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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Le parfum de vie de Goudi

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Kim Deal - De Roma

Sigur Rós

Agaetis byrjun

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Les témoins de leur époustouflante prestation accordée lors de la dernière édition du festival Pukkelpop ne me contrediront pas. Sigur Rós aura marqué l'an 2000 d'une empreinte indélébile. A cause de ses apparitions scéniques dont le souvenir me donne encore la chair de poule. Et de la sortie d'un album hors catégorie, " Agaetis byrjun ". Neuf titres qui nous plongent dans un psychédélisme nordique déconcertant, sis à la frontière du prog rock des 70's et de la pop scandinave de Kent. Rappelez-vous la première œuvre de The Verve, les expérimentations mélodiques de Spiritualized ou le Pink Floyd époque Syd Barrett. Une structure musicale complètement éclatée, enrichie d'une multitude d'instruments. De la flûte aux sections à cordes ou à vent, en passant par le piano et les guitares dont les tonalités atmosphériques sont produites à l'aide d'un archet et d'une montagne de pédales électroniques. Sans oublier les paroles, exprimées en islandais ; et qui à travers le falsetto de Jon Por Birgisson acquièrent une dimension pratiquement divine. La durée de chaque composition ne descend pas au dessous des six minutes. Comme pour prendre le temps de s'immiscer dans l'ambiance du moment. Comme au plein cœur de l'époque progressive. Et c'est vrai, chez Sigur Rós, il y a un quelque chose du passé. Mais aussi une substance nouvelle, inconnue, qui nous interpelle. Alliage magique extirpé en l'an 2000 du néant et qui, soyez en sûr, fera encore parler de lui. Mystérieux ? Tout simplement somptueux !

The White Stripes

White blood cells

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Les White Stripes se résument à un frère et une sœur. A moins que ce ne soit deux ex-époux. Jack et Meg White. Le premier chante et joue de la guitare. La seconde cogne sur les fûts. Un duo issu de Detroit, dans le Michigan, qui compte à ce jour trois albums à son actif. Et il faut avouer qu'à deux, ils libèrent bien plus d'énergie que pas mal de trios, quartettes, quintettes et consorts. " White blood cells " épouse l'esprit, pas la forme du blues. Un feeling que les Stones et les Animals manifestaient à la fin des sixties. Authentique, immédiate, contagieuse, la musique des Stripes est le fruit d'un mélange basique de rock, de folk, de garage, de punk, de country et bien sûr de blues. D'urban blues très exactement. Pensez aux Stooges. Un musique que la formation pratique à l'aide d'une instrumentation minimaliste : une guitare (le plus souvent électrifiée, sale, distordue, mutilée), des drums (intuitifs, martelés, fouettés), une voix (tour à tour âpre, falsetto, frénétique ou caustique) rappelant parfois Ray Davies des Kinks, et occasionnellement un clavier rogné ou un piano frappé. Chez les White, l'important n'est pas de savoir ce que vous jouez, mais comment vous le jouez. Ce qui explique cette énergie, cette urgence qui hante leurs mélodies trempées tantôt dans la puissance tantôt dans la douceur. Le disque nous réserve, en outre, l'une ou l'autre surprise. Et je pense tout particulièrement à l'expérimental " I think I smell a rat ", qui aurait pu figurer dans le répertoire du défunt Royal Trux. Au beatlenesque " We're going to be friends ", réminiscent de " Blackbird ", à la danse du scalp " Expecting " ; ou encore au final " This protector ", chanson envoûtante qui se limite au piano et au chant. Un must !

 

The Smashing Pumpkins

Machina / The machines of God

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Les Smashing Pumpkins ont donc décidé de mettre un terme à l'existence du groupe, fin de cette année. Et pour terminer en beauté, ils nous gratifient d'un cinquième opus studio, " Machina/The machines of God ", disque qui donnera le coup d'envoi à une ultime tournée mondiale. Destin tourmenté pour cet ensemble chicagolais, fondé en 1989, qui a connu la mort de son claviériste Jonathan Melvoin, l'éviction et la réintégration du drummer, Matt Chamberlain ; et enfin le remplacement de la bassiste et membre fondatrice D'Arcy par l'ex Hole, Melissa Auf Der Maur. Aux dernières nouvelles, Billy Corgan et James Iha se lanceraient dans une carrière solo.

