Un dixième album studio pour Idlewild

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Robert Wyatt

Rock Bottom

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Juin 1973, alors qu’il prépare un troisième elpee de Matching Mole en compagnie du saxophoniste britannique Gary Windo, Robert Wyatt, complètement ivre, tombe de la fenêtre du quatrième étage d’un immeuble, au beau milieu d’une fête. Il se brise la colonne vertébrale et ne s’en relèvera que paraplégique. Un drummer qui se retrouve dans une chaise roulante, c’est plutôt galère. Et pourtant, sa carrière musicale ne sera pas brisée, mais va se transfigurer. Au cours des six mois d’hospitalisation, il écrit et compose son second opus solo (NDR : en fait pas tout à fait, puisque certaines chansons avaient déjà été imaginées, lors d’un voyage à Venise). Littéraire, « Rock bottom » est consacré en France par l’Académie Charles Cros. Pour concocter ce disque, Wyatt a notamment bénéficié du concours de Hugh Hopper, Richard Sinclair, Gary Windo, Fred Frith, Mongezi Feza (un trompettiste sud-africain) et Mike Oldfield. Ainsi que de Nick Mason, le drummer du Pink Floyd, à la mise en forme. Sans oublier son épouse, l’artiste-peintre Alfreda Benge (NDR : à partir de cette époque, c’est elle qui va se charger de dessiner toutes les pochettes) aux vocaux sur « Alfie ». Le Floyd est alors parvenu à récolter la somme de 10 000 £ en organisant un benefit concert afin que Bob puisse sortir ce disque. Douloureusement personnalisée, cette œuvre affiche une profondeur exemplaire, musicalement inimitable. Prouesses vocales, avalanches de cuivres, cet opus chargé de mélancolie, plongé dans une atmosphère claustrophobe, mentale, mérite assurément de figurer au panthéon des œuvres d’exception. Et pas seulement parce qu’il va influencer une multitude d’artistes et de groupes, pendant plusieurs décennies. Album ‘phare’ de la décennie, « Rock Bottom » mérite assurément de figurer parmi les albums-culte de l’histoire du rock… (Réédition album paru initialement en 1974)

The Moody Blues

To our children’s children’s children

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Au sein de la discographie des Moody Blues, on peut manifestement avancer que ce « To our children’s children’s children » mérite de figurer parmi les albums culte. Il vient de bénéficier d’une réédition remasterisée. Enrichi par cinq bonus tracks (dont deux morceaux alternatifs et un ‘extended’) et puis de deux immortalisés ‘live’ le 17 décembre 1969, dans le cadre du show de David Symonds pour la BBC, cet opus ne souffre d’aucune faiblesse. Il évoque un voyage introspectif à travers l’espace. Et constitue le concept album par excellence. Une œuvre qui navigue en pleine prog. Parfois teintée de psychédélisme. Le son est luxuriant. La mélodie envoûtante. Les harmonies vocales limpides, éthérées. Le mélange entre cordes de guitare acoustiques et électriques en osmose. Les arrangements époustouflants. Le mellotron est devenu une des pièces centrales de l’instrumentation. Et ma foi, le résultat est plutôt concluant. Surtout dans le domaine des orchestrations. Ne pas oublier que nous sommes en 1969 ! Rien que l’ouverture, « Higher and higher », vous en met plein la vue. Et le reste reflète une beauté diaphane susceptible de vous transporter dans une quatrième dimension. Premier elpee enregistré pour leur propre label Threshold, “To our children’s children’s children” est un incontournable qui devrait trôner dans toute compactothèque qui se respecte. A moins que vous ne disposiez déjà du vinyle. Mais comme c’est en mid price…

En concert ce 28 octobre 2008 au Monacoplein d’Ostende.

 

Dennis Wilson

Pacific Ocean Blue

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L’histoire des Beach Boys n’a jamais été un long fleuve tranquille. On peut même dire qu’elle a été torrentueuse et dramatique. Et pas seulement celle du leader Brian, interné à plusieurs reprises ou celle de Carl, décédé en 1998, des suites d’un cancer du poumon. Si vous avez un jour l’occasion de lire la saga de la famille Wilson, vous allez même vous demander comment ce groupe a pu se forger un répertoire aussi allègre et ensoleillé, alors que leur parcours est parsemé d’événements tragiques. Dennis, le beau gosse, n’y a pas échappé. Une enfance difficile voire rebelle, des relations amoureuses conflictuelles et scabreuses, une dépendance à l’alcool et à la drogue, sans oublier les déboires subis après avoir hébergé le futur assassin de Sharon Tate, Charles Mansun. Et pour couronner le tout une noyade au large de Marina Del Rey, le 28 décembre 1983. Franchement, il y a ici largement matière pour réaliser un long métrage.

