Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Playboy’s Bend

Game

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Circuit Bending.

Sous ce terme fantasmagorique se dissimule une âme d’enfant.

Cette petite flamme de curiosité brille dans les yeux du bébé qui décortique sa poupée ou démonte son jouet.

C’est un terme qu’on emploie pour désigner cette tendance à détourner les circuits électriques enfouis dans les jeux, pédales d’effets, et autres Casios d’une lointaine époque.

Recyclés, amalgamés, redirigés, assemblés, reprogrammés.

Monstres hybrides en circuits fermés.

Entre les mains de savants fous, de doux illuminés, de vrais passionnés.

Ainsi en va-t-il de Xavier Gazon, touche-à-tout de génie qui depuis deux mille six, mène le projet Playboy’s Bend (oui, Bend, comme Bending) du bout des rêves. De ses rêves. De nos rêves. Rêves éveillés. Rêves habités. Habités par une certaine Electro Pop aux vagues très eighties (Patrick Coutin, Taxi Girl, Plastic Bertrand, Lou & the Bananas, Fad Gadget, Kraftwerk, Liaisons Dangereuses, Android’s 80, Lio, et maintenant cherchez l’intrus).

‘J’ai quitté l’atmosphère de la terre à bord de mon vaisseau spatial’.

Le ton est donné.

Voyage ludique, empreint de nostalgie, entre univers enfantin et fantasmes adultes, « Game » est un album qui porte bien son nom et cache bien son… jeu.

Car il se moque des codes, des tendances, des modes et du temps.

Un univers décalé où l’on croise de jolis chœurs (Belleclose, Juliette Whatieu) qui accompagnent de facétieuses mélodies.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait craindre, un univers loin d’être aseptisé.

Si l’humour est omniprésent, l’esprit et la gouaille de ce playboy qui tient plus du rusé renard que du lapin assure une homogénéité salvatrice à cet ensemble au final très cohérent.

Cette suite à l’Ep « Needs », dont on retrouve ici le titre éponyme, ainsi que « Caroline », s’avère donc la confirmation de tout le bien que j’en disais en ces même lignes, il y a quelque temps.

Un elpee pour enfants pas si sages…

 

Ilydaen

Disgressions

Écrit par

La scène post-rock belge possède d’excellents représentants. A l’instar d’Ilydaen, formation liégeoise, responsable d’un premier opus, paru, fin de l’an dernier. La trame instrumentale de « Digressions » est découpée en 6 actes, à écouter, de préférence, d’une traite. De facture classique, leur post-rock baigne au sein d’un climat ténébreux, mélancolique, sis à la frontière du métal voire du hardcore. Pour être plus précis, quelque part entre Explosions in the Sky et Isis. 

Au sein d’une niche où il s’avère difficile de se démarquer et à défaut d’afficher cette touche d’originalité qui fait la différence, Ilydaen offre toutefois d’intéressantes dispositions qui poussent à la réécoute. Et notamment un sens mélodique qui fait mouche. Prometteur !

 

Jimi Hendrix

People, hell and angels

Écrit par

Janie L Hendrix est la belle-sœur de feu Jimi ou plus exactement la fille adoptive du père du génie de la guitare, James Allen ‘Al’ Hendrix. C’est également la présidente de l’Experience Hendrix LLC, la société qui gère les droits d'auteur de Jimi, génératrice, vous vous en doutez, de revenus très confortables, même si la publication d’albums posthumes peuvent alimenter le souvenir et ravir les fans innombrables de plusieurs générations. Hendrix nous a quittés en septembre 1970 ; eh oui, il y a déjà plus de 42 ans. Il n'avait, de son vivant, gravé que quatre albums. Trois en studio chez Experience et un live pour Band of Gypsies.

Sorti en 2010, "Valleys of Neptunes" en 2010 se concentrait sur les derniers enregistrements studio. "People, hell and angels" nous restitue aussi des prises studio, mais produites et mixées par Eddie Kramer (et… Jimi lui-même). Pour rappel, Jimi cherchait à faire  évoluer sa musique, au contact d’autres musiciens que ceux de l'Experience.

