Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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The Cure
Chroniques

Various Artists

Dans ta rue 2 : la compile hip hop 2007

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Deuxième volume de la série, ce double cd s’attache à documenter le nouveau hip hop belge. Pas de ‘rap classe moyenne’ ici, plutôt des titres qui restent ancrés aux racines sociales du genre. Partagées entre quelques artistes déjà établis (Akro, James Deano) et d’autres encore underground, ces deux rondelles réservent bien évidemment des bons moments et des plages moins essentielles. Dans le bon, « Les Autres » accouchent du mélancolique « Le Sens du Vent » et parviennent à conserver l’équilibre au sein d’un style où beaucoup de emcees sombrent dans le geignard. Tout en ‘skills’, Akro (Starflam) et Mesbass étalent leur flow agile sur le beat bondissant de « Musique thérapie ». En recyclant un riddim ragga sur « Propose », 13hor pond un rap hardcore efficace qui s’invite sur les pistes de danse. Toujours comique (mais pas si insensé que ça), James Deano rend bien hommage à la gent féminine sur « Ce ventre qui m’a porté ». Sur un beat démentiel de Noza, « Intrus-mental » de Maky décroche la palme du meilleur titre du lot. Le très mélodique « Du mal à m’y faire » des Distillerz et S-kaa fait mouche aussi. Dans une veine ‘outkastienne’, Siku-Siku se prépare à « L’interview », dopée aux scratches et aux claviers bien gras. Le coup de cœur est pour Saida et son hilarant « Amazone » : « Je rappe mieux que vingt types en même pas deux lignes ! ». En plus, elle a raison.

The Cinematics

A strange education

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On ne parvient pas toujours à comprendre pourquoi, mais il arrive parfois qu’en écoutant l’album d’un nouveau groupe, on se mette à flasher instantanément. C’est le cas pour « A strange education », premier essai de cette formation glasgowégienne. Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais la qualité des trois-quarts de l’œuvre compense largement les deux ou trois plages moins intéressantes. Dont le titre maître. Probablement celui que vous risquez d’entendre le plus sur la bande FM. Manifestement destiné aux charts (donc à la thune), il évoque le Simple Minds de l’époque « New gold dream ».

Mais venons-en à ce qui rend cet opus aussi séduisant. Tout d’abord, la voix du chanteur. Son timbre oscille entre celui de Brett Anderson (Suede), Chris Martin (Coldplay), Fynn Andrews (The Veils) et Neil Diamond. Pas mal quand même ! Et puis il y a la guitare ligne claire du soliste, Ramsay Miller. Sur les deux premières plages, « Race to the city » et « Break », ses sonorités bringuebalantes font mouche. Un peu à la manière d’And Also The Trees. Encore que le premier titre soit imprimé sur un tempo funkysant ; dans l’esprit de Spandau Ballet. Pensez à « To cut a long story short ». Et ce phénomène se reproduit sur le très dansant « Keep forgetting », d’ailleurs paru sous la forme d’un single. Les références aux eighties se bousculent d’ailleurs tout au long de ce disque : A.A.T.T. (cette guitare !), Echo & the Bunnymen, The Smiths sans oublier la bande à Gary Kemp, même si certaines compos manifestent une emphase lyrique et mélodique immortalisée sur les premier albums de Suede. A cet instant, les riffs de gratte empruntent un phrasé digne du meilleur Bernard Butler. Peuplé de hits potentiels, l’elpee s’achève cependant par un titre plus complexe, « Asleep at the wheel », un morceau qui s’achève dans un délire semi noisy, semi psychédélique. Epatant !



Uman

L’aventure c’est l’aventure

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Vétéran bruxellois de l’underground hip hop et ragga, Uman sort un premier album solo. Un disque qui couronne et résume bien les multiples activités du bonhomme. Collaborateur régulier chez les excellents De Puta Madre, animateur (radio et soirées) du soundsystem Bass Culture, Uman n’a pas chômé au cours de ces quinze dernières années.

« L’aventure c’est l’aventure » met fin à un silence de quelques années, car depuis le mini album « La Chaîne Alimentaire » en 2003, on avait plus trop de nouvelles discographiques de l’homme, mis à part quelques 45 tours et l’album mixtape « Umanizm ». Uman s’est éloigné des fureurs ragga qui étaient sa marque de fabrique pour accoucher de cet opus plus mélancolique et réfléchi. Réalisé en compagnie du jeune producteur Simon Lesaint, Bai Kamara et Peter Soldan, « L’aventure c’est l’aventure » reste tout de même dans les tons jamaïcains (excepté l’incursion congolaise et énergique de « Comme On A Dit »). Le reggae roots domine, embelli de belles touches acoustiques (mélodica, accordéon, guitare sèche) et d’un soin particulier accordé aux mélodies. Un disque sincère qui contient son lot de franches réussites (« En Avant Toute », « On A Le Temps », « Ma Gueule ») et, malgré une relative uniformité, s’écoute avec plaisir.

