Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Ora Cogan
Chroniques

White Denim

Performance

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Quinze années après leur formation, les Texans de White Denim nous livrent leur septième opus, mais le premier sur le label américain City Slang (Calexico, Lambchop ou encore Timber Timbre). Une nouvelle étape pour ce groupe qui n’a cessé de gravir les échelons.

“Performance” constituait une étape périlleuse dans la progression de White Denim, vu les arrivées d’un nouveau batteur et claviériste. Et avouons-le d’emblée, la transition a été parfaitement opérée.

Pour l’occasion, le quatuor, emmené par le chateur/guitariste James Petrolli, continue sur sa lancée en abandonnant ses références psychédéliques. Dès la plage d’ouverture, “Magazin”, les sonorités blues/rock des grattes s’imposent. Tout comme sur le titre maître. Les choses s’emballent dès “Fine Slime”. Et pour cause, le funk se mêle au blues et se charge de swing. “Double Death” pénètre carrément dans l’univers sonore de James Brown. La plupart des compos parviennent à agréger une multitude de styles tout en adressant des clins d’œil répétés au bon rock’n’blues des 70’s.

“Performance” vaut donc parfaitement le détour. Le mélomane aura l’impression de remonter les décennies, loin des synthés, boîtes à rythmes et autres sonorités électroniques qui sévissent actuellement. Une véritable bouffée d’air frais !

Various Artists

Cumbia Beat Vol 3 - 21 Peruvian tropical gems

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Que de bonnes ‘vibes’ offertes par Vampisoul à travers cet excellent 3ème volet de leurs compilations « Cumbia Beat » dédiée cette fois encore aux sonorités péruviennes –originaires de Lima mais aussi de partout ailleurs dans le pays andin– enregistrées entre 1965 et 1980 au cœur de la dictature militaire locale. Ce nouveau chapitre réunit des raretés du genre, quelques ‘one-hit wonder’ irrésistibles ou des pépites de la ‘huaycumbia’ (Los Demonios de Corocochay ou Los 5 Palomillas), une sorte d’hybride entre la Cumbia et le huayno (Musique populaire péruvienne remontant à l’époque précolombienne). Les morceaux sont influencés par la Cumbia colombienne, la Guaracha cubaine ou les sons psyché anglo-saxons de l’époque formant un tout euphorisant et diablement efficace !

Bunkr

Schluss

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Bunkr est un duo basse-batterie de Chaux-de-Fonds, en Suisse. Il nous propose, sur cet LP, cinq morceaux instrumentaux bâtis sur un rock brut de décoffrage qu’on pourrait qualifier de post-post-rock delirium mêlant des phases planantes bouleversées par un déferlement rageur de guitares électriques.

Ce ‘rock-trip’ sous acide bouscule si bien les conventions qu’il est difficile de classer cet ouvrage dans un genre précis tant la composition est expérimentale et fourmille d’une myriade d’idées très susceptibles d’être incorporées dans des compos au format classique.

Ces morceaux pourraient servir de bande sonore pour des movies aux images fortes de sports extrêmes sans tomber dans l’extrême.

Les fans de jam-session et d’impro-rock devraient apprécier l’exercice vu la maîtrise des instruments et la diversité interne de ces pistes interminables.

Point de vue sonore, ce produit suisse non chocolaté est surprenant par sa qualité de mixage. A écouter au casque les yeux fermés pour s’envoler vers des contrées rock’n’roll non encore explorés. Aucune mélodie à retenir. Uniquement des impressions sonores qui résonnent en échos dans votre cerveau désarçonné…

En résumé, cet opus à premier abord ardu à analyser distille son originalité au fil des écoutes. Bien que sceptique au départ, il faut avouer que la créativité des deux artistes fait tout doucement son chemin. Sûr que ces Helvètes ne laisseront pas indifférents lors de leurs prestations publiques qui, à mon humble avis, seront encore plus percutantes.

Certains aimeront. D’autres détesteront.

”Mondo Delirium” : (08:02)  annonce la couleur en ouvrant les portes du délire. Mystérieux au départ et explosif à l’arrivée.

”Schluss” : (09:18) évoque une longue descente en snowboard finissant sur des rochers.

”Truand” : (05:56) commence relax et se termine par le braquage de vos tympans. Un final en vrai hold-up sonore.

”Fou Outil” : (09:17) plus conventionnel dans l’approche, il pêche par sa longueur futile.

”Vautour” : (12:02) titre le plus psychédélique. Il commence tel un vautour planant au-dessus des cimes cherchant une victime. Il réussira par son ambiance à vous capturer dans ses pièges sonores.

