Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Ora Cogan
Chroniques

Man From the South

Koblenz

Écrit par

Contrairement à ce qu’indique son patronyme, Man From the South ne nous vient pas du Sud, mais bien des Pays-Bas, d’Eindhoven tout particulièrement. En fait, il s’agit du projet de Paul Van Hutten. « Koblenz » constitue son premier opus et il a failli ne jamais voir le jour. En effet, les neuf morceaux étaient demeurés à l’état de démo ; et c’est sous l’insistance de ses amis que le Batave s’est enfin décidé à le publier. Conseil éclairé, car il aurait dommage de ne pas découvrir l’elpee de ce barbu. Un excellent songwriter, qui a eu l’occasion de jouer en compagnie de Mr Howe Gelb et de Flying Horsemen. Belle carte de visite, en effet…

Man From the South cite comme influences majeures  Bob Dylan, Townes Van Zandt, Eddie Vedder, mais également David Eugène Edward (Wovenhand, Sixteen Horsepower). On l’a donc compris, le Néerlandais regarde de l’autre côté de l’Atlantique. Son style oscille de l’americana au blues (« Hardy Man », « Life May Be Sweet »). Les morceaux sont dépouillés. Paul ne s’accompagne qu’à la guitare. Mais l’artiste a le bon goût d’avoir recours aux loops, pour étoffer sa solution sonore. Le ton est tantôt grave (« Something made The Streets Melt »), tantôt plus paisible (« Right On ») voire allègre (« Into the Gloom »). Mention spéciale à l’excellent « Goodbye Hawaii », dont la mélodie continue de trotter dans votre tête, quelques heures après son écoute.

 

Lightnin' Guy

Blood for Kali

Écrit par

Guy Verlinde, alias Lightnin' Guy, est un Brugeois âgé de 37 ans. Un bluesman belge qui chante, joue de l'harmonica et de la guitare. Il avait monté son premier groupe en 1993, les Smokin' Chilluns. Il rencontre alors Mario Noppe, le guitariste et leader de Maxwell Street. Ce dernier lui apprend la technique de la slide et l'invite à le rejoindre dans sa formation, band qui se rebaptise Mo' Rice. Guy se focalise ensuite sur l'harmonica. Il reconnaît alors pour maîtres, Sonny Boy Williamson II, James Cotton et le regretté Lester Butler. Devenu une valeur sûre du blues belge, Guy joue sur plusieurs tableaux. Il est le leader des Mighty Gators, en compagnie desquels il publie l’excellent opus "Live from the heart", en 2009. Il se réserve la guitare slide chez les House Rockers, une formation responsable de l’elpee "Lightnin' Guy plays Hound Dog Taylor", publié sur le label français Dixiefrog, en 2012. Enfin, il se produit également en solo.

Ce long playing aborde une facette de l'artiste qui n'avait pas encore été explorée. Guy signe douze des quatorze plages. Le disque s’ouvre par le titre maître. Lightnin' Guy est armé de sa resonator acoustique et souffle dans son harmo diatonique. Il chante en tapant du pied. Plutôt que de déesse indienne, cette plage baigne dans le delta du Mississippi. Le violoncelle de Toon Vierick amorce "99%", une ballade empreinte de douceur. Des backing vocaux soutiennent la voix de Guy. Les sonorités de ses cordes sont belles, pures, immaculées. Un doigté subtil qui caresse également "Yser", un hommage rendu à cette rivière flamande et "Against the grain". La voix colle bien au répertoire intimiste ; elle se met au service de chansons qui baignent davantage dans un registre folk que blues, à l’instar de "Don't you cry", caractérisé par la superbe voix de Miss Ibernice MacBean. "Enraciné dans le vent" est un bien joli intermède musical". L’elpee recèle deux covers. Tout d’abord une reprise majestueuse et bouleversante du célèbre "Voodoo Child" de Jimi Hendrix, une piste au cours de laquelle les cordes de sa Weissenborn sont limpides, tandis qu'il tape du pied sur sa valisette. Puis le "Bring it on home to me" de Sam Cooke, plage pour laquelle il a reçu le concours d’un invité à l’harmo, Steven Troch. Le blues n’est quand même pas négligé. Et nous révèle quelques moment exquis, au cœur de cette musique des racines, dont "Runnin' back to you" et "Reckonin' blues", illuminé par la Resonator. "Ovestrong revisited" bénéficie des interventions subtiles de mandoline, accordées par Willy Devleeschouwer et des accords de piano de Patrick Cuyvers. De toute bonne facture, cet album s’achève par "Boogie train", un  boogie endiablé au cours duquel notre Guy se vide complètement les tripes...

