Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Ora Cogan
Chroniques

The Delta Saints

Death Letter Jubilee

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Formation de roots étasunienne, The Delta Saints a été formé en 2007 par des étudiants qui fréquentaient un Collège de Nashville, dans le Tennessee. En l’occurrence le chanteur et joueur de dobro Ben Ringel, le guitariste Dylan Fitch, l’harmoniciste Greg Hommert, le bassiste David Supica et le drummer Ben Azzi. Avant de publier ce nouvel opus, ils avaient gravé deux Eps autoproduits, "Pray on" et "A bird called Angola". « Death Letter Jubilee » constitue donc leur œuvre la plus aboutie. Leurs lyrics traitent des amours difficiles, du manque de moralité et des vagabonds ; mais ils y intègrent des éléments de base comme la terre, l'air, le feu et l'eau! Leur style ? Un mélange de blues, de southern rock, de rock des bayous et de funk.

Des percussions syncopées et particulièrement néo-orléanaises ouvrent "Liar". Nous pénétrons dans l’univers des Delta Saints. Un univers sonore intense où chaque élément tient bien sa place. Très alerte, l'harmonica libère sa puissance et sa passion face aux cordes largement amplifiées. "Chicago" constitue un tribut à la Cité des Vents. Un blues imprimé sur un tempo lent. La voix de Ben est fervente et autoritaire. Tout au long de ce disque, elle impressionne, même. Très réverbérée, la guitare crée le lien qui mène au Delta lointain. Discrets, les arrangements de cuivres soulignent les interventions de musique à bouche. Sur ce rythme, Greg se sent comme un poisson dans l’eau. Caractérisé par les changements de tempo judicieux, "Death letter jubilee" identifie des chœurs a cappella. "Jezebel" s’ouvre comme une worksong authentique, avant que des cordes acoustiques ne viennent soutenir la voix. Des cordes rejointes par un harmonica pour le primaire "Out to sea", un folk blues au cours duquel le chant à l’agonie est saturé d’émotion. Une slide trépidante entame "Boogie" avant qu’elle ne s’enroule autour du timbre envoûtant de Ringel qui ne laisse finalement s'évader que l'instrument volatile de Greg. Une voix féminine atmosphérique épaule celle de Ben sur "Sing to me", précédant un déferlement instrumental. "Drink it slow" est balisé par les solides percussions de Ben Azzi. Mais au fur et à mesure que le ton monte, les cordes de Fitch saturent. "From the dirt" est certainement une des meilleures plages de l’elpee. Passionnée, impérieuse, la voix emprunte des accents tragiques. Les instruments resserrent les rangs pour mettre en exergue cet organe. Hommert prend son billet de sortie. Son registre est éloquent. Il aligne de nombreuses notes à la manière d'un Jon Popper chez Blues Traveler ou de Magic Dick au sein du J Geils Band. La résonance métallique du dobro envahit "The devil's creek", une compo puissante. "River" défile tel un holler. A cause de la propagation des voix et des répliques féminines, sur fond de percussions. "Old man" est une compo dépouillée, énigmatique, au cours de laquelle les cordes montent en crescendo. Un peu comme chez Neil Young. Et "Jericho" ponctue parfaitement ce superbe long playing. On a cependant encore droit à un morceau caché. Un jazz traditionnel issu de la Nouvelle Orléans exécuté par un Dixieland band…

 

The Contortionist

Intrinsic

Écrit par

Le terme ‘djent’ aurait été imaginé par Fredrik Thordendal, le guitariste de Meshuggah. Il décrit un sous-genre de metal progressif caractérisé par un accordage grave, des rythmes déconstruits et des structures de morceaux complexes. Depuis, le vocable a été galvaudé, et le nombre de groupes qui le pratiquent est beaucoup trop élevé pour que quiconque espère tirer son épingle du jeu en se targuant exclusivement de cette étiquette. The Contortionist a mis un grand coup de pied dans la fourmilière ‘djent’, en 2010, lors de la publication d’« Exoplanet », véritable petite merveille qui sortait des sentiers battus et se permettait d’user de mélodies bien pensées, de nappes de clavier originales et d’une esthétique irréprochable pour se distinguer de la masse. Pari réussi pour le groupe qui a depuis atteint un statut d’incontournable tant au sein de la communauté ‘djent’ que de la scène deathcore, voire progressive.

