Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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L7
Gary Numan
Chroniques

After

Endless Lunatic

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Ce n'est pas encore avec cet album que votre serviteur méritera la médaille de vitesse pure. Il date en effet de 2005. Pour ma défense, vous n'avez sans doute pas encore eu le loisir de lire une quelconque chronique consacrée à ce disque, écrite dans la langue de Molière. Et pour cause, ces Polonais n'ont toujours pas déniché de distributeur chez nous. Pourtant, on est en présence d’une production à la fois très réussie et fort attrayante. Signalons d'abord que l'un des membres permanents du groupe, le bassiste Mariusz Ziolkowsk, est aussi un des nouveaux venus chez Quidam 'nouvelle formule'. Et le genre musical d'After évolue justement au confluent de la dernière création de ce groupe et de l'excellent Riverside. De ce dernier, on retrouve la flamboyante sobriété toute émotionnelle. Il faut toutefois préciser qu’After propose une musique, certes souvent mélancolique, mais moins tourmentée et plus pop que Riverside. De Quidam, on retiendra l'élégante sérénité et les mid-tempos très mélodieux. Penser qu’After suit le sillon creusé par Quidam serait toutefois une erreur, puisque cet album est antérieur au « SurRevival » de son compatriote. Assez remarquable, cet opus propose huit très bonnes compositions pop/prog chantées par une voix belle et chaude, arrangées et interprétées de façon magistrale. Quatre d'entre elles pourraient sans complexe accomplir une carrière honorable sur les bonnes ondes FM. Ces chansons sont suivies d'un long instrumental contrasté, rehaussé par l'intervention de deux guests notoires : Jozef Shrzek (SBB) aux claviers et Colin Bass (Camel) à la basse. Production irréprochable ainsi que livret superbe et très complet parachèvent ce petit joyau auquel il ne manque pas grand-chose pour être absolument incontournable.



Ted Leo

Living with the living

Écrit par

Autant l’écrire tout de suite, cet album ne convainc pas d’entrée de jeu et l’inspiration manque quelque peu pour en réaliser une chronique. Le ton est en effet bien loin des mélodies ‘pop’ de 3 minutes qui accrochent instantanément par leur petit refrain. Heureusement, après trois titres, la patience et la curiosité sont rapidement récompensées. « Why do you love ? » nous plonge (enfin) au sein d’un univers passionnant. Celui de Ted Léo. Au guidon d’une Harley le long de la route 66. Dans ce contexte typiquement ricain, on se sent alors pousser des ailes. Et nous permet d’aborder la suite au cœur d’un périple qui oscille entre rock US bien trempé, bon vieux rock 70’s, rythm’n’blues, de folk irlandais -comme sur « A bottle of buckie », balayé par un whistle ou encore reggae (« The unwanted things »). Mais toujours en balisant le tout sur un tempo punk/rock engagé. Sans oublier d’y inclure l’un ou l’autre riff de guitare étincelant. Parfois on pense à Kings of Leon voire à Paul Weller (les ballades !). Les lyrics sont inévitablement engagés. Politiquement. A gauche, mais surtout anti-Bush. Sans l’indiquer explicitement. A l’instar de « The world stops turning ».

Bref, Ted Leo est demeuré fidèle à sa ligne de conduite. Mais sa philosophie s’adresse essentiellement à ses aficionados. En particulier ceux qui vivent sur la côte Est des USA. Vingt ans qu’il milite pour les mêmes idées. Même quand il sévissait chez les groupes de hardcore Animal Crakers, et Citizen's Arrest. Et apparemment, il n’a toujours pas envie de s’extraire de cette zone crépusculaire de l’underground. Ce qui n’empêche pas cette œuvre de s’avérer plutôt agréable à écouter… 

 

 

