Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Chaka Demus & Pliers

Back Off The Wall

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Au début des années nonante, Chaka Demus (le emcee) et Pliers (le chanteur romantique) avaient connu le succès international grâce à des titres comme « Tease Me » et « Murder She Wrote ». Il faut dire que les mains expertes de Sly & Robbie se chargeaient de la musique et ont permis au duo de sortir de l’underground jamaïcain pour toucher le grand public.

Presque vingt ans plus tard, la paire sort d’une semi retraite (NDR : 10 ans d’absence en fait) et concrétisent ce come-back par la confection de ce « Back Off The Wall », enregistré entre Londres et Kingston. Pas de surprises à attendre : Chake et Pliers proposent ce qu’ils font de mieux : des ballades romantiques et des morceaux plus calibrés pour les dancefloors.

Le disque s’ouvre par une belle reprise des Paragons qui laisse la part belle au flow de Chaka. L’élégant « Treat her Right » continue sur le même thème « Smooth » avant que l’auditeur soit convié à danser sur « Riding In The Front » et « Bounce It ». Ce dernier titre est d’ailleurs proposé en trois versions différentes, mais pas vraiment convaincantes. « Happy Say Yea » s’aventure aussi du côté ragga mais le mix musical mollasson nous empêche d’adhérer à la chanson. « Turn Me » revient aux thématiques ‘lover’ chères à Pliers, pour un morceau lorgnant carrément vers les productions internationales de Shaggy. Le sympathique « So Proud » recycle une vieille rythmique dancehall et apporte un peu de variété à l’album, tout comme l’innovant « Afromantic Girl », un électro funk ultra efficace auquel on décernera le prix du meilleur titre de l’album. Le grand Toots et ses Maytals sont à l’honneur sur « It’s you It’s You », un grand classique du ska enrichi de surprenants banjos. La suite de l’album se disperse entre quelques titres ragga dispensables et le plus grave « Man A Lion ». En conclusion cet elpee un peu inégal et moyen est heureusement sauvé par cinq plages de très haut niveau.

 

Vinicio Capossela

Nel Niente Sotto Il Sole

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Fils d’Italiens immigrés en Allemagne, Vinicio Capossela s’est construit une carrière atypique au sein de sa péninsule natale. Depuis le début des années nonante, il a sorti plusieurs albums et un roman. Il est ainsi progressivement devenu un artiste populaire et très respecté auprès de ses pairs, grand écart pas toujours facile à réaliser. Double cd/dvd « Nel Niente Sotto Il Sole » est un témoignage de la tournée accomplie à la suite de la sortie de son dernier album, l’ambitieux « Ovunque Proteggi ». Une tournée qui l’a amené aux quatre coins de l’Italie, mais aussi à l’étranger. Vinicio Capossela puise énormément dans le folklore méditerranéen (et mondial), la variété italienne des années 50/60 (Carsone, Celentano), mais sa musique évoque surtout Tom Waits (période « Rain Dogs » et « Bone Machine ») ainsi que Captain Beefheart. L’homme ne se contente pas de copier ses illustres modèles ; il injecte une solide dose de personnalité dans les cavalcades démoniaques qui constituent le menu principal de ce témoignage live. Musicalement très riche, la formation qui accompagne Capossela fait parler la poudre. On est très loin des nombreux rockers italiens qui s’appliquent à singer platement leurs modèles américains et anglais. Pour pleinement apprécier la musique, la compréhension de l’italien reste tout de même essentielle, tant le soin accordé aux textes est important.

Le pendant visuel du disque aide à mieux comprendre les performances scéniques de notre homme. Elles sont éminemment visuelles et tiennent du spectacle total : ombres chinoises, déguisements empruntés au folklore sarde, scénographie soignée. Le dvd n’est pas une captation classique d’un seul concert mais plutôt un grand mélange entrecoupé de paysages mystérieux de Sardaigne et de scènes jouées dénotant une grande obsession pour la mort et les thèmes bibliques. Bref, une excellente introduction au riche univers du bonhomme.

