L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Chroniques

To Kill A Petty Bourgeoisie

The Patron

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To Kill A Petty Bourgeoisie c’est tout d’abord un duo composé de Jehna Wilhem (guitare/chant) et de Mark McGee (électronique). Tramé sur une ligne très épurée de chant et de guitare, « The Patron », premier essai du combo de Minneapolis, se distingue par l’originalité des bruitages électroniques. Cet album ouvre de nouvelles portes aux sonorités minimales et expérimentales sans toutefois trahir la passion que nos deux acolytes vouent au post rock. Entre chaos et douces mélodies teintées de noise, TKAPB revisite l’univers de Godspeed You! Black Emperor ou encore de Massive Attack circa « Mezzanine », cet elpee trahissant de nombreux aspects assez sombres et morbides.

Premier titre, « The Patron » vous plonge littéralement dans une situation de mal-être et vous incite à arrêter les frais. Seuls les plus courageux poursuivront ce long périple froid et ténébreux, même s’il transite quand même par une petite douceur : « Long Arms ». Balayée de clochettes scintillantes, elle constitue probablement une des rares plages légères de cet album.

Mais qu’importe ! To Kill A Petty Bourgeoisie crée sans doute là une nouvelle figure de style et prouve qu’en matière d’expérimental, il ne doit rien à personne. Les puristes du rock imaginaient, sans doute, que l’expérience irait droit dans le mur ou se solderait par un véritable carnage. Ces gars de la vieille école se sont plantés ! La preuve par cette œuvre de la nouvelle signature du très avant-gardiste label Kranky.

Dirtmusic

Dirtmusic

Écrit par

Dirtmusic est né de la rencontre entre Chris Eckman (The Walkabouts, Chris & Carla), Chris Brokaw (Codeine, Come, Pullman, Steve Wynn) et Hugo Race (ex- Bad Seeds et ancien leader de True Spirits). Les deux premiers sont yankees. Le troisième est australien. Tous trois sont multi-instrumentistes et se partagent les vocaux, les guitares acoustiques et électriques (y compris le steel bottleneck), les claviers (hammond, wurlitzer, harmonium), un zeste de percus, des drums, du mélodica et du banjo. En connaissant le profil des trois membres du projet, vous vous doutez que leur musique trempe dans un climat ténébreux. Souvent. Mais pas toujours. Certaines compos épousent ainsi la pop allègre. Celle du défunt Guided By Voices, par exemple. A l’instar de « Face of evil », traversé subrepticement d’un éclat d’électricité chatoyante. Du bref et déterminé « Panther hunting », également. Et si « Summer days » brille par sa mélodie ensoleillée, alors que le climatique « No sorrow more », dominé par ses riffs de guitare convulsifs et son filet de clavier fluide, aurait pu figurer au répertoire d’un Mark Knopfler, le reste nous plonge dans un univers bien plus sombre. Une sorte de folk blues urbain cinématique. Suffit de regarder les images de la pochette et du booklet pour s’en convaincre. En extrapolant, on pourrait imaginer un road movie, tourné à travers l’Amérique profonde… Ce qui n’empêche pas cet opus de receler l’une ou l’autre petite perle. Et je pense tout particulièrement à l’instrumental élégant et subtil « Erica moody », au vibrant et atmosphérique « Sun city casino », au dylanesque « Ballad of a dream » (même les inflexions sont empruntées au Zim), une remarquable compo de sept minutes imprimée sur un mid tempo, et de la séduisante cover du « Morning Dew » de Tim Rose qui clôt l’elpee. En outre, le reste de l’œuvre réserve son lot de bonnes surprises, nous entraînant aux confins des univers de Red House, Painters, Idaho ou encore Songs : Ohia. 