Mais venons-en à cet opus particulièrement copieux, puisqu'il dépasse allègrement les 70 minutes, en quatorze fragments, y compris le titre caché. Si le chef d'œuvre " Mellon collie and the infinite sadness " manifestait un goût certain pour la pop britannique, et en particulier la plus somptueuse et sophistiquée d'ELO et des Beatles circa " Sergeant Pepper's ", " Machina/The machines of God " exhale un parfum cold, mélancolique, réminiscent de Cure, c'est une certitude, mais également de Sad Lovers & Giants, Chameleons et And Also The Trees, lorsque l'expression s'élève dans l'éther atmosphérique. Certains titres comme " The everlasting gaze " et " Heavy metal machine " virent même carrément au gothique. Même Marilyn Mansun aurait apprécié. Bien sûr, le timbre vocal menaçant, passionné, gémissant, irascible de Billy apporte aux chansons une touche toute personnelle. Et puis les guitares sont toujours susceptibles d'adopter un profil post grunge ou psychédélique. Encore que sur " This time ", elles pétillent avec la même opulence que chez Kitchens Of Distinction ou épousent un sens hymnique proche de Big Country, tout au long de " The sacred and profane ". Mais le titre les plus étonnant nous vient de " Glass and the ghost children ". Un fragment complexe, ténébreux, hanté par les spectres de Ian Curtis et de Jim Morrison, mais aussi parcouru de références alternatives pompées encore et toujours au sein des eighties ; et en particulier chez Wire et Durutti Column. Indispensable !

 

Primal Scream

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Une véritable armada d'ingénieurs du son a participé à la mise en forme du sixième album de Primal Scream. Autoproduit, il véhicule un message antifasciste, anti totalitaire, anti carcéral, anti multinational ; rebelle quoi ! Pas étonnant que le titre maître soit aussi engagé. Une composition caustique, vibrante, presque industrielle qui fait référence aux méfaits commis par le nazisme lors de la deuxième guerre mondiale ; et en particulier à la tragédie des camps de concentration, y compris ceux réservés aux prostituées pour les soldats allemands.

Hormis " Keep your dreams ", chanson aussi sombre et mélancolique que le classique de Joy Division, " Decades ", cet opus accorde peu de place aux parties vocales. Faut dire que la richesse musicale est largement suffisante pour remplir l'espace sonore. Une surprise, mais elle est de taille : la présence de Kevin Shields. Le leader de My Bloody Valentine s'est même montré très actif tout au long des sessions d'enregistrement. En outre, il apporte toute la puissance de sa guitare sur l'‘hawkwindien’ " Accelerator " ; mais également sa griffe créatrice sur le freejazzyfiant, curieusement intitulé " MBV Arkestra ". On y ressent même l'ombre du Matching Mole de Robert Wyatt rôder. Tout comme sur le très cuivré " Bloody money ". Mais là, ce n'est plus Kevin qui tire les ficelles, mais Adrian Sherwood. Plus hip hop, " Pills " a subi un traitement de circonstance opéré par Dan The Automator. Si Jaki Liebezeit et Liam Howlett figurent également sur la liste des invités de marque, c'est à Bernard Summer que revient l'honneur d'électriser, dans l'euphorie, le final " Short speed/Kill light ". Mais la composition la plus percutante demeure cependant " Swastika eyes " (trad. " les yeux de la croix gammée "). Elle bénéficie, en outre, de deux versions. Celle du single d'abord. Sorte de collision entre " I feel love " de Donna Summer et " Pretty vacant " des Sex Pistols. Puis le remix des Chemical Brothers. Qui vaut son pesant de techno. Et dans ce domaine, les frères chimiques savent y faire. On en viendrait presque à oublier le rôle des huit musiciens de Primal Scream. Ce qui serait quand même un peu fort ! Pas de panique la bande à Bobby Gillespie et à Gary Mounfield était vraiment au sommet de sa forme, lorsqu'elle est entrée en studio. Avec ce résultat fort intéressant, mais probablement trop expérimental pour convaincre le public non averti...

 

The Stooges

1969

Août 69. Il n'y a que quelques jours que l'homme a marché sur la lune et les Stooges sortent leur premier LP. Il ne grimpe pas vraiment à l'allure d'une fusée dans le Billboard : seulement la 106ème place. Ce petit pas dans les charts est pourtant un bond de géant. Près d'un quart de siècle plus tard, le NME (octobre 93) classe ce disque 62ème album de tous les temps, et il ya encore des groupes qui s'inspirent ouvertement des débuts d'Iggy.

Probablement un signe que l'album restera un classique, même si les ‘claphands’ de "1969" et de "No Fun" titres auxquels répondent plus tard "Funhouse" et "Funtime' ou le riff au piano de "I wanna be your dog" (auquel répond plus tard "Dogfood" ) ont un peu vieilli. Comme le délire psyché –le groupe s'est appelé d’abord Psychedelic Stooges– de "We will fall", seul moment faible du disque. Pour la petite histoire, on dit que l'enregistrement a été bouclé en 4 jours et ce qui avait frappé John Cale (producteur) c’était l'incroyable détermination de ce gamin de 21 ans : celui-là savait ce qu’il voulait...

