Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
L7
Chroniques

Bodi Bill

No More Wars

Écrit par

Une fois n’est pas coutume, cette galette electro particulièrement soignée sur l’image débarque en direct d’Allemagne. Décidément, nos amis Teutons semblent ne plus déverser que ce type de musique dans leurs oreilles. Nous ne nous en plaindrons pas. Le label Sinnbus sort en même temps 3 artistes : Beach, Monotekktoni et le duo, allemand donc, Bodi Bill. Un son diversifié, tant sur le ton que dans la construction caractérise « No More Wars ». Dès les premières mesures, nous sommes plongés au sein d’un univers privé, au sein duquel les sonorités s’approchent et nous baladent sur un rythme apaisant. Telle des balles magiques propulsées dans une pièce capitonnée, les beats sourds surgissent, résonnent lourdement et de manière répétitive. Le travail progressif opéré sur les 10 plages passe par « Traffic Jam », une compo qui mélange cordes et effets sur une voix plaintive, éveillant un parfum lointain de Radiohead. Mais n’est pas Tom York qui veut, et la flagrance s’estompe au fil de la chanson et surtout du reste de l’elpee. D’étape en étape, on change de style. D’un début d’opus intimiste, on transite par la house pour atterrir dans la techno, en fin de parcours. Heureusement, « Straw Hats » vient calmer les esprits en se réservant une halte apaisante au beau milieu des beats lassants qui peuplent les dernières compos. Affichant dès le départ, un potentiel plutôt intéressant, « No More Wars » se perd progressivement en effets inutiles et beats abscons. Dommage, mais un album sympa quand même.

Dead Souls

Cognac and Coffee

Écrit par

Avant de se lancer dans l’aventure Dead Souls, Flip, Yves, Koen et Bernard ont tous participé à d’autres projets. Que ce soit dans la musique classique, la pop ou la noise, nos quatre jeunes gens possédaient déjà un sacré bagage musical ; un potentiel qu’ils ont donc mis en commun après avoir tourné pour une quarantaine de concerts, à l’initiative de leur ami Stijn Meuris et de son groupe Monza. Pourtant, lors de ce périple, Dead Souls avait été engagé pour interpréter des reprises. Dont certains hymnes de Joy Division, une de leurs influences majeures.

La formation nordiste s’est donc décidée à enregistrer un premier elpee. Pas de surprise majeure à escompter, mais des compos sculptées dans un pop/rock plutôt efficace. Manifestement, l’ombre de Joy Division, plane sur ce « Cognac and Coffee » ; et en particulier sur « Zen for Birds », une chanson empreinte d’une grande mélancolie. En outre, le timbre du vocaliste est très proche de celui de… Ian Curtis. Ce qui explique cette confusion, ce trouble qui nous envahit en écoutant ce disque. Et la grande profondeur des morceaux accentue cette sensation. Heureusement, l’opus recèle quelques douceurs plus pop ; à l’instar du très beau titre maître, placé en ouverture ou encore de « (There’s A) Trying in Crying », dont la mélodie langoureuse est totalement irrésistible.

Comme un signe du destin ou tout simplement une marque de bonne conscience, « Cognac and Coffee » pourrait être comparé à un excellent digestif. Un moment à savourer dans la sérénité la plus totale. Une sérénité que Dead Souls vit d’une façon décomplexée tout en boostant, par son énergie, une scène belge parfois un peu trop fébrile.

En concert :

le 30 septembre à l’AB Club (aftershow Killing Joke)
le 18 octobre au Depot de Louvain (supporting act Motorpsycho)
le 14 novembre au Trix à Anvers (+ Transit)

 

 

Animal Collective

Water Curses (EP)

Écrit par

Animal Collective persiste et signe. Le trio poursuit sa conquête à grande échelle de la planète indie en publiant un EP 4 titres, « Water Curses », quelques mois après avoir concocté le déjà incontournable « Strawberry Jam ». Parfaite continuité de ce dernier, le court exposé consiste tout simplement en une nouvelle preuve d’ingéniosité. Les quatre morceaux inédits créent une nouvelle brèche dans la frontière entre le rêve et sa part de folie. On en émerge certes moins confus qu’auparavant, leurs expérimentations n’ayant momentanément plus de secrets pour ses adeptes, mais nos esprits ressortent néanmoins toujours aussi émerveillés par la magie des invocations spirituelles de cette confrérie animale. Le champêtre « Water Curses » précède un « Street Flash » délassant et un « Cobwebs » étrangement familier. L’ensemble donne incontestablement un arrière goût de trop peu, mais peut-être est-ce là le but des membres de la formation culte. Ceux-ci clôturent leur courte intervention par un « Seal Eyeing » captivant, nous abandonnant sur place, pendus à leurs lèvres et impatients d’entrevoir les futurs délices et supplices qu’ils nous réservent...  