Bonnie Tyler

Between The Earth And The Stars

Écrit par

Bonnie Tyler, chanteuse galloise, née le 8 juin 1951, surnommée la ‘Rod Stewart’ féminine, à cause de sa voix particulièrement rocailleuse, possède son palmarès des hits comme “It’s a Heartache” (1977), Total Eclipse of The Heart” (1983) ou encore “Holding Out For A Hero” (1984).

Malgré une sortie régulière d’albums, il faut avouer qu’hormis ces trois succès, elle n’a pas publié de chansons susceptibles de défier l’éternité par-delà la Manche.

Elle représente le Royaume-Uni en 2013 au ‘Concours Eurovision de la Chanson’ mais n’y laissera pas une trace indélébile en décrochant une dix-neuvième place sur vingt-cinq.

Elle nous propose cette année “Between The Earth And The Stars”, un LP sorti en mars dernier, mais passé relativement inaperçu.

Restons les pieds sur terre. Des stars comme Rod Stewart (son pendant vocal), Cliff Richard (Shadows) et Francis Rossi (Status Quo), ont été invitées lors des sessions d’enregistrement. Seul ce dernier y apporte une intervention remarquée.

Les nostalgiques des voix torturées y trouveront ici leur compte. Bonnie Tyler a toujours ce timbre rauque si caractéristique qui reste son attrait et son atout majeur.

On épinglera quand même “Someone’s Rockin’ Your Heart”, au cours duquel Francis Rossi des Quo appose sa touche salutaire.

Le groove de l’ultime plage a également de quoi charmer, et deviendra vraisemblablement un des morceaux de l’elpee les plus ‘streamés’ sur Spotify, Apple Music, Deezer and co. Il faut avouer que ce morceau sauve un peu l’aventure.

Si ce long playing est d’une qualité sonore évidente, ignorés des radios, il rame un peu à contre-courant des tendances actuelles. Bien sûr, il y a toujours la voix incontournable de Bonnie, mais finalement, cet album est uniquement destiné au fans…

Tool

Fear Inoculum

Pré-écoute exclusive du nouvel album de Tool, « Fear Inoculum »

C'est le disque que 'Tool-e' monde veut écouter... Au-delà du jeu de mot, c'est un fait incontournable : il y a 13 longues années que les fans l'attendent, le nouvel album de Tool. Et là, on y est presque : « Fear Inoculum » paraît le 30 août prochain ! Et cerise sur le gâteau, Musiczine a été invité à une pré-écoute exclusive pour la presse du nouvel opus, dans les bureaux de Sony Music à Bruxelles.

Autant le dire tout de suite : c'est du 100% Tool et c'est un très bon cru. Les fans seront aux anges et seuls quelques critiques grincheux regretteront le manque de renouvellement du combo américain sur ce cinquième long format. ‘Never change a winning team’, n'est-ce pas ?

Produit par Joe Barresi et masterisé par Bob Ludwig, « Fear Inoculum » recèle sept longs morceaux et s'étend au total sur 85 minutes sous sa version CD. Dans la version digitale complète, figurent deux instrumentaux supplémentaires.

Mais entrons dans le vif du sujet : la chronique de cette œuvre tant attendue. La plage titulaire, « Fear Inoculum », on la connait déjà. Elle est sortie il y a 15 jours et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle place d'emblée la barre très haut. Un son de cloche tibétaine marque l'entame de ce qui peut être considéré comme une cérémonie. Car, on le sait, une des singularités de Tool, c'est de réussir à créer une atmosphère chamanique, comme si on était au milieu d'un rituel tribal. Les sons de guitare sont doux et hypnotiques et la voix de Maynard James Keenan est cristalline. Elle semble émaner d'une dimension astrale. Fidèle à une architecture sonore bien huilée, Tool ne reste pas longtemps dans la douceur mais, au contraire, fait monter l'intensité jusqu'à la déflagration post-métal dominée par le jeu polyrythmique du batteur, Danny Carey. Après de multiples méandres très 'prog', la compo s’achève par une pulsion saccadée, telle une mitraillette, à l'unisson, parfaitement dans la tradition de ce groupe hors normes. Une belle réussite, ce morceau, qui, en passant, est le titre le plus long (plus de 10 minutes) à avoir été dans le 'Billboard Hot 100 singles'.

C'est Justin Chancellor, le bassiste, qui marque de son empreinte le début de la seconde plage, « Pneuma ». Son riff sur deux cordes, communique un son inimitable. Il est relayé par Adam Jones à la guitare dans une rythmique délicieusement syncopée. Il faut dire que Tool est spécialisé dans les mesures non-conventionnelles, principalement la 7/8. Dans cette compo, ce qui surprend, cependant, c'est le break glissé au beau milieu de la chanson : des tablas indiens et une basse carrément perchée confèrent au passage un caractère oriental très séduisant. Des volutes de synthés (eh oui !) viennent nous caresser les tympans avant qu'une progression en puissance ne cède le relais à un superbe solo de guitare. La machine à remonter le temps nous ramène ici aux meilleurs moments de la 'prog' des années '70, mais avec le son du XXIème siècle. Un pur bonheur !

