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Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Julia Drouot a coupé court…

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La fuite d’Ellside

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The Young Gods

Gang Of Four

Solid gold (réédition)

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Gang of Four reconstitué, l'intérêt pour son back catalogue devenait conséquent. EMI vient donc de ressortir en compact disc "Solid gold". Paru en 1981, il constitue un des albums les plus importants de la dernière décennie. Non seulement il a marqué de son empreinte l'histoire de la new-wave, par la pratique d'un funk blanc métallique, sophistiqué et aride. Mais en plus, il exprimait à travers des textes obliques, intellectuels, féroces, un discours radical et révolutionnaire. Cette réédition bénéficie, en outre, d'une sélection de bonus tracks. Cinq fragments parmi lesquels figurent "To hell with poverty", "Capital (it fails us now)", "History's bunk", et des versions "live" de "Cheesburger" et de "What we all want". "Solid gold" quoi!
 

 

The Verve

A northern soul

En 1993, Verve commettait un superbe opus, "A Storm in Heaven", un disque que la plupart d'entre vous ont sans doute snobé par manque d'audace ou tout simplement par paresse. C'est vrai que la musique de ce quatuor est intemporelle, atmosphérique, difficile même parfois, mais tellement vivifiante et surtout exaltante. Reflétant l'état d'esprit d'un chanteur/compositeur illuminé et fascinant, Richard Ashcroft. Depuis, le groupe a dû adapter son patronyme en The Verve, suite à une action judiciaire menée par un label yankee frustré. Commis une compile de singles. Passée totalement inaperçue, faute de promo, il faut le souligner. Enfin, s'est décidé à faire appel à Owen Morris, ingénieur du son chez Oasis, pour coproduire son nouvel opus. Et, il faut reconnaître que la formation galloise vient de frapper fort. Très fort même. Etablissant subconsciemment un pont naturel entre Oasis et les prémisses des Stones Roses. Rien que le titre maître, qui exhume les fantômes des Stooges, Doors et autres Thee Hypnotics originels, mérite un prix d'excellence. Et le reste ne manque pas de surprises. Comme cet "History" enrichi d'orchestrations symphoniques opérées dans le célèbre studio Abbey Road. Ou encore "A new decade" et "This is music" aussi stupéfiants qu'imprévisibles. Douze expérimentations stimulantes où violence, douleur, exaltation, sexualité, dépression, romance, mort et mysticisme alimentent un paysage sonore vertigineux, kaléidoscopique. Calme un instant, tumultueux le suivant, il s'évapore dans l'éther stratosphérique avant d'atteindre les rêves célestes de la "Northern soul"...

 

The Smashing Pumpkins

Mellow collie and the infinite sadness

Après avoir sorti le remarquable "Siamese Dream", nous nous demandions comment le quartet de Chicago allait manœuvrer pour s'extraire du post grunge au sein duquel il semblait s'être abandonné corps et âme. "Mellow collie and the infinite sadness" dissipe toutes nos appréhensions. D'abord il est double. Vingt-huit morceaux pour plus de cent dix minutes. Une sorte de concept album découpé en deux volets. Sous-titrés  "Dawn to dusk" et "Twilight to starlight". Le premier morceau de plastique est essentiellement découpé dans le heavy metal. Mais exempt de clichés et épargné d'accès de nombrilisme gratuit. Un métal limpide, effilé, efficace. Parfois teinté d'une pointe d'exotisme (Tea Party?) ; mais le plus souvent luxuriant, écorché, torturé, tailladé par le timbre vocal âcre, ricanant de Billy Corgan qui épanche ses lyrics existentiels fignolés, intrigants, empreints de mélancolie. Certains climats frôlent même parfois l'intensité exaltante de Led Zeppelin. D'autres, plus somptueux réveillent entre notre for intérieur, le monde prog rock des seventies. Surtout lorsque le mellotron ou la section de cordes s'en mêle. Le deuxième volume se révèle beaucoup, beaucoup, plus recherché, plus expérimental, mais sans jamais tomber dans l'abstrait. En poussant le bouchon, nous pourrions imaginer qu'il a été aussi finement sculpté que « Sgt Peppers » ou « Abbey Road » des Beatles. Les chansons sont bourrées de subtilités, d'effets spéciaux, de sonorités synthétiques. Mais injectées avec un tel à propos qu'elles n'altèrent jamais le produit fini. Plusieurs écoutes sont d'ailleurs indispensables avant de pouvoir commencer à percer le mystère de ce "Twilight to starlight". Et l'étonnement se mue progressivement en charme. Maintenant, nous vous déconseillons vivement d'écouter cette œuvre d'une seule traite. Votre citrouille (!) risque d'éclater, alors qu'à dose homéopathique, vous en découvrirez sans cesse de nouvelles saveurs...

Pulp

Different Class

Impossible d'aborder le renouveau de la pop insulaire sans évoquer Pulp. Et impossible d'évoquer Pulp sans aborder le renouveau de la pop insulaire. Un phénomène également revendiqué par Suede, Oasis, Blur, Menswear, Cast; et la liste s'allonge de jour en jour. Pour Pulp, l'aventure est cependant totalement différente, puisque la formation existait déjà en 1977. Mais seul Cocker a traversé, parfois laborieusement, toutes les étapes de l'histoire du groupe ; les autres musiciens du line-up actuel ne rejoignant Pulp, qu'entre 85 et 88...

