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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Motek

Motek

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Cohérent, l’album éponyme de Motek l’est à coup sûr! A vrai dire, on ne peut l’être plus, tellement les titres, presque uniquement instrumentaux, se suivent et se ressemblent. A moins de l’écouter attentivement, on a l’impression qu’il ne s’agit là que d’une seule piste. Ancrés dans la veine post-rock, les sept titres de cet elpee concocté par Motek semblent cruellement manquer de ce petit plus qui transforme les cds moyens en disques de bonne facture. Et pour cause : Motek travaille non seulement la musique mais aussi l’image, que le groupe utilise en live pour soutenir la bande-son. Sans ce support cinématographique, Motek n’en n’est pas pour autant désagréable, c’est une certitude, mais avouons-le, parfois quelque peu lassant tout de même…

The Format

Dog problems

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Vous êtes à la recherche du chaînon manquant supposé relier Belle and Sebastian, The Thrills et Arcade Fire ? Ne vous cassez plus la tête, The Format est la pièce manquante de ce puzzle. Habillé d’une pochette cartonnée assez élégante (des chiens, découpés soigneusement et superposés), leur « Dog problems » donne franchement l’envie d’être découvert.

Pourtant l’entrée en la matière est plutôt laborieuse. A cause de la compo intitulée « Matches » et puis de l’interminable « I’m actual ». Après ce début loupé, la plaque prend un virage à 180°. « Time bomb » opère ainsi un savant mélange entre percussions, violoncelle et autres cuivres. Savoureux ! « She doesn’t get it » se révèle encore plus pop et abordable. Un single potentiel. A cause de sa durée (3’50) et de son refrain contagieux. Et au plus on avance dans le disque, au plus on rencontre de bonnes surprises. « Pick me up » et ses guitares plus tranchées évoquent Superchunk (NDR : curieux, le quatuor issu de Chapel Hill avait sorti un album intitulé « Come pick me up » en 1999). Le titre maître épouse un ton franchement cabaret. On se rend alors compte que ce groupe a le don de passer d’un style à l’autre, tout en continuant à maîtriser son sujet. Et les cinq dernières plages en sont la plus belle illustration. Les références des formations susvisées prennent tout leur sens et au final on se demande si on ne vient pas de faire une découverte. Une chose est sûre, ce quintet issu de l’Arizona gagne à être connu et découvert en live.

Tess Wiley

Super Fast Rock n Roll Played Slow

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Quoi de neuf dans le diagnostic des tumeurs du testicule ? `Le premier diagnostic est posé par le spécialiste lors d'une simple palpation des bourses. L'identification d'une masse testiculaire, d'une tuméfaction irrégulière du testicule est un premier indicateur. Un gonflement des seins (gynécomastie), la recherche de ganglions anormaux par palpation abdominale et entre la clavicule et le cou (creux sus-claviaire) sont autant d'indices permettant de suspecter une tumeur testiculaire'. Ce qui est certain, c'est que le deuxième (?) album de Tess Wiley, dont le titre demeure introuvable sur la pochette comme dans le livret (NDLR : « Super Fast Rock'n'Roll Played Slow »), commençait déjà à me gonfler dès les premières minutes. Ce folk terriblement doucereux, voire gnangnan, évolue au ras des pâquerettes dans un champ de clichés. Alors, la bourse ou la vie ? Ce qui est sûr, c'est que chez Tapete Records, mademoiselle Wiley m'a sérieusement cassé les burnes.

Wyclef Jean

Carnival vol.II : Memoirs of an Immigrant

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Des trois Fugees, Wyclef est manifestement celui qui a le mieux réussi sa carrière solo. Pras a disparu pour de bon et Lauryn Hill lutte contre de sévères problèmes mentaux. Wyclef a rencontré un énorme succès populaire lors de la sortie de ses deux premiers albums ; néanmoins, il s’est montré bien plus discret par la suite. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à sortir des disques ; mais il faut reconnaître qu’après « Ecleftic », la qualité a rarement été au rendez-vous. Bonne nouvelle, il nous revient en forme pour un concept album consacré à l’immigration. Il réserve ainsi une suite à son premier elpee, intitulé « Carnival ». Toujours épaulé par son vieux compère Jerry Duplessis, Wyclef reste fidèle à l’éclectisme forcené qui est la marque de fabrique de ses albums. Ragga, métal, ballades folk et hip hop s’entrechoquent au sein d’un univers parsemé de sonorités orientales, indiennes et haïtiennes. Les invités sont aussi légion : Sizzla, Tony Matterhorn, Paul Simon, Norah Jones, Mary J. Blige, will.i.am, et la liste n’est pas exhaustive...

