Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Wolfheart

Constellation Of The Black Light

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Ce band finlandais réunit Tuomas Saukkonen (guitare, chant), Mika Lammassaari (guitare solo), Joonas Kauppinen (drums) et Lauri Silvonen (basse, chœurs). « Constellation of the Black Light » constitue son quatrième opus. Il succède à « Tyhjyys », paru en 2017. Son style ? Le death métal mélodique.

Découpé en 7 pistes, cet opus s’inspire de la beauté et la froideur du pays natal des membres du groupe. Tuomas signale que la détermination et la persévérance ont été nécessaire pour graver cet LP, et qu’il a fallu franchir certains obstacles afin d’y parvenir. Le quatuor est cependant fier du résultat.

D’une durée de 10’, « Everlasting Fall » s’ouvre par des sonorités de cordes semi-acoustiques, au sein d’un climat paisible. Le ressac arrive peu à peu et le death metal revient au galop. Les percussions explosent et le chant hurlé de Tuomas nous prend à la gorge. Et pour « Breakwater » (voir vidéo ici), ce sont des notes d’ivoires qui amorcent discrètement la piste. Un riff de gratte suscite l’inquiétude avant que les cordes ne se fracassent sur la digue au cœur de laquelle le chant guttural finit par trouver l’ouverture.

« Forge With Fire » se répand comme une coulée continue…

Particulièrement mélodieux, « Defender » est hanté par le démon des ténèbres…

« Warfare » prône un black métal originel, torturé et sauvage.

Caractérisé par ses riffs ronflants, « Valkyrie » est d’une efficacité militaire, un morceau sur lequel vient se poser quelques accords de piano. Dynamisée par une batterie dévastatrice, la ligne rythmique sert de tremplin à des envolées de 6 cordes acrobatiques.

Wolfheart se produira en concert au Biebop de Vosselaar le 18/11/2018

 

Seno Nudo

Any common sense

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Avant d’opter pour le patronyme Seno Nudo, cette formation sévissait sous celui de La Tentation Nihiliste ; elle avait même publié un Ep, intitulé « One year without sex », en 2014. Réunissant les guitaristes Yasmina H’mamou et Pierre Constant, la bassiste Sonia Hoge, ces trois musicos participant également aux vocaux, ainsi que le drummer Gérald Bouchat, elle pratique une forme de noisy/shoegaze plutôt complexe, mais qui tient parfaitement la route. Bien que pour la plupart mélodieuses, contrastées, les compos se caractérisent par de fréquents changements de rythme et s’achèvent volontiers dans des finales éruptives. Les harmonies vocales sont tour à tour claires, lancinantes, désabusées, proférées en retrait ou même déclamatoires, « We always know » ressemblant même à une scène de ménage, probablement extraite d’un film. On pense tour à tour à Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, Slowdive, Blonde Redhead, les Breeders, les Pixies, Throwing Muses, et surtout Telescopes, lorsque les cordes de gratte se mettent à grésiller ou à crépiter, si vous préférez… Excellent !

The Moondoggies

A love sleeps deep

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The Moondoggies est un quintet issu d’Everett, dans l’Etat de Washington dont la musique est plutôt proche Traveling Wilburys. Pas étonnant, puisqu’elle puise allègrement dans les seventies ; depuis Lynyrd Skynyrd à Poco, en passant par Blind Faith et Tom Petty & The Heartbreakers. Le tout remis au goût du jour. Et le résultat est plutôt sympa. Claviers rognés, riffs de gratte qui déchirent, joyeusement discordants, qui s’autorisent l’un ou l’autre envol ou encore pedal steel alimentent une expression sonore dense et savoureuse qui devrait plaire aux nostalgiques d’une certaine époque… Epique, le dernier morceau de l’opus, « Underground (A love sleeps deep) » nous entraîne même au cœur d’un univers floydien, à mi-chemin entre « Animals » et l’« Echoes » de « Meddle », alors que plus contemporain, « Promises » épouse un profil proche des Dodos…

 

Johnny Marr

Call the comet

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Après avoir milité, comme guitariste, chez les Smiths, Johnny Marr a participé à différents projets, dont Modest Mouse, The The et The Electronic. Ce n’est qu’en 2013 qu’il s’est décidé à se lancer dans une carrière en solitaire, même si en 2003, il avait publié un elpee en compagnie d’un groupe baptisé The Healers. Bref, en tenant compte de ce premier essai, « Call the comet » constitue son quatrième long playing solo. Et c’est une franche réussite ! D’abord sa voix passe beaucoup mieux la rampe. Et elle sert de nombreuses compos mélodieuses au cours desquelles ses interventions de guitare, tour à tour limpides, épiques, palpitantes ou explosives font vraiment la différence.