Black Sabbath

The Dio Years

Écrit par

L’un des pères fondateurs du heavy métal s’apprête à entamer une tournée des festivals d’été, non pas sous son patronyme original, mais bien sous celui de « Heaven and Hell ». Pour célébrer cette reformation éphémère impliquant leur vieux complice Ronnie James Dio, Tonni Iommi et consorts nous invitent à redécouvrir l’essentiel des « Années Dio » sur cette compilation de 16 titres, dont trois inédits.

Renvoyé du Sab en 1979 pour ses excès divers, Ozzy Osbourne est remplacé un an plus tard par Dio, transfuge des fameux Elf et Rainbow. Grâce à la présence scénique redoutable et à l’organe vocal puissant du chanteur réputé pour sa petite taille –normal quand on a fait partie de Elf– Black Sabbath retrouve le succès en gravant le formidable « Heaven and Hell », en 1980 (disque de platine) et le brillant « The Mob Rules », l’album le plus violent de Sabbath. Ces deux opus seront magnifiés sur le double « Live Evil », en 1982. Dio entame ensuite une carrière solo exemplaire, enchaîne tournées sur enregistrements, et trouve le temps de rejoindre Black Sabbath en 1992, pour accoucher du satisfaisant « Dehumanizer ».

Manifestant une lourdeur oppressante à tous les étages, « The Dio Years » rassemble la crème de ce bout de chemin d’un des plus grands groupes de heavy de tous les temps sous la férule du père Dio. Un album qui s’écoute sans aucune lassitude ! Logique, il ne distille que de purs joyaux. Treize grands classiques non-remixés, sans oublier les trois titres bonus qui bouclent la rondelle. « The Devil Cried », « Shadow of the Wind », « Ear in the Wall » n’ont pas le panache d’un “Turn up the Night” ou d’un “Children of the sea”, mais force est de constater que RJ Dio, même s’il appartient désormais à la tranche des 3x20, a conservé une voix exceptionnelle, un organe dont son prédécesseur Ozzy ne pourrait plus se targuer aujourd’hui. Une compile majeure pour quiconque est passé à côté de cette période glorieuse du sabbath noir.  



Devon Allman

Torch

Écrit par

Lorsqu’on évoque la famille Allman, on pense immédiatement au célèbre groupe des frères Allman, une formation issue de Macon en Georgie, et dont le malheureux Duane, génie de la slide, est trop tôt disparu suite à un accident de moto. Depuis, son frère Gregg est devenu le leader incontesté de l’ABB. Devon est le fils aîné de Gregg. Il a vécu auprès de sa mère à St Louis, dans Missouri ; mais il a hérité des gènes musicaux de son célèbre paternel. Devon est devenu guitariste, comme son oncle, et il possède une voix rappelant manifestement celle de Gregg. En 1999, il fonde Honeytribe, mais abandonne le dessein dès 2001. Cependant, en 2005, il décide de réactiver le projet. Pour la circonstance, Devon est épaulé par Mark Oyarzabal aux drums, George Potsos à la basse et Jack Kirkner à l'orgue. La formation est sur la route depuis et a notamment ouvert les concerts de Gov't Mule, Little Feat, Cheap Trick et, bien entendu, de l’Allman Brothers Band. "Torch" constitue le premier album de Honeytribe. Il a été enregistré aux studios Ardent de Memphis pour le label LiveWire. Provogue se charge de la distribution européenne.

