Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Various Artists

Czech Up! Vol. 2: We'd be happy

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Nouveau cap sur les trésors musicaux cachés à l’Est de l’Europe pour l’honorable maison défricheuse Vampisoul, grâce à ce second chapitre dédié à la pop tchèque des années 60 et les trésors des tiroirs du label Supraphon (fort de plus de 60 000 références depuis ses débuts en 1950 dans l’ex-Tchécoslovaquie !). Ce second volet dévoile des pépites de cette période marquées par de grands évènements politiques qui ont suivi le Pacte de Varsovie de 1968 à 1979 à travers 22 morceaux d’artistes peu connu dans nos contrées tels que Lukás Machata, Hana Ulrychová, Mahagon, Framus Five, Apollobeat, Beatings, Valerie Cizmárová, Gustav Brom Orchestra, The Blue Effect, SHQ, Metronom, Synkopy 61, Jazz Q, Vulkán, George & Beatovens, Flamengo, Eva Pilarová, Flamingo, The Soulmen, Barnodaj, Hana Zagorová ou encore Karel Cernoch. Une pincée de soul, une autre de jazz-funk, un zeste de funk, des effluves psyché et des incursions beat… une véritable orgie de sons tchèques à découvrir absolument.

Molly Nilsson

2020 2020

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« 2020 2020 » constitue le huitième elpee de cette Suédoise établie à Berlin, un album dont le thème des compos traite de l’avenir sombre de notre planète, suite à la gestion désastreuse du présent, par nos édiles politiques. Ainsi sur « A slice of lemon, elle donne son avis sur le changement climatique, alors que « Gun control » aborde le sujet du port des armes. A l’instar de Connan Mockasin ou de Jonathan Donahue, la voix de Nilsson Molly, souvent overdubbée et soutenue de chœurs, est trafiquée. Pas vocodée, nuance. Hormis quelques contributions à la gratte ou à la basse ainsi qu’à la trompette, déléguées à des invités, elle assure l’intégralité de l’instrumentation qui se résume aux synthés et autres boîtes à rythmes. Lorsque son synthpop baigne au sein d’un climat solennel, on pense à Mercury Rev dans sa période la plus électro, mais en général, les plages souffrent d’un manque flagrant de créativité, « Blinded by the night », ballade mid tempo qui clôt l’opus, nous plongeant même dans une sorte de bal populaire digne de la réélection de votre Bourgmestre ou Mayeur, après les dernières élections…

The Raconteurs

Help us stranger

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Onze années après avoir publié « Consolers of the Lonely », The Raconteurs a donc décidé de graver un nouvel album. Au cours de ce long silence, les musicos se sont retrouvés sporadiquement, mais surtout ont développé leurs projets personnels. Faut dire aussi que Jack White est un personnage à la fois aussi excentrique que têtu et son entente avec le multi-instrumentiste Brendan Benson n’a pas toujours été au beau fixe. D’ailleurs, en 2014, ce dernier avait déclaré que revenir au sein du line up était très peu envisageable. En fait, c’est le binôme White/Benson qui crée l’alchimie des compos, un peu comme Lennon/McCartney pour les Beatles, à leur époque. Et il est probable que les deux fortes personnalités l’aient enfin compris. La preuve par ce troisième elpee au tracklisting parfaitement équilibré et sans la moindre faiblesse et qu’on pourrait qualifier de classic rock !

Le long playing s’ouvre par l’enlevé « Bored and razed”, une plage aux riffs de gratte saignants, susceptibles de virer au blues, quand les accords suivent le chant, un peu comme le pratiquait à une certaine époque Clapton, chez le Blind Faith. Du blues mid tempo qu’on retrouve sur la valse « Now that you’re gone ». L’influence du Led Zeppelin est palpable tout au long du hard rock « Don’t bother me », mais également lors du titre final « Thoughts and prayers », mais dans l’esprit de l’elpee « III », c’est-à-dire sous sa forme acoustique, une ballade au cours de laquelle le band a reçu le concours des sœurs Scarlett et Lilie Mc Ride, respectivement à la mandoline et au violon. Le drumming ample de Patrick Keeler est bien mis en exergue sur la cover du « Hey gyp (dig the slowness) » de Donovan, dont la version retravaillée, bien évidemment, est traversée par l’intervention d’un harmonica. Irrésistible, « Sunday driver » nous replonge dans les 70’s, un titre attaqué dans l’esprit de Free, mais en plus glam. Deux plages évoluent sous de formats complètement opposés. Tout d’abord « Only child », un morceau pop beatlenesque, mais abordé dans l’esprit de George Harrison. Et puis le « What’s yours is mine », dont le flow hip hop rappelle Rage Against The Machine. White nous réserve, bien sûr, de temps à autre, un solo bien pointu, comme sur « Help me stranger », lorsqu’il égrène ses notes à la manière d’Adrian Gurvitz (Gun) ou encore lors de l’hymnique « Live a lie »…