Lumineux, « Rise », morceau d’ouverture, révèle une voix charismatique. Gravé en single, l’enlevé « The Tracers » nous réserve, comme chœurs, des ‘ouh ouh’ rappelant le « Sympathy for the devil » des Stones. « Hey angel » aurait pu naître de la rencontre entre le glam de T Rex et la britpop de Hurricane #1. De la britpop qu’on retrouve lors du titre final, « A different gun », mais dans l’esprit de Cast, une compo qui pose une réflexion sur l’attentat terroriste, commis à Nice, en 2016. Une forme de pop/rock bien british qui alimente « Hi hello », une piste dont les arpèges de gratte rappellent le « There is a light that never goes out » des Smiths. Mais également, « Day in day out », même s’il lorgne plutôt vers Icicle Works. Mais cet LP nous réserve d’autres surprises. A l’instar de l’électro dark « New Dominions », un morceau narratif inspiré par Suicide et Tones on Tail. Du presque prog « Walk into the sea », une plage envoûtante, théâtrale et romantique, construite en crescendo. Du sombre « My eternal », piste sise à la croisée des chemins du New Order originel (les arrangements), de Cure (ces synthés), d’Echo & The Bunnymen (la voix) et de Sad Lovers & Giants (l’atmosphère). Funky est spasmodique, « Bug » aurait pu figurer au répertoire de Lenny Kravitz. Enfin, si la mélodie de « Spiral cities » est digne de Tears For Fears, celle d’« Actor attractor », nonobstant son tempo krautrock et des percus ‘joydisionesques’, adopte une démarche plutôt proche de Depeche Mode…

Côté textes, Marr imagine un monde meilleur, au cours duquel l’être humain pourrait vivre au sein d’une société privilégiant la bienveillance, la curiosité et l’intelligence au détriment du profit et du pouvoir.

 

Un must !

Lofofora

Simple Appareil

Fondé en 1989, Lofofora est un formation parisienne réunissant le chanteur Reuno Wangermez, le bassiste Phil Curty, le guitariste Daniel Descieux et le drummer Vincent Hernault, même si ce dernier est parti faire le tour du monde à vélo, en compagnie de sa compagne. Kevin Foley (Benighted, Abbath, Sepultura, Sabaton, Nostromo), le supplée pour l’instant. Bien que pratiquant du métal, ce groupe tente régulièrement des expériences audacieuses. Dix-sept ans, plus tôt, il avait ainsi adapté « Madame rêve » d'Alain Bashung, « La Chanson Du Forçat » de Serge Gainsbourg et « Vive Ma Liberté » d'Arno. Et sur son nouvel opus, le challenge est tout autre, puisque le long playing a été enregistré en format acoustique. Mais pas de reprises, ni de morceaux issus de son répertoire. Rien que des nouveaux titres !

Reuno ouvre les « Les Boîtes » d’une voix déclamatoire pour incendier la société contemporaine. Le refrain est sans doute moins ténébreux que d’habitude, mais la piste reste tourmentée. Et « La Dose » véhicule un discours tout aussi engagé.

Fruité, « L’appétit » vient en mangeant. Une compo qui a la pêche.

Mathématiquement, ce « Théorème » est accessible aux aficionados de Noir Désir…

Reuno se découvre l’âme d’un poète, tout au long du vivifiant « Troubadour »…

Et lors du fragile « Les Anges » ainsi que du culpabilisant « La Splendeur » (de nos erreurs),la voix de Reuno semble hantée par Jean-Louis Murat, mais sans jamais parvenir à en reproduire le timbre…

Plusieurs compos sont empreintes de mélancolie. A l’instar de « L’Histoire Ancienne », une plage qui traite d’une relation amoureuse de longue durée, mais dont l’issue est fatale. De « Day Off » ou encore de « Sven », un morceau qui rend hommage à leur pote Sven Pohlhammer (NDR : notoire pour ses tenues excentriques, ce guitariste qui militait chez Parabellum est malheureusement décédé en 2017, trois ans après Schultz). Faut-il le rappeler, tout ces musicos, comme ceux de Lofofora, ont participé et participent encore aux aventures ponctuelles du Bal Des Enragés…