A l'instar de « Descending », « Invincible » est un titre que les fans ont déjà pu découvrir en live, entre autres à Werchter. Il s'ouvre sur des arpèges de gratte qui forment comme un nœud gordien. La voix de Keenan est désarmante et pure. Elle plane dans les airs, tel un aigle royal. Mais cette plénitude est de courte durée : le thème guerrier de la piste réclame une déferlante de toms et de basses, laquelle mène au refrain. ‘Warrior Struggling...’, éructe ce diable de Keenan. Dans le désormais classique 'break' inséré à mi-parcours, on retrouve un synthé qui, cette fois, ose une mélodie très accrocheuse, sur laquelle Keenan vient déposer un chant trafiqué au vocoder. Audacieux et ensorcelant !

« Descending » nous plonge tout d'abord dans les vagues d'un océan. On espère alors un changement d'atmosphère et de style mais, malheureusement, la structure de la composition reste en grande partie semblable à celle des plages précédentes. On apprécie néanmoins la précision chirurgicale manifestée par les quatre musiciens pour construire les passages les plus progressifs, ciselant avec maestria une sorte de cubisme sonique, déstructuré, à la limite du déséquilibre mais toujours harmonieux, comme une suite de Fibonacci.

Pas de doute : « Culling Voices » constitue le meilleur morceau de l'opus. Il est, en tout cas, celui qui nous a le plus séduit, à la première écoute. C'est aussi la compo la plus mélodique, et la plus calme. Après une introduction aux synthés très planante, quasi floydienne, Adam Jones égrène de jolis arpèges en haut de son manche et la mélodie créée ici par Keenan est d'une indicible beauté. ‘Psychopathy, misleading me over and over’, murmure-t-il dans un souffle. Son chant semble défier les règles du système tonal occidental, mais sans jamais les transgresser. Lentement, la chanson se développe, comme un serpent qui se faufile dans notre cerveau. Un magnifique track, qui évoque les meilleurs moments de A Perfect Circle, le side-project de Keenan.

On ne s’attardera pas trop sur l'instrumental « Chocolate Chip Trip », une 'compo' du batteur qui se résume à des sons de cloches, un loop de synthé trafiqué, au-dessus duquel le musicien s'autorise un solo poussif et sans intérêt.

Heureusement, la dernière composition de l'album, « 7empest » remet les pendules à l'heure car c'est tout simplement une bombe. Direct, comme un coup de poing asséné dans le visage ou plus métaphoriquement, comme s’il frappait immédiatement en plein cœur. Les riffs sont saturés et la voix, hargneuse. ‘There's no other like you’ s’échappe comme un cri qui sort de la gorge de Keenan. Après la bagatelle de 3 solos de guitare (NDR : ce qui semble un peu excessif !), l’album se clôture de la plus belle façon, par un impeccable unisson de tous les instruments.

En un mot comme en cent, c'est un disque superbe. Il recèle ce qui fait la quintessence de Tool depuis sa création, en 1990. On pourrait le décrire comme un labyrinthe musical qui vous guide dans un voyage transcendantal vers des mondes invisibles. Une musique, complexe, tendue, sur le fil du rasoir, semblable à  une géométrie sacrée. A chaque moment, « Fear Inoculum » inocule une joie sourde et profonde. C'est l'instrument de l'élévation de notre conscience et ça tombe bien, ‘instrument’, en anglais, se traduit par... « Tool »...

Tracklist :

  1. Fear Inoculum
  2. Pneuma
  3. Invincible
  4. Descending
  5. Culling Voices
  6. Chocolate Chip Trip
  7. 7empest

 En bonus digital :

  •  Litanie contre la Peur
  •  Legion Inoculant
  •  Mockingbeat

 Merci à Sony Music Belgium

Mise à jour du 30 août 2019: l'album est sorti! Pour écouter, c'est ici. 

 

Renan Luce

Renan Luce

Écrit par

Si pour certains, rupture amoureuse rime avec tristesse et désespoir, pour d’autres, elle constitue le premier pas d’une résurgence.

Renan Luce a choisi cette seconde option. Son aventure déchue avec Lolita Séchan, après sept ans de mariage, lui aura été au moins bénéfique sur le plan artistique.

Pourtant absent depuis quelque temps, il était parvenu à nous faire sautiller grâce à des titres plein d’entrain et de bonne humeur, notamment sur un premier album intitulé « Repenti », duquel « La Lettre » a été expédiée manu militari dans les charts radiophoniques.