Timbaland

Shock Value

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Sur la scène internationale, Timbaland est respecté de tous ou presque. En moins d’une décennie, le garçon a réussi à imposer son style à travers des productions (sur)puissantes. Et, pour ne pas déplaire à la faune radiophonique, il semble même détenir les clefs d’un succès commercial annoncé. Demandez à Nelly Furtado, Justin Timberlake, Missy Elliott ou Jay-Z comment rehausser une fortune. La réponse sera sans appel. Il convient désormais de faire appel à Timbaland, le parrain des parrains. Oubliez donc The Neptunes, Dr Dree ou Dan The Automator, pour vendre des disques aujourd’hui, un seul homme : Timbaland.

Alors, quand l’homme repart pour un tour sous son propre nom, on ne s’étonne pas de le voir entouré par ses principaux mandataires. La grande théorie du single passe ici à l’action. Prenez Nelly Furtado et Justin Timberlake, agitez les caissons de basse, vous obtenez « Give It To Me », single éphémère et efficace. Dans le même ordre d’idées, on note également la présence du nouveau « The Way I Are », hit bodybuildé, pas vraiment passionnant. Pour le reste, les plus grands (vendeurs) se bousculent aux portes de ce « Shock Value » pour servir des morceaux imparfaits mais hyper léchés. Dr. Dre, Missy Elliott, Elton John, She Wants Revenge, 50 Cent, Fallout Boy, tous, veulent se blottir sous la cravate de Timbaland. Même les Hives jouent le jeu le temps d’un « Throw It On Me » pas franchement affolant. Ce nouvel album vient donc imposer un constat depuis longtemps établi : Timbaland demeure, d’abord, un excellent producteur, capable de polir le poil des mélomanes de tous bords. Mais lorsqu’il s’agit de présenter son travail personnel, l’œuvre s’éparpille et ne délivre qu’un aperçu minimaliste des talents de cet incroyable générateur de sons.

Mike Morgan

Stronger every day

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Mike Morgan est un musicien que j’apprécie tout particulièrement. Et le Texan nous revient flanqué de son Crawl! C’est à Dallas qu’il avait fondé ce groupe. En 1986. En compagnie de Darrell Nulish. Ce dernier sera cependant remplacé en 1989, par le chanteur de Kansas City, Lee McBee. Premier album, "Raw and ready" paraîtra quelque temps plus tard. En 1990. "Live in Dallas", le dernier elpee, remontait déjà à 2004.

« Stronger every day » constitue le dixième opus du collectif. La section rythmique est constituée du drummer Brian Ferguson et du bassiste Drew Allain. Deux invités se partagent les vocaux : Lee McBee et Randy McAllister. Et leur présence n’est guère étonnante, puisqu’ils sont des amis de longue date. Cet opus recèle un seul instrumental : "Okie Dokie stomp", un morceau nous rappelant le regretté Clarence Gatemouth Brown! L’interprétation de Mike est talentueuse, rapide et concise. Pour le reste de la plaque, Mike a écrit ses compositions sur mesure en fonction des chanteurs en présence. Et tout d’abord pour lui-même ; et même s'il souffre de la comparaison avec Randy et Lee, son chant s'adapte fort bien à son style. Il travaille ses cordes vocales sur quatre titres. Tout d’abord en ouverture. Un shuffle auquel il nous a habitués depuis ses débuts : "All night". "You're the one", ensuite. Le tempo est rapide. Lee McBee est probablement préposé à l'harmonica. "The birthday song" est une autre plage rocker de toute bonne facture. La rythmique qui lui colle à la peau imprime le tempo. La guitare démarre au quart de tour. Ballade acoustique au départ sans grand intérêt, "How much more time" prend de l’ampleur en fin de parcours. Notamment lorsque Mike dispense un énorme solo tout en mélodie et en sensibilité, un exercice de style qui monte en puissance progressivement. Son ami texan et chanteur de gospel, Joe Wayne Reynolds, en assure les chœurs. Randy McAllister chante sur cinq plages. Mike lui a réservé essentiellement des ballades soul. Elles correspondant parfaitement à son profil. Randy jouit d’une voix taillée pour chanter la soul. Stefano Intelisano se charge de l’orgue pour "Where's the love", pendant que Mr Morgan affiche beaucoup de créativité et de subtilité sur les cordes. "Stronger every day" est une plage qui allie beauté, simplicité et pureté. R&B, "When I get back home" est une ballade lente comme les aimait Otis Redding. L'orgue Hammond de Mike Hanna est un tremplin idéal à la performance vocale torride de la chanteuse noire de gospel, Benita Arterberry Burns. "97 times" est plus rapide. La voix soul blue se détache nettement. Les soli de Mike brillent de mille feux. Mais c'est bien en compagnie de Lee McBee, son vieux complice, que Mike Morgan se montre sous son meilleur jour. C’est également le moment au cours duquel les compos affichent leur face la plus blues. De sa voix inimitable et si chaleureuse, Lee chante "Sweet angel", un de ces blues lumineux sortis tout droit du pays des swamps. "I cried for my baby" constitue le texas blues lent attendu et espéré. Taquiné par les courtes phrases assassines de son pote Mike, et sur fond d'orgue Hammond, Lee se fait shouter de charme. Cet opus d’excellente facture s’achève par un autre shuffle made in crawl : "Time".

