La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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PoiL

Sus

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Non content d’avoir le sens de l’humour, ce trio lyonnais semble vouloir cultiver l’équivoque. Et il n’en est pas à son coup d’essai. Il a ainsi adopté pour patronyme PoiL, mais également baptisé son cinquième opus, « Sus ». Les elpees « Dins O Cuol », paru en 2011, et « Brossaklitt », en 2014, ont d’ailleurs certainement dû susciter une même polémique. De quoi bien faire rire les membres du groupe dans leur barbe…

Néo prog, excentrique et expérimentale, la musique de ce groupe lyonnais agrège une multitude de styles qui oscillent du math rock à l’électro, en passant par la noisy, le punk, le metal, l’avant-garde (Stockhausen ?), le jazz (Herbie Hancock ?), la prog (NDR : ce moog attaqué à la manière de Keith Emerson !) et la liste est loin d’être exhaustive ; le tout abordé dans l’esprit de feu Frank Zappa. Souligné religieusement par des chants polyphoniques occitans, ses textes sont inspirés par la poésie de Max Rouquette et Théodore Aubanel, vocaux qui font souvent penser au langage ‘Zeuhl’, pratiqué par Magma. Truffé de breaks, arythmique, quand elle n’est pas frénétique, l’expression sonore est à la fois nerveuse et terriblement complexe. Réunissant cinq titres, dont deux plages qui dépassent les 12’, l’album est partagé en deux volets de 20 minutes, comme un vinyle, « Luseta » nous réservant trois premiers morceaux, et « Lou Libre De L’Amour », les deux derniers. Si vous n’êtes pas réceptif à ce type de musique, vous risquez de vous arracher les cheveux. A moins que vous n’ayez la boule à zéro… ce qui n’est pas le cas des trois musiciens, on vous le confirme…

Green River

Rehab Doll (reissue)

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C’est à nouveau Jack Endino qui est sollicité pour mettre en forme le premier et seul elpee du band, « Rehab Doll » ; mais il est remplacé au beau milieu des sessions par Bruce Calder, la formation changeant alors même de studio d’enregistrement.

Tout comme l’Ep « Dry as a bone », l’opus a été enrichi de bonus tracks. Ces deux disques, qui font l’objet d’une seconde réédition (NDR : la première date de 1990) figuraient sur une compile, parue en 1990. Huit démos complètent cependant ce nouveau long playing. De quoi rendre les supports suffisamment copieux pour satisfaire les collectionneurs. Mais pas seulement, car pour la circonstance, Jack a parfaitement réussi sa remasterisation. L’album recèle quelques perles comme la cover du « Queen bitch » de Bowie, le titre maître de l’opus, l’excellente plage semi-acoustique « One more stitch » et le blues autant enlevé qu’électrique « Take a dive ». En outre, les autres pistes sont aussi percutantes que soignées, le sens mélodique rappelant même parfois le Floyd circa « A saucerful of secrets ». Un véritable testament, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

Green River

Dry as a bone (Reissue)

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Patronyme inspiré d’une compo de Creedence Clearwater Revival, Green River est né en 1984 à Seattle. On y retrouve alors le drummer Alex Vincent, les futurs Mudhoney Mark Arm (chant) et Steve Turner (guitare solo) ainsi que Stone Gossard (guitare rythmique) et Jeff Ament (basse), qui vont ensuite rebondir au sein de Mother Love Bone et surtout Pearl Jam. Que du beau monde pour enregistrer un second Ep intitulé « Dry as a bone », mais sans Steve Turner, déjà remplacé par Bruce Fairweather, qui militera ensuite chez Love Battery. Paru chez Sub Pop, ce disque bénéficie alors de la mise en forme de Jack Endino.

Ce disque avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1990, mais sous la forme d’une compile impliquant également l’album « Rehab Doll ». C’est donc la seconde, et pour la circonstance, il a été enrichi de bonus tracks. En l’occurrence le premier Ep, des singles ainsi que cinq inédits, parmi lesquels figure une version furieuse du « Ain’t nothing to do » des Dead Boys. Mais malgré la remasterisation opérée par Endino, les morceaux sont toujours aussi bruts de décoffrage et souffrent d’une carence en mélodie. Cet Ep a un intérêt purement historique et ne devrait intéresser que les collectionneurs, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère… 

Patience

Dizzy spells

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Roxanne Clifford a donc décidé de mettre un terme à l’aventure Veronica Falls. Elle a quitté Londres pour la Californie, où elle a fondé son propre label, Winona. Et en même temps, elle s’est convertie à la synth pop inspirée des 80’s. Après avoir publié trois Eps, elle a gravé un premier album sous son nouveau patronyme, un LP baptisé « Dizzy spells ». Et l’opus démarre en force par « The girls are chewing gum », un titre irrésistiblement dansant. Contaminé par la Chicago House, il a bénéficié du concours de Todd Edwards (Daft Punk), à la mise en forme. Bien que l’artiste expérimente aussi bien les synthés analogiques que de nouvelle génération, le reste de cet elpee, qui navigue entre new wave, avant-pop et italo disco perd, au fil des morceaux, de son intensité. Et malgré la superbe voix de Roxanne, ainsi que quelques interventions à la gratte, apportée, sur deux plages, par Marion Herbain, ex-Veronica Falls, un sentiment de lassitude finit par vous envahir l’esprit… 