Air Traffic

Fractured Life

Écrit par

L’histoire semble se répéter à l’infini… Parachuté à nouveau d’on ne sait où, un groupe tout jeune, tout beau, tout chaud souhaite la reconnaissance et cherche à justifier les ventes de ses albums. Parcourant un peu les informations relatives à Air Traffic, on se retrouve nez à nez face à des métaphores déconcertantes : ‘introspection’, ‘rock atmosphérique’, ‘euphorie sexuelle’, etc. Des métaphores qui dessinent au-dessus de ma tête un point d’interrogation gigantesque, faisant de l’ombre au prétendu talent inné du groupe. Le choix du titre de l’album est, semble-t-il, motivé par un concept démantibulé des compositions. Toute cette litanie frise la masturbation intellectuelle là où les simples mots ‘rock de jeune’ viendraient définir parfaitement ce premier opus. On est loin de la publicité matraquée pour mettre en valeur leur génie musical inaltérable. Ce serait même un constat falot à établir après avoir écouté les 11 morceaux de la galette. Il est vrai que lors de la sortie du single « Charlotte », on pouvait espérer la confection d’un album frémissant, tant l’énergie du morceau semblait suivre l’ombre d’un Bloc Party. Mais l’exercice de l’elpee ne trompe jamais, et c’est bien déçu que l’on s’enfile des morceaux comme « Shooting Star » ersatz de Colplay ou « Empty Space » (déjà comme choix de titre hein !) où la larmoyante et plaintive voix haut perchée de David Jordan repose sur un piano triste à mourir, lui aussi. « I Cant Understand » soulève la même question, et « Get In Line » retrouve l’éclat du single mais ne convainc pas plus que le reste. Un bien banal bilan résumera cette chronique. La faute à la publicité qui l’entoure. Il ne suffit pas d’attirer l’attention, il faut également assurer ses arrières…

Various Artists

Paranoid Park (B.O. film)

Écrit par

Cinéaste profondément original, Gus Van Sant est aussi musicien. C’est peut-être la raison pour laquelle il affiche un goût très sûr pour illustrer musicalement ses films de plus en plus épurés. Les dix-neuf titres de cette bande originale partent dans tous les sens et reflètent bien l’état d’esprit du personnage du film, un jeune skateur rongé par la culpabilité. Et pour cause, il a tué un agent de sécurité…

Nino Rota est sans conteste l’invité d’honneur du disque. Le compositeur attitré de Federico Fellini participe à quatre titres. Issus de « Giulietta degli Spiriti » et « Amarcord, ils portent sa géniale patte : une atmosphère féerique susceptible à tout moment de verser dans le cauchemar. A côté de deux très belles plages signées Elliot Smith, figurent des fragments de la neuvième de Beethoven, un vieux tube de Billy Swan, le hardcore old –school (et inécoutable) de « The Revolts », la belle pop expérimentale de Menomena, les ‘soundscapes’ inquiétants de Robert Normandeau et Frances White, l’electronica d’Ethan Rose ainsi que le hip hop pas très inspiré de Cool Nutz. Sans oublier la country acoustique et surannée de Cast King, vieil homme de 79 ans qui vient d’enregistrer son premier album. Cette figure oubliée de la country des années 50 chante un intriguant « Outlaw » semblant provenir tout droit d’un ‘field recording’ d’Alan Lomax. Original et vivement conseillé !

Nadj

La

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Faites briller les cuirs les mecs, va falloir assurer sévère. Fini le temps où les concerts rock étaient désertés par la gente féminine, elles s’y sont introduites tout naturellement revendiquant même le droit à passer de l’autre coté de la scène : dessus !! Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, loin de là. Nadj, nourrie aux Fu Manchu et Motorhead n’en a gardé que les bonnes vitamines. Elle a décidé d’en profiter et de poser son 38 au pied du micro pour y crier ses textes. Elle n’é pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Motivée par l’intérêt suscité par une major sur sa maquette autoproduite, elle semble vivre avec délice ce virage important. La provocation glamour de cette petite Bretonne, ancienne RMIste, se ressent sur des morceaux plus calmes comme « Aime » ou « Le Sens des choses », n’échappant pas à un retour de flamme comme sur « Tu Joues Quoi ? » qui vient percuter les lèvres et l’arcade. C’est rock, c’est doux, c’est sexy, c’est simple. On sent que la belle à encore des choses à dire. Donc si comme moi vous aimez les sous-tifs en cuir, ceci est une affaire à suivre…

 

Black Tie Revue

Code Fun

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En découvrant le premier album de Black Tie Revue, je me suis rappelé l’époque de mes 17 ans lorsque j’écoutais Weezer à fond de cale dans ma chambre pendant que ma sœur, hystérique, cognait sur les murs, prétextant qu’elle ne parvenait pas à étudier. Car ce « Code fun », c’est un peu dans le même registre : du Weezer, du ‘teenage rock’ facile et à la mode. Presque dix ans plus tard, on est écrasé de lourdes responsabilités. Davantage de sérieux est exigé, et l’écoute de ce genre de musique passe difficilement la rampe…

Pourtant, pour enregistrer cet opus, le quintet de Pittsburgh a reçu le concours des géniaux The Brothers, maîtres de l’underground new yorkais. Mais cette collaboration n’est gère perceptible. Les débuts de !!! (NDR : chk chk chk) ou encore Free Blood, plus  récemment, avaient cependant bénéficié pleinement de leur expérience. Et on pouvait donc s’attendre à un résultat convainquant. On est loin du compte ; et je dois avouer que les quarante minutes de ce disque sont ennuyeuses à mourir ! Un tempo pratiquement immuable : le quatre temps. L’impression que toutes les chansons se ressemblent et manquent donc d’originalité. Des vocaux empruntés trop systématiquement aux Beach Boys.  