L’elpee s’ouvre par "Earth blues". Une plage enregistrée en décembre 1969, sous la formule trio du Band Of Gypsies, impliquant le drummer Buddy Miles et le bassiste Billy Cox, très peu de temps avant que groupe n’immortalise son set au Fillmore East. "Somewhere" constitue un très grand moment. Nous sommes en mars 1968, lors de la première tournée américaine de l’Experience. Jimi entre pourtant en studio, flanqué de Buddy Miles et Stephen Stills, à la basse. L'envol sur les cordes est totalement déjanté. Il multiplie les effets de distorsion sur la pédale wah wah. Il existe plusieurs versions de "Hear my train a comin'", un blues extraordinaire, joué lors d’une première séance, au cours de laquelle il était soutenu par Miles et Cox. A l’époque, cette musique était inédite et expérimentale. Le même jour, il nous propose sa vision du classique d'Elmore James, "Bleeding heart". Ses interventions sur les cordes sont lumineuses, face à une section rythmique qui libère un groove incroyable. Il partage une impitoyable tranche de R&B en compagnie du saxophoniste/chanteur Lonnie Youngblood, qu’il avait rencontré deux ans plus tôt, sur "Let me move you". "Izabella" et "Easy blues" ont été immortalisés à New York, le lendemain du festival de Woodstock. Jimi est épaulé par le Gypsy Sun & Rainbows, incluant un gratteur rythmique et deux percussionnistes. Plus atmosphériques et complexes, ces pistes sont davantage teintées de jazz. Très funky, "Crash landing" a été enrichi de percus, une opération réalisée en 1975, par les membres de Cherry People. "Mojo man" trempe également dans le funk. Albert Allen assure les vocaux, James Booker (NDR : il est issu de la Nouvelle Orleans) les ivoires, Muscle Shoals la section rythmique. Jimi double guitare et basse sur l’instrumental "Inside out" ; et il se révèle un redoutable quatre-cordiste, face aux coups de boutoir de Mitch Mitchell! Blues assez court, "Hey gypsy boy" est à la fois étincelant et relativement dépouillé. Jimi y chante sereinement devant son ami Buddy Miles. "Villanova Junction blues" clôt l’opus, un autre instrumental au cours duquel Miles et Cox semblent particulièrement cool. Sur ce long playing figurent donc quelques excellentes plages, qui nous rappellent que Jimi Hendrix était vraiment un guitariste de génie, mais également des pistes plus expérimentales, indicatives de ce qui pouvait l'intéresser…

 

Ben Harper with Charlie Musselwhite

Get up!

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Ben Harper a accompli du chemin, depuis qu’il a publié son premier opus, "Welcome to the cruel world", en 1994. Ce chanteur/auteur/compositeur/guitariste californien s’est ainsi forgé une belle notoriété. D’autant plus qu’il est capable, avec bonheur, de changer de style. Aussi bien le rock, le blues, le jazz, que le reggae ou le folk.

Enregistrée en compagnie de Relentless 7, sa dernière œuvre, "Give till it's gone", remontait à 2011. Pour enregistrer son douzième opus, il a reçu le concours du célèbre Charlie Musselwhite. A l’instar des bluesmen authentiques, ce dernier est issu du Mississippi. Né en 1944, il a passé son enfance et son adolescence à Memphis ; ce qui lui a valu le sobriquet de Memphis Charlie. Il y rencontre Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. Mais sa passion, c'est le blues ; aussi il émigre à Chicago où les plus grands lui ouvrent les bras : Muddy Waters, Howlin' Wolf et John Lee Hooker, notamment. Fin des sixties, il s'établit en Californie où il vit d’ailleurs toujours aujourd'hui.

Charlie et Ben se connaissent fort bien depuis la fin des 90s ; mais ils n’avaient pas encore eu l’opportunité de concrétiser une collaboration. C’est chose faite. Pour concocter cet elpee passion, Ben est soutenu par ses musiciens de Relentless7, en l’occurrence le bassiste Jesse Ingalls, le guitariste Jason Mozersky et le drummer Jordan Richardson.