Wild Nothing

Indigo

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Wild Nothing, le projet solo de Jack Tatum, voit poindre ses 10 ans d’existence en gravant « Indigo », un 4ème album tout en nuances dans ce genre vaporeux qualifié de dream-pop (mouvement lancé par des artistes comme Violens, Twin Shadow, Neon Indian, Washed Out) … Aujourd’hui établi à Los Angeles et bénéficiant du concours de Jorge Elbrecht (Violens encore…) à la production, l’Américain lorgne vers la pop des années 80 –celle de Roxy Music, Prefab Sprout ou encore Tears For Fears– à travers ses saxos (« Partners in Motion ») et synthés de circonstance. Le son est toujours mélancolique mais moins ‘brumeux’ via une voix mixée plus en avant. Un album parfaitement réalisé auquel il manque peut-être quelques mélodies imparables…

The Black Keys

Let's rock

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Après la sortie de leur précédent elpee, "Turn blue", en 2014, Dan Auerbach et Patrick Carney ont développé plusieurs projets parallèles. Le duo est donc de retour pour un neuvième opus. Pour lequel la mise en forme n'a plus été confiée à Danger Mouse. Résultat des courses, le son est plus brut, rugueux, bien rock. Ce qui explique, sans doute, le titre de ce long playing. Caractérisées par leur sens mélodique particulièrement soigné, rappelant même parfois celui de feu Gerry Rafferty, les 12 pistes de cet elpee sentent bon les 70's, ressuscitant tour à tour les spectres de Marc Bolan, pour les pistes les plus glam, Eric Clapton et Paul Kosoff (Free), lorsque les riffs et les accords de gratte sont sculptés dans le blues/rock et Adam Gurvitz, quand les solos de guitare deviennent aussi incisifs que saignants. Mais ce qui rend la paire terriblement efficace, c'est cette véritable osmose qui existe entre le drummer et le guitariste. Si le premier brille sur ses fûts, il balise surtout les compos, structure sur laquelle Auerbach peut libérer ses interventions à la guitare, généreusement overdubbées, pour les besoins de l'enregistrement, of course. Un zeste de sitar ("Breaking down"), quelques riffs funkysants ("Shine a little light"), un chouia  de grunge (l'hymnique "Go") et pas mal de groove plus loin, on n'a qu'une seule envie, appuyer de nouveau sur la touche 'play'...

Toy

Happy in the hollow

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Originaire de Brighton, en Angleterre, Toy est une formation dont la musique est issue d'un subtil dosage entre psychédélisme, rock, krautrock, shoegaze et post-punk. Enfin, sur ses trois premiers albums. "Happy in the hollow" constitue son quatrième, et si la formation a conservé ses principes de base, elles s’est aujourd’hui davantage ouverte à d'autres courant musicaux. Au surf, à la bossa nova ("The Willo"), à la new wave ("Jolt awake"), au folktronica ("Charlie's house") et par corollaire à l'électronique, y compris la boîte à rythmes. Et si les guitares jouent encore un rôle important, notamment sur le tribal "Energy", titre sur lequel un violon grinçant (John Cale?) vient s'insérer dans le jeu de quilles, les claviers infiltrent bien plus généreusement l'expression sonore. Atmosphériques, cosmiques, étranges, vaporeuses, cathédralesques même, ils rappellent tantôt le Floyd circa "A saucerful of secrets" ou Eyeless in Gaza. Ils empruntent même insidieusement des accents au "Baba O'Riley" du Who sur le décadent "Mechanism". Et le tout est parcouru d'harmonies vocales évanescentes, qui correspondent bien à l'univers shoegaze. Pas mal du tout !

New Order

∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick: So it goes…

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Immortalisé durant sa résidence aux Old Granada Studios de Manchester, en 2017, au cours de laquelle il a reçu le concours d'un ensemble de douze synthés, ainsi que de l'artiste visuel Liam Gillick, "∑(No,12k,Lg,17Mif), New Order + Liam Gillick: So it goes…" constitue le quatrième elpee ‘live’ de New Oder depuis 2011. Un curieux titre pour cet opus déchiffré par la formule suivante : la somme (∑) de New Order (No), des 12 synthés du Royal Nothern College of Music (12k) et du scénographe Liam Gillick (Lg) s’est produite lors du Manchester International Festival (17Mi). Pourquoi pas !

L'originalité de cet enregistrement procède du concours de ces 12 préposés aux synthés qui ont apporté leur concours afin d’apporter une autre dimension aux 18 compos puisées dans le catalogue du band, mais également de Joy Division. Et finalement, c'est le climat au sein duquel on est plongé, à l'écoute de cet elpee, qui rend l'ensemble intéressant. Parfois dansant, mais aussi chargé de nostalgie. Car ni Tom Chapman, ni Bernard Summer, ne parviennent toujours pas à faire oublier Peter Hook et surtout feu Ian Curtis. Le premier à cause de son feeling unique sur la basse. Le second parce qu'il incarnait l'âme de Joy Division, et que et sa voix manque cruellement aux nouvelles versions de "Decades", "Disorder" ou encore "Heart & soul"...

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