Vous savez tout ou presque. Il ne vous reste plus qu’à savourer…

The Divine Comedy

Office politics

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« Office politics » constitue le douzième elpee de The Divine Comedy, un album concept qui fustige l’absurdité du travail bureaucratique, ses privilèges et surtout, nos dérives technologiques. Une critique de notre société que Neil Hannon dépeint avec un sens de l’humour noir et ‘so british’ qui le caractérise.

Le long playing nous réserve 16 plages, dont certaines trempent carrément dans l’électro. A l’instar du kraftwerkien « Psychological evaluation », au cours duquel on assiste à un dialogue entre l’artiste et la machine. Et encore tout au long du synthétique « The synthesiser service centre super summer sale », un morceau truffé de bidouillages. Probablement la plage la plus faible de l’opus.

Le funk s’est invité sur cet LP. Et tout d’abord sur le titre maître. Presque hip hop, le flow est comparable à celui immortalisé par Beck sur “I'm a Loser Baby (So Why Don't You Kill Me)”, alors que les cuivres lorgnent carrément vers A Certain Ratio. Un funk plus insidieux qui contamine « The life and soul of the party”, un morceau dont le riff de gratte rappelle celui de David Gilmour sur « Another brick in the wall ».

Et puis aussi des chœurs. Pas tout à fait une surprise lorsque Hannon en revient à la pop orchestrale et baroque, comme sur l’incantatoire « Dark days are here again », dont ces chœurs masculins mystiques semblent prophétiser la fin du monde. Également sur le mélancolique « After the lord mayor’s show ». Ou encore le final « When the working day is done », une plage emphatique, cinématique, complexe, abordée dans l’esprit de Burt Bacharach voire John Barry. Plus original, « Philip and Steve’s furniture removal company », semble rendre hommage à Philip Glass et Steve Reich, mais se focalise sur les harmonies vocales en couches, un peu comme chez Animal Collective, avant de s’enrichir, progressivement, de différents instruments et bien sûr de chœurs. Et lors de la ritournelle « Opportunity knox », ces chœurs nourrissent une fin de parcours lancée au galop.

L’opus nous réserve d’autres surprises. Comme ce « You’ll never work in this town again”, dont le swing nous replonge dans le jazz des années 30. Mais aussi « Infernal machine », un morceau entraînant qui agrège glam et garage (cet orgue vintage !) tout en incorporant des bruitages psychédéliques. Et si l’emphatique et tendre « A feather in your cap » est hanté par le spectre de New Musik, le sombre, dramatique et opératique « I’m a stranger here » l’est plutôt par Sergueï Prokofiev, surtout lorsque le hautbois se manifeste, et malgré un épilogue plutôt guinguette, pour ne pas dire cabaret. Et on en oublierait presque le morceau d’ouverture, « Queujumper ». Contagieux, allègre, exotique, il est coloré de tonalités produites par le marimba.

The Parlotones

China

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Cette formation sud-africaine notoire compte plus de 20 ans d’existence et profite de l’occasion (rêvée ?) pour publier un double album. Intitulé « China », c’est un parfait manifeste d’indie-pop hautement dosé en lyrisme et mélodies addictives. Véritables stars locales –le chanteur, Kahn Morbee, est juré au sein de la version locale de ‘The Voice’– les musicos ne semblent pas souffrir d’une crise d’inspiration, même si en 25 morceaux, on frise l’indigestion. Influencée autant par R.E.M. que les Smiths, mais aussi plus que probablement Coldplay, la musique de ce combo affiche d’indéniables qualités. Et ce « China » en est une nouvelle illustration, l’opus recèle quelques pépites pop dont le hit en puissance « Antidote » ou le déchirant « Like Dynamite ». « China » est un label manifestement ‘Made in South Africa’…

