L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

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Ora Cogan
Jon Spencer
Chroniques

Eluvium

Copia

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Considéré comme de l’Ambient par certains et du Post-Rock par d’autres, le projet de Matthew Cooper, Eluvium, est avant tout un intense voyage intérieur. Enveloppés d’une légère bulle d’oxygène, on se laisse emporter là où les splendides plages instrumentales de « Copia » nous entraînent, sans la moindre attache. On apprend enfin à respirer. On apprend enfin à ouvrir les yeux et, surtout, les oreilles. Les sons délicats du piano et des cordes d’Eluvium nous lavent de nos impuretés et nous absolvent de tous nos péchés, comme si le paradis avait ouvert ses portes et qu’il nous accueillait généreusement en son sein, l’espace d’une courte visite inopinée. Après nous avoir permis une petite mais essentielle remise en question de nos valeurs et de notre style de vie, le paradis referme délicatement ses portes et la bulle d’oxygène nous reconduit lentement sur terre. L’esprit sain et apaisé, on s’endort, satisfaits d’avoir enfin déchiffré le véritable sens de notre vie. Suite au magnifique « An Accidental Memory in Case of Death », Eluvium nous offre gracieusement une nouvelle expérience divine et atmosphérique à faire pâlir de jalousie Brian Eno. Alléluia !

 

Kris Dane

Songs of Crime and Passion

‘Dans une atmosphère proche des ‘nursery rhymes’, il a construit un monde étrange, allégorique, où le Mal pourchasse l’Innocence, (…) où la poésie s’enracine dans le tuf du subconscient. Une œuvre intemporelle, qui survivra à toutes les modes’, écrit Claude Beylie à propos de l’unique et formidable film de Charles Laughton, « La Nuit du Chasseur ». Le nouvel album de Kris Dane n’est sans doute pas l’équivalent musical de ce chef-d’œuvre hallucinant, mais les voix qui le hantent et son ambiance feutrée nous rappellent ces images troublantes, d’un lyrisme au bord du cataclysme. Sans grossir le trait d’un folk douillet mais pas geignard, Kris Dane signe ici neuf chansons qui brillent sans trop d’éclat : la guitare se veut humble, le chant léger mais grave, la mélodie nimbée du spectre de Dylan (« The Horseman ») et de Nick Cave (« Back to Nature »). L’harmonica, le marimba, et surtout ces chœurs féminins, attisent cette impression d’être immergé dans cet album ‘comme on s’enfonce dans l’obscurité du poème et de la nuit’, les yeux bien ouverts mais l’attente incertaine, à l’écoute de ce qui va surgir. « Home sweet home is out there », susurre-t-il en citant le Paradis, l’Enfer, comme les doigts de Powell tatoués des mots ‘AMOUR’ et ‘HAINE’. D’où ce titre générique, « Songs of Crime and Passion », parce que les sentiments les plus extrêmes enfantent des meilleures histoires. Kris Dane n’offre rien de grandiose : juste sa vision dévoyée du folk-rock, ses hantises et ses menus fretins sous forme de ritournelles psalmodiées. Rien de grandiose, mais quelque chose d’attachant.

 

 

 



Robert Gordon and Chris Spedding

It's now or never

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Elvis Presley est un véritable phénomène. Et on a pu de nouveau le constater lors de la manifestation organisée pour célébrer le trentième anniversaire de sa disparition. Pour rappel il est décédé chez lui, à Graceland, le 16 août 1977. Deux musiciens britanniques notoires ont voulu marquer d’une pierre blanche cet événement en enregistrant 15 chansons du répertoire du King : des classiques mais aussi des titres forts peu connus du grand public! Nos deux amis se sont donc réunis dans un studio de Nashville, pour la première fois depuis 13 ans.