 

Jinder

I'm alive

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Ce jeune chanteur/compositeur et conteur anglais n’est âgé que de 25 ans. Avant de se lancer dans une carrière en solitaire, il a participé à différents projets. Dont un duo partagé en compagnie de son ami Olas, également compositeur. En 2004, le tandem avait d’ailleurs commis un album intitulé "The best of days ahead". Et puis, à ses débuts, il avait milité au sein d’un groupe rock répondant au patronyme de Candlefire. Sa carrière en solo l’incite à se produire un peu partout en Angleterre, et particulièrement au club ‘Troubadour de Londres’ où il se fait remarquer par le manager du label Folkwit. Il entre en studio pour enregistrer son premier elpee "Willow park", un disque paru en 2005. Il accomplit alors une tournée en Europe et aux States ; puis en mars 2006 retourne en studio. Pour la circonstance, il reçoit le concours de ses amis dont Melvin Duffy, préposé à la pedal steel guitar dans le backing band de Robin Williams. Il bénéficie en outre de la collaboration de Stephen Darrell Smith, son ancien partenaire chez Candlefire. Il s’y réserve les claviers, l'accordéon et assure la production.

"I'm alive" est une œuvre largement teintée de folk. Un disque qui s’ouvre par "Hill country". Dylanesque, country folk, énergique, cette plage est caractérisée par la présence d’une pedal steel vivifiante. Le spectre de Zimmerman hante également le superbe "A song to myself". On croirait presque entendre une de ses compos interprétées à la manière des Byrds, la voix de Jinder épousant le timbre de Jim McGuinn, pour la circonstance. Un climat prorogé tout au long de "Train in your voice", une ballade tendre enrichie par l'orgue Hammond et la pedal steel. Pourtant Jinder est loin de plagier son maître. Il possède son propre style. Sa voix est angélique. Il nous entraîne dans un univers empreint de poésie et de beauté, à l’aide de mots simples. Ses lignes mélodiques sont efficaces. Ce goût pour l’esthétisme alimente des ballades comme "Travellin' song", "Townes's blues" ou encore "Hazel county". Parfois, sa candeur et sa tendresse me rappellent Donovan, un chantre folk anglais qui a sévi au cours des 60s. Et "Cicadas café" en est la plus belle illustration ! "1922 blues" s’ouvre judicieusement au folk blues. La machine est cependant susceptible de s'emballer. A cet instant, tous les musiciens se serrent les coudes. Et je pense tout particulièrement au country honky tonk "Life" ; mais aussi à "In my time of dying", plage impressionnante par sa démarche dramatique. Pour la circonstance, les cordes libèrent toute leur puissance. Redoutable, le timbre de Jinder monte de deux crans et tutoie l’intensité d’un Robert Plant. Le tempo accélère. Et s’abandonne dans un boogie folk, franchement d’excellente facture. En finale, "Shake me" emprunte les rythmes à la Bo Diddley. Ils mènent la danse ! La section rythmique pousse les guitares vers l'emballement final, avant l’éruption…

