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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Guns N Roses
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Chroniques

Robert Miles

Thirteen

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Plus connu sous le pseudo de Robert Miles, Robert Concina, est Suisse. « Thirteen » constitue son cinquième opus, un disque paru sur sa propre structure, S:alt. Courtisé pour ses talents de (co)producteur, ce musicien a rencontré un énorme succès, au cours des années 90, en provoquant une rencontre, entre la dream-house et le chill-out, à l’aide de la guitare acoustique.

Cet artiste a vendu plus de 14 millions d’albums à travers le monde. Et a publié des singles imparables, dont le fameux hit « Children ». Depuis, il a décidé d’embrasser de nouveaux horizons sonores. Et notamment en ouvrant l’électro au jazz et à la prog.

« Thirteen » baigne au sein d’une atmosphère, ma foi, fort cinématographique. Vangelis et le Floyd me viennent ainsi directement à l’esprit, malgré ce concept électro auquel participe Robert Fripp. Electro-prog, plus exactement (« Afterglow », « The Wolf »), le plus souvent basé sur la répétition, comme lors des célèbres « Frippertronics » du Roi Pourpre…

 

Labiur

N1veau

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Espérons que « N1veau » ne soit pas le dernier album à chroniquer par votre serviteur, en 2011, sans quoi, cet exercice me laisserait un ultime goût des plus amers en bouche ! Pourquoi donc ? Tout simplement parce que la première livraison de la Belge Labiur est stérile. Sous des contours ‘second degré’, Labiur aligne des textes inconsistants qu’elle imprime sur des beats ‘Nintendo’ potables ou irritants, selon, qui ne m’ont d’ailleurs pas permis d’aller au-delà du minimum syndical de trois écoutes. La jeune artiste verviétoise cherche à nous fourguer un mix improbable entre Yelle, TTC et Billy The Kick… La démarche aurait un petit aspect décalé. C’est ce que j’ai essayé de comprendre ; mais les rimes sont d’une telle indigence et tout simplement pas drôles. Même le supposé ‘single’ « Belle Journée » est à oublier au plus vite (‘C’est une belle journée… j’ai vomi chez les voisins, hin hin hin’) La palme du ridicule ? Elle revient au titre « Syndrome du Canapé », dont les paroles atteignent le sommet de la consternation (‘Moi la télé j’aime ça sur tout quand y a Kho-Lanta’)… Un conseil, passez votre chemin !

 

Deniz Kurtel

Music Watching Over Me

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Après le relatif succès récolté par ses singles « Yeah » et « The L Word », la Turco-américaine Deniz Kurtel a décidé de publier son premier album chez Crosstown Rebels. Militant chez Wolf + Lamb, artiste conceptuelle (avec des LEDs) et sculpteuse, Deniz se révèle tout au long de ce « Music Watching Over Me », productrice talentueuse. Outre ses hits destinés aux dancefloors (« The L Word », « Best Of »), elle excelle tant dans l’univers du dubstep (« Trust ») que de l’électro rock (« Vagabond ») ; passant d’un style à l’autre ou les agrégeant sans aucune difficulté. Parfait pour vos soirées branchées…

 

Hard-Fi

Killer Sounds

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Troisième opus pour cette formation londonienne qui n’a toujours pas bonne presse chez elle. Et on ne sait d’ailleurs toujours pas trop pourquoi. Pour mettre en forme cet elpee, Richard John Archer a décidé de se charger de la coproduction ; à charge de Stuart Price (Killers, Madonna), Grey Kurstin (Lily Allen) ou Alan Moulder (Depeche Mode, Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, etc.) de lui filer un coup de main, suivant les morceaux et le studio d’enregistrement.