Le Comte de Fourques

Sans me forcer

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Sans se forcer, David Legal, alias Le Comte de Fourques, signe une collection de treize titres (pour narguer la malchance ?) spontanés et légers. Originaire du sud (de Fourques. D’où le nom de scène. Ben oui : « Sans me forcer »...), Le Comte admire Dominique A et Jean-Louis Murat, méprise les rimes et les scélérats. Le Comte est bon (écouter l’excellent morceau « Le bonheur est nocturne » et son refrain féminin à la Dani). Le Comte est beau (rapidement, il séduit Cali, le Catalan, qui lui offre ses premières parties). Enregistré au studio Vega de Carpentras en compagnie de Mitch Olivier (Alain Bashung, Rita Mitsouko, Anis), ce premier album se veut critique d’une société nombriliste (« A bicyclette »). « Sans me forcer » navigue entre chanson (« Dans la lune », « La vie est belle ») et rock (« Y a-t-il un monde », « Par-dessus la jambe ») par la grâce de petites histoires. Le Comte de Fourques ne rédigera pas de nouvelles lettres de noblesse à l’attention de la chanson française. Mais la fraîcheur de son univers est tout à son honneur. Vive Le Comte !

 

Basia Bulat

Oh, My Darling

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Joli, tendre, émouvant… Même s’ils sont sincères, les qualificatifs que l’on pourrait utiliser afin de décrire « Oh, My Darling » ne peuvent être qu’aussi banals que le produit lui-même. Basia Bulat, l’une des dernières exportations de nos amis canadiens –ils nous avaient habitués à mieux ces derniers temps–, nous offre douze ritournelles bien policées mais quelques peu apathiques. Etonnant pour un recueil produit par Howard Bilerman, l’homme derrière le légendaire « Funeral » d’Arcade Fire. Bien que la voix de la jeune femme soit remarquablement ravissante et, surtout, reconnaissable dans la masse de chanteuses folk qui envahissent les ondes radiophoniques, elle n’en est pas pour autant inoubliable. Quelques morceaux de ce premier essai pourraient certainement faire les beaux jours de la demoiselle (« Snakes & Ladder », le très Tilly & The Wall « Before I Knew », « Why Can’t It Be Mine »…) mais « Oh, My Darling » ne sera jamais plus que l’un de ces disques que l’on pose à l’intérieur de sa platine à deux ou trois reprises. Avant de le renvoyer gentiment prendre la poussière sur l’une ou l’autre étagère….

Stéphane Pompougnac

Hôtel Costes 10

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Stéphane Pompougnac, maître incontesté des soirées hypes et onéreuses, nous revient pour la sortie de la compilation « Hôtel Costes volume 10 ». Et oui… déjà une dixième édition en autant d’années ! Pour être franc, le résident du luxueux hôtel parisien de la rue Saint Honoré ne s’est pas vraiment foulé. On aurait pu s’attendre à un évènement mais il n’en est rien.

Bien que très prometteur dans le monde de la lounge, cet ancien serveur de l’hôtel devenu DJ semble être en panne d’inspiration depuis quelques temps. De manière générale, on ne ressent plus autant de ferveur et de plaisir que sur ses premières compilations. Pourtant tout semblait partir sur des chapeaux de roues ! Surtout après l’écoute de « Paper Aeroplane », « Psycho Girls and Psycow Boys » ou encore « My Society ». Ces trois premières plages nous propulsent directement dans une ambiance boudoir fort intimiste. Pompougnac parvient à nous faire vibrer sur des mélodies douces ou enjouées et possède toujours ce don de dénicher quelques perles rares en matière de vocalise. Mais rapidement, les choses se compliquent et le Parisien frise avec la légèreté et semble perdre progressivement ce ‘french flair’ si bien connu. En proposant des morceaux beaucoup moins électro, notre musique de boudoir a tendance à se transformer en musique d’ascenseur. Et puis, en fin de parcours, on sort finalement déçu…

Heureusement, pour se consoler, on mate inlassablement les superbes ‘ladies’ que l’on retrouve traditionnellement sur chaque pochette des différents volumes. C’est déjà ça de pris ! On ne négligera pas le fait qu’en une décennie, le Pompougnac a prouvé qu’il était l’un des seuls types capables de réunir diverses cultures de différents pays sur un même disque. Dommage qu’il s’éloigne de ses premiers essais sur lesquels les voyages étaient bien plus présents. A vous de juger ! Pour les inconditionnels, un coffret collector est paru : « Hotel Costes : The Collector Box ». Vendu sans les délicieuses créatures… Zut !

