Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Chroniques

Jessica Risker

I see you among the stars

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Issue de Chicago, Jessica Risker milite au sein du groupe folk, Deadbeat. Mais la songwritrice défend également un projet solo, pour lequel elle vient de graver un premier opus, « I see you among the stars », un disque paru sur le Western Vinyl (J.Tillman, Dirty Projetors, …)

Découpé en huit pistes, l’elpee baigne au sein d’une forme de psyché/folk minimaliste, abordé dans l’esprit de Nick Drake, Elliot Smith, voire même parfois de Cat Power. D’une voix douce et paisible, elle nous raconte ses amours déchus, ses déboires mais aussi ses souvenirs de jeunesse, en s’accompagnant d’une sèche ou parfois d’un piano, produisant l’effet d’un puissant analgésique qui nous plonge en apesanteur. On ne redescend sur terre qu’une demi-heure plus tard, totalement réconforté. Car quoique apparemment simpliste, son expression sonore s’avère, finalement, d’une redoutable efficacité… 

 

Rougge

Cordes

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Rougge est un pianiste/chanteur/compositeur nancéen responsable d’une musique néo-classique contemporaine et introspective. Pour enregistrer ce « Cordes », il a reçu le concours d’un quintet à cordes (of course !), réunissant deux violonistes, une alto, une violoniste et un contrebassiste ; l’artiste se chargeant des arrangements. Pas de titre spécifique sur cet opus, mais onze fragments (comme dans la musique de chambre) numérotés de 12 à 53. Revisités, en plus ! Mais dans le désordre. Ce qui rapporte moins… Rougge chante d’une voix oscillant de l’alto au contre alto, dans un registre qui navigue quelque part entre Anhoni et Wim Mertens (NDR : qui a dit Dries ?). Si l’expression sonore est ambitieuse, elle nous propulse, cependant, à des années-lumière du rock’n’roll. 10’, c’est bien, mais après, je casse une corde…

Doug Tuttle

Peace Potato

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« Peace Potato »… quel drôle de nom pour un petit album aux subtils contours pop… Doug Tuttle n’est en effet qu’un petit artisan d’indie vintage bercée aux 70’s qui livre son attachant 3ème opus solo. Sa pop faite de légères guitares acoustiques regorge d’harmonies de poche chères aux Beatles dans la lignée de ce que livrait Elliott Smith dans sa seconde partie de carrière (avec moins de puissance émotionelle, toutefois). Actif au sein du groupe MMOSS, ce songwriter de talent joue de tous les instruments sur cette délicate collection de 15 (courts, seulement 3 dépassant les 3 minutes !) titres, qui naviguent entre pépites pop-folk (« Bait the Sun ») et plages instrumentales (l’hispanisant « Peace Potato »). Une chose est sûre, ce « Peace Potato » est rempli de ‘Good Vibes’…

Jake Xerxes Fussel

What in the Natural World

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Jake Xerxes Fussel a vraiment un  drôle de nom. Pourtant, ce n’est pas un obscur mariachi, mais un véritable amoureux du folklore yankee, tout simplement… Tout au long de son second opus, ce Géorgien revisite, en effet, la musique américaine ancestrale de fort belle manière. Il adapte ainsi un répertoire majoritairement issu du Sud des Etats-Unis. A l’instar du « Jump for Joy » de Duke Ellington, « St. Brendan’s Isle » de Jimmy Driftwood ou « Bells of Rhymney » d’Idris Davies. Des contes parfois quasi centenaires –à l’esprit blues indéniable– retraçant l’histoire locale peuplée de mineurs et autres chercheurs d’or, qu’il interprète en s’accompagnant à la sèche ou à l’électrique, en superbe fingerpicking, mais également en tirant parti d’une steel, d’un banjo ou d’un melodica. Et le songwriter a le bon goût de préserver le caractère éternel des compos tout en leur communiquant une coloration moderne. Un magnifique travail de préservation culturelle des gloires locales du passé…

 

The Barr Brothers

Queens of the breakers

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The Barr Brothers réunit deux frangins américains exilés à Montréal, Andrew et Brad. Lors des sessions d’enregistrement de cet opus, la fratrie était toujours soutenue par Sarah Pagé (NDR : elle a quitté le groupe en 2018, pour embrasser une carrière solo). Fondé en 2010, le combo a publié quatre elpees à ce jour, dont les trois premiers ont rencontré un certain succès. Ce qui lui a permis de décrocher plusieurs nominations aux ‘Juno Awards’, mais également d’assurer le supporting act pour, notamment, Calexico, War on Drugs ou encore My Morning Jacket.

