Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Chris Caffery

Pins and Needles

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Chris Caffery appartient à cette race de musiciens qui multiplient les collaborations et les projets les plus ambitieux. Après l’expérience Doctor Butcher et le succès du colossal Trans-Siberian Orchestra, le guitariste du ‘cultissime’ groupe américain Savatage débarque flanqué d’un troisième album solo nerveux, énergique et sombre. Il y assure toutes les parties vocales et bien entendu les guitares. Pour enfanter ce « Pins and Needles » qui enchantera les fans du Savatage époque « Hall of the Mountain King », Caffery s’est entouré de grosses pointures. Nick Douglas (Doro) à la basse, Yael (Fireball Ministry, My Ruin) derrière les fûts, Paul Morris (Rainbow) aux claviers, et une dizaine d’invités parmi lesquels deux violonistes, un chanteur d’opéra et un saxophoniste.

Le résultat est plutôt époustouflant, et on se laisse charmer dès le titre d’introduction. Speed et mélodique « Pins and Needles » donne le ton. Les guitares sont tranchantes et les vocaux –c’est étonnant- évoquent l’organe magnifique de Jon Oliva (Savatage). Plus posé au niveau du tempo, « Sixty-six » entretient une ambiance lourde. Caffery est particulièrement à l’aise dans son rôle de chanteur, et les musiciens domptent parfaitement les compositions du maître. Encore plus glauque, mais non dépourvu d’un sens du second degré, « Torment » est ses guitares ‘slayerisantes’ dévoile la facette la plus agressive de Chris Caffery. L’accroche mélodique de « Walls » nous rappelle que le ‘gratteux’ est aussi un compositeur d’exception et qu’il a largement contribué à forger le style Savatage. On accroche moins à « Sad » et à « Chained », mais la machine repart de plus belle sur un « Worms » au refrain entêtant, tandis que balayé de nappes de violons, « Metal east » parodie les comédies musicales américaines. Probablement le titre le plus original de cette plaque aux multiples vertus. Chris Caffery défendra cette nouvelle petite bombe lors du Pestpop Festival qui se déroulera le 21 avril prochain à Wieze.     

 



The Butcher Shop

The Butcher Shop

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The Butcher Shop est un projet monté par Tex Perkins, à la fin des années 80. Né en 1964, Perkins est un chanteur/guitariste/compositeur australien qui a milité au sein d’une multitude de formations dont Tex Deadly & the Dums Dums, Beast Of Bourbons (NDR : le line up originel impliquait Perkins, Spencer Jones, James Baker, Kim Salmon et Boris Sudjovic), The Cruel Sea, Thug, James Baker Experience, Salamander Jim (en compagnie de Kim Salmon des Scientists et Richard Ploog de The Church), Dark Horses, Tex, Don and Charlie, etc.. Mais venons-en à The Butcher Shop. En fait, l’idée de monter cette formation est née en 1983, lorsque le Gun Club tournait en Australie. Le guitariste et le drummer avaient décidé de rentrer aux States, abandonnant pour l’occasion Jeffrey Lee Pierce, Patricia Morrison et Kid Congo Powers, à leur triste sort. Pour pouvoir continuer le périple, le trio a alors remplacé les deux démissionnaires par les locaux Spencer P. Jones et Billy Pommer Jr.. Et la suite de la tournée a été un triomphe aussi inattendu qu’inespéré. Spencer, Kid et Tex sont devenus des amis et ont promis d’enregistrer un jour ensemble. Un an plus tard, Gun Club avait splitté, et Kid a écrit à Tex pour le rejoindre à Londres afin de se lancer dans l’aventure The Fur Bible. Une aventure éphémère, puisque trois mois plus tard, Tex s’est rendu compte qu’il faisait fausse route et est retourné aux Antipodes. C’est à cette époque que Kid a rejoint les Bad Seeds de Nick Cave. En 1988, les Bad Seeds sont atterris en Australie pour une nouvelle tournée. Et fatalement, Spencer, Kid et Tex se sont retrouvés. Le temps de recruter un bassiste et un drummer du coin et le projet The Butcher Shop était né. En deux temps mouvement le quintet a donc enregistré un Ep sous la houlette de Tony Cohen. Et puis les destinées se sont à nouveau séparées. Début 1990, la formation va dénicher de nouveaux collaborateurs, partir en tournée et enregistrer un album : « Pump action ». L’histoire n’ira pas plus loin. C’est cet Ep et l’elpee qui sont réunis sur ce cd. Si vous aimez le garage typiquement australien (NDR : les groupes cités ci-dessus sont d’ailleurs des références de choix), ces 14 plages sauvages, implacables et ténébreuses sont un véritable régal.