Mais venons-en à ce « Pacific ocean blue ». Un disque paru en 1977 sous la forme du vinyle. En édition limitée. Si bien qu’il va devenir une véritable pièce de collection. Pas pour rien qu’on va le surnommer « The lost album » ! Il va bien être réédité, début des eighties, sous la forme du compact disc. Mais pas en nombre suffisant pour éviter la surenchère. Si bien que sur certains sites spécialisés, il va se négocier à plus de 200$. Faut dire qu’il est considéré comme un chef d’œuvre des seventies. Legacy a donc décidé de le ressortir une nouvelle fois mais sous la forme d’un box luxueux. Le premier disque réunit 12 morceaux originaux et 4 bonus tracks, alors que le second est consacré au projet Bambu. C’est-à-dire son elpee « The caribou sessions », jamais officiellement édité à ce jour, enrichi de deux titres issus des sessions d’enregistrement.

The White Stripes

Elephant

Devant pareil disque, tout le monde s'incline. Du moins ceux qui croient encore que le rock n'est pas moribond. Parce que la bête ronronne encore, prête à vous sauter à la gorge à tout moment, alors que tout le monde prédisait sa fin imminente. Non : le rock n'est pas mort, puisqu'il y a les White Stripes. Oubliez les Strokes, les Hives, les BRMC, tous ces fossoyeurs qui remuent la terre sans la fertiliser. Parce que le rock'n'roll, cette furie infidèle et rebelle qui finissait par se mordre la queue, a trouvé en Meg et Jack White ses plus ardents symboles, de valeureux défenseurs que rien n'arrête, pas même 1 million de " White Blood Cells " vendus aux quatre coins du monde. Ce n'est pas demain la veille que Meg et Jack (Frère et sœur ? Mari et femme ? Qu'importe !) vendront leur âme au music business en échange d'un album de gangsta rap ou de techno luna park. Parce que les White Stripes sont le rock'n'roll, point barre. Ils n'ont que faire des modes. Les White Stripes incarnent à la fois le renouveau du rock et son antithèse, en utilisant des éléments du passé pour inventer une musique qui paraît pourtant vierge de toute Histoire. " C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes ", comme on dit. A la différence que Meg et Jack, eux, y rajoutent un bon bouillon Knorr fait maison, dont la recette miracle tient en trois mots : simplicité, sincérité, félicité. On entend chez eux du blues des années trente, du folk des années soixante, du glam des années septante et du hard des années quatre-vingts, mais complètement dégraissés, ramenés à leur plus simple apparat, pour plus d'efficacité. Les White Stripes, ce serait donc un mix bio de toutes ces musiques, dont on ne garde que l'essentiel : l'essence. Une batterie, une guitare, une (parfois deux) voix : c'est tout. Mais c'est suffisant pour traduire au plus près ce que doit être le rock : une sensation primitive qui vous fait sursauter, qui vous prend aux tripes sans artifices. Juste de la rage et de la passion. Le strict minimum pour un rendement (et une claque !) maximum : une règle de plus en plus suivie par les groupes de rock d'aujourd'hui (The Kills, The Black Keys,…), où la basse n'est même plus de la fête. " Elephant ", pourtant, commence avec une ligne de basse, hénaurme, tribale, jouissive… " I'm gonna fight them off / A seven nation army couldn't hold me back " : le message est clair… Cet album, en quelques secondes, écrase déjà la concurrence. Avec un sacré pied de nez aux rockeurs poids lourds qui envahissent les ondes et les écrans, puisqu'il s'agit bien, en fin de compte, d'une guitare, mais accordée en octave ! Sacré Jack : un instant, on pensait qu'il allait sortir la grosse artillerie, et perdre ainsi de cette virginité perpétuelle qui fait le charme de sa musique… " Black Math " accélère un peu le tempo dans un style punk-garage absolument tubesque, tandis que " There's No Home For You Here " présente un Jack démultiplié, comme si le blues de Son House s'était vu corrigé par le " Bohemian Rhapsody " de Queen. Dix Jack pour le prix d'un, pourquoi faire la fine bouche ? Et ces riffs, monstrueux, qui ne cessent de déchirer l'air alors qu'on croyait guetter un semblant d'accalmie… Le repos du guerrier, heureusement, ne se fait point attendre, avec cette reprise d'un vieux standard de Burt Bacharach chanté à l'époque par Dusty Springfield : " I Just Don't Know What To Do With Myself ", aussi fort que le " Jolene " du premier album. Un classique célébré ici comme il se doit, avec humilité, mais sans s'y coller comme à l'école. " The Cold Cold Night " continue dans cette lancée pleine de sang-froid, après la violence des trois premiers morceaux… Mais cette fois c'est Meg qui chante, en petite-fille mutine de Moe Tucker. Sa voix, comme son jeu de baguettes, est approximatif. C'est à ce moment qu'on se demande avec étonnement pourquoi on accroche tant, alors que cette nonchalance extrême devrait passer pour de l'indigence. Pourtant, ça passe. Plutôt bien, même… Comme les deux morceaux suivants, " I Wanna Be The Boy " et " You've Got Her In Your Pocket ", des ballades romantiques, la première au piano, la deuxième sans Meg, qui clôturent en beauté la partie douce mais dense de cet album éléphantesque. Retour au blues rocailleux, à la guitare qui raille et au chant écorché avec " Ball and Biscuit ", sept minutes de sexe et de colère entre les Stooges et Muddy Waters ; puis ce piano, à nouveau, introduit par un prêche de bigot bientôt atomisé par de gros riffs heavy pleins de distorsions, direction les feux de l'enfer (" Little Acorns "). Suit " Hypnotise ", deuxième chanson punk-garage de l'album, dégainée plus vite que Lucky Luke : à peine deux minutes. Un titre classique, à la White Stripes, qui ressemble étrangement à " Fell In Love With A Girl "… Idem pour " Girl, You Have No Faith In Medicine ", tout aussi accrocheur et rieur, supposé d'ailleurs se retrouver sur l'album précédent. Entre les deux, un morceau plus étonnant (" The Air Near My Fingers "), avec orgues, pont à la Led Zep' et paroles gratinées, en un mot : épique. La cerise sur la gâteau s'appelle " It's True That We Love One Another ", une sympathique ritournelle country chantonnée avec Holly Golightly des Headcoatee, écrite en une demi-heure et enregistrée en vingt minutes. Terminer ainsi sur une note d'humour, presque infantile, témoigne encore une fois du vent de fraîcheur et de liberté que les White Stripes font souffler sur le rock depuis maintenant deux ans. Sans se soucier des tendances dernier cri (l'album a été réalisé en dix jours au studio " vintage " Toe Rag à Londres, avec du matos d'avant 63… Si ça c'est pas rock'n'roll), Jack et Meg White viennent tout simplement, avec cet " Elephant " gargantuesque, d'accoucher d'un chef-d'œuvre intemporel. Et d'entrer dans l'Histoire !