Dean Wareham & Britta Phillips

Back Numbers

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Luna disparu, Dean Wareham et Britta Phillips ont donc décidé de continuer l’aventure en duo ou plus exactement sous la forme d’un couple (…). Un exercice de style qu’ils avaient déjà accompli en 2003, en concoctant l’album « L’Avventura » et puis un Ep, fin de la même année. A nouveau produit par Toni Visconti (Bowie, T.Rex), « Back numbers » tourne radicalement le dos aux compos électriques et tumultueuses pour embrasser un style tout en douceur, esthétisme et mélancolie, un style dominé par des synthés et des instruments semi-acoustiques. On savait Dean et Britta fascinés par les exercices de style opérés d’une part entre Gainsbourg et Brigitte Bardot ou Jane Birkin ainsi que Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Ce « Back numbers » s’en inspire manifestement. Surtout au niveau des voix (le timbre sensuel et éthéré de Britta, contemplatif de Dean). Elles se conjuguent la plupart du temps en superbes harmonies. Délicatement country & western, “Say goodnight” en est manifestement le plus bel exemple. En outre, le duo reprend « You turned my head around » du défunt chanteur/compositeur/producteur yankee. Lors du refrain, Britta y gémit pourtant comme Dolores O’Rioardan. L’elpee recèle d’ailleurs plusieurs covers. Souvent obscures. Claudine Longet, franchement, je n’en avais jamais entendu parler. Née à Paris le 29 janvier 1942, cette chanteuse et actrice française était très populaire aux États-Unis dans les sixties et les seventies. Dean et Britta en adaptent son « White horses », sous un format subtilement jazzyfiant. « Teen angel » de Donovan, ensuite. Et puis une version candide d’« Our love will still be there », une chanson signée Reg Presley des Troggs. Sonic Boom apporte son concours à la valse alanguie et aquatique « Wait for me ». « Me & my babies » est une autre valse lente, mais davantage intimiste. Deux compos bénéficient d’arrangements luxuriants. Symphoniques tout d’abord pour « Crystal blue R.I.P. », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire des Bee Gees au cours des sixties. Et puis ‘philspectoresques’. Tout au long de « The sun is still sunny », une ballade qui ne manque pas de charme. Dean & Britta évoluent aujourd’hui à des années-lumière de Luna et surtout de Galaxie 500. Il faudra s’en accommoder…

 

Tracey Thorn

Out of the Woods

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Volontairement disparue de la circulation depuis le « Temperamental » de Everything But The Girl (1999), Tracy Thorn met au placard Ben Watt, sa moitié sur scène comme à la ville, ainsi que ses michetons afin de nous envoyer à la tronche un come-back du genre ‘j’arrive, je défonce la porte d’un coup de bottines en cuir et je montre à tous ceux qui m’ont oubliée qu’ils ont fait une grossière erreur’. A l’instar de ses compatriotes Beth Gibbons et Lou Rhodes, Tracy Thorn s’offre une petite aventure parallèle plus que bienvenue. Produit, entre autres, par Ewan Pearson, ce second essai solo déchire grave, tout simplement.

Thorn, dont la première œuvre en solitaire (« A Distant Shore ») date déjà de 1982, délivre sur « Out Of The Woods » onze titres d’une perfection rarement atteinte dans ce que l’on connaît de la pop. Ouvrant son nouvel essai sur des premiers morceaux mélancoliques d’une justesse affolante (« Here It Comes Again », « A-Z »), Tracy Thorn se joue de l’auditeur en lui délivrant des bombes disco (« Get over It », le single « It’s All True ») pour le replonger à nouveau et sans aucune transition dans la douceur, quelques instants plus tard (« Hands Up To the Ceiling », « Easy »). Mais c’est surtout devant le monstrueux « Grand Canyon » que l’on s’arrête net pour louer l’immensité de la galette. Les 25 années d’attente entre « A Distant Shores » et « Out Of The Woods » sont largement compensées. Une surprise divinement bonne.