Restait au combo à confirmer l’essai, en gravant un deuxième album. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la barre est placée très haut, d’entrée de jeu. S’ouvrant sur un très mélodique « Holomvent » aux accents parfois jazzy, The Contortionist prouve dès les premières notes du disque qu’on tient là un groupe sur lequel il va falloir compter. Totalement libre de ses mouvements, il se débarrasse de ses étiquettes en affichant une aisance insolente qui force le respect. Assez proches dans leur démarche artistique de Between The Buried And Me, ils parviennent à être catchy, tout en proposant une musique complexe, aux influences multiples et parfois complètement opposées, originale et sans concession. Aux ‘polyrythmes’ effrénés se greffent des nappes de clavier limite 80’s, des ambiances SF (la voix robotisée de « Feedback Loop »), dans un melting pot apparemment un peu fourre-tout sur le papier, mais qui est en réalité d’une cohérence à toute épreuve.

Produit par Eyal Levi (Daath) et Jason Suecof (Trivium, Chimaira), « Intrinsic » bénéficie, en outre, d’une production propre et ultra précise, qui évite brillamment la froideur typique des productions digitalisées à l’extrême.

 

Consortium Project

IV: Children Of Tomorrow

Écrit par

Dès les premières notes, on sent que Ian Parry a voulu donner un aspect plus heavy à son Consortium Project. La réédition du quatrième chapitre de son ambitieux projet est plus sombre, plus lourd et plus inquiétant que ses précédents essais. La voix de Parry constitue l’élément omniprésent de l’LP, et reste évidemment mélodique de bout en bout, mais l’ambiance se veut plus oppressante, laissant la part belle aux riffs gras plutôt qu’aux nappes de clavier éthérées.

En ce sens, « Children Of Tomorrow » est sans doute l’album le plus digeste de la collection (qui compte cinq volumes), le côté parfois monocorde du chanteur seyant à merveille à l’ambiance glauque qui prédomine. De plus, des chœurs féminins apportent un côté épique à l’ensemble du plus bel effet.

Côté histoire, Ian Parry utilise une fois de plus la science fiction pour parler de l’actualité, et imagine un futur où l’humanité, tentant d’en savoir plus sur son passé, afin de ne pas répéter ses erreurs, découvre ses origines véritables, loin de la planète Terre…

 

Consortium Project

II: Continuum in Extremis

Écrit par

La réédition du deuxième opus du Consortium Project ne comporte que peu d’intérêt pour ceux qui l’ont écouté lors de sa sortie en 2001. Hormis deux bonus tracks, qui ne sont rien d’autre que des versions démo de deux titres de l’album, rien ne distingue cette mouture de l’originale, hormis un remastering anecdotique. Pour les autres, rappelons que le Consortium Project est un groupe mené par Ian Parry (Elegy, Crystal Tears), qui décline en cinq volumes, une histoire SF complexe sur laquelle s’appuie le frontman pour analyser son époque. Ce deuxième volet met en scène un monde régi par une nouvelle espèce exclusivement féminine appelée NEOFEMS, et y intègre des concepts proches de la société de 2001 : le réchauffement climatique, le clonage, la téléréalité, etc.

Si l’histoire est riche, musicalement, c’est une autre paire de manches. Le power metal éculé et bateau asséné tout au long de l’elpee présente peu d’intérêt, et ne sort que trop rarement la tête de l’eau. Linéaire, froid et sans consistance, il faut véritablement s’accrocher à la narration pour tenir le coup jusqu’en fin de parcours.

 

Gary Clark Jr.

