Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Afghan Whigs
Chroniques

Rex Granite

Spirit/Matter/Truth/Lies

Écrit par

Fondé en 2002, le Rex Granite Band est originaire d'Omaha, dans le Nebraska. Son premier elpee, "Rollin' & Tumblin'", remonte à 2003. Le RGB vient de représenter l'état du Nebraska dans le cadre de l'International Blues Challenge de Memphis, en janvier dernier. Drivé par le préposé à la slide, le combo se singularise par le concours à la guitare et aux vocaux de Miss Sarah Benck. Mais il a cependant fallu attendre plus de 14 années avant que le band ne grave son second opus. Kevin Loomis, aka Rex Granite, signe la quasi-intégralité des compos.

Sémillant, "Stop doing what you want" place le quartet sur orbite. Si la voix de Sarah domine le sujet, les sonorités métalliques de la slide dispensées par le leader crèvent littéralement l'écran. Soutenu par les ivoires de Daniel Crawford, "What you're missing" évolue sur un tempo aussi enlevé. Rythme qui joue les prolongations tout au long de "Cadillac car", caractérisé par des interventions de slide à l’excellente tonalité. Le long playing ne recèle qu’une seule reprise, en l’occurrence le "Please send me someone to love" de Percy Mayfield. La voix de Sarah ne colle pas à cette cover. Par contre, le doigt d’acier de Rex Granite vibre remarquablement le long de son manche et fait la différence. Jolie plage roots, "Sail away" (Pt1) emprunte manifestement un riff aux Stones. La voix s’enflamme face aux cuivres et à l’harmo tout au long du blues/rock nerveux "Steamroller". Excellent ! Le titre maître diffère radicalement de l’ensemble. Plus hard, il se distingue par des riffs élaborés entretenus par les grattes de Rex et Sarah. Imprimé sur le tempo du chemin de fer, "Two trains" nous entraîne aux confins d’un boogie que réverbère la slide aux sonorités dépouillées… 

 

Jan James

Calling all saints

Écrit par

Originaire du Michigan, Jan James est chanteuse de blues/rock. Elle apprend à chanter au sein d’une chorale, à l’église. Son voisin, Craig Calvert, devient son partenaire musical, un guitariste/compositeur qui militait alors dans un groupe punk. Le duo part alors à Chicago, la cité du blues. Il se produit en club, et notamment au Buddy Guy's Legend ainsi qu’au House of Blues. Le tandem publie un premier elpee, "Last Train", chez le label batave, Provogue. Puis tourne en Europe, où il acquiert une popularité certaine. Ce qui va lui permettre de graver de nouveaux albums. Jan et Calvert continuent leur chemin ensemble ; ce dernier est d’ailleurs toujours son guitariste, mais est devenu son producteur.

Et c'est ce dernier qui lance rapidement la machine sur les rails, dès "I'm a gambler", un blues imprimé sur un mid tempo tout au long duquel la voix puissante de Jan se distingue, alors qu’offensive et limpide, la gratte se détache de l’ensemble. "Heart of the blues" bénéficie d’une excellente intro, chargée d’un maximum de feeling, sur les cordes. Sans équivoque, Calvert tire sur toutes les ficelles du guitariste de blues rock! Le long playing recèle quelques blues lents, dont le superbe "Losing man", une plage saturée d’émotion, et abordée dans le respect du Chicago blues side, si cher autrefois à Muddy Waters. Sans oublier la finale "Black Orchid blues" et "Bucky blues, une piste colorée par l’harmonica. Country/blues, "Battle of Jesse" est un morceau acoustique attaqué à la manière de JJ Cale, mais que chante Jan, d’une voix tellement féminine. Excellent come-back !

 

Little Boys Blue

Hard Blue Space

Écrit par

Little Boys Blue a choisi pour port d’attache, Jackson, une ville sise dans le Tennessee, le long de la A40, à mi-chemin entre Memphis et Nashville. La formation compte plus de 20 ans d’existence et constitue un véritable déjà trait d'union entre les deux grandes cités du Tennessee. Memphis pour le blues et le rockabilly ainsi que Nashville pour la country. Publié en 2016, le précédent opus, "Tennissippi", avait littéralement enchanté la critique.

Le quintet implique le chanteur/harmoniciste JD Taylor, le bassiste Dave Mallard, le batteur Mark Brooks ainsi que les guitaristes, Alex Taylor et John Holiday, alias Kid Memphis. Ce dernier vient de débarquer dans le line up. Agé de 46 balais, cet enfant de Memphis est à la fois musicien et acteur. Il avait ainsi interprété le rôle de Carl Perkins dans le film consacré à Johnny Cash, ‘Walk the line’. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Jackson et Memphis. Dix titres originaux ont été mis en boîte à l’aide de quelques amis, dont les gratteurs, Andrew White, Brad Webb et Wes Hensley, ainsi que le claviériste Dave Thomas.

Dès le titre d'ouverture, "Six foot down", on est emporté par les envols majestueux des cordes, mais également les interventions de l’harmo, dispensées face à l'orgue Hammond. Celles d’Alex sont à la fois fragiles, chargées de feeling et brillantes tout au long du Memphis blues, "Loving kind", avant qu’il ne soit rejoint par Kid. "Blues bug" et "If the blues start calling" sont deux excellents blues lents. Le premier est tapissé par un orgue chaleureux. Le second, se singularise par des accès de slide dégoulinantes. Ballade soul bien construite, "Got a mind of your own" met en exergue l’harmonica. Shuffle entraînant, "Going back to Memphis" clôt ce superbe long playing…

Johnny Max Band

Roadhouse soul

Écrit par

Chanteur de blues et de soul, Johnny Max, aka John McAnenay, est avant tout un homme de scène. Un entertainer qui donne tout ce qu’il a dans le ventre, sur les planches. Sa musique mêle blues, funk, r&b et soul. "Roadhouse soul" constitue son septième opus! Il l’a enregistré chez lui à Toronto. Et signe ou cosigne les dix compositions, principalement avec son guitariste, Kevin Vienneau.