 

Crucified Barbara

The Midnight Chase

Écrit par

Durant des années, dans le métal, les femmes ont été mal représentées. Cantonnées à des rôles de faire-valoir annexes, presque systématiquement reléguées aux claviers ou à la basse, elles n’étaient sur le devant de la scène que si leur physique était à la hauteur de leur talent musical, voire plus haut. Un cliché qui a certes supporté quelques exceptions (Doro, Girlschool, Meldrum, Otep), mais dont il a été, des années durant, extrêmement difficile de se débarrasser. Aujourd’hui encore, un très grand nombre de femmes sont cantonnées à des rôles de potiche dans les groupes. Il suffit d’observer les pochettes des albums d’In This Moment, illustrées par des poses lascives de légions de chanteuses gothico/symphonique engoncées dans des corsets trop serrés et des décolletés indécents.

Heureusement, depuis quelques années, ces dames se réveillent, et montrent les dents. Huntress identifie une chanteuse plus talentueuse que la majorité de ses contemporains mâles ; pareil pour Halestorm. On pourrait encore citer les excellents Royal Thunder ou encore nos compatriotes de SerpentCult. Dans des styles très différents, les chanteuses de ces formations ont su s’imposer grâce à leur talent, et pas leurs atours.

Crucified Barbara est un magnifique exemple de cette intégration féminine par le talent, et pas le tour de poitrine. Certes, il est composé de 4 jolies Suédoises, mais une fois le disque inséré, on se fiche complètement de l’état civil des membres du quatuor. Crucified Barbara envoie du lourd, un hard rock débridé, old school, qui rappelle les heures de gloire du metal des années 80, Motörhead en tête. C’est fun, heavy, ça ne se la raconte pas, c’est juste bien rock n’roll ! La voix de Mia Coldheart, chaude et éraillée, rappelle Ann Wilson de Heart voire Pat Benatar, et se marie à merveille aux riffs massifs, matraqués de bout en bout sur une rythmique appuyée et carrée à souhait. Ce troisième album s’inscrit dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Il se laisse écouter sans peine, se permettant même quelques morceaux qui restent en tête dès la première écoute (« Shut Your Mouth », « Crucified »), et parvient même à rester crédible sur une ballade (« Count Me In »). Une véritable bouffée d’air frais, un LP ultra fun, et une preuve supplémentaire qu’on n’a pas besoin d’être des mecs pour sortir un album de hard rock couillu !

 

Steve Bug

Noir

Écrit par

Steve Bug est un artiste allemand qui s'est illustré, au cours des 90’s, comme DJ résident au sein des discothèques huppées d'Ibiza. Il est aussi responsable du mixing de compiles plutôt agréables et inspirées (« Da minimal Funk, part 1 &2 » par exemple). « Noir » constitue son cinquième album, un disque qu’il a voulu plus sombre, plus hanté, que ses précédentes créations.

Suivant une certaine presse spécialisée, le Teuton est considéré comme un ambassadeur de la musique électronique. Rien que ça ! Permettez-moi d'en douter quand même. Faut dire que ce dernier elpee, fait un peu pâle figure.

Si le but ultime du gaillard était de réaliser un disque ténébreux, il y est parvenu. Pas de chant, pas de mélodie et même absence de créativité. On a parfois l’impression qu’il s’est contenté de coller des sonorités, l’une derrière l’autre. Et le résultat est aussi indigeste que rébarbatif.