L’opus s’ouvre parfaitement sur « Riot », un hip hop dopé aux riffs d’Iron Maiden et mélangé à un vieux titre de reggae digital. « Sweetest girl » est le single accrocheur de « Carnival II ». Du r’n’b mélodique qui emprunte son refrain au « C.R.E.A.M. » du Wu-Tang. Les événements se gâtent à partir de « King & Queen », très mauvais duo partagé en compagnie de Shakira. C’est à partir de cet instant que Wyclef commence à diluer le son tout en glissant de plus en plus vers une variété moins inspirée. Quelques titres du même style (dont les duos échangés en compagnie de Mary J. Blige et Norah Jones) plombent l’album. Ils témoignent d’une panne d’inspiration ou d’une trop forte volonté de plaire à tout le monde… Un album à moitié réussi donc, dont on retiendra surtout les quelques bons moments.

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6239929

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=268197958&s=143446

Southern Voodoo

Devil's drive

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“The Love Militia”, première décharge des Flamands de Southern Voodoo, avait fait l’effet d’une bombe à sa sortie, il y a un peu moins de deux ans. La plaque était sans nul doute la meilleure chose qui soit arrivée au hard rock belge depuis l’avènement des Brugeois de Cowboys and Aliens. Moins stoner que ces derniers, et davantage rock n’ roll, Southern Voodoo et son charismatique frontman Dominique De Vos, n’ont d’yeux et surtout d’oreilles que pour Motorhead, AC/DC, Nashville Pussy, Dead Boys et autre Russ Meyer, cinématographe bien connu pour ses obsessions mammaires.

De retour avec « Devil’s Driver », Southern Voodoo défend son ‘sexy hard rock n’ roll mayhem’ comme si la livraison de bière et de bourbon dans leur loge du prochain Pestpop festival en dépendait. Ca rock ferme, ça nettoie les cages à miel, ça décape grave… Loin de s’être assagi, Voodoo a gagné en énergie ce qu’il a perdu en mélodie. La production, qu’on imagine volontairement garage et poisseuse, est signée Chips Kiesbye, responsable du son des Hellacopters, et le dessin de couverture, des plus réussis, s’inscrit complètement dans un trip à la Monster Magnet ou même à certaines imageries psychobilly !

« Rocket to hell », « Tatto Lover » ou « Satan is a Woman » ne pourront que cartonner sur les planches. Une scène qui durant les mois à venir fera partie du quotidien du combo qui se produira dans tous les clubs de Belgique et de Hollande (ou presque), mais aussi dans des festivals (Pestpop le 21 avril) et même en ouverture de WASP à la salle Hof Te Lo le 5 mai prochain. Réjouissez-vous ! The true hard rock n’ roll made in Belgium is back !

 

Vanessa Paradis

Divine Idylle

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A moins d’être allergique à télé ou de ne jamais allumer votre radio aux heures de grande audience, impossible d’échapper à la promotion consacrée à cet opus. Il faut bien avouer que la campagne de médiatisation réservée à son précédent avait été plutôt discrète. Cause à effet ? Une chose est sûre, « Bliss » avait essuyé un cuisant échec. Pourtant, hormis le single détestable « Commando », ce disque auquel avait déjà collaboré Mathieu Chédid, recelait certaines qualités, et avait finalement injustement été boudé par le grand public.

Pour ce « Divine Idylle» la donne a changé. Oui, bien sûr, la pochette est moche. Enfin, c’est ce que le commun des mortels doit penser. Un portrait de la chanteuse peint pas Johnny Depp (il aurait pu s’abstenir…) Mais si on prend la peine de consulter le livret, la surprise est bien plus agréable. Il est à la fois sobre et chic. Et Vanessa Paradis a eu raison de faire une nouvelle fois confiance à Jean-Baptiste Mondino, pour la photo centrale. En outre, une touche de légèreté est apportée en fin de booklet par un portrait, brossé pour la circonstance, par sa petite fille Lily Rose.

Vanessa Paradis a donc reçu le concours de M, déjà présent lors de la réalisation de « Bliss ». Il a produit l’opus. Et puis de musiciens talentueux tels que Patrice Renson, Albin De La Simone et Jérôme Goldet. Elle a égalent bénéficié de la collaboration de quelques paroliers : Brigitte Fontaine, Franck Monnet, Thomas Fersen, Alain Chamfort, Jean Fauque et à nouveau De la Simone. Ce qui ne pas empêché Miss Paradis de participer à l’une ou l’autre chanson pour les lyrics ou la musique.