Quatrième opus, « Queens of the Breakers » baigne, le plus souvent, dans une forme de folk/americana/roots réminiscent des 60’s voire des 70’s. Les harmonies vocales conjuguées par les deux frangins rappellent très souvent Simon and Garfunkel. Et « Song that I Heard » en est certainement la plus belle illustration. Les pistes les plus pastorales évoquent Cat Stevens. Mais l’expression sonore peut également se nourrir de psychédélisme (« Look Before it Changes »), de blues/rock bien électrique ou encore lorgner carrément vers Neil Young. 

Un long playing aux références très américaines, mais qui ne manque pas de charme…

 

Jack Cooper

Sandgrown

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Loin d'être un inconnu, Jack Cooper est surtout notoire au sein d’un duo qu'il forme avec James Hoare, chez Ultimate Painting. En outre, il participe régulièrement aux sessions d’enregistrement des elpees de Mazes, un groupe indie rock mancunien. Il vient donc d’ajouter une corde à son arc, en se lançant dans une aventure solo. Pour laquelle, il ouvre son compteur albums. Un premier elpee qui s’intitule "Sandgrown".

C'est chez lui à Londres que le songwriter a enregistré les neuf morceaux de cet opus publié sur le label Trouble in Mind (Jacco Gardner, J.C Satan, Ultimate Painting, ...) Et sur un simple quatre pistes. Pas étonnant que son folk/rock soit aussi minimaliste. L’Anglais pose sa voix faussement nonchalante tout en tramant ses mélodies à l’aide de sa gratte, alors que la batterie imprime paisiblement le tempo. A l’instar de l’excellent « Stranded Fleetwood Blues », ses ballades sont langoureuses et mélancoliques. On pense parfois à Ultimate Painting mais également à Pavement voire Silver Jews. Dommage ce manque de variation dans le rythme. Un petit coup de boost de temps à autre aurait été le bienvenu….

 

Ginkgoa

One Time (Ep)

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Intitulé « One time », le nouvel Ep (NDR : gravé l’an dernier, le premier –un éponyme– remonte à l’an dernier ; et il avait affolé les compteurs) de Ginkgoa est paru ce 15 juin. Une imparable machine à danser réunissant la New-yorkaise Nicole Rochelle, une militante Femen très engagée, et le Parisien Antoine Chatenet.

Après avoir tourné à travers toute l'Europe, pendant 4 longues années, en compagnie de Jérome Savary, pour interpréter le premier rôle de son spectacle, Nicole rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Ginkgoa vient de naître. Si New York chantait Paris. Si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles, au cours desquels Jeanne Moreau et Anna Karina danseraient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday. « One Time », la première vidéo extraite de l’Ep, rend hommage aux femmes, en dénonçant le regard machiste du cinéma hollywoodien. En remontant des images issues des films des années 50, Ginkgoa a voulu nous interroger sur le regard porté par le cinéma sur les femmes. Un message fort à découvrir tout au long du clip qui est consacré à ce morceau ; et il est à découvrir ici

Responsable de mélodies pop ultra catchy, la paire nous entraîne dans une véritable transe, en empruntant des sonorités swing au vieux New York. Ces étourdissants rythmes électro ou si vous préférez ces beats à coloration ‘French Touch’ n’ont qu’un seul objectif : faire danser tout ce qui est susceptible de… danser…

Et de l’électro swing, le couple en consomme allègrement. A l’instar du classieux « Boy Bounce », hanté par Caravane Palace. Puis de « Don’t give a damn », une plage composée dans une chambre d'hôtel lors de la tournée chinoise. « What We Do » consomme une bonne dose de modernité. Zoé Colotis ne pouvait pas faire mieux.

Et toujours bien électro, « Got To Gimme » clôt ce disque. Rien de tel pour avoir des fourmis dans les jambes. En ‘live’, cette plage doit vraiment déménager…

Liima

1982

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Comment rebondir après avoir participé à la belle –mais trop courte– aventure d’Efterklang, mise entre parenthèses pour une durée incertaine, après avoir publié 4 albums (dont le grandiose « Magic Chair »). Trois des membres du magique groupe danois ont simplement décidé de continuer leur parcours musical au sein d’une nouvelle formation baptisée Liima. En compagnie du Finlandais Tatu Rönkkö, elle nous propose un second opus de pop racée et classieuse. « 1982 », la date de naissance de Casper Clausen, ex-leader d’Efterklang, marche sur les traces de ce combo tout en concédant d’indéniables touches 80’s. Le ton est cependant plus sombre et mélancolique que sur leur précédent essai « ii ». Depeche Mode et Joy Division ne sont jamais loin… Chris Taylor (Grizzly Bear) a apporté son concours lors des sessions d’enregistrement de cet opus, enregistré à travers l’Europe, un œuvre qui baigne au sein d’une ambiance rétro-futuriste de type ‘Blade Runner’, claviers martiaux (« David Copperfield »), funk venu du froid (« Life is Dangerous ») ou synth-pop (« Amerika ») illustrant le propos. La vie semble donc exister après Efterklang…

 

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