"Don't look twice" ouvre la plaque. Une compo acoustique particulièrement fragile. Ben chante d’un timbre très expressif, avant que Charlie ne vienne tapisser l’arrière-plan de ses interventions plaintives. Les autres musicos font leur apparition, à leur tour. Mais soudainement, Musselwhite déchire, lacère même, l’expression sonore. Un véritable coup de rasoir ! Le tempo s'emballe. Le ton monte, les percussions préludent "I'm in I'm out and I'm gone". Les lyrics ne prêtent pas à sourire. Le vieux souffleur brille de mille feux. Caractérisé par ses claquements de mains, "We can't end this way" baigne dans le gospel. A cause des chœurs qui répondent au chant de Ben. Il en profite pour libérer des sonorités écorchées de bottleneck. Une sacrée dose de rock est injectée à la compo "I don't believe a word you say". Proche de Beck à l’époque du Cream, la voix de Harper est puissante. Les riffs sont percutants. Jesse et Jordan triment à la section rythmique. Une formule reproduite sur "Blood side out". Un peu de quiétude envahit le dépouillé "You found another lover", une piste caractérisée par le chant plaintif, les cordes acoustiques et l’harmo discret. Superbe ballade roots blues, "I ride at down" disserte sur les méfaits causés par les guerres successives. La densité du climat est entretenue par la basse. Le chant est superbe. La slide s’infiltre délicatement, tout en douceur. Le titre maître campe un fort bon blues imprimé sur un mid tempo. Les interventions de basse sont remarquables. Charlie souffle parcimonieusement dans sa musique à bouche. Ben se réserve la slide. Ses incursions sont aussi peu démonstratives, mais empreintes d’une grande sensibilité et judicieuses. Eloquent et efficace, "She got kick" est un excellent blues. Une petite perle qui lorgne quelque peu vers Ike Turner. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par le tendre et lumineux "All that matters now". Face au piano, à la guitare et à l’harmo de l'ami Charlie, la voix de Ben est divine. Cet opus est dédié à Solomon Burke et John Lee Hooker. 

 

Harpagès

Au Moment

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Le patronyme de cette formation est énigmatique. Tout comme sa musique, d’ailleurs, qui se dévoile lentement, sous une forme post rock. Mais que peut donc bien apporter ce duo, dans un genre ultra-balisé ? Et bien, les frères Harpagès, Julien et Antoine, que l’on a déjà connu au sein d’un projet baptisé L’OBJET, veulent rendre leur style le plus ‘ambient’ possible, en lui conférant des ambitions cinématographiques. Tout au long des 6 titres d’« Au Moment », la paire cherche donc à mettre nos sens en éveil, plutôt que de susciter la réflexion… Un concept qu’elle développe en  faisant la part belle aux arpèges (Harpège ?) au cœur de climats shoegaze, légèrement teintés d’électro. Entre l’envoûtement et l’ennui, le mélomane devra choisir…

 

CODY

Fractures

Écrit par

En 2010, le premier album de Cody (NDR : en référence à l’album de Mogwai « Come On Die Young »), avait laissé entrevoir un réel potentiel, chez le groupe. D’ailleurs, après la sortie de cet opus, il a eu l’opportunité d’ouvrir pour quelques pointures comme Band of Horses, Bonnie ‘Prince’ Billy ou encore The National. De quoi prendre de la bouteille…

« Fractures » constitue donc le deuxième long playing du groupe. En trois années, le son des Scandinaves s’est affiné. L’instrumentation est luxuriante. On y rencontre des violons, des claviers et même de la trompette… Tout est parfaitement mis en place. Emmenés par Kaspar Kaae, les sept musicos maîtrisent leur instrument et pèsent chaque note. Les envolées lyriques ne sont jamais loin. Et on pense le plus souvent à The National, même si la voix de Kaee n’est pas du même calibre que celle de Matt Berninger. Elle possède cependant ses spécificités, notamment cette forme de nonchalance qui colle bien aux compos du groupe. Et une plage comme « Caroline » en est certainement le plus bel exemple. 