Première constatation, la formation insulaire n’a rien perdu de son sens inné de la mélodie contagieuse, hymnique. Elle continue de mêler, à des degrés divers, pop, rock et soul, ska, punk, trip hop, reggae et dub, dans un style très britannique. Mais si la plupart des influences semblent parfaitement digérées, la house semble avoir repris le dessus. Et cette sensation est amplifiée par un recours plus conséquent à l’électro (NDR : pensez à New Order). Ce qui rend les compositions particulièrement dansantes (NDR : cette basse pulsante !) Un peu dans l’esprit des ensembles mancuniens du début des 90’s comme Happy Mondays ou EMF. Ou alors reggae/dub. A l’instar de « Stay alive », nous rappelant que Hard-Fi reconnaît The Clash comme référence majeure. On évitera cependant l’avant-dernière plage, « Sweat », sorte de croisement improbable entre Air et Pet Shop Boys, pour ne retenir que l’impression générale laissée par cet album. Et elle est bonne. Alors Paul Oakenfold derrière les manettes, pour le prochain long playing ?

 

Fops

For Centuries

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C’est le genre de disque dont presque personne n’entendra parler (sauf vous) et qui ne manquera à personne. Et pourtant, « For Centuries » n’est pas un album de mauvaise facture. Juste un essai passe-partout dénué de la moindre étincelle.

Collaboration entre Chadwick Donald Bidwell de Ral Partha Vogelbacher et Dee Kesler de Three More Shallows (qui ?), Fops explore des thèmes aussi variés que le carnage de créatures sans défense ou les états (unis) d’âme d’un président contemplant sa vie en pleine chute vertigineuse.

Cet elpee, dont la principale originalité est d’avoir été édité en format cassette (NDR : ah, ce goût passéiste pour les technologies vintage) est loin d’être désagréable à écouter. Il n’évite pas certaines longueurs inutiles (« Ronald Wilson Reagan », dernier titre de ce long playing dépasse quand même les vingt minutes !), mais reste un honnête essai, immanquablement voué à l’oubli.

Personne ne devrait s’en plaindre.

 

The Feelies

Here before

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Vingt années plus tard, les Feelies publient un nouvel opus. Glenn Mercer et Bill Million les deux chanteurs/guitaristes sont les derniers survivants du line up original. Ce sont aussi les deux piliers du groupe. Dave Weckerman, Brenda Sauter et Stan Demeski les avaient rejoints en 1986, avant que la formation ne sépare en 1991, et pour un bon bout de temps.

Responsable de deux albums culte (« Crazy Rhythms » en 1980 et « The good earth » en 1986 »), The Feelies a influencé une multitude de groupes, parmi lesquels, on épinglera surtout REM (NDR : c’est d’ailleurs Peter Buck qui a produit leur deuxième elpee) et Yo La Tengo. Le combo du New Jersey, de son côté, reconnaissait pour références majeures, le Velvet Underground et les Modern Lovers.

Alors que leur musique reposait sur des textures en boucles et en arpèges de guitares électriques et acoustiques, sur des rythmiques fluides et mouvantes, un peu comme chez les Pastels en Grande-Bretagne, la formation américaine va être assimilée au mouvement new wave. Malgré les excellentes critiques, le groupe ne récoltera qu’un succès confidentiel.

Les Feelies nous proposent donc un nouvel LP en 2011. Mais qu’est ce qui a changé en près de deux décennies ? Pas grand-chose. L’aisance mélodique est toujours aussi évidente. Le ton est sans doute moins ténébreux. Les harmonies sont, en général, davantage ensoleillées, même si l’ombre du Velvet plane toujours ; « Again today » est même carrément hanté par Lou Reed. Résultat des courses, l’opus baigne dans un climat de sérénité qu’on ne leur connaissait pas. En 13 compositions, le quintet nous offre des morceaux entraînants, nerveux, raffinés, mais également downtempo (« Blue skies »), à la beauté mélancolique (« Morning comes »), presque ‘pixiesque’ (« Time is right »), aux guitares claires (« Here before ») et scintillantes (NDR : digne d’Orange Juice, « Change your mind » nous réserve une belle envolée en fin de parcours). Imprimé sur un tempo obsessionnel, « On an on » aurait pu figurer au répertoire des Dandy Warhols. Un album tout simplement intemporel !

 

Doveman

The Conformist

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« The Conformist » est un album tout en retenue, au diapason de la voix du jeune Thomas Barlett. Relativement sage aussi.

Agé de vingt-sept ans, le pianiste possède déjà une belle carte de visite. Et pour cause, il peut notamment se targuer d’avoir bossé en compagnie de Rufus Wainwright, Yoko Ono et même des musiciens de The National.