Mais venons-en au contenu. Première constatation. Il devrait permettre à Vanessa d’élargir son cercle d’adeptes. Dès la première écoute, l’auditeur est entraîné dans un univers bigarré, fruit d’un mélange de pop, de rock, de blues, de r&b, de reggae et de chanson française. Depuis le single et titre maître aux accents subtilement motownesques (Supremes ?) au reggae « La mélodie », en passant par l’allègre (cette basse !) « Chet Baker », le ludique et dansant « Dès que je t’vois », le bluesy et languissant « Les piles » (en duo avec M) et ‘nightclubbien’ « Les revenants », le minimaliste (piano et voix) « Junior suite », l’insidieusement country « Irrésistiblement », la ritournelle intimiste « Jackadi » ou encore l’enlevé « La bataille ». Tous les titres accrochent instantanément l’oreille. 

En dehors d’une promotion accrue (et cela reste un euphémisme), des leçons semblent avoir été tirées de l’échec de « Bliss ». Cet album-ci semble bien plus abouti, et on sent une réelle alchimie entre M et Vanessa Paradis. Pour preuve Mathieu Chédid accompagnera l’ex-lolita tout au long de la trentaine de dates prévues pour sa tournée. A suivre donc.

Duffhuës

Man on fire

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D’entrée de jeu, Duffhuës nous gratifie de quelques lancinants ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’ pas accrocheurs pour un sou. Deux ou trois ‘heï ! ho !’ plus tard, il se décide à entamer pour de bon son premier titre : « The happy few ». L’énergie qu’il y met est proportionnelle à l’irritation qu’il produit. Malgré toute la bonne volonté manifestée, parsemée à nouveau de ses fameux ‘Ahahaaaa haa haa ha hem’, la fin du morceau apparaît comme un véritable soulagement. « All I ever wanted », deuxième titre de « Man on fire », change de ton. Violons, voix grave, calme et triste. La musique de Duffhuës porte mieux sa description de blues et pop noire. De quoi séduire, à priori. Oui, mais toutes les plages de cette œuvre se ressemblent. Touchant au début, Duffhuës devient franchement lassant. Deux compos sortent  cependant du lot : « Delhi belly blues » au rythme accrocheur et à la mélodie surprenante, peut-être le meilleur morceau de l’album. Le deuxième, « Bad man », a pour effet immédiat de sortir l’auditeur de la torpeur dans laquelle il avait, malgré lui, replongé. Duffhuës se défoule, crache ses insultes, éructe ses mots à la manière d’un rugbyman enragé. Ce n’est pas de toute grande qualité, mais franchement, ça fait du bien ! ‘Mean motherfucker! Lousy cocksucker ! Sorry ass cock ! Bad ass fuck ! » Rhaaaaaaaaaaaaaa… !’

Savalas

Exercise and Karma drills

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Ce qui surprend sur cet album, c’est son éclectisme. Faut dire aussi que les influences du groupe sont plutôt amples, oscillant de Radiohead à Jeff Buckley, en passant par les Beatles. Bref, c’est sans doute après avoir secoué vigoureusement ces multiples élixirs référentiels au sein d’un grand shaker, que Savalas est parvenu à composer les chansons de son « Exercise and Karma drills ». Le drummer, le bassiste et le guitariste sont talentueux. Les morceaux sont bien construits, les mélodies intéressantes. Plutôt agréable, la voix du chanteur se distingue par sa précision chirurgicale. Les textes parlent d’amour et de leur manière d’appréhender la vie. Des thèmes classiques mais qui font toujours mouche au XXIème siècle.

Bref, le fruit de leur travail est soigné et son écoute est plutôt confortable. Mais il y manque ce petit grain de folie pour faire la différence. On aurait parfois envie que la solution sonore explose, qu’elle libère de l’adrénaline. Qu’elle manifeste du punch, en quelque sorte. Mais les morceaux sont tellement bien construits et respectent une structure tellement rigide, qu’ils finissent par susciter la lassitude voire l’ennui. A force de se retrancher dans les sentiers battus, Savalas gaspille un véritable potentiel, qu’il ne parvient jamais à exploiter tout au long de ce nouvel opus.

Cette absence d’originalité est probablement la conséquence d’un effet de mode, cultivé dans le Nord du pays. Trop de groupes en Flandre adoptent aujourd’hui un style musical fort semblable. Maintenant, les compos sont suffisamment contagieuses pour satisfaire les amateurs du genre et même devenir des tubes, chez nos voisins du Nord.