 

Eleni Mandell

Miracle of five

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Une voix douce et des mélodies distinguées : c’est à peu près tout ce qu’Eleni a à nous proposer. Mais c’est beaucoup. Car elle nous détend, cette voix chaleureuse posée sur des airs semi-folk, semi-jazz qui ne demandent rien d’autre que d’être écoutés d’au moins une oreille… Ancien enfant de chœur, initiée au piano et au violon depuis l’âge de cinq ans et demi, Eleni signe un cinquième album certes court (36 minuscules minutes) mais lascif, tendre et clairsemé, presque trop simple pour être beau. D’histoires d’amour jazzy en comptines country, elle love ses sentiments dans une sorte de voile caressant, nous invitant à des voyages calmes et voluptueux qui s’offrent souvent le luxe d’être troublants. Et faussement insignifiants.



REO Speedwagon

Find Your own Way Home

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A l’instar de Styx, Kansas, Journey ou Boston, Reo Speedwagon fait partie intégrante de la mouvance hard fm US des années 70 et 80, qualifiée aussi de scène AOR. Difficile donc de ne pas jouer les anciens combattants quand on a sorti son premier album en 1971. Le combo de Kevin Cronin devra cependant attendre dix ans avant d’atteindre la renommée internationale, en concoctant l’excellent « Hi Infidelity » et bien sûr son hit interplanétaire « Keep on Lovin you ».

En 2007, Cronin plus maigre qu’un canari anorexique, et peroxydé comme une vieille mère maquerelle, rappelle ses complices Bruce Hall et Neal Doughty pour enregistrer une nouvelle galette. Il en profite pour accorder quelques concerts sur le Vieux continent. Le set concédé lors du dernier Schwung festival à Roeselaere a fait forte impression chez les amateurs de hard US mélodique. Le groupe pétait la santé, et les quelques nouvelles compos offertes au public pour l’occasion laissait entrevoir le meilleur !

« Find Your own Way Home » est un bon album de Reo, sans être un chef d’œuvre. Il recèle des titres bluesy un peu plus faibles (« Lost on the Road of Love ») et des morceaux apparemment datés (« Run away Baby »). Mais on y rencontre surtout des plages irrésistiblement mélodiques aux refrains hymniques tels « I Needed to Fall » ou « Let My Love Find You ». Plus soul, « Born to love you » fait retomber la pression. On épinglera toutefois la performance vocale de Bruce Hall sur ce titre aux réminiscences d’un certain Donal Fagen. Mais c’est la plage maîtresse qui deviendra le hit FM du Speedwagon cru 2007. A déconseiller aux fans de Cannibal Corpse ! 

Billy Bragg

Mr Love & Justice

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Quand on parle de Billy Bragg, on pense immédiatement à son militantisme de gauche dont il a soutenu la cause au cours des années 80. Il a cependant rompu avec le parti travailliste vers 1995, le jugeant devenu trop modéré (NDR et à quitté Barking pour Dorset !) En outre, au fil du temps son inspiration s’est diversifiée ; et aujourd’hui, il en revient même, comme à ses débuts, à parler d’amour, de foi ou même de sujets plus poétiques (la plage, les océans, les falaises) ou encore totalement futiles (la rhubarbe !) Ce qui ne l’empêche pas d’encore émettre son avis sur l’un ou l’autre sujet brûlant de l’actualité (NDR : le titre final « Farm boy » évoque le départ des soldats en Irak qui abandonnent leurs femmes et leurs enfants en Angleterre…) Mais dans l’ensemble on doit admettre que la musique de BB est devenue plus pop. Particulièrement sur ce dernier opus. Un disque pour lequel Robert Wyatt est venu apporter son concours aux chœurs lors du morceau d’entrée, « I keep faith ». En général les plages sont assez fruitées, allègres et parfois même amusantes. Depuis « I almost killed you », réminiscence du folklore irlandais au superbe « The Johnny carcinogenic show », en passant par le beatlenesque « M for me », le countryfiant et entraînant (Johnny Cash) « The beach is free », le dylanesque (celui du Band avec son clavier rogné) « Sing their souls back home », la valse « You make me brave (enrichie d’un banjo ou d’une mandoline), le crazyhorsien « Something happened » (même le tempo tribal rappelle Neil Young) et le titre maître, une ballade abordée à la manière d’Elvis Costello. Douze compos en tout, ma foi, fort agréables à écouter, mais qui risquent fort de décevoir les puristes. En particulier ceux qui avaient vu en lui un symbole éternel de l’anticapitalisme, après avoir été celui de l’anti-thatchérisme.