La plage éponyme ouvre l’opus. Une plage qui boute instantanément le feu aux poudres. Faut dire qu’une chanson qui s’intitule "Torch" est lourde de significations. Ce brûlot met en exergue le talent des différents acteurs ; mais surtout la guitare et l'orgue, comme chez l’ABB. Instrumental, "Mahalo" flirte avec les origines sudistes. Une plage que j’apprécie tout particulièrement. A cause de cette coloration sonore proche de Santana, et puis des accords bien en avant concédées par la Gibson Les Paul de Devon. Sans oublier l'orgue Hammond très lyrique soulignant chaleureusement la ligne mélodique. Cette remarque procède sans doute de la rencontre entre le fils Allman et du redoutable guitariste espagnol qui drive le Vargas Blues Band, en compagnie duquel il a tourné et enregistré. La voix de Devon n’est pas ravagée et rauque comme celle de son père, mais elle en a le timbre et la puissance. Ce chant est ainsi bien mis en valeur tout au long de la reprise impeccable de l'une des plus célèbres chansons de Bob Marley, "No woman no cry", un fragment au cours duquel la guitare bénéficie du concours de Pedro Arevalo, invité à la slide. Le jeune Allman signe "When I call home", une bien jolie ballade blues. Il la chante passionnément tout en se réservant une envolée très remarquée sur les cordes. "Perfect world" est un blues puissant aux accents volontairement dramatiques. Les riffs sont très appuyés. La section rythmique passe en force. Une situation idéale pour permettre enfin à la guitare de tenter l’aventure. A cet instant la voix de Gregg n’a jamais été aussi proche de l'organe paternel. Proche de l’ABB mais en plus coriace, "Mercy mercy" trempe dans le blues rock sudiste. Devon n'assure que la guitare rythmique, cédant le rôle de soliste à un invité prestigieux : le jeune Joe Bonamassa. Dans son style désormais bien connu, ce dernier en profite pour déverser une orgie de notes. Toujours aussi rugueux, "Something I know" pêche un peu par son excès de densité ; un titre cependant bien imprégné des claviers de Kirkner. Southern blues savoureux, "Heaven has no mercy" autorise la cohabitation entre le quatuor largement amplifié et la National steel slide d'Arevalo. Le spectre de l’Allman Brothers Band réapparait chaque fois que la Gibson de Devon est rejointe par la slide de Pedro Arevalo. "Why you wanna bring me down?" en est probablement la plus belle illustration. Mais le chemin est encore long avant de rivaliser avec le plus célèbre des jam bands sudistes. Bref intermède instrumental, "511 Texas Avenue" est uniquement interprété par Devon à la guitare acoustique. Cet album de bonne facture, mais trop court, s’achève par le vigoureux "Nothing to be sad about". 

Kon and Amir

Kon and Amir Present Off Track Volume One : The Bronx

Écrit par

A New York, lorsqu’on évoque le Bronx, on pense tristement aux quartiers malfamés. Les fans de sport évoqueront davantage le stade mythique des New York Yankees et ses 54 000 places assises. Quant aux littéraires, ils se remémoreront les derniers moments de la vie d’Edgar Allan Poe, passés au très renommé ‘Poe Cottage’.

Lorsqu’on parle de musique, il serait impensable de contourner deux maîtres absolus du didjeing : Kon and Amir. Originaires de Brooklyn, ces amis de longue date ont réalisé, un peu à la manière de Robert De Niro, un « Bronx Tale ». « Kon and Amir Present Off Track Volume One : The Bronx ». Un double album de pur bonheur destiné à faire vibrer vos soirées nourries au jazz/funk.

Depuis 1997, ces deux Ricains prolifiques nous régalent de leurs compilations « On Track ». Six à ce jour ! Sans oublier les deux albums : « The Cleaning » et « The Kings of Diggin’ », concoctés en compagnie du Japonais DJ Muro. Pour la série « Off Track : The Bronx », Kon and Amir ont signé chez le label londonien BBE (Dimitri From Paris, DJ Vadim). Pour 5 compiles. A venir donc Brooklyn, Queens, etc.

Véritables bibles musicales, ces New-yorkais sont parvenus par le biais de cet opus à immortaliser des titres d’artistes injustement méconnus ou méprisés. Le soldat inconnu est maintenant réputé !

Mixé par Kon, le premier disque révèle des titres aux influences ‘soul’, disco et funk. Des morceaux typiques des 60’s et 70’s. Les 14 plages à pousser à fond dans une Mustang, vous feront vivre cette époque où les juke-boxes dictaient leurs lois et les dancefloors avaient fière allure. Si un titre est à épingler, c’est manifestement le « Darling I Love You » de Jorge Santana. Grâce aux  ‘Claps, Claps’ et à une basse rebondissante, vous produirez un déhanché comme jamais réalisé auparavant. De quoi épater la galerie !