Nerveuses et orientales, les cordes de grattes acoustiques rappellent l’album « III » du Led Zeppelin, alors que la voix de Reuno est plus écorchée que jamais, sur « Le Martyr », la plage la plus longue de l’opus…

 

Jo Passed

Their prime

Écrit par

Drivé par Jo Hirabayashi, Jo Passed est un quatuor établi à Vancouver, dont la musique puise aussi bien dans la dream pop, le psychédélisme, le grunge, le post punk, la lo-fi, le noisy que la prog, éveillant dans l’esprit, des tas de références, qui oscillent de Mercury Rev à Yes, en passant par les Pixies, The Oh Sees, XTC, Sonic Youth, Deerhoof, Pavement, Broadcast, Mew, Wolf Parade et même Slowdive. Suivant les morceaux, bien sûr. Le dénominateur commun ? La voix claire et androgyne de Jo. Enrichis par une section de cordes (violon, alto, violoncelle) aux sonorités contemporaines, « Left » ouvre l’opus, alors que le noisy indolent « Please, please » l’achève. Et entre stridulation électriques, méandres mélodiques, groove percutant et instrumentation complexe, l’opus parvient encore à se référer à Bob Dylan (« Millennial Trash Blues ») ou encore émettre une critique ironique à l’égard de Facebook (« Facetook »), parmi des pistes qui rivalisent d’originalité. Excellent !

Forth Wanderers

Forth Wanderers

Écrit par

Issu du New Jersey, ce quintet, dont le patronyme s’inspire du nom d’un club de football écossais, a une histoire un peu particulière, puisque Ben Guterl, qui grattait déjà la guitare, était tombé sous le charme de Trilling, une prof de l’école secondaire qu’il fréquentait. Et il lui a envoyé une démo en lui demandant d’écrire les paroles. Ce qu’elle a accepté. De fil en aiguille ils ont commencé à collaborer, avant qu’elle ne rejoigne le groupe, qui va alors graver deux Eps et un premier LP. A la sortie du lycée, les étudiants vont malheureusement s’éparpiller aux quatre coins des States. Aussi, pour continuer l’aventure, ils ont commencé à échanger des fichiers, via Internet. Et ont réussi ainsi à concocter ce second opus. Il sera est éponyme.

Dès la première écoute, on ne peut s’empêcher de penser aux Breeders, à Blonde Redhead voire à Veruca Salt, la voix lancinante, aigrelette, d’Ava Trulling rappelant même celles de Kim Deal, Tanya Donnelly voire Kazu Makino. Un joli clin d’œil adressé aux 90’s, en quelque sorte. Et cette voix dialogue régulièrement avec la guitare de Ben Guterl, et particulièrement tout au long de « Taste » ainsi que de « Never face ». Bien que languissantes et rêveuses, les mélodies finissent toujours par mordre. A cause des riffs de gratte subtilement noisy, acides, alors que la section rythmique est particulièrement soignée et bien maîtrisée. Un seul titre acoustique, « Be my baby », au sein d’un long playing de bonne facture, mais peut-être un peu trop homogène au goût de votre serviteur…

 

Darkenhold

Memoria Sylvarum (reissue)

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C’est par un air allègre, dispensé à la guitare sèche, que Darkenhold démarre (et clôt) son 4ème opus studio, « Memoria Sylvarum ». Une pluie de blasts vient ensuite placer délicatement ce disque sous les auspices d’un Black Metal mélodique bien que laissant un petit arrière-goût à la Emperor. Affichant en guise d’indice évocateur une pochette réalisée par l’artiste Claudine Vrac, à qui le groupe français confie son artwork depuis ses débuts, Darkenhold poursuit son exploration dans les méandres de l’époque médiévale. Il apparaît assez rapidement que la formation est attachée aux traditions, autant celles évoquées dans les paroles exprimées dans un français plutôt fleuri que dans l’exécution des morceaux, collant aux standards du Pagan Black Metal, à travers ses chœurs discrets, ses respirations à la guitare sèche ou encore ses légères notes burzumesques au synthé, en fin de parcours. Neuf titres, dont un acoustique (« La Grotte de la Chèvre d’Or »), pour un peu moins de quarante-cinq minutes au cours desquelles la bande à Aldébaran et Cervantes rallume des temps anciens, sous une brume épaisse, l’épée à la main. Autoproduit avant d’être réédité par le label Les Acteurs de l’Ombre, cet album transpire le DIY, mais dans le sens noble du terme, où le côté brut de décoffrage et authentique fournit à cet effort un relief plutôt savoureux.

 

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