Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Gary Numan
Chroniques

Editors

Violence

Écrit par

Deux ans plus tôt, Editors avait déjà opéré un tournant majeur, en optant pour un musique plus électro et surtout mainstream, en publiant l’album « In dreams ». Rebelote en 2017 pour un opus dont le climat baigne cependant au sein d’un climat sombre, indus et parfois même sinistre. Si « Hallelujah (so low) » se distingue par quelques accès plus fulgurants, un peu dans l’esprit du « Thought Contagion » de Muse, seul le plus élaboré « Belong », qui clôt le long playing, et « No sound but the wind », nouvelle version d’une compo qui figurait sur la B.O. d’un épisode de la saga ‘Twilight’ et dont le synthé a été remplacé par le piano, tiennent la route. Certaines compos adoptent pourtant un ton susceptible de rappeler… The National ; mais en général, grandiloquent, il finit par agacer. On a même droit à un morceau inspiré par Giorgio Moroder. A force de vouloir tâter de l’électronique pour être dans l’air du temps, les artistes et les groupes pop/rock en oublient ce qui faisait leur spécificité. Pire parfois, en appuyant sur la même gâchette, sans prendre garde, ils finissent par se tirer une balle dans le pied ! Violence mal placée !

 

Gordi

Reservoir

Écrit par

Sophie Payten, alias Gordi, a grandi dans un village australien. Dès son plus jeune âge, elle est sensibilisée à la musique. Elle apprend, au fil des années, la guitare et le piano. Elle commence à écrire ses propres morceaux alors qu'elle est encore au lycée. Plus tard, elle migre à Sydney. C'est dans la métropole qu'elle décroche ses premiers succès. Elle bénéficie alors d'un programme gouvernemental qui lui permet de se forger un nom et d'être repérée par le célèbre label américain, Jagjaguwar (Bon Iver, Angel Olsen, Unknow Mortal Orchestra, ...) Son premier Ep (« Clever Disguise ») lui permet d'assurer la première partie d'artistes tels que Bon Iver, Asgeir ou encore Son Lux. Après avoir passé quelques temps aux USA et en Islande afin d’acquérir davantage d’expérience, la jeune artiste, âgée aujourd'hui de 25 ans, grave son premier album intitulé « Reservoir ».

Musicalement, Gordi excelle dans son mélange de folk et d’électronique. Le rapprochement avec Bon Iver est inévitable (d’autant qu’elle a été tout un temps sa choriste). Pas étonnant, dès lors, qu’elle ait invité S.Carey, musico qui a notamment bossé pour Justin Vernon, à participer au titre « I’m Done ». Comme sur le dernier opus de ce dernier, la demoiselle a recours aux beats électroniques et se sert de l'auto-tune pour la voix, une voix éthérée qu’elle superpose en couches. Ce qui ne l’empêche pas d’enrichir le tout d’instruments acoustiques, tels que le piano et la guitare. Elle excelle également dans la construction de morceaux qui prennent aux tripes, en tirant profit des crescendos. Et si certaines pistes baignent au sein d’un climat mélancolique, à l’instar de « Bitter End » ou « Myriad », elles sont toutes d’une efficacité remarquable. Mieux encore, ce premier essai est haletant de bout en bout !

Aux côtés des Bon Iver, Asgeir ou autres James Vincent Mcmorrow, Sophie Payten constitue certainement une incarnation féminine idéale de ce style musical...

