L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Nirvana

Transmissions

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Classic Rock Productions avait aligné toute une série de DVDs consacrés à des légendes du rock. L’originalité ne procédait pas de l’immortalisation de concerts ou d’un historique de ces formations ou artistes, mais bien d’une analyse critique d’elpees parus au cours d’une période bien définie. Des musiciens, des critiques ou des journalistes musicaux avaient ainsi participé à ce projet. Cette nouvelle série s’intéresse à nouveau aux monuments de l’histoire du rock, mais sous une forme différente, puisque si l’un ou l’autre clip leur sont consacrés, l’essentiel de l’objectif est concentré sur l’audio. Pour Nirvana, on a ainsi droit au célèbre live KAOS FM radiodiffusé le 17 avril 1987. Remasterisé, il est ici reproduit en intégralité ! En bonus figure également le fameux concert ‘Saturday Night Live’ enregistré aux Etats Unis en 1992 et 1993. Il recèle des versions proposées en avant-première des albums « Nevermind » et « In Utero », à la fois sous forme audio et vidéo. Le CD est inséré dans un magnifique livret de 72 pages dans lequel figurent une biographie historique et une analyse approfondie titre par titre de tous les albums studio de Nirvana ; le tout enrichi de nombreuses photographies pratiquement introuvables. Un opus indispensable pour tous les fans de la bande au défunt Kurt Cobain !

José Gonzales

In our nature

Écrit par

Né en Suède, mais de parents argentins, on connait surtout José Gonzales pour ses versions acoustiques de titres tels que « Love will tear us apart » de Joy Division, « Hand on your heart » de Kylie Minogue, « Smallboy town boy » de Bronski Beat ainsi que « Born in the USA » ou « The ghost of Tom Joad » de Bruce Springsteen. Et bien sûr la cover du « Heartbeat » de The Knife, plage qui avait permis à Sony de développer une campagne mondiale de pub. Pourtant l’artiste est également responsable de compositions personnelles. En 2005, il avait ainsi concocté un album solo, intitulé « Veneer ». En outre, il a également collaboré à de multiples projets dont ceux de Zero 7 et Junip. Sans oublier son coup de main apporté auprès de l’artiste hip hop Plan B.

Sur son nouvel opus, figure une nouvelle reprise. Celle de « Teardrop » de Massive Attack. Mais surtout neuf nouvelles chansons personnelles. Une œuvre intimiste, minimaliste qui se limite à sa voix claire et chaleureuse (dédoublée ou légèrement reverb), un chouia d’électronique, quelques frappements de mains et une guitare sèche, le plus souvent overdubbée. Une technique qui lui permet de jouer à la fois en picking et en puissance ou même de suppléer à la basse. Les mélodies sont douces et délicates, les lyrics poétiques. Nous ne sommes pas très loin de l’univers d’Elliott Smith ou de feu Nick Drake. Mais le feeling cool latino en plus. C’est dans sa nature.

Rich Cohen

Sour mash

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Originaire de Pittsburgh, en Pennsylvanie, ce jeune musicien a longtemps vécu au sein de sa famille, à Los Angeles, avant de rejoindre New York, il y a une dizaine d'années. Depuis, il y est resté! Musicien très sollicité, il est parvenu à se forger une identité musicale en intégrant de nombreux éléments issus de styles divers : du blues bien sûr, mais également du jazz et du rock'n'roll. Il nous invite à accomplir un tour des States : du blues de Chicago aux rythmes de la Nouvelle Orléans, en passant par les shuffles texans, le jump et le swing californien. Il semble donc bien se nourrir dans ce creuset qui constitue le blues le plus populaire aujourd'hui. Pour enregistrer "Sour mash", il a reçu le concours de ses musiciens, en l’occurrence le Blues Prescription ; c'est-à-dire une section rythmique constituée du bassiste Admir ‘Dr Blues’ Hadzic et du drummer Barry Harrison (ce solide musicien de couleur noire a longtemps sévi chez le backing band de Johnny Copeland) et enfin sa fille Shemekia. Pour concocter cet opus il a également fait appel à de solides connaissances : George Papa George aux claviers et surtout Jason Ricci à l'harmonica. Considéré comme un jeune prodige, ce dernier vit à Nashville, compte déjà trois albums personnels à son actif et drive son propre groupe : New Blood. Le Rich Cohen Blues Band avait déjà gravé un elpee en 2005 : "Who's that knocking".