David Bowie

The rise and fall of Ziggy Stardust / 30th anniversary

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La réédition (NDR: remasterisée pour la circonstance) du " Ziggy Stardust " de Bowie est enrichie d'un deuxième disque, sur lequel figurent les versions originales de " Hang to yourself " et de " Moonage daydream ", interprétées par The Arnold Corns (NDR : un groupe à l'existence éphémère que Bowie avait monté peu de temps avant les Spiders of Mars), la démo de " Lady Stardust " et du titre maître, une cover du " Round and round " de Chuck Berry, l'adaptation du célèbre " Amsterdam " de Jacques Brel, un remix de " Moonage daydream " et cinq fragments éliminés, à l'issue des mêmes sessions d'enregistrement ; soit " Velvet goldmine ", " Holy holy " " John, I'm only dancing ", " The Supermen " et une prise alternative de " Sweet head ". Des morceaux qui réapparaîtront, pour la plupart, ultérieurement sur d'autres plaques. Ce double Cd est habillé d'un superbe digipak de 36 pages contenant commentaires, lyrics et photographies. Pour le reste, je ne vais pas vous refaire l'histoire de " Ziggy Stardust " ; sachez simplement que ce disque constitue pour David Jones, l'apogée de sa période glam. Ce qui explique d'ailleurs son titre…

Coldplay

A rush of blood to the head

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Nonobstant sa candeur un peu gauche et une longueur récurrente, le premier elpee de Coldplay m'avait particulièrement plu. Faut dire que sa pop concise et contagieuse était parvenue à susciter, en mon for intérieur, des émotions à la fois puissantes et intenses.

Afin d'enregistrer son deuxième opus, le quatuor a de nouveau fait confiance à Ken Nelson, pour la coproduction. Un disque qui nécessite, paradoxalement, plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur. Et honnêtement, je dois avouer qu'au plus je l'écoute, au plus je l'apprécie. Hormis le titre maître, qui s'inscrit dans la lignée de " Parachutes ", les dix autres fragments de " A rush of blood to the head " explorent des horizons sonores différents. Le plus fréquenté, ayant plus que probablement été défriché par Echo & The Bunnymen. C'est même une certitude sur l'énigmatique, hypnotique, presque vaudou " God put a smile upon your face ", l'incantatoire (" The cutter " ?), " Daylight ", ainsi que le remarquable et bouleversant " Clocks ", imprimé sur un tempo new wave et nimbé de backing vocaux lmpides, falsetto, il constitue plus que probablement la meilleure plage de l'œuvre. L'ombre de Ian Mc Culloch plane également sur trois autres plages. Ben tiens ! Chez les ballades " The scientist " et " Warning song ", cette dernière, bénéficiant même d'arrangements symphoniques, comme à la plus belle époque d'Ocean Rain. Sans oublier le single " In my place. Eclabousse de gouttelettes de guitares rafraîchissantes, ‘ricochantes’, il a été enregistré en la présence de Big Mac en personne ! Mais lorsque les accès de guitare, dispensés par Jan Buckland épousent une forme sauvageonne, davantage bringuebalante, c'est alors à House of Love que je me mets à penser. A l'instar du très élaboré " Amsterdam ", ou encore de l'envoûtant " A whisper ". Pourtant, la trame des mélodies repose essentiellement sur la voix et le piano de Chris Martin. Une voix vulnérable, désarmante, qui parle tout simplement de la vie, de la mort et du temps qui passe, une voix qu'il étaie de son piano spectral… Encore un must !