A Supernaut

La menace

Écrit par

Pour enregistrer cet album, le trio bruxellois a reçu le concours de Mike Black et Rémy Lebos, à la production, ce dernier se chargeant également de la masterisation. Un disque qui s’intitule « A Supernaut », en référence à « Supernaut », titre d’un album de Black Sabbath, paru en 1972. C’est également une des influences majeures de ce trio bruxellois. Sisters of Mercy, en est une autre. Blues gothico-atmosphérique, « The sword part 2 » en est une parfaite démonstration. Et surtout « The future ». A cause de la voix qui épouse les inflexions d’Andrew Eldritch. Mais également le spectral « Shadow », même si on y décèle des traces de Nine Inch Nails, tout comme sur l’incantatoire « See me ». L’opus s’ouvre par « Ice », un morceau hypnotique et aux chœurs opératiques réminiscents de… Magma. Certaines compos circulent à une cadence effrénée. A l’instar du titre maître et de « Xeption », sortes de danses du scalp (NDR : cette voix aiguë !) débridées. Maléfique, « Deep inside » s’enfonce au cœur d’un univers ténébreux hanté par Marylin Mansun et Sabbath (NDR : le tout premier elpee !) Et le long playing s’achève religieusement par « Fantomas begins », une plage assez brève jouée sur un orgue d’église…

 

Israël Nash Gripka

Rain plans

Écrit par

Israel Nash Gripka n’a aucun lien de parenté avec le célèbre Graham, qui a sévi au sein des supergroupes Crosby, Stills, Nash avec ou sans Young. Originaire du Missouri, il s’est établi à New York City, en 2006, avant de se fixer à Austin, dans le Texas. Pourtant sa musique trempe dans le country/folk/rock, dans l’esprit du célèbre trio ou quatuor. Si les harmonies vocales sont parfois dignes du tandem Crosby/Nash, les mélodies rappellent très souvent Neil Young. Ethérée, sa voix est parfaitement soutenue par des cordes de guitare acoustiques, électriques, de steel ainsi que par une solide section rythmique. Nostalgiques, ses textes évoquent la solitude et les paysages qui ont bercé son enfance. Si vous appréciez les quatre mousquetaires susvisés, vous ne pouvez passer à côté d’Israel Nash.

 

Reverend Freakchild

Dial it in

Écrit par

Reverend Freakchild est né dans les îles Hawaï. Fort d’une longue carrière, il a mené de multiples expériences, dans la région de New York. Il a également fréquenté l’université, à Boston, pour y suivre des cours de philosophie religieuse. Etudes qu’il a accomplies, avec succès. Actuellement, il poursuit un autre cursus dans le Colorado, où il s’est établi, afin de décrocher un master en divinité. Et pourtant, il proclame que ‘Music is my religion’. Credo qu’il a concrétisé a travers une discographie conséquente, privilégiant le blues largement teinté de psychédélisme. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il s'est retiré, en compagnie de quelques uns de ses meilleurs amis, au sein des studios Excello de Brooklyn.

Essentiellement instrumental, "Opus Earth" ouvre la plaque. Une plage déjà étrange, déjantée, au cours de laquelle le Rev se réserve les cordes, l’harmo et les mots récités face aux solides percussions de Chris Parker. "Personal Jesus (on the Mainline)" revisite le traditionnel "Jesus on the Mainline" et le "Personal Jesus" de Depeche Mode. Au départ empreinte de douceur, la piste vire rapidement au boogie furieux que dynamise son pote Hugh Pool à l'harmonica. Assez impressionnant ! Il nous replonge un demi-siècle en arrière, dans la baie de San Franisco, tout au long de "Hippie Bluesman Blues" ; et les sonorités acides y sont dispensées par le gratteur de Ratdog, Mark Karan. Soutenu par la voix et l'harmo de Garrett Dutton (G Love), il teint de hip hop son blues, sur le titre maître. "Roadtrance" est un petit bijou psychédélique. Un morceau à nouveau acide, allumé et débridé pour lequel il reçoit encore le concours de son pote Hugh Pool, aux fûts. Rachel Benbow vient poser sa voix sur "15 going on 50", une bonne tranche de rock'n'roll stimulée par les ivoires de Brian Mitchell, un ex-musicien de BB King. Autre moment marquant, la cover vivifiante du "It's alright, Ma (I'm only bleeding)" de Bob Dylan, interprétée par un trio réunissant Rev au chant et à la gratte traitée au bottleneck, Chris Parker aux percus et Jay Collin, un ex-musico de Greg Allman, au saxophone. Et ce dernier est véritablement déchaîné. Excellent, cet opus s’achève par "Space", une projection dans le cosmos qui mêle bruitages contemporains et instruments classiques du delta…

 

Mike Zito

First class life

Écrit par

La carrière de ce chanteur/guitariste originaire de St Louis est exemplaire, dans l’univers du blues/rock. Mike vient d'ailleurs d'être nommé ‘Artiste blues rock de l'année’ lors de la Cérémonie de remise des ‘Blues Awards’ de la Blues Foundation. Il signe ici son 14ème elpee !