En ouverture, Rich attaque "Can't do nothing about it". Du blues solidement rythmé destiné à donner rapidement le champ libre à Jason Ricci. Ce véritable prodige joue comme nul autre. Très personnel, son jeu est basé sur une accumulation de notes ; mais aussi sur une créativité constante. Cohen embraie aussitôt par un solo construit progressivement. Il monte sensiblement en puissance. La barre est déjà placée fort haut. Instrumental, le titre maître émarge au funk participatif. Il est alimenté par tous les instruments : les percussions de l'ami Rod Gross, l'orgue de Papa George et la basse d'Admir ; pendant qu’à l'avant-plan, les cordes tissent des arabesques dans un contexte jazz funk. Dans le même registre, les musiciens adaptent "2:19", une compo signée Tom Waits mais revue et corrigée suivant leur imagination. Rich murmure des mots hypnotiques tandis que les instruments creusent de nouveaux sillons novateurs. Autre instrumental, "Bounce & burn" permet à Cohen de swinguer et de jumper sur les cordes. Rich chante de son timbre rocailleux et quelque peu nasillard une version très rafraîchissante du "Floating bridge" de Sleepy John Estes. L'orgue Hammond nous plonge dans un climat décontracté. Jason apporte sa touche émotionnelle de l’instant à l'harmo. Il se fait avare de ses notes pour mieux faire passer le message et céder le témoin à Rich dont les notes sont puisées au plus profond de sa sensibilité. Véritable rampe de lancement à ses solistes, Dr Blues assure le rythme sur "Shame on you", un shuffle classique à la texane. Cohen est un musicien brillant. Et il le démontre constamment. Il emprunte même la technique d’Hubert Sumlin sur "Rx Blues", avant de se mettre à délirer, à improviser, à dénicher des notes improbables sur un thème proche d'Howlin' Wolf. La Blues Prescription poursuit son invasion victorieuse par un nouveau shuffle intitulé "Who's that knockin'?". Impossible de tenir en place : un sommet ! La finale a été immortalisée en 2006, au Trumpets de Montclair. Un morceau ‘live’. Près de 10' de défonce boogie exécutée sur le thème du "Shake your hips" de Slim Harpo.

Non seulement cet album est d’excellente facture, mais il constitue une véritable découverte. Rich est un musicien qui déborde d’idées. Il a ainsi mis d’autres projets en chantier. Dont une approche exploratoire et introspective consacrée à l'utilisation des instruments à cordes acoustiques ; un dessein notamment concrétisé par l’elpee "Moods and meditations", paru en 2005. En outre, il trouve encore le temps de partager un duo acoustique en compagnie de l'harmoniciste Miguel Weissman. Leur album "Hollow log" devrait sortir d'une semaine à l'autre et présenter une facette de blues traditionnel, plus proche du Delta du Mississippi. 

Club Of High Eyebrows

Older Now

Écrit par

Cet album intrigue immédiatement. Son concept graphique est étrange. Un enfant casqué semble se protéger du soleil. Il nous apparaît en contre-jour. Le patronyme de ce groupe hollandais est aussi tordu : Club Of High Eyebrows. Ah bon ? Les miens continuent à froncer quand, une fois ouvert, l’album déploie le nom de leurs auteurs. Silver Surfering Rude Boy Tylon au chant, par exemple. On pense naturellement à un album hip hop, imaginé par des artistes un tantinet railleurs. Même les silhouettes à casquettes dessinées à l’intérieur de l’album exhalent ce parfum. C’est en découvrant le nom du label (NDR : Hazelwood Vynil Plastic) que ma patience me lâche, et me pousse à enfourner le cd dans mon lecteur.

Ok, on est loin, très loin du hip hop, et on pénètre finalement dans un univers rock indie. Aux premiers accords de « Tar Black Poisoned Cup », une pop folk sans complexe module la voix sur une ballade tendre et s’enflamme au fur et à mesure. Les guitares sont terriblement tranchantes. Et je mettrai ma main à couper qu’elles demeurent aussi affûtées tout au long de l’elpee. « Prince Of Turbulence » entame une ronde autour de la batterie afin d’affûter les médiators. Tous les morceaux suivants s’enchaînent très vite, et s’imbriquent les uns dans les autres assez facilement ; le tout en respectant une cohérence manifeste. Des plages comme « Aquarius », « Gift Of Song » ou « Veering Between The Genders » sortent un peu du lot. A cause des mélodies acidulées mises au service d’une pop tendre. On récupère vite la touche que le groupe est occupé d’afficher pour « Club Of High Eyebrows », la petite merveille de l’album. Et s’il n’y avait qu’un morceau à écouter de cet elpee, je choisirai celui-là. Il représente à lui seul tout l’univers un peu répétitif mais pas vraiment saoulant des quatre larrons. Si vous aimez Godhedsilo ou Idaho, ce disque devrait vous botter.

She’s Spanish, I’m American

She’s Spanish, I’m American EP

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La pérégrination de Josh Rouse prend une nouvelle tournure. Après s’être installé auprès de sa petite amie sous le soleil espagnol et avoir sorti en 2006 « Subtitulo », un disque fortement influencé par sa nouvelle vie, il revient accompagné de sa belle, Paz Suay, dans un side-project subtilement nommé « She’s Spanish, I’m American ». Ce premier EP éponyme est composé de 5 tranches de pop estivale, fidèles au style de Josh Rouse mais relevé par le charmant accent de Paz Suay. Elle a beau ne pas toujours chanter très juste, la jeune femme se révèle être un joli atout (dans tous les sens du terme). Enfin, bien que l’on retienne essentiellement « These Long Summer Days », seul titre interprété intégralement par Rouse, le duo nous offre dans l’ensemble une excellente incursion dans leur dôme intime. Et en bons voyeurs que nous sommes, c’est d’une impatience non retenue que l’on attendra le premier album.

