La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Early Day Miners

Night People

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Early Day Miners a donc décidé de réduire son patronyme en EDM. Et puis de quitter Secretly Canadian pour retourner chez Westen Vinyl, onze années après sa fugue. Ce qui ne change pas grand-chose au concept musical proposé par la bande à Daniel Burton. Enfin, dans son évolution naturelle. Puisque avoir tâté du slowcore et du post rock, le combo de Bloomington (NDR : c’est dans l’Indiana) a décidé d’en revenir, tout au long de son 7ème opus, à ce qu’il fait de mieux : du pop/rock alternatif. Une exception, « Milking The Moon », une plage instrumentale de 8’30 tout en crescendo qui aurait pu figurer dans le répertoire de Mogwai. Sans quoi, hormis le final, « Turncoats », ballade champêtre et inoffensive, le reste de l’elpee mérite une attention toute particulière. L’intensité est palpable tout au long de l’œuvre. On pense tour à tour à Arcade Fire, Magnolia Elecric Co voire à Songs :Ohia (NDR : Daniel avait d’ailleurs produit un de leurs albums) et même Mew, mais en faisant abstraction des vocaux. Faut dire que même s’il est parfois soutenu par Kate Long, le falsetto de Burton est plus écorché qu’atmosphérique. Tempo tribal, implacable, giclées de riffs de guitare (NDR : filandreux lorsqu’ils sont réminiscents de Psychedelic Furs, funkysants quand ils lorgnent vers Section 25), et parfois un zeste d’orgue vintage, trament des mélodies contagieuses et bourrées de charme, sur lesquelles viennent se greffer des lyrics qui traitent des relations humaines difficiles. Un chouette album !

 

Dum Dum Girls

Only in dreams

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Deuxième elpee pour les Dum Dum Dum Girls, quatuor exclusivement féminin drivé par l’ex-Grand Ole Party, Dee Dee. De son véritable nom Kristin Gundred, elle adressait ainsi un clin d’œil au bassiste des Ramones, décédé en 2002. Et pour mettre en forme cet opus, le combo californien (NDR : issu de L.A., très exactement) a de nouveau reçu le concours de Richard Gottheher, mieux connu pour avoir bossé en compagnie de Blondie, mais également de Sune Rose Wagner, le compositeur/guitariste des Raveonettes. Un duo de producteurs qui a quand même marqué de son empreinte le son de cet album. Et avant de passer à l’analyse de « Only in dreams », ajoutons encore que les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Josh Homme (Kyuss, Queens of The Stone Age).

Adoptant une attitude à la Shangri-Las, les Dum Dum Grils, pratiquent une forme de surf/garage revu et corrigé par la noisy de Jesus & Mary Chain (pensez à « Psychocandy »). La plupart des compos sont imprimées sur un mid tempo. Les harmonies vocales sont impeccables et soutiennent parfaitement le lead vocal de Dee Dee, dont certaines inflexions peuvent rappeler Chrissie Hynde des Pretenders. Bref, pas un disque révolutionnaire, mais plutôt agréable à écouter et au sein duquel j’épinglerai tout particulièrement l’enlevé « Always looking », qui ouvre la plaque, le plus versatile « Teardrops on my pillow » et puis la ballade « Coming down », franchement réminiscente de Mazzy Star. De quoi nous rappeler que Hope Sandoval avait bossé en compagnie des frères Reid…

 

Dels

GOB

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Le hip-hop anglais a prouvé, et à maintes reprises, qu’il n’avait pas grand-chose à envier aux pointures US. Roots Manuva, The Streets, Raw-T, Ghostpoet et Dizzie Rascal en sont les plus parfaits exemples. Il s’est même souvent démarqué de son voisin américain au sein de sous-genres, comme le grime, notoire pour son originalité et la radicalité de ses breakbeats. Signé sur l’excellent label Big Dada, Dels appartient à cette catégorie d’artistes grime novateurs. Déjà repéré grâce au remix de David Sitek (TV on the Radio) du titre « GOB », Kieren Dickins se montre à la hauteur tout au long de cet elpee, grâce à un flow agressif et efficace, posé sur des instrumentaux déglingués signés Micachu (« Melting Patterns »), Joe Goddard (Hot Chip) sur l’excellent « Capsize » (NDR : lors d’un duo qu’il partage en compagnie de Roots Manuva) ainsi que sur l’irrésistible single « Trumpalup » qu’il interprète auprès du même Goddard. Quant à la paternité de la plupart des autres compos, elle revient au moins connu mais tout aussi talentueux Kwes (que l’on a vu aux côtés de The XX et Invisible). Des plages parmi lesquelles, on épinglera le renversant titre maître et le bouleversant « DLR » ! En enfantant des artistes de la trempe de Dels, la scène hip-hop made in UK a encore de beaux jours devant elle…