L’opus s’ouvre par "A mess of blues", la flip side de "It's now or never". Gordon possède une superbe voix. Il est à l'aise dans tous les registres, à l’instar d’un certain Presley. Soutenu par les merveilleux chœurs des Jordanaires, il chante puissamment "I beg of you". Le son est superbe. Mais là où on prend une claque, c'est quand le grand Gordon se met à chanter le rock'n'roll ; et en particulier sur "I'm left, you're right, sh's gone" (un single de 1655), au cours duquel Spedding se révèle éclatant en soutien. Il peut aussi emprunter un timbre de baryton pour chanter le gospel au milieu des chœurs. Comme sur "Peace in the valley", une plage investie par le piano et l'orgue. Il y en a pour tous les goûts. Elvis le rocker lorsqu’il adapte "Don't be cruel" et "My baby left me", deux plages interprétées parfaitement dans l'esprit d'Elvis et des Jordanaires, au cœur des fifties. Elvis le sage, quasi crooner, lors d’un autre gospel : le tendre "Love me". Et puis enfin Elvis le bluesman, lorsqu’il chante sans ambigüité "Trying to get to you". Un très bon moment. Tout comme la version de "It feels so right". Mais la plage que je préfère est incontestablement "Lawdy Miss Clawdy". Evoluant sur un tempo très décontracté, très blues, Gordon se démène face à son quartet animé par le sombre Chris. Manifestement, il n’y a pas de déchet sur cet opus. On peut même affirmer qu’il s’agit d’un hommage de très bon goût au King. Spedding met de temps en temps le nez à la fenêtre, tout en demeurant mesuré et respectueux. A l’instar de "Too much". N'oublions pas le titre maître de cet opus. Beaucoup d'encre avait coulé lorsqu’Elvis avait chanté "O Sole mio". Mais sa voix était susceptible de s'adapter facilement à tous les genres. Ces musiciens n'ont rien inventé mais ils ont osé. Sans pour autant occulter le mythe Elvis Presley, ils ont opéré un exercice de style fidèle dans la reproduction. Et ils n'ont pas à rougir de ce témoignage de reconnaissance adressé au plus fabuleux des rockers du siècle dernier.

 

James

Hey Ma

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En 2001, Tim Booth quittait James -un groupe phare de la pop anglaise des années 90- après avoir vendu plusieurs millions de disques sur le globe, essentiellement en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Mais curieusement sans jamais accéder à la notoriété internationale des artistes ayant assuré un jour la première partie de leur tournée. Parmi ceux-ci, nous retiendrons les Stones Roses, Happy Mondays, Stereophonics, Nirvana, Radiohead et Coldplay ! La formation décidait alors de mettre l’aventure du groupe entre parenthèses. Avant d’entrer en hibernation, le combo avait accordé une dernière tournée mémorable, au cours de laquelle tous les musiciens ayant transité par le line up avaient répondu à l’invitation. Même Brian Eno s’était circonstanciellement associé à l’événement. Depuis, Tim avait poursuivi une carrière en solitaire. Sans grand résultat, il faut le reconnaître. Début 2007, Booth a repris contact avec ses musiciens ; et le team est reparti en tournée. Et dans la logique des événements, le collectif nous propose son dixième opus studio (NDR : leur dernier, “Pleased to Meet You”, était paru voici déjà 7 ans). Booth, Gott, Glennie, Davies, Hunter et Baynton-Power, c'est-à-dire la formule qui avait commis « Laid », ont marqué leur accord pour reprendre du service instantanément. Le trompettiste Andy Diagram a pris le temps de réfléchir. Sans doute fatigué de son aventure partagée au sein de Two Pale Boys, en compagnie de David Thomas, il a finalement adhéré au projet.

Mais venons-en à cet opus. Tout d’abord la pochette originale a été censurée. Elle avait bien servi à la campagne de promotion, mais elle a déclenché une levée de boucliers. En cause, une arme à portée de main d’un nourrisson. Depuis, l’objet litigieux a été remplacé par un pistolet en plastique. En fait, l’image originelle était destinée à faire passer un message politique. Hostile à la participation de la Grande-Bretagne dans la guerre de l’Irak. Et surtout à l’envoi de jeunes soldats. Vous comprenez la métaphore. Et les lyrics du titre maître de cet album traduisent cette impression. Des lyrics toujours aussi soignés qui ne s’intéressent pas seulement à la politique, mais aussi au spirituel, à l’insécurité, à l’insatisfaction, à la folie ainsi qu’à des thèmes plus personnels. A l’instar de « Whiteboy » et surtout de « Bubbles ». Clairement autobiographique, ce dernier est ainsi inspiré par la naissance de son fils. Mais instrumentalement, cette chanson évolue bien dans l’esprit du groupe du début des nineties. A cause des interventions de cette trompette toujours aussi virevoltante. Celles de Diagram, bien sûr. Des interventions qui parsèment cet opus de manière aussi judicieuse que parcimonieuse. Tout comme celle du violon. Coproduit par Lee ‘Muddy’ Baker, personnage qui avait déjà bossé pour l’album solo de Tim Booth, « Bones », en 2004, « Hey Ma » nécessite quand même plusieurs écoutes pour être apprécié à sa juste valeur. Pas de souci quand même, la plupart des plages sont toujours aussi hymniques et la voix de Tim aussi passionnée que versatile. D’ailleurs ce disque semble d’abord vouloir rassurer les fans de la première heure. Les détracteurs lui reprocheront probablement une mise en forme trop raffinée. Et pas de hit de la trempe de « Sit down » ou de « She’s a star ». N’empêche, ce retour est un événement fort sympathique. Et l’album s’avère très agréable à écouter. En outre, les profanes vont enfin se rendre compte de l’imposture de Clap Your Hands Say Yeah ! Me demande s’ils ne vont pas aller se rhabiller !

