la ligne de basse apporte une grande richesse aux compos. On a même droit à un zeste de violon et d’harmonica. Ainsi qu’à des claviers. Notamment sur l’instrumental « You’ll have to go sideways ». Fluides, atmosphériques, ils enveloppent la trame hypnotique, obsessionnelle, tissée par les guitares, un peu à la manière de Kevin Ayers (NDR : encore un grand excentrique !) Et de cette œuvre intemporelle, j’épinglerai encore le remarquable « Kingdom of love », réminiscent du Floyd circa “The Piper at the Gates of Dawn” (NDR : mais sans les claviers), le palpitant « I got he hots », qui alterne couplets blues/rock (NDR : ces breaks !) et refrains pop, la voix de Robyn passant alors du timbre rauque, déclamatoire (Captain Beffheart ?) au plus clair et nasillard, sans oublier le morceau maître, en final, plus élaboré mais complètement halluciné, dans sa vision du psychédélisme.

Simon & Garfunkel

Bridge over troubled water (cd + dvd)

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Pour célébrer le 40ème anniversaire de la sortie de l’album “Bridge over troubled water”, Columbia a décidé de le rééditer en coffret Deluxe. Un box qui réunit l’album original remasterisé, un ‘live’ immortalisé en 1969 et un Dvd consacré à des interviews ainsi qu’à documentaire intitulé ‘Songs for America’ et réalisé à l’époque par CBS.

Publié en 1970, « Bridge over troubled water » constitue le cinquième (NDR : si on ne tient pas compte de la B.O. de ‘The graduate’) elpee studio du duo new-yorkais. Ce sera aussi leur dernier sous ce format, malgré l’une ou l’autre reformations épisodique (NDR : elles donneront lieu à des prestations en public et à la gravure de certaines d’entre elles). Décrochant cinq ‘Grammy Awards’, en 1971, ce disque a été certifié à huit reprises disque de platine et est demeuré pendant 10 semaines au sommet des charts. C’est aussi celui qui recèle les incontournables « El condor pasa (If I could) », « Cecilia », « The Boxer », outre le titre maître. Un classique plus qu’un album culte ; mais que tout mélomane branché par l’histoire du rock se doit de posséder dans sa discothèque ou compactothèque selon.

Le second cd est découpé en 17 plages enregistrées lors d’un périple effectué à travers les States, en 1969. Il recèle les inévitables tubes « Homeward bound », « The 59th street bridge song (Feelin’ goovy)”, « Scaborough Fair » (couplé à “Canticle”), “Mrs. Robinson”, “The Boxer”, “Bridge over troubled water”, “The Sounds of silence” ainsi que la cover du “That silver-haired daddy of mine” des Everly Brothers.

Dvd, ‘Songs for America’ est un documentaire fort bien ficelé, réunissant des interviews accordées par les deux artistes, des séances de répétition, des scènes de la vie quotidienne, le tout sur fond d’images d’archives filmées à l’époque (NDR : le clan Kennedy, Martin Luther King, les manifestations contre la guerre du Vietnam, les paysages somptueux des Rocheuses, etc.) et sonorisées par les chansons de Paul et Art.

Le tout est enrichi d’un booklet de 24 pages consacré à la réalisation de l’opus, illustré de photographies rares et dont le texte a été rédigé par Michael Hill.

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The Rolling Stones

Exile on Main Street (2010 Remastered)

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Si “Exile on Main Street” figure dans notre rubrique ‘albums cultes’, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un des meilleurs elpees des Stones, mais simplement parce qu’aujourd’hui encore, il constitue une référence dans l’histoire de la musique rock.

Mais replongeons-nous à cette époque. En 1972, très exactement. Les Stones fuient l’Angleterre pour échapper au fisc et s’établissent sur la Côte d’Azur. A la villa Nellcôte, le manoir de Keith Richards. Ils ne sont pas seuls. Des groupies, des musiciens de studio, des potes (musiciens aussi) vont et viennent au gré des sessions qui se déroulent la nuit dans le sous-sol de l’immeuble. Parmi eux Dr John, Billy Preston, le pianiste Nicky Hopkins et Mick Taylor, le remplaçant de feu Brian Jones, à la guitare. Et pour tenir le coup, ça carbure à l’alcool et aux stupéfiants. Bref, sex & drugs & rock’n’roll ! De ses sessions sortiront 18 titres, partagés sur un double elpee, qui font la part belle à leurs idoles (Robert Johnson, Hank Williams, Otis Redding, Chuck Berry, Little Richard, …) ainsi qu’à leurs racines blues, country, r&b et gospel. Le tout sera ensuite produit par Jimmy Miller, The Glimmer Twins et Don Was, aux studios ‘Olympic’ de Londres ainsi qu’à Los Angeles (NDR : dans la Main Street, ce qui explique le titre de l’album).