« Noir » pourrait éventuellement faire illusion sur la piste de danse d'une discothèque branchée, lorsque la foule est suffisamment imbibée de cocktails alcoolisés. Quant à convaincre un véritable mélomane, c’est une autre histoire.

Stefan Brügesch a choisi pour pseudonyme, Steve Bug. Et effectivement, je confirme : Steve ‘bugge’ !

 

Book Of Reflections

Relentless Fighter

Écrit par

S’il n’est pas aussi connu qu’un Yngwie Malmsteen, Lars Eric Mattson n’en est pas moins un virtuose du metal mélodique. Sa carrière solo, démarrée à la fin des années 80, compte pas moins de 13 albums, auquel il faut ajouter Condition Red et Eli, deux autres groupes toujours actifs à ce jour. Book Of Reflections étanche la soif de power metal du guitariste finlandais, et propose, après une longue pause de 6 ans, son troisième album. Multi-instrumentiste doué, Mattson assure non seulement les guitares, mais aussi la basse et les claviers, le tout au service d’un power metal mâtiné de néo-classique, clairement destiné aux amoureux des chansons mélodiques, puissantes, ultra techniques et démonstratives. L’influence de Malmsteen est indéniable, et c’est sans doute ce qui distingue « Relentless Fighter » de l’importante production power metal : l’ombre des années 80, voire 70 (le clavier sur « Angel Shed A Tear ») est omniprésente, et ajoute encore au côté épique inhérent au style pratiqué. Le guitariste évite toutefois de sombrer dans les clichés (pas l’ombre d’un dragon à tuer dans les paroles), et évite la surenchère démonstrative en permettant aux chansons de respirer et d’exister en dehors des soli. Ce qui ne l’empêche évidemment pas de se faire plaisir en s’autorisant des moments de pure bravoure (« Rise Up ! ») qui prouvent, si besoin était, que le Finlandais n’a rien à envier aux guitar heroes légendaires.

Le chant est assuré par deux compatriotes de Mattson : Marku Kuikka et Carsten Schulz. Leurs voix sont assez semblables, mais la présence de deux vocalistes permet des harmonies plaisantes, et une alternance dans la couleur des morceaux, d’autant plus qu’un des deux vocalistes possède un timbre légèrement plus éraillé et rauque que l’autre. La production de l’opus est limpide, très propre, voire un peu trop, on aimerait parfois un peu plus de pêche et d’attaque dans les riffs. Autre défaut majeur de l’elpee, les refrains manquent cruellement de ce côté catchy, hymnique, qu’on retrouve souvent dans le power metal. Sans des gimmicks faciles à retenir, le disque tourne vite à la soupe sonore certes préparée par des virtuoses, mais néanmoins indigeste sur la longueur. A consommer avec parcimonie.

 

The Blues Broads

The Blues Broads (Cd+ Dvd)

Écrit par

The Blues Broads, c'est le projet réunissant quatre chanteuses américaines, sous le giron du label californien Delta Groove. Deux blanches et deux noires. Ce qui s’inscrit parfaitement dans le contexte du blues contemporain.

Côté black, on retrouve Dorothy Morrison. Elle est devenue célèbre pour avoir coécrit "Oh happy day", popularisé jadis par les Edwin Hawkins Singers. Annie Sampson, ensuite. Elle a milité chez Stoneground, un band issu de San Francisco et a également participé à l’aventure de la troupe de comédie musicale "Hair".

Côté white, figure Tracy Nelson. Elle a aussi été membre d'un groupe légendaire issu du San Francisco des sixties, Mother Earth. Depuis, elle a embrassé une carrière solo. Angela Strehli enfin. Texane, elle sévit depuis le début des 70’s, sur la scène blues d'Austin.

Le quatuor est soutenu par une excellente équipe de musicos, parmi lesquels on épinglera, Deanna Bogard. Elle se réserve le piano et le saxophone.