Blak and Blu

Écrit par

Autrefois, dans l’univers du blues, les ‘guitar heroes’ étaient légion. Souvenez-vous de Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jimmy Page, Jeff Beck, Alvin Lee, Peter Green ou encore Rory Gallagher. Alors jeunes, ces musiciens ne manquaient ni de charisme ni de compétences ; mais ils donnaient surtout envie à leurs fans de s’identifier à ces idoles. Depuis, ce phénomène est devenu plus rare. On recense encore Stevie Ray Vaughan disparu trop tôt, et plus près de nous, sur la scène du blues rock, Joe Bonamassa ; mais en général, ces sont des musicos à la peau blanche.

Exception qui confirme la règle, Gary Clark Jr. Un black qui a pris manifestement la bonne direction. Et pour cause, il s’inspire directement du dieu Hendrix et de l'ange Vaughan. Gary n'a que 29 ans. Il a parfaitement intégré les courants de la musique américaine : blues, rock'n'roll, soul, jazz, country. Ce Texan nous vient d'Austin, comme les frères Vaughan, Stevie Ray et Jimmy. Encore gosse à Austin, il avait séduit le vieux Clifford Antone qui hébergeait le meilleur club de blues de la capitale texane, l’‘Antone's’. Au cours des dernières années, il est monté régulièrement sur les planches en la compagnie de grosses pointures, telles que BB King, Buddy Guy, Eric Clapton et même les Rolling Stones. Dès 2004, il enregistre ses premiers albums et quelques Eps, qu’il autoproduit. En 2011, il tape dans l'oreille du label major Warner. L’écurie lui permet de publier l’Ep "The Bright Lights", qui bénéficiera d’une version australienne plus conséquente, l'année suivante. Il vient de graver son nouvel elpee. Il est éponyme et bénéficie enfin d’une large distribution.

"Ain't messing around" ouvre le feu. Nous sommes au cœur de Memphis. Soutenu par une section de cuivres, ce southern soul ranime ces sonorités Stax si excitantes, qui ont marqué les années 60 et 70! La première sortie à la six cordes ne manque pas de gouaille, mais le rythme adopte celui du galop ! La voix ne libère pas toute sa puissance, elle caresse même "When my train pulls in", un blues rock imprimé sur un mid tempo irrigué par l'orgue Hammond B3 de Zac Rae. Gary entame timidement un envol sur les cordes avant se libérer totalement. Mais ce déferlement, accentué par les effets de la pédale wah wah, sont parfaitement maîtrisés. Une incursion dans le psychédélisme, tout à fait exceptionnelle ! Gary a assimilé l'essentiel du testament de Hendrix. Plage soul, le titre maître emprunte au "Pieces of a man" de Gill Scott-Heron. "As the years go passing by" lorgne vers Albert King. "Bright lights" est un blues rock efficace. Tourmentées, torturées à l’extrême, les sonorités trempent dans le fuzz. Sculpté dans le rock’n’roll, "Travis county" est propulsé par la machine à percussions de J J Johnson. Gary puise toute l'énergie d'un Thorogood pour nous réserver un solo d'une rare efficacité. Deux pistes se révèlent plus dispensables. Tout d’abord, "The life". Une ballade soul hip hop sans grande consistance. Puis "Glitter ain't gold", un power blues rock un peu lourd. "Numb" est véritablement hanté par Hendrix. Une compo puissante, bien ficelée, au cours de laquelle sa voix musicale est talonnée par la guitare triturée et gémissante de Clark. Il s’agit peut-être du "Voodoo Chile de notre Junior ? "Third stone from the sun" rend un long et brillant hommage au même James Marshall. Cette réplique vivante poursuit dans le même registre, en nous proposant un nouveau voyage atmosphérique propice à la transe psychédélique, "You saved me". De toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Next door neighbor blues", un blues acoustique inspiré par les pionniers du Delta.