Lors de sa sortie, la réaction de la presse est plutôt tiède. On lui reproche une mise en forme trop bordélique (NDR : ben tiens !) Ce qui ne l’empêchera de devenir rapidement disque de platine, aux States. Et culte, comme précisé dans le premier paragraphe de cette chronique. Je ne vous ferai pas l’injure de vous citer les titres figurant sur cette œuvre. Elle doit faire partie de toute bonne collection qui se respecte. Simplement, elle a été remasterisée. Et puis, elle est enrichie de dix nouveaux titres. Des inédits. Datant de cette époque. Des instrumentaux qui ont été retravaillés en 2009. Et auxquels ont été ajoutés voix, guitares et chœurs. Rien de transcendant, même si « Plundered My Soul » a fait l’objet d’un single et d’un clip vidéo. La nouvelle version contient également un booklet illustré de photos prises lors des sessions ainsi que des lyrics de toutes les chansons.

Elliott Smith

Roman Candle

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Les ayants-droits n’en finiront probablement jamais de piller les réserves du plus grand songwriter de sa génération. Après voir réédité « From a Basement on the Hill » en 2004 et « New Moon » en 2007, Domino a décidé de ressortir « Roman Candle », le premier album de Mr. Smith. Un elpee initialement paru en 1994 chez Cavity Search. Mais devrait-on pour autant bouder notre plaisir ? Il est tentant de critiquer cette nouvelle initiative, surtout lorsqu’elle est destinée à se faire du blé sur la tombe d’un artiste. De la qualifier d’indécente. De stigmatiser cette opération mercantile. D’hurler à la trahison. Ou parce qu’elle est susceptible de troubler le repos de l’âme du chanteur texan… mais dès les premières notes du morceau d’ouverture, « Roman Candle », l’auditeur ne peut que se réjouir de retrouver la douceur de ces voix doublées et la pureté de ces mélodies douces et fragiles…

Album injustement méconnu, « Roman Candle » recèle toute une série de perles dont les magnifiques « No Name # 2 » et « Condor Avenue » (proches des trésors d’« Either/Or »). Quel compositeur contemporain ne signerait-il pas des deux mains pour hériter d’une seule seconde d’inspiration qui a permis à feu Elliott d’écrire ces neuf morceaux figurant sur cet elpee. Le disque avait été enregistré sur un quatre pistes ; et pourtant, jamais les plages n’émargent à la lo-fi, tant Smith maîtrise son sujet. Chaque note frappe en plein cœur. Qu’elles émanent de ses cordes de guitare ou de sa voix. Des chansons probablement trop lourdes à porter pour un musicien tellement peu sûr de lui, malgré son immense talent ! Des ses débuts, il était déjà au sommet de son art. Et il l’ignorait. Ce « Roman Candle » est pourtant un classique. Et dire que ces morceaux n’auraient jamais été publiés, si sa petite amie n’avait pas eu la bonne idée de les envoyer à une maison de disques… bien entendu ravie de l’aubaine… Indispensable!

Sunny Day Real Estate

Diary (Original record remastered)