De « Hey Ma », on retiendra surtout les morceaux susvisés, mais également « Waterfall » (hanté par Lou Reed et les Kinks, il s’inscrit dans la lignée de la collaboration opérée entre Booth et Angelo Badalamenti »), l’atmosphérique « Boom boom » (ces arrangements de cordes en fin de parcours auraient pu figurer sur « Some Cities » des Doves), le poétique « Of monsters & heroes & men », un « Semaphore » sculpté dans la douceur semi-acoustique et le final « I wanna go home », un fragment construit en crescendo et caractérisé par un violon grinçant ainsi qu’une guitare cosmique. Probablement le titre le plus audacieux de l’opus. Et une idée à creuser, pour ne pas que la réunion ne se résume pas à un feu de paille. Croisons les doigts !

 

Various Artists

Roots of rumba rock: Congo classics 1953-1955

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Publiée il y a une dizaine d’années sous forme de vinyle, « Roots of rumba rock » connaît enfin les honneurs du cd. Quarante titres enregistrés entre 1953 et 1955 pour le label Loningisa par les musicien(ne)s qui vont contribuer à définir la rumba congolaise. Un témoignage des premiers pas d’un genre musical qui allait essaimer sur le continent africain comme un souffle de liberté et d’émancipation dans un continent colonisé. Mélange de musique traditionnelle congolaise (usage fréquent des likembés), des rythmes caribéens (popularisés dans un premier temps par…Tino Rossi) et de fanfare, la rumba congolaise est aussi le fruit de la grande mixité culturelle qui avait cours dans les années 50 à Léopoldville, vitrine officielle de l’empire colonial belge. L’auditeur y découvrira les stars de l’époque (Bowane en tête) mais aussi une musique richement mélodique et percussive, conçue pour la fête, dont les paroles amusées et ironiques constituent une véritable chronique sociale du Congo Belge. Au fil des titres, la guitare électrique fait son apparition, de même que le Solovox, un clavier ancêtre des synthétiseurs, belle preuve de l’approche résolument moderniste des musiciens impliqués. Chaque titre est abondamment commenté dans un livret fort intéressant enrichi par des photos de toute beauté. Musicalement, c’est surtout la ressemblance avec la musique des Caraïbes qui surprend. Pour s’en convaincre on vous conseille de (re)découvrir la compilation « Mento Madness, Motta’s Jamaican Mento 1951-56 » dont les traits communs sont évidents ; bel exemple du ‘zeitgeist’ ayant sévi dans les années 50.

 



Guster

Ganging Up On The Sun

Écrit par

Actif depuis 15 ans aujourd’hui, Guster n’a jamais véritablement pris son envol. Et c’est peu dire. Même le brillant single « Airport Song », extrait de « Goldfly » (1996), leur deuxième essai, ne leur aura pas permis de faire partie de ce que l’on nomme les ‘One-Hit Wonder’. Et il y a peu de chance que le cinquième recueil de la formation parvienne à changer la donne. Malheureusement. Bien que joliment produit, « Ganging Up On The Sun » n’est en soi qu’un disque de folk supplémentaire et dispensable, risquant fort bien d’être noyé par l’énorme vague de nouveaux et excellents albums apparus dans les bacs en 2007. Guster puisera certainement à nouveau sa clientèle au sein des campus américains mais ne sera accueilli que très tièdement du côté de chez nous…

Fuck Buttons

Street Horrrsing

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Il ne faut que quelques secondes d’écoute pour émettre un avis favorable vis-à-vis de cet elpee de Fuck Buttons. Et pourtant leur musique n’est pas facile à assimiler. Difficile, dès lors d’expliquer, pourquoi on y accroche aussi rapidement. Peut-être parce que le duo originaire de Bristol possède ce petit je ne sais quoi pour séduire instantanément. Et « Street Horrrsing », premier opus d’Andrew Hung et de Benjamin John Power, libère un florilège de sonorités expérimentales susceptible d’émerveiller. 50 minutes alliant puissance et intensité rappelant les travaux d’Autechre ou encore de Black Dice. Même le concept de la pochette est fort proche. Deux grandes références musicales qui semblent avoir fortement marqué les deux Britons.