The Elderberries

Nothing ventured, nothing gained

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L’imagerie à la fois stoner, psychobilly et psychédélique de cette galette brûlante comme la braise, colle plutôt bien à l’univers musical de ce nouveau combo qui s’est notamment fait la main en assurant les premières parties des Datsuns et de Kill The Young. Ovni aussi international que multiculturel, les Elderberries ont un parcours pour le moins atypique. Originaire de la région de Manchester, le chanteur Chris Boulton a vécu en Irlande tandis que les frères Pope – cela ne s’invente pas – ont passé leur jeunesse dans la banlieue de Londres. A la même époque le guitariste Ryan Sutton traînait dans les bars d’Halifax, alors que Yann Clavaizolle, le frenchie de la bande, usait ses jeans sur les bancs d’un collège renommé de Clermont Ferrand.

Enfants d’expatriés, les futurs Elderberries se retrouvent en même temps, au même endroit. Ils ont à peine 15 ans et se rancardent le soir pour écouter les vinyles de leurs parents. Enivrés des riffs d’AC/DC, des Stooges, de Led Zep et des Ramones, ils ont le toupet de sécher les cours pour répéter les titres de ce premier album caractérisé par ses guitares rugueuses et ses sonorités américaines typiquement garages. Même si l’ensemble sonne comme du déjà entendu, les Elderberries possède ce petit plus susceptible de nous donner envie de réécouter la plaque toujours plus fort, en sirotant un Jack Daniels, la guitare cartonnée en bandoulière et la nuque endolorie par le headbanging !



Toxic Kiss

Small-Town Faces

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Contre l’apparition du chagrin, la montée de la mélancolie. Contre le petit coup de barre post-‘fiesta de malade’ il existe un remède, un médicament radical et efficace. Ce remède s’écrit en deux mots : Toxic Kiss. Carrément boosté à la caféine pure « Small-Town Faces » a certainement du recevoir l’onction du diable au détour d’un chemin, pour produire un son si sulfureux. Le combo est français ; mais cependant, c’est en anglais qu’ils vomissent leurs lyrics. Composé de dix bâtons de dynamite, « Small-Town Faces  » libère une énergie contagieuse en produisant un rock ultra-puissant. Issu d’un hypothétique bras de fer entre Jello Biafra et Lenny (de Motorhead), les tracks s’entrechoquent frénétiquement, délivrant par la même, l’envie de tout casser et de sauter partout dans la pièce. Protégés par l’audacieux et téméraire label Novalis Impulse (Stephane Lu, Dopamine Addict Quartet, …), Toxic Kiss semble se foutre de tout, tout en respectant le seul élément qui les intéresse : l’énergie !! A la manière des B52’s, les voix féminines s’enchaînent aux masculines pour créer un écho et une réponse dans le plus pur esprit ‘mâle en rut excité par la femelle en chasse’. Une brochette de malades qui n’a pas fini de déverser sa puissance à qui ose les écouter. Mais où vont-ils chercher toute cette énergie ?? Mystère, mystère… !

The Hidden Hand

The resurrection of whiskey foote

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Scott ‘Wino’ Weinrich est une authentique institution dans le milieu du doom métal. Fondateur des légendaires Saint-Vitus et The Obsessed, il a aussi intégré le line up de Spirit Caravan et participé au projet métal de Dave Grohl, Probot. Mine de rien, le nouveau combo de Wino, The Hidden Hand, nous offre déjà sa troisième livraison. On retrouve ici tout ce qui fait la puissance du style, à savoir un heavy proche des premiers Black Sabbath, agrémenté d’un côté planant et mystique, porté par la voix rocailleuse du père spirituel du mouvement stoner rock. Hypnotiques, les compos lorgnent parfois vers le progressif et le psyché, sans pour autant quitter la trame plombée du doom. Des titres comme « Dark Horizons » ou « Slow Rain » auraient pu figurer sur les premiers efforts de Saint-Vitus, dans les années 80. Le son est volontairement crasseux, et les guitares ne sont pas toujours parfaitement accordées. A l’image de Fu Manchu ou de Queens of the Stone Age, le combo incorpore également des sonorités assez proches de celles des groupes qui ont contribué à relancer la dynamique du rock burné du début des nineties. On pense souvent à Kyuss et à ce rock désertique parfumé au bourbon et suintant l’huile de moteur. The Hidden Hand constituerait une première partie de choix pour la tournée à venir de Heaven and Hell, soit la formation de Sabbath avec Ronnie James Dio, une des têtes d’affiche très attendue cette année au Graspop Metal Meeting !