 

Kit

Broken voyage

Écrit par
Amis lecteurs, j'attends vos remerciements : je suis arrivé au bout, tout seul, comme un grand, des 22 minutes de ce bref mais éreintant « Broken Voyage ». Premières impressions à chaud : euh? Oui. Mais non. Enfin? peut-être. Impressions après réflexion : allez, d'accord, il y a une certaine recherche dans ce brouhaha noisy-punk aussi surréaliste que profondément décadent. Derrière les guitares torturées et la voix épileptique de la dénommée Kristy, on parvient même à déceler quelques mélodies. Mais la sensation d'étouffement est constante et épuisante, tant ce fascinant chaos détient quelque chose de carnassier qui n'arrive pas à exciter nos tympans. La cohérence est inattaquable, mais difficilement écoutable malgré la courte distance du trip. Une expérience, rien de plus.

My Architects

Grand Designs

Écrit par

On vous arrête tout de suite : My Architects n’est pas un groupe d’Helsinki ! Et pour couper court à l’une ou l’autre rumeur mal placée, la formation ne débarque ni d’Australie ni de Nouvelle-Zélande. Nous sommes ici en compagnie d’un cas classique. Le groupe d’Aid Burrows nous vient, en effet, de Warrington, patelin anglais inconnu au bataillon de la pop, du rock et de l’electro. Certes, après moult recherches, on notera que Ian Brown, éminent chanteur des Stone Roses est né à Warrington (Oh là, on sent l’excitation monter !) mais qu’il quitta les lieux dès l’âge de six ans (quelle déception, hein ?).

Pour sa première sortie discographique, My Architects s’est entouré d’une ribambelle d’hommes du métier, confiant la production à James Sanger (U2, Keane, Dido, Faithless et un fourgon d’autres références à vous faire froid dans le dos) et le mixage à Ian Grimble (Manic Street Preachers, Travis, Texas, etc.). A partir de là, on pouvait craindre le pire. Imaginez le cocktail détonnant délivré par le mélange de ces délicieux antécédents... Au final, My Architects s’en sort... Mais par la petite porte du building : de son timbre lourdaud et nasillard, Aid Burrows aurait tendance à faire passer Rob Crow (Pinback) pour le décorateur d’intérieur. « Grand Designs » reste un bon disque. Mais nous sommes (bien) loin des promesses architecturales présagées par nos confrères d’outre-Manche.

Various Artists

The Biggest Ragga Dancehall Anthems 2007

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Fidèle au rendez-vous annuel, le label Greensleeves compile des singles qui ont marqué l’année 2007 sur les dancefloors jamaïcains. Dix-huit titres et huit clips très, hum, ‘couleur locale’. Pour mieux comprendre de quoi on parle, jetez donc un coup d’œil sur l’hilarant « Hoola Hoop » de Macka Diamond et le postérieur de dimensions surréalistes de la chanteuse Barbee dans le clip « Give It Up ».

Musicalement, la compilation commence calmement par Busy Signal et Bugle. Ils partagent une même propension pour le rythme lent et des influences musicales lorgnant du côté des USA. Le jeune QQ balance son « Tek It To Them » dansant et sans prétention. Mr. Vegas se fend d’un très efficace « Tek Weh Yuhself », tandis que les toujours innovants Ward 21 proposent l’excellent et minimaliste « Bubble Like Soup ». Sans aucun doute le meilleur titre de la sélection. On est moins convaincu par le beat banal accompagnant le texte incisif de Beenie Man sur « Product Of The Ghetto ». On passera notre tour sur l’imagerie gangster de Cham et les habituelles paroles classées X de Vybz Kartel, scandées à force de vocodeur. Buju Banton se fait menaçant sur le sinistre « Crazy Talk », un morceau rappelant ses débuts. La toujours efficace Macka Diamond joue du « Hoola Hoop » et on vous renvoie au clip pour comprendre de quoi il en retourne. Le « Back It Up » de Bennie Man se penche (si l’on peut dire) sur un sujet qui passionne les emcees jamaïcains : les postérieurs féminins bien fournis. Pas vraiment un grand cru donc ! D’ailleurs, à l’une ou l’autre exception près, la qualité musicale de l’ensemble est un peu faible. Et c’est regrettable.