Une chose est sûre, Cody est digne de cette scène danoise en pleine expansion, une scène toujours emmenée par Efterklang, Slaraffenland ou encore Pinkunoizu. Pas de date en Belgique pour ce combo scandinave.  Ce n’est cependant pas une raison pour passer à côté de ce « Fractures »…

 

4 Jacks

Deal with it

Écrit par

Le label Ellersoul a eu le nez creux en demandant à quatre musiciens talentueux se réunir pour partager un même projet sous le patronyme des 4 Jacks. Les 4 As!

Anson Funderburgh est un guitariste texan. Chez ses contemporains, il est considéré comme un des meilleurs. Il a drivé, pendant trois décades The Rockets, une formation au sein de laquelle militait le chanteur/harmoniciste noir, Sam Myers. Cette véritable légende du blues est disparue en 2006.

Big Joe Maher est issu de Washington D.C. Batteur, chanteur et compositeur, c’est un maître du swing

Kevin McKendree est claviériste. Il a longtemps été chef d'orchestre de Delbert McClinton. Quant à la basse, elle est assurée par Steve Mackey.

Ils sont entrés dans le studio de McKendree, ‘The Rockhouse’ à Franklin (NDR : c’est dans le Tennessee) pour y enregistrer sous sa houlette.

Le titre maître ouvre le feu. Le son trempe dans le Memphis blues. Anson pince les cordes à la manière de Freddie King tandis que McKendree fait vibrer son orgue Hammond comme Booker T. Une excellente entrée en matière instrumentale. "Have ourselves a time" baigne dans le swing à l'état pur. Steve se démène sur sa basse acoustique. Kevin caresse ses ivoires sur le mode jazz. Big Joe dirige la manœuvre depuis ses fûts. Anson semble hanté par T-Bone Walker. La complicité musicale est manifeste. La cover du "I don't want to be president" de Percy Mayfield permet à Mr Funderburgh de faire la différence. Le niveau monte encore d'un cran sur "She ain't worth a dime", un Chicago shuffle au cours duquel McKendree fait exploser les 88 touches de son piano. Véritable joyau, "Love's like that" est issu de la plume de Maher. Anson est en toute grande forme. Son jeu est exceptionnel. Il évolue même dans le  registre d'un Otis Rush au sommet de son art. La voix de Big Joe est irréprochable. Elle est même limpide sur "Bobcat woman", un swing au cours duquel chaque instrument trouve sa place. Blues lent de circonstance, "You turn to cry" adopte un profil dramatique. Un exercice de style qui semble naturel pour ces artistes ; et qu’on retrouve sur "Bad news baby". Rien n’est à jeter sur ce long playing. Funderburgh s'éclate sur "Thunder and lightning". Il échange un duel avec McKendree, sur l'instrumental "Texas twister". Enfin, les quatre musicos se défoulent tout au long d’"Ansonmypants", un boogie ludique. Pour votre serviteur, il s’agit du meilleur album de blues, paru depuis le début de l’année 2013. Un projet à suivre de très près !

 

Various Artists

50 Weapons of choice #20-29

Écrit par

50 Weapons of Choice #20-29 est une des compilations "50 Weapons" publiée par le label Monkeytown. Elle réunit des compos remixées par différents artistes, signés sur la maison de disques, tels que Dettmann, Addison Groove ou Anstam, pour les plus connus.

Vu le panel de Deejays concernés, on aurait pu espérer hériter d’un recueil brillantissime. Il n'en est rien. En effet, aucune des 10 pistes qui figurent sur ce cd ne sort de l’ordinaire. Pire encore, elles sont stériles et reflètent un manque total d’inspiration.

Si vous êtes fans des Djs, tournez-vous plutôt vers leurs travaux en solitaire ; ils sont nettement plus cohérents.

 

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