A une plage près, le cd et le dvd nous proposent le même concert, enregistré en novembre 2011, au théâtre Throckmorton de Mill Valley, en Californie. Les quatre divas entrent en scène et abordent "Living the blues", une compo signée Miss Nelson. Tracy et Angela chantent successivement leur couplet. Annie Simpson prend le relais pour attaquer son "Bring me your love". Soul, sa voix est naturellement puissante et chaude. Dorothy jouit d’une belle expérience dans l’univers du gospel. Ce qui lui permet de réussir parfaitement sa reprise très nerveuse du classique "River deep mountain high". Tracy a une voix surpuissante. Mais elle la met au service du quatuor pour interpréter "Walk away", un blues lent, qui permet à Gary Vogensen de s’autoriser un bel envol sur ses cordes. Angel assure seule les vocaux de "Two bit Texas town", un R&B très bien ficelé. Et elle le fait avec panache. Deanna Bogart est derrière son piano électrique pour baliser "It won't be long". Elle ne tient pas en place tout au long de ce gospel boogie qui provoque une sorte d'excitation collective. Annie Sampson chante le classique de Dylan, "It's all over now baby blues". Elle est épaulée par Miss Bogart qui la rejoint pour souffler dans son sax ténor. En fin de parcours nos dames décident de retourner dans le gospel. A l’instar de "Mighty love". A capella, en compagnie de Deanna, pour "Jesus, I'll never forget" ; et en finale, lors d’une version dynamique de l’inévitable "Oh happy day".

 

Toundra

III

Écrit par

L’artwork de cet album est épouvantable. Il fait peur et est ignoble. Ces sirènes gothiques et ces squelettes semblent émaner du même monde que ceux adoptés depuis des lustres par Iron Maiden. Toundra est issu de Madrid. Et l’Espagne n’est guère riche en matière de groupes ou artiste pop/rock exportables. Si mes souvenirs sont exacts, la dernière formation intéressante émanant de la Péninsule Ibérique s’appelait Migala. Elle s’est séparée en 2005. Depuis, hormis la zone crépusculaire de l’underground, c’est le calme plat !

Mais intéressons-nous plutôt au contenu de l’œuvre. Surprenant ! Dans le bon sens du terme. Pas de flamenco ni de rock hispanique aux accents latino complètement insupportables, mais le fruit d’une rencontre entre post-rock et metal. Le combo semble avoir complètement digéré ses influences qui oscillent de Pelican à Cult of Luna, en passant par Mogwai. Mais puisées également chez Led Zeppelin, Black Sabbath ou Metallica (« Requiem », « Cielo Negro). Et il maîtrise parfaitement ce fragile équilibre entre longs crescendo et riffs puissants, écrasants, tranchants.

Malgré un goût graphique plus que douteux, le troisième opus de Toundra est bien plus fertile que son patronyme…

 

Sun Araw & M. Geddes Gengras meet The Congos

Icon Give Thank

Écrit par

Sun Araw, alias Cameron Stallones et Geddes Gengras sont les deux principaux responsables de ce projet. Le premier est issu de l’Etat de Californie, et s’est forgé une certaine notoriété dans l’univers du psychédélisme, notamment chez le groupe Pocahaunted. Le second, est avant tout un producteur. Et ce sont d’excellents amis. Le concept d’« Icon Give Thank » nécessitait un petit voyage au sein des Caraïbes, et plus particulièrement de la Jamaïque, où ils ont reçu le concours du groupe mythique de reggae, The Congos. Et afin de couvrir les frais inhérents à leur billet d’avion, les deux gaillards ont filmé leur séjour en terre rasta. L’ambiance de l’enregistrement de l’album est d’ailleurs parfaitement rendue sur le Dvd.

« Icon Give Thank » baigne au sein d’une ambiance paisible, cool. Les rastas se réservent voix, chœurs et percussions, pendant que les Américains nappent le tout de couches de guitares et de claviers psychédéliques. Le fruit de leur rencontre débouche sur un trip mystique en lévitation, au cours duquel chacun est venu apporter sa pierre à l’édifice.

 

Page 313 sur 1252