 

David Bowie

The Next Day

Écrit par

Plusieurs écoutes sont nécessaires pour bien cerner le nouvel opus de Bowie. Vous avez certainement déjà eu le loisir d’entendre le single « Where are you now », sur l’une ou l’autre station radiophonique. Une compo mélancolique, dont les textes évoquent le séjour de Bowie et d’Iggy Pop à Berlin, en pleine cure de désintoxication. Un des deux slows de l’opus également. L’autre, empreint de lyrisme et intitulé « You feel so lonely you could die », est enrobé d’orchestrations, de chœurs et tout le St Tremblement. Mais le nouvel opus de Bowie marque surtout un retour à l’électricité. Pas comme chez Thin White Duke, mais la plupart des plages y sont généreusement alimentées. Depuis le morceau qui ouvre la plaque et titre maître, une piste aride, énergique, hymnique, caractérisée par ses interventions de gratte abrasives et les inflexions déclamatoires de Bowie, au final « I’ll take you there », vivifié par ses riffs bien sentis, en passant par le funk blanc lancinant « Dirty boys » et le plus métallique « (You will) set the world on fire » (NDR : référence au titre phare du « Heartbreak Hotel » de Presley ?) Le long playing recèle quelques pistes plus complexes. A l’instar d’« If you can see me », titre sous haute tension, évoluant quelque part entre drum’n’bass, prog et jazz rock, soit dans la lignée de « Earthling », l’instrumental bruitiste (« Berlin » ?) « Plan » et surtout le sombre et mystérieux « Heat », plutôt proche d’un David Sylvian, les interventions de basse mélodique lorgnant curieusement vers Mick Karn. Moins difficiles mais toujours élaborées voire syncopées (« Boss of me », dont le recours au saxophone baryton semble sous Morphine), les compos reposent sur ces fameux contrastes si spécifiques à l’artiste, entre refrains et couplets. Même les titres les plus pop. Soit le ‘beatlenesque « I’d rather be high », le plus glamour (Ziggy Stardust ?) mais un peu trop britrock « Valentine’s day ». Ou baignent dans le swing. Comme « Dancing out in space », dont les vocaux évoquent immédiatement « Golden year ». Et puis l’entraînant « The stars (are out tonight) », mais sous une forme plus subtile. Sans oublier « How does the grass grow ? » et ses ‘Ya ya ya ya’ calqués sur « Apache » des Shadows. Mon coup de cœur ? Il ira à « Love is lost », une plage hymnique, imprimée sur un tempo new wave, soulignée de chœurs emphatiques et colorée par des claviers vintage, fluides, rognés, digne d’un des deux premiers elpees de Simple Minds. Ben j’allais oublier l’essentiel, la voix de Bowie. Pas de souci, elle a conservé toute son amplitude.

Alors un bon album ? Oui, assurément. Pas le meilleur de l’artiste, mais largement supérieur à ses dernières productions. 

Et pour que votre info soit complète, sachez que c’est le fidèle collaborateur, Tony Visconti, qui s’est chargé de la mise en forme. 

 

Trixie Whitley

Fourth Corner

Écrit par

Agée de 25 ans, Trixie s’est établie à Brooklyn, à deux pas de la ‘Grosse Pomme’. C’est la fille du regretté Chris Whitley. Elle est née à Gand. Musicien, Chris pratiquait du folk/blues. Il jouait de la slide, dans un style acéré, inspiré par Johnny Winter. Il était venu tenter sa chance en Belgique et avait épousé Hélène Gevaert, sœur d'Alan, membre de dEUS. C'est de cette union qu'est née Trixie. Son père est malheureusement disparu en 2005, victime d'un cancer du poumon foudroyant. Il n'avait que 45 ans.