Leur premier opus a été enregistré au sein des studios londoniens de Tim Cedar (Part Chimp) ; il a en outre reçu le précieux concours de John Cummings, un des guitaristes de Mogwai, à la production. Mais Fuck Buttons ne s’est pas contenté de tirer la quintessence de tout cet environnement. Il a fait fonctionner sa matière grise. Langoureux, visionnaire et apaisant, « Sweet Love For Planet Earth » est une invitation à la méditation. « Bright Tomorrow » plane sur des beats deep techno novateurs tout en créant de vives sensations. Agité de rythmes tribaux, « Colours Move » nous plonge dans un univers inexploré. Manifestement, Fuck Buttons possède un gros bagage technique en matière d’innovation technologique. Mais ce potentiel est auréolé d’une certaine forme de mysticisme. Et la somme de toutes ces énergies permet d’apprécier les six longues plages, sans jamais susciter la lassitude. Enfin, cette intensité est tellement contagieuse, qu’on finit par en réclamer davantage. Le duo est probablement à l’aube d’une grande carrière. Une chose est sûre, il est à suivre de très près.  

 

Jim King

When the blues are green

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Peu d’infos sur ce Jim King. Une chose est sûre, c’est un admirateur de l'Anglais Peter Green. D’ailleurs, la traduction du titre de l’album est éloquente. Non, ce n’est pas ‘Quand les blues ou les blues sont verts’, mais bien ‘Quand les blues sont (Peter) Green’, ou quelque chose dans le genre. Un nouvel hommage (après ceux rendus par Gary Moore, Bernie Marsden et bien d'autres) au plus talentueux des chanteurs/guitaristes de blues anglais. Lors de ses remerciements, il s'adresse à Peter Green à l’aide de mots simples : ‘Thanks for the music’. Jim est californien. Probablement issu de San Diego, il est également le guitariste des Aunt Kizzy'z Boyz, responsable de deux elpees à ce jour : "Trunk full of blues" en 2004 et "It's tight like that" en 2007. Pour concocter son premier opus solo, King a reçu le concours de trois musiciens : Chuck Kavooras à la guitare et à la slide, Ralph Carter à la basse et aux claviers ainsi que Toss Panos aux drums. Il interprète pas moins de sept compositions de Green, une de Danny Kirwan (autrefois chez Fleetwood Mac) et trois autres titres issus du répertoire de Peter.

Jim manifeste beaucoup de solennité pour entamer les hostilités. Le son gras et réverbéré de la Gibson Les Paul est immédiatement saisissable, et avouons-le, s’inscrit parfaitement dans l'esprit cher au Peter Green de la fin des sixties. Les notes concédées sont parcimonieuses et la sensibilité à fleur de peau. Ce "Sugar Mama" est ici attribué à Howlin' Wolf. Peter ne l'avait immortalisé sur aucun album officiel de Fleetwood Mac ; mais cette compo figurait bien dans son répertoire. Très british, la section rythmique n’opère guère dans la délicatesse. Plutôt écrasante, elle libère beaucoup d’intensité dramatique. La voix de King est excellente. Cependant, il ne s’agit pas d’une pâle copie du timbre de Peter, mais d’un organe fort proche d’un autre vocaliste issu du British Blues Boom : l'incomparable Chris Youlden de Savoy Brown. Issu de l’elpee "Mr Wonderful", "Rollin' man" constitue, à mon humble avis, une des meilleures compos de Green. Manifestement, elle mettait parfaitement en exergue son potentiel. Blues lent aux accents volontiers dramatiques, "Drifting" figurait sur l'album "The original Fleetwood Mac". King démontre ici qu'il a vraiment assimilé l'esprit énigmatique et introverti de Peter. Les silences sont importants. La voix impressionne. A cause de la sensibilité qui en émane. "Rattlesnake shake" a été écrit plus tard. Le choix de cette cover justifie la perception parfaite de l’intégralité du répertoire. Jim et Chuck Kavooras, son guitariste rythmique, conjuguent leurs talents ; mais ce dernier –également producteur– l’interprète d'une voix autoritaire. A l’instar de Peter quarante ans plus tôt, Jim chante "World keeps on turning". Un morceau lent au cours duquel il s’accompagne uniquement à la guitare. Parmi les reprises, on épinglera le "Lemon squeezer" de Jimmy Rogers, le "Coming your way" de Danny Kirwan, un autre guitariste du Mac, et "Need your love so bad". Signé Little Willie John, ce 45 tours avait décroché un énorme succès à l’époque. La voix de Jim est à nouveau très proche de celle de Youlden. L’œuvre recèle encore l’adaptation de deux des plus beaux blues lents issus de la plume de Peter Green : "Fool no more" et "Love that burns" (ce fragment figure sur le meilleur opus de Fleetwood Mac, "Mr Wonderful"). Ces deux plages exhalent un feeling incroyable. Des frissons vous traversent le corps et l'âme. Jim King n'a sans doute rien inventé mais il a bien compris le mal qui hantait le grand Peter Green. Pour être parvenu à le restituer, je le remercie et le félicite. ‘God bless you Jim, you sure have the blues inside!’


Contact : Jim King – P.O Box 890276 - Temecula - CA 92589 – USA