A l’instar de The Hives, Black Tie Revue est signé chez Gearhead Records. D’après leur page MySpace, le combo pratique de la ‘Love Music’, c'est-à-dire une expression sonore nourrie au Velvet Underground et aux Yum Yums. Anthony Badamo en est la tête pensante et nul doute qu’il ne devra pas forcer son talent (s’il en a) pour séduire les ados, tant son concept est à la mode. Désolé, mais j’ai parfois l’impression d’avoir pris un sérieux coup de vieux…

Torpid

Fraiseman

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Rencontré lors d’un concert de Sea and Cake au Botanique, le bassiste de Torpid m’a confié le peu de souci que son groupe se faisait de l’image qu’il renvoie et des modes en matière de musique. En témoignent les titres des chansons et l’artwork dadaïste du disque, mettant en scène une créature à tête de fraise, imaginée suite à la rencontre avec un étrange personnage lors de l’enregistrement de cet album, leur sixième…

Tendue, paranoïaque, et d’une redoutable efficacité, la musique proposée par le trio luxembourgeois émigré à Bruxelles mérite de se faire une place dans le petit monde trop propre sur lui du rock noir-jaune-rouge. Les ports d’attache Math- Rock/ Emo  sont certes vite identifiés (June of 44, Fugazi, Unwound, Jesus Lizard ou encore les brutaux Shellac de Steve Albini qui a enregistré et mixé ce disque), mais ils ne voilent ni l’originalité des compositions ni la qualité du jeu des musiciens. La rythmique est précise, nerveuse et contrastée (les deux parties du titre d’ouverture « Fluffy Bite » sont éloquentes à cet égard), et les guitares tranchantes, indomptables. La tension est permanente et la guerre au consensualisme se dessine à chaque virage : ici, aucune base n’est stable, une infinité de possibles se dessine et fait monter l’excitation tout au long de l’album. J’épinglerai particulièrement « Floos », monstre rampant, paresseux et vénéneux, qui finit par vous laisser au bord du chemin, harassé ou encore la pop sous perfusion de « Mucker », addictive au possible. Seule réserve : les ‘interludes’ dispensables qui affaiblissent un tantinet l’ensemble. Mais pas assez cependant pour gâcher le plaisir qu’on éprouve à l’écoute de cette musique grisante qui, tout en assumant pleinement ses références, privilégie l’audace et la créativité à la répétition de formules éprouvées.

Tarwater

Spider Smile

Écrit par

La boutique MORR Music, située au carrefour entre l’inconscient et le subjectif ouvre à nouveau ses portes. Derrière le volet où sont stockées les perles vient s’ajouter au rayon Tarwater un nouveau bijou : « Spider Smile ». Véritable vivier electro et actionnaire principale du Domino’s Festival 2006 (souvenirs, souvenirs …) MORR peut fièrement déposer dans son écrin et aux yeux de tous, ce petit bijou pour en présenter le montage parfait. Rien d’étonnant dans le chef du duo allemand de Tarwater après les excellents précédents albums (« Animals, Suns & Atoms », « The Needle Was Travelling », « Silur »,…) Le flair et la qualité, quand à eux, ne sont plus à prouver pour le label berlinois. Tissant sa toile avec patience et précision, ils développent, comme par magie, tout ce que l’electro à de plus beau et de plus touchant. Pris par surprise dans la toile de l’Araignée Souriante, on la laisse nous empaqueter, non pas pour nous dévorer mais plutôt pour nous protéger d’un prédateur crapuleux. L’écoute des 11 titres se fait tout aussi naturellement et simplement qu’en appuyant sur la touche ‘play’ de notre machine. L’ambiance flottante envahit la pièce créant ça et là des petits cocons où il fait bon flâner, des petites cellules ouvertes, inondées d’émotion. Avec ses influences pop et folk, cette petite merveille est à mettre de toute urgence entre les oreilles prêtes à se faire du bien, prêtes à pénétrer un univers electro riche et simple à la fois. Se refuser ce petit plaisir serait une erreur et la certitude de manquer une bonne affaire.