Trixie a été élevée au sein d’un milieu artistique, partageant son existence entre les States et la Belgique. Elle s’intéresse très tôt à la musique, à la poésie et à la danse. Elle tourne notamment en compagnie des "Ballets C de la B". Elle enregistre son premier Ep, "Strong blood" en 2005. Elle est remarquée par le célèbre producteur Daniel Lanois qui l'invite à entrer dans l'école de musique Berkeley, à Boston. Le projet donne naissance à un super groupe, Black Dub, responsable d’un opus éponyme en 2010. Elle publie alors deux Eps personnels, "The Engine" et "Live at the Rockwood Music Hall". En 2012, elle entre en studio pour réaliser sa première œuvre majeure, "Fourth Corner", un disque enregistré sous la houlette de Thomas Bartlett. Cette jeune femme est particulièrement douée. Sa voix est profonde, sensuelle et envoûtante. Dans ses lyrics, elle décrit les choses de la vie à travers ses expériences, épanche ses émotions, toujours avec une approche positive. Ses compos débordent de sensibilité. Son style est à la fois unique et éclectique. Et pour cause elle puise autant dans le folk, le rock, le blues que le classique, pour créer des compos à la dimension subtilement pop.  

Une atmosphère étrange prélude "Irene". Percussions et autres bruitages entretiennent une belle densité rythmique. Overdubbée, la voix de Trixie perce l’écran sonore. Plage minimaliste, "Pieces" bénéficie de superbes orchestrations de cordes. Sur "Need your love", la guitare amplifiée de Sam Cohen éclot au cœur des percussions, alors que la voix très rythmique est répercutée inlassablement. Le début de "Silent rebel Pt 2" baigne au sein d’un climat oriental. Et une forme de magie opère tout au long de ce blues d’un autre monde au cours duquel les arrangements de Stephen Barber sont au service de notre jeune héroïne… Limpide, son timbre atteint un sommet de solennité sur "Breathe you in my dreams", un cri d'amour répété à l'infini. Mais également une belle leçon d'efficacité destinée aux formations prog rock contemporaines. Un fracas de cordes amplifiées amorce "Hotel no name", une compo caractérisée par des sonorités rock plus âpres, mais toujours parfaitement maîtrisées. Autre très jolie ballade, le titre maître est parfumé d’arrangements délicats. Et les 4 bonus tracks sont tout aussi soignés, dont "Strongblood", une perle étincelante, palpitante même, qui bénéficie du concours du Black Dub, et tout particulièrement de Daniel Lanois à la guitare…

 

T & N

Slave To The Empire

Écrit par

Prenez Dokken, retirez Don Dokken, et vous obtenez T&N ! Formé par trois membres légendaires du groupe de hard rock (George Lynch, Jeff Pilson et Mick Brown), le trio, autrefois connu sous le nom de Tooth & Nail, est né sur les cendres d’une reformation ratée de Dokken ; la faute à un agenda impossible à concilier entres les membres originels de la formation. Compréhensible quand les combos en question s’appellent Lynch Mob et Foreigner ! Le projet a en outre dû changer de patronyme pour des raisons légales, ce qui a encore retardé la sortie de l’album.

« Slave To The Empire » évolue logiquement dans la même veine heavy/hard rock FM qui a forgé le succès de Dokken. Les sept compositions originales de l’album se valent toutes. Jeff Pilson se charge du chant en l’absence de Don. Il se révèle un vocaliste parfait pour le genre. Malgré tout, ce n’est pas la performance vocale du bassiste qu’on retiendra, mais bien la brillante idée imaginée par le groupe de reprendre cinq classiques de Dokken, et d’inviter des chanteurs à en proposer leur version. Et pas n’importe quels chanteurs s’il vous plaît ! On retrouve Doug Pinnick (King’s X) sur « Tooth & Nail », Robert Mason (Lynch Mob) pour « It’s Not Love », Sebastian Bach (Skid Row) lors de la power ballad “Alone Again” et Tim ‘Ripper’ Owens (Judas Priest, Yngwie Malmsteen) tout au long de “Kiss Of Death” ; Pilson se réservant personnellement le micro sur “Into The Fire”, classique incontournable pour tous les fans de Freddy Krueger, qu’on entend dans le troisième film contant ses sanglantes aventures, « Les Griffes du Cauchemar ».

Don Dokken affirme à qui veut bien l’entendre que Dokken est mort et ne se reformera jamais, mais que les fans se rassurent, T&N est parfaitement à même d’assurer la continuité et l’héritage du groupe.

 

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