Cosmic Rough Riders

The stars look different from down here

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Les Cosmic Rough Riders en sont déjà à leur sixième album. Un trio glasgowégien qui pratique de la britpop. Ou pour être moins caustique de la britrock. Un style pour l’instant totalement daté et systématiquement descendu en flammes par la critique. Suivant l’adage, on finit toujours par brûler ce qu’on a adoré… Partageant la sensibilité mélodique des Elbow, Coldplay, Travis, Doves et consorts, tout en vouant une grande admiration aux Beatles, les C.R.R. ne sont donc plus dans l’air de temps et leur « The stars look different from down here » risque donc fort d’être voué aux gémonies. Alors allez comprendre pourquoi, j’ai éprouvé énormément de satisfaction en écoutant cet opus. Probablement à cause des cordes de guitare chatoyantes, bringuebalantes, des mélodies contagieuses et des harmonies vocales limpides. Du tempo new wave exaltant l’épique « When you come around », de la fraîcheur émanant de l’hymnique « Lost in America » et du swing serpentant tout au long du jazzyfiant « Love won’t free me » (deux morceaux à siffloter sous la douche!). Sans oublier le très beau titre maître qui clôture l’album, une chanson réduite au piano et à la voix. Et puis parce que dehors il pleut, il fait gris ; et ce disque était un rayon de soleil sur ma platine. Mais ne le dites à personne…

Demon’s Claws

Satan’s Little Pet Pig

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Nouveaux venus au sein du catalogue In The Red Records, les cinq Canadiens de Demon’s Claws prouvent sur ce premier effort que la réputation rock & roll du label n’est pas usurpée. S’ils n’inventent rien de bien neuf, leur cocktail de rock garage, de blues, de country et de punk s’avère suffisamment explosif pour tenir l’auditeur en éveil. Que ce soit à travers le groove bluesy de « Shadow Of A Castle » ou le presque punk « Unemployement », Demon’s Claws maîtrise son terrain et sait dérouter son auditeur. Ainsi le très countrysant « That Old Outlaw » ne laisse en rien augurer de l’explosion furieuse qui tient lieu d’intro à « Wrong Side Of Town ».

Côté production, In The Red ne faillit pas à sa réputation : vocaux boueux, son cradingue, le tout dégage un furieux parfum de premières prises et confère au résultat final une sérieuse dose d’énergie et d’authenticité. Pour ceux qui ont prêté l’oreille aux précédentes productions du label telles que le duo de sauvages The King Khan & BBQ Show, on est en terrain connu. Un tracklist à la répartition nostalgique –face A/face B– soit une douzaine de titres pour 39 minutes. Droit au but et sans déchets. Rock & Roll.

Jennifer Lopez

Brave

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Le nouvel album de la diva latine ne change pas fondamentalement le chemin musical parcouru jusqu’ici. La belle Jennifer propose des chansons romantiques qui s’inspirent du hip hop old school, de Michael Jackson et des nouveaux sons r’n’b. Une bonne moitié de « Brave » s’enlise dans des titres plutôt faibles et convenus comme les ballades mielleuses « Forever » et « Gotta Be There », les sons crunk ratés de « Mile In these Shoes » ou le r’n’b rutilant mais banal de « Do It Well » ou de « Brave ». Quelques compos passent mieux la rampe, comme « Never Gonna Give Up » et sa belle section de cordes, les très soul « The Way It Is » (basé sur un énorme break de batterie) et « I Need Love » (calqué sur « Use Me » de Bill Withers) ou encore la jolie ballade « Be Mine ». Le reste est à oublier, sauf si vous faites partie du fan club de ‘Jenni from the Block’.


iTunes :

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YouTube :

http://nl.youtube.com/user/JenniferLopez?ob=1