Mark Ronson

Version

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Mark Ronson est un verni. Avec ses airs de Benjamin Biolay, ce beau gosse talentueux transforme en or tout ce qu’il touche. Il remplit ses poches et la liste de ses potes sans aucun problème. Mixeur, musicien, DJ, producteur, c’est en manifestant un flegme purement britannique qu’il se détache de l’image hip hop lui collant aux doigts. Se frottant aux plus belles et aux plus talentueux du moment, il arrange des versions made in Ronson provenant de classiques appartenant à The Smiths (« Stop Me »), Zutons (« Valerie ») ou Britney Spears (« Toxic »), par exemple. Démoulant les mélodies pour les ré-enrouler dans un esprit plus dance et groovy, il les propose à différents artistes, tout aussi célèbres que les airs qu’ils reprennent. Ronson actualise ses cartons d’invit’ en conviant Ammy Winnehouse, Kasabian, Paul Smith, Lily Allen, et même Robbie Williams. Quoique ce dernier parvient à massacrer l’excellent « The Only One I Know » des Charlatans. Tout ce beau monde doit le changer du feu ODB (Old Dirty Bastard mort récemment d’une overdose) hantant ses studios. Le concept des reprises de covers est largement connu chez nous, grâce à une certaine Béatrice Ardisson ; mais la particularité de ces adaptations procède de la position des artistes mis en situation imprévue. Ainsi que de la qualité des remixes, nettement mieux soignés lorsqu’il sont passés entre les mains du petit Anglais. Commercial au possible, « Version » se répand à la vitesse de l’éclair. Ne soyez donc pas surpris d’entendre chez vos amis du Kaiser Chief à la sauce Lily Allen ou du Radiohead crucifié par Phantom Planet. Répondez d’un sourire complice, en ce moment c’est ‘has been’ de ne pas apprécier la déformation de l’indéformable.

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=251312556&s=143446

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6151899

 
 

Les Ballets C. de la B.

Import/Export

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Les ballets C. de la B. sont une des trois principales compagnies de danse en Flandre et sont depuis plus de vingt ans une plate-forme artistique pour différents chorégraphes comme Koen Augustijnen, chef de file des Ballets. Import Export est la version live de la musique du spectacle de danse éponyme de Koen Augustijnen. Ce sont les compositeurs Bart Vandewege et Sam Serruys (né en ‘77 !) qui ont combiné et adapté la musique baroque et la musique électro-contemporaine. Chimie unique et fusion entre le vieux et le nouveau. Bart Vandewege a parfaitement réussi les adaptations des compositions de Couperin, Charpentier, Hahn, Clérambault et Lambert pour l’alto Steve Dujardin et le Quatuor à cordes Kirke. Tous trois, Bart Vandewege, Sam Serruys et  Steve Dujardin ont un cv impressionnant et développent leurs talents dans le monde du théâtre, du cinéma et de la danse pour les deux premiers et l’opéra, la musique contemporaine et la danse pour le dernier.

Le quatuor à cordes Kirke quant à lui est composé de quatre amies issues d’Anvers. Elles jouent ensemble depuis quelques années et leur vaste répertoire va du classique au tango en passant par la pop. Pour l’anecdote, Kirke doit son nom à la nymphe grecque Kirke, qui habitait sur l’île paradisiaque d’Ayaya, là où de somptueux repas et boissons enivrantes coulaient  à flot. Elle possédait aussi un don magique de transformer les hommes difficiles en porcs. (Information non vérifiée !)

La version live de la musique du spectacle Import/Export a l’avantage de nous faire entendre les mouvements des danseurs, rythmés sur le sol. Selon que vous ayez assisté ou non au spectacle, vous revoyez ou imaginez le décor industriel, chantier portuaire tout en verticales et échafaudages. Le souffle des cordes et de l’alto se mêle au souffle des danseurs. Et nos oreilles d’explorer ce nouveau langage, combinaison de théâtre, acrobatie, musique baroque et sculpture. Une (re)découverte de la musique baroque, en scènes  brèves et au contenu d’une haute émotion.

A écouter en boucle (non pas avec des bigoudis !)

A noter : les Ballets C. de la B. sont l’ambassadeur culturel de l’Unesco, IHE, Institut for Water Education.

Charlotte’s Shadow

Eternal sleep (Ep)

Écrit par

Trio espagnol, Charlotte’s Shadow est manifestement hanté par la musique gothique du début des eighties. La cold wave aussi. Des influences qui oscillent de Cure à Bauhaus, en passant par Indochine (époque « l’Aventurier ») et Sisters of Mercy. La voix de J.Catala campe même un hybride entre Peter Murphy et Andrew Eldritch. Sur cet Ep 4 titres, la version radio de « Hush », morceau qui termine la plaque, une voix féminine vient déclamer quelques lyrics, à la manière d’Anne Clark. Bref, si leur solution sonore tient plus ou moins bien la route, elle manque singulièrement d’originalité ; et dans ces conditions sera inévitablement traitée de revivaliste…