L’elpee s’ouvre par le rythmé "Couldn' happen to a nicer guy". Grave et motrice, la voix se détache d’une excellente orchestration tramée par le piano de Rob Gusevs et les cordes de Vienneau. Mais le Johnny Max Band brille surtout lorsqu’il pratique du roadhouse rockin' blues. Tapissé de claviers et imprimé sur un tempo idéal pour la route, ce style a été pérennisé par les Rolling Stones. Et notamment tout au long de "Little yellow dress", une piste qui adresse un clin d'œil à John Lee Hooker. Puis "Roadhouse soul" et "Time well wasted", deux plages très rock'n'roll, au cours desquelles la guitare largement amplifiée prend son envol. Piano et mandoline dominent "I'm broke", un r&b à coloration néo-orléanaise. Le long playing s’achève par "We've been together for such a long time". Imprimé sur le tempo d’une valse, ce titre roots est illuminé par les interventions des ivoires et des cordes réverbérées…

 

Ron Sexsmith

The Last Rider

Écrit par

Condamné à un injuste anonymat, diamétralement opposé à son talent d’écriture et son agrément par la critique, Ron Sexsmith –aujourd’hui quinquagénaire– a une nouvelle fois sorti sa plus belle plume pour concocter 15 nouveaux morceaux qu’il a gravé sur ce « The Last Rider ». Un 14ème opus studio qui pourrait bien être son dernier, son ultime ‘ride’, comme mentionné dans son titre…

Racé, son songwriting agrège –et ce depuis ses débuts, en 1991– romantisme pop et folk un brin suranné. Et cette pop, il la sculpte comme un véritable artisan ; sans le moindre artifice et en toute humilité. Il serait dommage que « The Last Rider » constitue son dernier périple, quand on sait que l’artiste est capable de marcher sur les traces de McCartney (« Our Way »), Lennon (« Dreams are Bigger ») ou encore Costello (« West Gwillimbury»). La scène pop/rock y serait largement perdante. Rien qu’en écoutant « Upward Dog », on ne peut qu’être inquiet de sa future décision…

 

Fractional

Tepes

Écrit par

Douze années déjà que Pierre Remy a lancé son projet Fractional. « Tepes » succède à « Blood », paru en 2010. De nationalité belge, cet artiste propose une musique électronique fortement contaminée par l’indus. On pourrait ainsi la décrire comme idéale pour sonoriser un film au climat post-apocalyptique du style ‘Blade Runner’. Mais les influences ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’on y décèle également des traces de noise, breakcore et dubstep. Ainsi, la transe synth-wave de « Sionvi » répond au plus cinématographique et sombre titre maître. Se référant au nom du célèbre comte Dracula (Vlad Tepes), « Tepes » n’est certainement pas l’album le plus facile d’accès de Fractional, mais il devrait plaire aux mélomanes, à la recherche d’une électro plus aventureuse et alternative.

 

Nightlands

I Can Feel the Night Around Me

Écrit par

Lorsqu’il ne se consacre pas à la basse chez War on Drugs, Dave Hartley s’investit au sein d’un projet qu’il a baptisé Nightlands. « I Can Feel the Night Around Me » constitue déjà son troisième opus, des disques publiés sur le label texan, Western Vinyl, une écurie qui héberge,  notamment, Bonnie Prince Billy et Dirty Projector…

L’Américain a enregistré cet elpee, seul, chez lui. Neuf plages de folk/rock atmosphérique légèrement teintées de psychédélisme. Le tempo est indolent et vous berce constamment. La voix de Hartley et l’instrumentation –riche par ailleurs– est chargée d’effets, comme si elle était recouverte d’un voile. L’expression sonore navigue quelque part entre The War on Drugs et Tame Impala, mais sous prozac. Pas vraiment idéal si vous souhaitez un bon coup de boost. Bien sûr, Dave affiche une impeccable maîtrise instrumentale, mais le long playing recèle bien trop de compos soporifiques pour maintenir l’esprit en éveil de bout en bout…

 

Stereophonics

Scream Above the Sounds

Écrit par

« Scream Above the Sounds » constitue le 10ème elpee de Stereophonics. Un disque paru dans le cadre de son 25ème anniversaire d’existence. Première constatation, le chanteur, Kelly Jones, a toujours cette voix savoureusement écorchée, qui rappelle tour à tour Rod Stewart ou Mike Scott. Et curieusement, hymnique, le premier titre, aurait pu figurer au répertoire des  Waterboys. L’opus recèle plusieurs ballades, souvent émouvantes, parfois mid tempo, dont la finale, « Elevators », est bercée par les sonorités tintinnabulantes de la guitare, un peu comme chez REM, des sonorités pimentées par les gémissements de la slide. Mais la plus réussie est sans doute « What’s all the fuss about ». Soulignée de chœurs, elle est sublimée par des interventions de trompette bouchée, dispensées en filigrane. Les musiciens de Radiohead devraient apprécier. Un saxophone jazzyfiant colore également l’allègre et spasmodique « Geronimo », une piste qui s’appuie sur les accords du piano. Entraînants et offensifs, « Cryin’ in your beer » et « Chances are » sont deux excellents rock’n’roll ; le premier est traversé, en milieu de parcours, par une intervention frénétique au sax, et le second concède des accents blues/rock ‘zztopiens’. Malgré quelques plages qui trempent dans le mélo FM, l’album est, dans son ensemble, plutôt agréable à écouter…

 

Page 111 sur 1252