Hash Redactor

Drecksound

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Si vous êtes nostalgique du punk et du post punk sauvage et bien électrique, nous ne pouvez passer à côté de ce « Drecksound », le second elpee de Hash Redactor, un supergroupe issu de Memphis, qui réunit deux membres de Nots, en l’occurrence la guitariste/vocaliste Meredith Jones, reconvertie pour la circonstance à la basse, et la drummeuse Charlotte Watson, puis deux musiciens issus de Ex-Cult, soit les gratteurs George Williford et Alec McIntyre, ce dernier assurant le lead vocal.

Hormis le rutilant « Good sense », dont le groove semble emprunté à Rolling Blackouts Coastal Fever, la conjugaison plus complexe des cordes qui sévissent tout au long de « In the tank » et l’excellent final, « Floral pattern », au cours duquel, menaçante mais mélodieuse, la ligne de basse semble empruntée à Jean-Jacques Burnel, les morceaux, féroces et frénétiques, à l’intensité électrique permanente, déferlent à toute allure. Une basse qui se révèle également, et suivant les circonstances, caoutchouteuse, ronflante ou ténébreuse. Si l’ombre des Stranglers, sans les claviers, plane régulièrement sur cet opus, souvent déclamatoire, la voix de McIntyre évoque cependant Mark E. Smith, le défunt leader de The Fall. Et pour rester dans l’univers des disparus, une piste comme « Bad advice » est imprimée sur un tempo tribal digne des Cramps. 

VR Sex

Human Jam Traffic

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VR Sex est un projet réunissant Noël Skum, aka Andrew Clinco (Drab Majesty), le chanteur/drummer Z. Oro, alias Aaron Montaigne (Antioch Arrow, Heroin, DBC) et le claviériste/bassiste Mico Frost (Brian Tarney). Produit par Ben Greenberg, « Human Jam traffic » baigne au sein d’une expression sonore ténébreuse qui oscille quelque part entre black wave, électro punk, post punk, ambient, noise et gothic rock. Bref, en replongeant au cœur des eighties, la musique de VR Sex ressuscite les fantômes de Red Lorry Yellow Lorry, Sisters of Mercy, Fields of Nephilim voire Alien Sex Friend. La boîte à rythmes imprime un tempo souvent élevé. Grinçantes ou atmosphériques, les sonorités de gratte prennent parfois leur envol, dans l’esprit d’un Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants). Et la formation laisse une place à l’expérimentation bruitiste ; à l’instar de l’instrumental « An epiphany in Gridlock » ainsi que de « Corridor (Epilogue) », une piste ambient réminiscente du « No pussyfooting » gravé par le tandem Brian Eno/Robert Fripp, en 1973…

Mono[Pol]

Vlek duo

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Peu d’infos sur ce projet apparemment drivé par un certain Pol Narevf, un musicien issu de Nivelles. Attention, Mono[Pol] est bien le nom de son groupe responsable de l’Ep « Vlek duo » et non l’inverse. Si l’artiste décrit sa musique comme de l’indie-disco-postpop-dreamyrock, les 5 plages de ce disque explorent bien d’autres horizons sonores.

Il s’ouvre ainsi par deux pistes sculptées dans le funk blanc. Tout d’abord le groovy « Krada ». Caractérisé par ses vocaux incantatoires et sa basse aussi souple que ronflante, elle lorgne vers Shriekback. Puis la reprise de « Twist à St Tropez » des Chats Sauvages, une chanson reprise notamment par Au Bonheur de Dames et Telex, dont la nouvelle version bien enlevée est canalisée par la boîte à rythmes et soulignée par des harmonies vocales limpides. Une basse cold et des cordes de guitare atmosphériques dispensées à la manière de Gary McDowell (Modern English) alimentent « Pay the pride », même si le refrain est chanté à la manière de David Bartholomé (Sharko). « The bell » glisse subrepticement entre climat menaçant (cette basse ténébreuse !) et allègre (4 notes de piano en boucle). Et l’Ep de s’achever par « Unplugged », un morceau absolument pas acoustique, mais au tempo hypnotique, presque rock et à la trame électro, une compo que n’aurait pas désavoué Stereolab…

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