 

Mercury Rev

Deserter’s songs

Encore un groupe chargé de promesses qui a failli splitter. Motif ? Des relations de plus en plus tendues entre les membres de la formation ; situation provoquée par la conjugaison des dépressions nerveuses du chanteur/guitariste Jonhathan Donahue, inconsolable depuis le départ de sa girlfriend, et de Grasshopper, le second guitariste, forcé de séjourner dans un monastère pendant six mois, pour retrouver ses esprits. Apparemment, nonobstant les inévitables changements de line up, consécutifs à la dégradation du climat ambiant, une certaine sérénité semble être revenue chez Mercury Rev, puisqu’il vient de sortir son quatrième album. Un disque, dont la musique riche en arrangements, se révèle à la fois atmosphérique, panoramique et psychédélique, transcendant une multitude de styles passés, présents, et pourquoi pas futurs… Empruntés tout à tour à George Gershwin, Cole Porter, Van Dyke Parks, Neil Young, Spacemen 3, Spiritualized, Jesus & Mary Chain, Velvet Underground, les Beach Boys, Galaxie 500 et la bande sonore de dessin animés. Ceux de Walt Disney, en particulier. Mercury Rev a reçu, en outre, le concours de deux musiciens du Band (groupe défunt et légendaire de Bob Dylan), en l’occurrence le drummer Léon Helm, et le saxophoniste/claviériste Garth Hudson. Une œuvre qui devient envoûtante au fil de l’écoute, accordant une place beaucoup plus importante au sens mélodique, et donc moins à la distorsion, phénomène entretenu, en quasi permanence, sur les trois précédents elpees…

 

Moby

Play

Écrit par

Ce genre de disque arrive, disons...une fois par décennie. Ou alors une fois par genre musical. Non ! Il crée le genre. Dorénavant, " Play " devra être considéré comme référence. Tout ce qui suivra ne sera que resucée. Moby est devenu très riche avec cette plaque, sortie depuis déjà un an. Et il le mérite. Très bon de bout en bout, " Play " représente le parfait exemple d'une réussite commerciale et d'une qualité de composition irréprochable. Album où chaque titre est un hit en puissance, " Play " ne lassera pas de sitôt, car il ne recèle pas immédiatement toutes ses richesses. Les singles ne sont qu'un avant-goût du reste de l'album où Moby mélange allégrement le rock, la techno, la soul et le rap. On connaissait notre cher végétarien comme un touche à tout insatiable. Aujourd'hui les supermarchés musicaux ressortent l'album sorti il y a 2/3 ans (" I like to score "). Le grand public risque d'être désorienté en découvrant ses précédents travaux, mais qu'importe ! Il a malgré tout participé en masse à la création d'un repère musical. " Play " est déjà un classique.

Pulp

This is hardcore

Après le départ du guitariste/violoniste Russell Senior, nous avions craint que Pulp ne connaisse une période d’incertitude. Situation tout à fait normale, au vu de la place prise par ce musicien au sein de la formation. Pourtant, le groupe de Sheffield vient de commettre son meilleur elpee à ce jour. Et, sans aucun doute, un des ‘must’ de l’année 1998. Une œuvre produite par Chris Thomas, c’est-à-dire le même personnage qui avait mis en forme " Different class ". Avec pour résultat des compositions qui atteignent une profondeur impressionnante et une sensibilité mélodramatique que nous ne leur connaissions pas encore. Tout ceci sous la forme d’un concept album découpé en douze chapitres parodiques, dans le sens le plus pervers du terme. Faut dire que Jarvis Cocker est un chanteur qui possède un sens de l’ironie sombre, morbide, paranoïaque et libidineux, ses lyrics dévoilant les faiblesses les plus vulnérables et paradoxalement ordinaires de l’être humain. Des lyrics qu’il chante d’un timbre déclamatoire, susurré, de plus en plus souvent inspiré par celui de Steve Harley (Cockney Rebel). Même si ses inflexions lorgnent tantôt du côté de Bowie circa " Scary monsters ". On pense ici surtout au glamourueux " Little soul ". Ou de Ric Ocasek. Indiscutable sur la composition la plus carrée de l’opus, " Little soul ". Un disque dont la richesse des arrangements atteint également celle de My Life Story. Symphoniques bien entendu. Notamment sur les deux meilleures chansons de l’album. Tout d’abord le titre maître. Ensuite sur l’exorcisme psyché soul " Seductive Barry ". Et avant de boucler un épilogue pathétique, paroxystique, diffusé sous la forme de " The day after the revolution ", Pulp s’offre une petite excursion dans la musique prog rock des seventies. Celle du Genesis de Peter Gabriel ; les cordes de guitare épousant des envolées dignes de " Nursery crime ". Fabuleux !

 

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