Embarquement pour des "Mississippi nights". La slide de Mike et le piano Lewis Stephens soutiennent parfaitement la voix cassée. Une voix qui nous emporte tout au long du titre maître, une plage qui baigne au sein d’une excellente ambiance. Idéale pour le ‘live’ ! Et cette voix est vraiment proche de Ray Charles, tout au long de "The world we live in", un blues lent savoureux caractérisé par un toucher de cordes saturé de feeling. "Old black graveyard", aux intonations volontiers dramatiques et "Damn shame" sont deux autres plages indolentes.   Paru en 1974, "I wouldn't treat a dog" est un hit signé Bobby Bland. Délicatement soul et funk, la version roots est superbe. Mike et le redoutable Bernard Allison partagent les cordes sur le funk nerveux "Mama don't like no wah wah", ce dernier favorisant son jeu sur les pédales. Mike Zito affiche une grande sérénité dans l'exercice du Memphis blues, qu’il soit rythmé comme sur "Dying day" ou funky, tout au long de "Back problems". De toute bonne facture, cet opus s’achève par le rock'n'roll classieux "Trying to make a living", un hit chanté par Bobby Saxton en 1960 !

Adam Carpet

Hardcore Problem Solver (Ep)

Écrit par

« Hardcore Problem Solver » constitue le dernier Ep d’Adam Carpet. Pour la circonstance, le combo milanais a épousé un profil plus électro que lors de son précédent album, « Parabola ». La musique des Transalpins pourrait être qualifiée de post électro-pop, car elle est souvent instrumentale (« Rock is Dead, Mambo is Not ») tout en n’oubliant jamais sa forme sautillante et mélodique, à l’instar d’une plage comme « Hector Mann ». Rafraîchissant !

 

Danny Brillant

Revelation

Écrit par

Au cours des dernières années, ce jeune chanteur/guitariste s’est forgé une solide notoriété. Agé de 37 ans, il a acquis suffisamment de maturité pour faire évoluer son blues/rock. Danny a accompli ses premiers pas, sur la scène musicale, chez Redeye Band, combo au sein duquel son père, Ken, se réservait la basse. Depuis 2002, il publie régulièrement ses propres albums. Son dernier, "Big! Live in Europe" était paru voici moins d'un an, un disque enregistré en compagnie d’un octuor impliquant une section de cuivres. Et c’est cette formule qu’il a reconduite pour ce nouvel elpee. 

Quelques notes de piano introduisent le titre maître, avant que souveraine, la voix n’entre en scène. Pas besoin de forcer pour quelle s’impose. Elle est alors soulignée par l'orgue Hammond de Richard Hammerton (NDR : il se charge également de la production ; mise en forme impeccable, il faut le mentionner). L’intervention à la trompette de David Maddison est superbe et s’intègre parfaitement dans un une ambiance latine à peine voilée. Bryant privilégie les tempos lents. Ils collent parfaitement à son style. C’est d’ailleurs dans cet exercice qu’il est le plus performant. A l’instar d’"Isolate", au cours duquel la voix autoritaire est talonnée par ses cordes largement amplifiées mais toujours chargées d’un max de sensibilité. "Liars Testament" et en finale, "Yours for a song", baignent au cœur d’un climat théâtral aux accents dramatiques. Véritable blues lent, "May I have a talk with you" a été composé par la légende Howlin' Wolf. Et Danny ne manque pas de panache pour en restituer sa version. Généreusement cuivrés, "Truth or dare" et "Sister decline" évoluent sur un tempo bien enlevé.

 

Page 112 sur 1252