Empreint d’une grande sensibilité, son album baigne au sein d’une atmosphère ouatée. Recueil de chansons d’amours brisés et de rêves manqués aux battements de cœur ralentis, cet elpee, non dénué de grâce, s’avère malgré tout somme toute assez ennuyeux sur la longueur.

Entouré de collaborateurs au service de sa cause (une grande partie de The National, Norah Jones, Samuel Tear aka Sam Amidon ou encore Nico Mulhy en accordeur de cordes, pour ne citer qu’eux), le talentueux pianiste développe des ambiances feutrées sur lesquelles sa voix délicate vient se poser, comme une plume portée par le vent.

Mais ce manque d’entrain est aussi le défaut de cet opus, car trop homogène d’un bout à l’autre. Drôle d’idée d’ailleurs, d’intituler une compo « Hurricane », dont la faible accélération du pouls nous plonge dans une douceur quelque peu amorphe.

Le genre de disque qui s’écoute aux chandelles, un verre de vin sous les papilles, un feu crépitant sous les pupilles.

 

Camille

Ilo Veyou

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Quatrième opus pour Camille dont l’entame risque de heurter plus d’un mélomane. « Aujourd’hui », qui est le plus beau jour de sa vie (?), fait sans aucun doute référence à sa maternité toute récente. Ok, on peut bien imaginer le plaisir de devenir maman, mais pas de quoi en faire tout un plat (fade en plus) non plus. Passée cette ‘épreuve’, on entre dans le vif du sujet. Soutenue par son quatuor à cordes, un piano et une guitare, Camille revient à de meilleurs sentiments. « L’étourderie » et « Allez allez allez » en sont certainement les plus belles illustrations. Terminées les complaintes en angliche ? Que nenni ! Camille s’était un peu fourvoyée sur son album précédent. Mais, dès la quatrième plage, « Music Hole », interprété quasi-intégralement dans la langue de Shakespeare, elle tente à nouveau une percée en osant « Wet boy », qui démontre que la chanson française peut tout aussi efficacement se décliner dans un autre idiome. Suffit d’avoir le talent pour. Et visiblement, Camille n’en manque pas, notamment après avoir retrouvé « Le fil » de ses idées, c’est-à-dire le meilleur opus publié à ce jour, celui qui trace la ligne directrice de son œuvre…

« She was » et surtout « Mars is no fun » devraient convaincre les plus sceptiques. Oui, la chanson française a de l’avenir outre-Manche ! C’est sur la piste suivante, « Le berger », que Camille étale au mieux ses performances vocales. Une voix pleine de créativité et de douceur qui n’a besoin de rien ou quasi comme support pour dire des mots tellement justes.

« Bubble lady » et « Ilo Veyou » laissent déborder une imagination un peu folle, débridée, une liberté d’expression qui ne demandait qu’à sortir des tripes de cette jeune Parisienne. Car c’est vraiment d’art qu’il faut parler. Camille se lâche. Rien ne lui fait peur. Même la petite comptine « Message » ou le génial « La France » dont le texte à la mords-moi le nœud et sa déglingue d’après-guerre super ringarde fait mouche. Elle n’a peur de rien la belle !

On fera l’impasse sur un « My man is … » sans intérêt et « Pleasure », deux plages qui manquent tous deux de cette petite touche de délicatesse et de musicalité. Visiblement, elles ne servent qu’à boucler l’album !

« Le banquet » plage phare (la meilleure ?), illumine une vengeance baroque. C’est à titre personnel, la meilleure de ce quatrième ouvrage et de loin. On est face à un résumé parfait des qualités de la jeune maman : poésie, créativité, sensualité, musicalité. « Tout dit » en quinzième position (deux de trop ?) clôture ce nouvel elpee qui réconciliera Camille et son public qui l’avait un peu, et à juste titre, boudée lors de sa ‘sortie’ précédente.

Même si l’ensemble semble manquer un peu de cohérence vu l’empilage des styles, quelques titres valent largement le détour. Créativité, finesse et humour sont ici au rendez-vous.

Maintenant qu’elle a renoué avec « Le fil », prions pour qu’elle ne le perde plus…

 

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