"Different Class" ne constitue pourtant que le quatrième véritable elpee du quintet de Sheffield. Une œuvre qui confirme les excellentes dispositions affichées sur "His 'n hers". D'abord, il y a ce formidable single, "Common People", conte sordide sur la lutte des classes, à l'échelle du monde contemporain. Ce qui explique le titre de l'opus. Jarvis a voulu élargir son chant de vision en abordant avec ironie cruelle et amertume, les problèmes liés au chômage, au désenchantement causé par la drogue, au calvaire de la déchéance humaine. Tout le disque n'est cependant pas focalisé sur des thèmes aussi noirs, laissant une place assez conséquente à des sujets plus traditionnellement (pour ne pas dire naturellement) libidineux, davantage parodiques aussi. "Different Class" dispense ainsi douze fragments de pop synthétiquement fignolée, dramatiquement arrangée qui réalisent la parfaite fusion entre accessibilité et expérimentation. Des chansons subtilement, malicieusement, sordidement réalistes croonées par le timbre vocal impassible, lugubre, maladivement glam de Jarvis Cocker.

 

Deep Purple

In Rock (Réédition)

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Clef de voûte de tout l'édifice hard, "In Rock" constitue aujourd'hui l'œuvre la plus importante et le plus controversée de Deep Purple. En fait, dans le style plus aucune formation ne parviendra à agréger une telle énergie et une telle intensité sans se prostituer aux clichés. Un phénomène qui va d'ailleurs toucher un langage musical parallèle. Le heavy métal. Celui de Led Zeppelin, bien sûr. A l'issue des volumes II et III de leurs elpees éponymes. Revenons à "In Rock", qui avait pourtant déjà été reproduit sur compact disc précédemment. Mais dont le résultat devait sans doute être insuffisant, puisque la nouvelle mouture a été remasterisée. Un opus élargi au single "Black night", à quatre remixes opérés par Roger Glover, à une version piano de "Speed king" et enfin à un instrumental inédit, "Jaw stew". Le tout enrichi de photographies, d'un historique, de commentaires, et des arcanes de son enregistrement...

 

Pavement

Wowee Zowee

Groupe aussi controversé qu'exclusif, Pavement jouit d'une énorme popularité en Europe, alors que ses trois premiers albums ont été mal distribués. Allez comprendre! Musicalement, la formation semble être arrivée à un tournant. Ces lords de la lo fi, ces sultans de la flemme viennent de réaliser un album riche et intéressant. Intéressant parce qu'imprévisible. Parfois aussi déstructuré que Captain Beefheart, expérimental que Sonic Youth, basiquement rock ou même country. Mais une country conçue dans le même esprit que Grant Lee Buffalo ou Jayhawks. C'est à dire qui permet à la steel guitare de se vautrer dans sa magnificence. Dix-huit titres au lyrisme ésotérique autant qu'humoristique et à l'intelligence rampante. Alors, groupe génial ou fumiste? Peut être un peu des deux. Comment comprendre d'ailleurs, que ce groupe, considéré comme la formation américaine la plus anglophile, puisse à la fois détester James et Smashing Pumpkins? L'univers n'est pas uniquement pavé de bonnes intentions...

 

Radiohead

The Bends

Plébiscité en 1992, pour avoir gravé le remarquable hit single "Creep", puis responsable d'un premier elpee chargé de promesses ("Pablo honey"), mais nourri au sein de plastique yankee, Radiohead vient d'enregistrer un disque plus conforme à ses racines britanniques (Oxford). Un formidable album qui a reçu le concours de John Leckie à la production. Une énergie étonnante, brumeuse filtre à travers les mélodies. Mid tempo, chargées d'électricité statique, meurtries par les cordes de guitare puissantes, croustillantes, crépitantes, lustrées par la basse glacée, elles alternent climats délicats et sauvages. La voix gémissante, falsetto, androgyne, de Thom Yorke épanche ses lyrics acerbes, hostiles, venimeux, nihilistes, dramatiques, romantiques  et dépressifs sous un angle ironique dans des chansons empreintes de dégoût et de sensualité où se déchirent les concepts établis de beauté et de laideur, de subjectivité et de désir... A mentionner dans votre carnet rose, à la suite de Kingmaker, Auteurs, Shed Seven, Suede et Oasis.

 

dEUS

Worst Case Scenario

Pour bénéficier d'un tel tam-tam, ce quintet anversois devait vraiment sortir de l'ordinaire. C'est vrai que le groupe avait participé à la finale du ‘Rock rally 1993’, et que depuis les labels majors lui font les yeux de Chimène. Mais de là à parier sur l'avenir avec pour seuls atouts deux singles encourageants sans plus, il y a une marge que nous n'aurions pas osé franchir. Et nous avons eu tort, il faut le reconnaître. Car le premier opus de dEUS va au-delà de toutes les espérances. Une œuvre originale, mais difficile, parce que courtisée à la fois par le jazz, le classique, le dub, le hardcore, le psychédélisme, la pop, le folk et la musique contemporaine au royaume de Clock DVA, Tuxedo Moon, Tinderstick, Big Black, Cypress Hill, Pixies, Tom Waits et Red Hot Chili Peppers. Un album dont la richesse et la complexité mélodiques sont heureusement balisées par le violon grinçant mais fascinant de Klaas Janzoons et le piano électrique aventureux, fluide de Rudy Trouvé ou de Tom Barman... Etonnant!

 

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