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En me replongeant dans l’écoute de ce « Diary », œuvre originelle des flamboyants Sunny Day Real Estate, j’ai l’impression d’opérer un voyage dans le temps. Quinze bonnes années plus tôt. En pleine période post-Cobain. C’est-à-dire lors des dernières années de mes études accomplies en secondaire. Dès les premières notes, difficile de ne pas succomber au charme de la voix du chanteur, Jeremy Enigk, assurément l’une des plus marquantes et emblématiques de son époque. Il était alors à peine âgé de 20 ans. Au milieu des années 90, le groupe américain jouissait d’une grande estime aux Etats-Unis, tout en restant relativement inconnu en Europe. Fondé à Seattle, en 1992, le combo édite ce premier elpee chez Sub Pop. Déjà une belle preuve de confiance… Mais d’où vient leur étrange patronyme ? Les versions diffèrent. Probablement des paroles d’une chanson de Talking Heads. A moins que ce ne soit d’un texte rédigé par le poète T.S. Elliot. Ou peut-être la solution procède-t-elle de la double signification. Bref, le mystère reste entier. D’autant plus que les musiciens n’ont accordé que très peu d’interviews et les photos de la formation sont plutôt denrée rare. Faut dire que les crises de mysticisme traversées par leur leader ne facilitaient pas les choses. Faisons donc abstraction de cet aspect plutôt étrange de leur profil pour nous pencher davantage sur l’aspect le plus intéressant du band : leur musique. Et pour cause, Sunny Day était parvenu à transcender les influences hardcore pour créer un style empreint d’une charge émotionnelle phénoménale, style qui allait toucher une multitude de kids américains. 

Réécouter ce « Diary », plus de 15 ans après sa sortie, m’a donc procuré une satisfaction certaine. A contrario de la déception qui m’envahit lorsque je dois me farcir un disque totalement daté et irrémédiablement lié à son époque ! J’ai même parfois l’impression que leur musique n’a jamais été aussi contemporaine. Dès la première écoute, on est littéralement envoûté par ces longues compos à la fois puissantes et bouleversantes. La voix androgyne de Jeremy Enigk est unique en son genre. Et l’émotion atteint son paroxysme sur « Songs For An Angel » un véritable miracle post-grunge ou encore le single « Seven », beau à en pleurer. Cerise sur le gâteau, l’opus est enrichi de deux bonus tracks, sobrement intitulés « 8 » et « 9 ».

En mêlant grunge et indie classique, SDRE est devenu un précurseur de ce qu’on va appeler l’émocore. Et des charters entiers de groupes vont se mettre à puiser leur inspiration chez Enigk et ses comparses. Pas toujours à bon escient, il faut le reconnaître. Ce qui explique encore aujourd’hui pourquoi des clichés réducteurs continuent à coller aux basques de ce style, depuis baptisé Emo. Alors que des combos comme Jimmy Eat World, Texas Is The Reason ou The Get Up Kids en sont devenus de dignes et respectueux héritiers. « Diary » est cependant devenu un classique du genre. Un album culte pour un groupe référence issu d’une époque pas tout à fait révolue…

 

Sunny Day Real Estate

LP2 (Réédition)

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Nous sommes en 1995, un an après la mort de Kurt Cobain. Le grunge bat toujours son plein. Seattle est une ville en pleine ébullition. Les groupes émargeant à cette scène se comptent à la pelle. Et pourtant, une formation parvient à se départir du lot, en proposant une musique totalement différente : Sunny Day Real Estate (NDR : un patronyme inspiré d’un poème de T.S Elliot mais également d’une chanson des Talking Heads intitulée « (Nothing But) Flowers »). Mais l’histoire du groupe a véritablement commencé au début des années 90. Le chanteur/guitariste Dan Hoerner, le bassiste Nate Mendel et le drummer William Goldsmith montent un trio qu’ils baptisent alors Empty Set. Après quelques changements de nom, le line up s’élargit à un quatuor. Le quatrième larron est un ami de lycée de Goldsmith. Il s’agit de Jeremy Egnik. Et ce petit génie va donner une coloration toute personnelle à leur musique et permettre au combo de se forger une notoriété certaine, dans l’univers de l’underground. Après avoir enregistré quelques démos, le band opte alors pour son appellation définitive. Et Jérémy en devient le leader naturel. En 1994, Sunny Day Real Estate concocte son premier elpee, « Diary ». Le band jouit alors d’un crédit considérable sur la scène indie américaine. Mais paradoxalement, le quatuor se sépare. Alors que le groupe accomplit une tournée marathon, Enigk traverse une crise spirituelle profonde et décide de quitter le navire, jugeant la vie qu’il mène peu adéquate avec sa confession religieuse. Heureusement, lors de cette tournée, de nouvelles chansons ont été écrites. Elles figureront sur leur deuxième long playing. Intitulé « LP2 », faute de titre, il semblait pourtant mort-né. Faute d’artwork, un responsable de l’écurie Sub Pop et Goldsmith se sont finalement accordés pour lui attribuer une couleur rose unie.  