Le Parisien met en mots l’entrebâillement d’une porte ouverte sur un quatrième exercice éponyme très intimiste.

Une mise à nu dans les propos sur fond de sincérité musicale richement intéressante, digne des plus grands tauliers de la chanson française comme Aznavour et Brel.

Onze chansons introspectives où Luce laisse mûrir ses pensées sur papier à travers une orchestration symphonique, un vieux rêve qu’il a enfin pu réaliser !

Un synoptique de textes poignants : "On s'habitue à tout", « Le vent fou », par lesquels le jeune homme évoque son histoire entre bois, vents, cordes et percussions accentuant la crédibilité du phrasé. De la douleur il y est question, certes, mais pas que ! Le disque se veut positif. De l’espoir d’une reconstruction pour soi « A bientôt, renouveau », à celui de sa fille Héloïse pour qui il a composé « Berlin », après un voyage dans la ville allemande.

Une chose est certaine, lorsqu’il troque sa guitare pour le piano, Renan Luce dévoile et se dévoile sans pareil par le biais d’accents musicaux finement dispersés ici et là comme pour poser des balises et montrer le chemin aux couples qui se reconnaîtront dans ces histoires.

Et si comme le laisse fantasmer la plage titulaire « Au début », l’histoire se répétait ?

Atomic Road Kings

Clean up the blood

Écrit par

The Atomic Road Kings est une formation américaine de blues plutôt puriste dans le genre, comme on en rencontre encore dans la banlieue de Los Angeles. Elle est drivée par le chanteur et guitariste Big Jon Atkinson. Il est soutenu par le drummer Malachi Johnson (NDR : dans le passé, il a épaulé les harmonicistes Kim Wilson et Bob Corritore), le bassiste Bill Stuve (NDR : 40 ans plus tôt, ce vétéran militait au sein des Mighty Flyers, le backing group d'un autre souffleur de L.A, le prestigieux Rod Piazza) et enfin l'excellent Eric Van Herzen, préposé à l’harmo. L'enregistrement a été réalisé dans le studio Bigtone d'Atkinson. Hormis le traditionnel "Two sided story", Jon et Eric signent l’ensemble d’un répertoire qui baigne au sein d’un vintage blues sans artifice, comme il était pratiqué dans les années 50… 

De toute bonne facture, "I've got time" ouvre l’elpee, un blues dépouillé tracé par la ligne de basse acoustique écrasante du vétéran Bill Stuve ; Eric s’autorisant un premier envol à l’harmonica. Van Herzen et Tony Delgado brillent aux cordes, tout au long de "Rumors", un blues lent introduit par la gratte aux accents acérés et dont la ligne de basse communique un sentiment de tristesse infinie. Enlevé, "My way back home" est imprimé sur le rythme du chemin de fer, une piste qui marche sur les traces des premiers musiciens du Delta Blues. Toujours bien soutenu, "Candy man" est un Chicago shuffle caractérisé par les interventions classieuses d'Eric, de Big Jon ainsi que de l'invité Scott Smart. Blues rythmé, "Two sided story" est un traditionnel fidèle à la belle époque de Chicago : celle des fifties ! Le notoire Bob Welsh siège derrière le piano tout au long du slow/blues "Vibrations". Van Herzen se déchaîne une dernière fois à la manière de Little Walter, lors de la finale "Back down south"…

Ellis Mano Band

Here and now

Écrit par

L'Ellis Mano Band est une formation helvète dirigée par un duo, le chanteur Chris Ellis et le guitariste Edis Mano. Ils sont épaulés par une section rythmique constituée du bassiste Severin Graf (NDR : aka Mr Groove), et le drummer Nico Looser, un ex-membre du backing group de Tracy Chapman. Ellis et Mano signent l’ensemble d’un répertoire qui s’inspire du blues et du rock.

Une solide intro rockin' blues ouvre "Whiskey", une plage tapissée par l'orgue Hammond de Kico Bokic. Rappelant ici celle de David Coverdale (Whitesnake), la voix puissante d’Ellis en impose. Cette voix illumine l’ensemble de cet opus partagé entre morceaux rythmés ou ballades, parfois teintés d’une touche carrément pop. Des ballades comme "Bad water" et "Georgia". Mêlant cordes amplifiées et acoustique, la première trempe dans le roots rock et véhicule des accents ténébreux, alors que la voix de Chris adopte le caractère félin de Robert Plant. Davantage r&b, la seconde est enrichie d’une section de cuivres ; graveleux, le timbre d’Ellis se fondant naturellement dans ce style. Blues lent, "Bad news blues" libère une fameuse dose d’énergie. "Jeannine" nous entraîne du côté de la Nouvelle Orléans, un dixieland traditionnel propice à la bonne humeur qui clôt cet elpee de bonne facture…

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