The Wombats

A Guide To Love, Loss & Desperation

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Ils sont malins ces petits Anglais là. « A Guide To Love, Loss & Desperation », premier essai de The Wombats, est la preuve que l’on peut faire du ‘déjà-entendu’ de manière intelligente, sans casser les couilles aux auditeurs. Pour les Wombats, il aura suffit de quelques petites compositions plus qu’entraînantes et de quelques paroles cocasses pour se frayer un chemin qui mène à la liste des formations ‘hype’ incontournables. Ceux qui pensent que la Brit Pop a épuisé toutes ses ressources seront bien surpris par la facilité avec laquelle les tubes de la formation originaire de Liverpool s’immiscent dans le cortex cérébral. Des morceaux tels que « Kill The Director », « Moving To New York » ou encore le génial hymne à la joie, « Let’s Dance To Joy Division », s’agrippent aux tympans comme des sangsues et poursuivent leurs victimes de l’aube au crépuscule. L’exercice est certes très ado mais le trio s’y prend avec un tel brio que même les plus récalcitrants ne peuvent que succomber aux treize farces de ce guide incontestablement instantané mais également indispensable.

Various Artists

Afterhours 3

‘Si Pete Tong l’a dit, c’est ce que c’est vrai !’, dirait sans doute l’Anglais ‘middle class’ de base, fan de clubbing à Ibiza et donc de tongs (ah ah). Il n’empêche qu’en écoutant cette compile étiquetée ‘lounge’, pour une fois on s’incline face au choix des artistes : Cinematic Orchestra, Lucky Pierre, Nightmares On Wax, Fauna Flash, Morgan Geist, Carl Craig, Radioactiveman, Charlie Spacer, Cerrone, Lindstrom, Gus Gus, Killing Joke,… Ca nous change de ces bouses achetées chez Habitat, rayon ‘chant des baleines et new age’. A quand les magasins de meubles dont le ‘décor sonore’ serait sponsorisé par Ninja Tune, Kompakt, Type ou Memphis Industries ? Attention : vous aimez peut-être la lounge sans le savoir. Il va falloir vous y faire, comme à l’époque des shorts Waïkiki.

 



Samir Barris

Quel effet?

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Les voies du seigneur étant impénétrables, c’est un an après sa parution que le ‘nouveau’ cd de Samir Barris nous est parvenu. Ouvrage solo de l’ancien homme à tout faire chez nos compatriotes de Melon Gallia, l’album « Quel effet ? » a été précédé par la sortie du single « Le fossé », une chanson qui a connu son petit succès il y a quelques mois. Si ce titre vaut en effet le détour, il serait cependant injuste de résumer tout l’album à ces seules trois minutes. Le reste de l’œuvre se révèle en effet tout aussi recommandable. Calmes et le plus souvent introspectives, les douze ritournelles proposées par Samir Barris s’imposent d’elles-mêmes, doucement, dans un registre chanson française très ‘smooth’. Sur le ton de la confidence, le jeune homme parsème également ses compositions de paroles bien ficelées ou empruntées à l’illustre Boris Vian comme sur « Je voudrais pas crever », vraiment beau. On marquera également une petite préférence pour « Mon agenda », amusant ou encore « Fruit Mûr », véritable déclaration d’amour. Et si une certaine lassitude peut quelques fois s’installer, due surtout au ton très uniforme de l’ensemble des titres, le résultat global est franchement positif. Il est juste dommage de constater que, douze mois après sa sortie et malgré un départ sur les chapeaux de roues, « Quel effet ? » n’a pas rencontré le succès escompté. L’occasion de disserter, encore, sur les voies décidemment impénétrables du succès ou de l’échec.