Mixé par Amir, le second disque, est malheureusement le moins accessible à l’écoute. Les titres sont d’une qualité remarquable, mais le jazz a toujours suscité de vives interrogations. Pourtant, le « Destroy the Nihilist Pic Nic » du London Experimental Jazz Quartet possède toute les caractéristiques d’un grand titre. Il procure une incroyable sensation dès le claquement des notes d’un piano fusionné aux cris d’appel d’un saxophone libre comme l’air. Mais rien à faire, ce disque passe moins bien que le précédent. Pas trop difficile, dès lors, de reprocher à Amir de ne pas être parvenu à nous coller une grosse baffe comme Kon a su le faire.

Maintenant, il ne faut pas non plus en faire tout un plat. Sur 28 titres, plus de la moitié passent très bien la rampe. Et ce n’est pas parce que l’oreille est critique qu’il ne faut pas se montrer indulgent à l’égard d’Amir. Après tout, il lui reste encore quatre chances de nous épater. Vivement la suite !

Kinski

Down Below It’s Chaos

Écrit par

En pénétrant  “Down Below It’s Chaos”, on franchit d’abord un pallier qui mène à une antichambre où un riff métal nous accueille les cordes tendues (“Cry Baby”). Il sera notre hôte pour la soirée ; il nous en fait la promesse. En écartant ensuite deux rideaux noirs, épais et lourds, on se sent littéralement engloutis dans la pièce sombre qui s’ouvre à nous. Aspirés et englués telles des mouches sur un rouleau collant prévu à cet effet, nous nous retrouvons, malgré nous, spectateurs de l’évènement. Kinski à dépassé les limites ! Celles qu’il s’infligeait lors des précédents opus, semblerait-il. Même si parfois « Rhode Island Freakout » ou « Schedule For Using Pillows and Beanbags » sur l’album « Airs Above »  (2003) semblaient être les prémices de « Down Below It’s Chaos ». Pour ce dernier essai, Kinski a décidé de chausser des chaussures de béton, s’évitant tout envol mélodique pour ne garder que le brut de la pièce. Non contents de nous décoiffer d’entrée de jeu, Kinski frise la provocation en nous invitant à goûter une douceur truffée au poivre. En l’occurrence « Boys, Was A Mad », sorte d’opéra rock onirique où l’on vient toucher le très bas, le très noir du métal. Ingénieux comme pas deux, le combo ne se laisse jamais engluer dans le tunnel visqueux du genre. En proposant au sortir de chaque hystérie musicale, un temps de repos (« Dayroom At Narita Int'l », « Argentina Tuner »,…) afin de préparer nos sens vers d’autres frissons, d’autres émotions, plus fortes, elles encore (« Hild had to catch a train », « Punching goodbye out front »,…) Parfait pour se remettre en forme, l’elpee est certainement l’enfant caché d’une centrale électrique qui se serait fait engrosser par un seau de souffre. Mélange plus que détonant…

Transit

Whitewater

Écrit par

Ayant récemment joué en première partie de 65daysofstatic à l’Orangerie du Botanique, Transit peut se targuer de porter l’étiquette de nouvel espoir post-rock made in Belgium. Proche de l’univers des Ricains d’Explosions In The Sky, le quatuor s’applique à faire frissonner son auditoire à coup de longues excursions contemplatives au cœur d’un genre auquel il apporte une petite touche personnelle. Une touche de pop aérienne, relativement bien placée, qui donne du relief à l’ensemble et permet à la formation d’éviter la redite (« Trees », « Maribor »). Transit parvient également à glisser quelques vocalises sur certains morceaux (les resplendissants « Thor » et « Lucas ») de manière si discrète et subtile qu’elles paraissent dès lors indissociables de l’ensemble. On saluera plus particulièrement la performance de la formation sur l’épique « January » et sa structure assurément classique mais terriblement efficace. Légèrement moins inventif que des Tomàn ou des Tape Tum, les quatre Gantois donnent sur ce « Whitewater » le signal de départ d’une carrière que les fans du genre devraient certainement suivre de très près.