« LP2 » réunit 6 nouveaux morceaux, les deux singles (« 8 » et « Friday ») ainsi qu’une flip side (« Rodeo Jones »). Après la sortie de cet elpee posthume, Mendel et Goldsmith on rejoint Dave Grohl chez Foo Fighters, alors qu’Enigk a entamé une carrière solo.

Mais penchons nous quelque peu sur le contenu de cet album. L’expression sonore a conservé ses caractéristiques premières. C’est-à-dire une voix reconnaissable entre mille, celle d’Enigk, susceptible de communiquer un éventail d’émotions particulièrement amples. Les interventions aux drums de Goldsmith sont aussi précises que brutales. La basse est impressionnante de maîtrise (« Théo B »). Les guitares alternent riffs lourds et arpèges mélancoliques. Rien n’est à jeter sur cet album. Le summum est atteint sur « J’Nuh ». Cette plage s’ouvre à la manière d’une ballade à la Pearl Jam, s’autorise des intermèdes agressifs ; mais surtout est illuminée par le timbre bouleversant de Jérémy, alors au sommet de son art. Pas étonnant d’ailleurs que le groupe ait été proclamé initiateur et leader de la scène emocore.

Cette réédition est enrichie de bonus tracks, et notamment « Spade and Parade » et « Bucket of Chicken ». Une excellente initiative qui devrait permettre à celles et ceux qui étaient passés à côté de leurs œuvres (NDR : « Diary » a également été réédité) de pouvoir les savourer et peut-être de communiquer leurs impressions à leur entourage. En espérant, peut-être, un jour, une hypothétique reformation de cette légende…  

 

The Feelies

The good earth

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Il a fallu six longues années avant de voir sortir le deuxième elpee des Feelies. Si bien que du line up initial, il ne reste plus que Glenn Mercer et Bill Million. C’est-à-dire les chanteurs/guitaristes. Mais le quatuor est passé à un quintet, suite à l’engagement d’un percussionniste. Produit par Peter Buck, le guitariste de REM, cet opus met davantage l’accent sur l’aspect acoustique. Et puis le son est moins brouillon et les compos moins expérimentales. Quoique toujours aussi complexes. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de tenir la route. La frénésie semble en apparence moins présente. Mais ce n’est qu’une impression consécutive au soin des arrangements. D’ailleurs, les envolées de rythmes sont toujours aussi tribales. Et on retrouve ce style très caractéristique des échanges de cordes opérés entre Glenn et Bill. Simplement l’acoustique a pris le pas sur l’électrique. Les sèches sont, en outre, tantôt grattées, tantôt jouées en fingerpicking. Et les voix murmurées confèrent à l’ensemble un intimisme presque lo-fi. Pas difficile de comprendre pourquoi tous les artistes néo-folk se sont toujours réclamés des Feelies. Aussi bien Belle & Sebastian que The Dodos…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

The Feelies

Crazy rhythms

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“Crazy rhythms” constitue le tout premier album de cette formation issue d’Hoboken, dans le New Jersey. Il est paru en 1980 et fait l’objet aujourd’hui d’une réédition. Revendiquant ouvertement l’influence du Velvet Underground et des Modern Lovers, le quatuor avait puisé son patronyme dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. Anti-groupe absolu affichant un look de nerds, The Feelies privilégiait avant tout la musique. Son mélange de psychédélisme, de pop et de punk est unique en son genre. Balisé sur un tempo krautrock, souvent enlevé, enrichi par de multiples percussions, il met en exergue des mélodies hymniques créées par des guitares duales, hypnotiques, répétitives, obsessionnelles même, tout en privilégiant la ligne claire, alors que les vocaux ne dépassent jamais le volume de l’instrumentation. Ce qui explique pourquoi cet opus deviendra une référence pour des groupes comme Yo La Tengo ou encore Galaxie 500. L’elpee recèle, en outre, une version insolite, mais particulièrement réussie du « Everybody’s got something to hide except me and my monkey » des Beatles. Séparée en 1992, la formation a décidé de se réunir en 2008, pour accorder quelques prestations ‘live’, aux States…

La réédition propose des démos, faces B, enregistrements ‘live’ et raretés, mais via une carte de téléchargement numérique glissée à l’intérieur du boîtier.

 

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