The Coral

The Coral

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Premier album pour ce très jeune ensemble liverpuldien, qui semble avoir hérité de la fibre lyrique et psychédélique du défunt et mythique Teardrop Explodes. Même le timbre vocal du chanteur principal, James Skelly, possède des inflexions fort proches de celles de Julian Cope (NDR : sur le superbe " Goodbye ", la comparaison est vraiment frappante). Et dans ce style, The Coral est vraiment au sommet de son art. Mais c'est paradoxalement en fin d'album qu'il y libère toute sa frénésie. Tout d'abord chez l'énigmatique et sauvage " Badman ". Ensuite sur un morceau caché, poussant même cette frénésie jusque dans ses retranchements ska ! Cependant, le sextuor ne se contente pas de puiser son inspiration chez un seul des plus illustres représentants du New Mersey Sound. Sous un format acoustique, il transpire la sensibilité mélodique des La's. ) Et lorsque les voix se conjuguent en harmonie, c'est plutôt à 16th Horsepower que je mets à penser. Le combo est également intoxiqué par le garage des sixties (NDR : entre autres les Seeds, les Standells et les Sonics. A vos encyclopédies !) Parfois, un peu à la manière d'Inspiral Carpets. C'est tout à fait évident lorsque les mélodies sont nappées de claviers poussiéreux, rognés. Ou alors lorsqu'elles sont abordées dans l'esprit d'Alan Price Set. A l'instar d'" I remember when ", reminiscent d'" I put a spell on you ". L'opus éponyme recèle également deux morceaux plus complexes. Tout d'abord le prog pop vibrant " Wildfire ", caractérisé par de nombreux changements de rythme. Et puis le chaotique et déstructuré " Skeleton key ", un fragment à la fois railleur et vindicatif, que n'aurait pas désavoué un certain Captain Beefheart.

 

The Vines

Highly Evolved

Elus ‘révélation de l'année’ par le NME, les Australiens de The Vines sont déjà les nouvelles stars du rock. Leur jeune âge, leurs mélodies en acier trempé, leurs belles gueules et leur hargne en concert devraient ainsi leur permettre de détrôner les Strokes au rayon des sauveurs du rock'n'roll - cette arlésienne des critiques, davantage une campagne marketing qu'un véritable sauvetage d'un genre qui se meurt, encore et toujours… Le rock se meurt, donc… Et voilà ses nouveaux messies : il y a eu les Pixies, Nirvana, At-The Drive In, les White Stripes,… et maintenant The Vines, ces petits boutonneux arrogants qui ont à peine leur permis de conduire en poche. Ces jeux de chaise musicale n'ont, en fait, aucun intérêt ; si ce n'est celui de nous faire découvrir de nouveaux groupes, qui ressemblent aux précédents et aux suivants… Sauf qu'ici, difficile de faire la moue, de passer son tour, tant The Vines réunit toutes les qualités de ces prédécesseurs : la rage de Nirvana, les mélodies des Pixies, le jusqu'au-boutisme d'At-The Drive In. The Vines a donc vraiment tout pour plaire ; car ses chansons sont féroces, juvéniles, jubilatoires. " Highly Evolved " parvient ainsi à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents (NDR : ce qui est déjà, en soi, un exploit). De ce " Highly Evolved " fracassant d'une minute et demie à ce " 1969 " rappelant les exploits des Stooges, The Vines fait un sans faute. Et quand le chanteur Craig Nicholls n'hurle plus comme si sa vie en dépendait, c'est à Lennon/McCartney qu'on pense (" Homesick ", " Sunshinin "), sans parler de ce " Factory " piquant sa rythmique aux Specials, sur l'air (encore les Beatles) d'" Ob-La-Di, Ob-La-Da "… The Vines réussit la gageure de sonner comme le meilleur du rock, de la pop, du ska et du métal. Un conseil d'ami ? Achetez ce disque.

 

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