 

Coffee Or Not

Not Alone In Our Mind

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Coffee Or Not est un duo bruxellois composé du couple Soho Grant/Renaud Versteegen. « Not Alone In Our Mind », leur premier essai, réunit 14 morceaux Folk sans prétention, mignons à croquer. Mignons mais inoffensifs. Le duo se fait plaisir et chante à tue-tête des compositions d’ambiance auquel on jette une oreille sans vraiment s’y attarder. « Home Again », « Med », « On & On », « Not Alone In your Mind I & II » et, surtout, « Inside Our Bones » sont autant de morceaux qui laissent des traces.

On ne peut pas en dire autant de l’ensemble de la plaque, mais Coffe or Not démontre un talent certain et un sérieux potentiel qui n’est mis à jour qu’au sein des morceaux plus enjoués. Le trop-plein de ballades porte malheureusement préjudice au premier LP du duo, qui aurait gagné à amputer celui-ci de deux ou trois plages. C’est donc d’une oreille curieuse que l’on attend la suite des évènements de ce tandem !

 

Ty Segall

Goodbye Bread

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Ty Segall est un artiste un peu fêlé. Mais son talent est indéniable.

Relativement moins sauvage que ses précédents essais, « Goodbye Bread » explore le côté le plus pop du jeune prodige californien. Il affiche ici une forme de maturité inattendue, bien loin des volées de bois verts lancées à la face d’un monde en perpétuelle recherche d’un diamant brut à polir. Et pour y parvenir, il a décidé de piller avec grâce et élégance sa collection de disques les plus incandescents.

Pointant son « Revolver » droit sur la cible, il tire à bout portant dans le garage de ses grands parents. Insaisissable, il s’offre ainsi le portrait de Beck et dégomme le fantôme de Jay Reatard avec insolence.

Jamais trop propre sur lui, iconoclaste et adepte d’une cool attitude irrésistible, le gaillard nous livre ici un digne successeur à son « Melted », maintes fois plébiscité par les férus de Rock sixties bien crade et un rien barré.

C’est un sacré bon disque au cours duquel, sous ses allures foutraques, l’artiste dissimule mal une certaine révérence à ses aïeuls. Mais comme il affiche avec un tel aplomb, une telle fougue et même une telle candeur, on ne saurait que (se) (ré)jouir pleinement d’un tel bonheur…

 

Rustie

Glass Swords

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Originaire de Glasgow, Rustie militait, à ses débuts, dans l’univers du hip-hop. Puis, il a décidé de s’orienter vers l’électro. Et grand bien lui en a pris, car pour un premier opus, le jeune musicien vient de frapper fort. Non seulement, il affiche une grande maîtrise du ‘beat’, mais il possède un art inné pour développer des mélodies house.

L’elpee s’ouvre par "Glass Swords", une plage qui baigne de manière assez surprenante, dans les sonorités tribales. Mais au fil des écoutes, on se laisse emporter par le rythme, d’abord endiablé, puis finalement irrésistible. Ce qui autorise une comparaison avec une légende du genre, Daft Punk.

Particulièrement agréable à écouter, "Surph" déborde d’énergie. Et "Hover Traps" aurait pu devenir un tube s’il avait pu bénéficier d’un refrain contagieux. N’empêche, sur le dance-floor, il devrait mettre tout le monde d’accord. Enfin, celles et ceux qui ne jurent que par l’électro pure et dure ; car pour les non-initiés, ce style risque fort de devenir rapidement lassant. Chacun ses goûts !

Bref, « Glass Swords » est un LP qui se révèle, dans son ensemble, fort réussi. Une étoile montante de l'électro à surveiller attentivement. Et une nouvelle fois, la preuve que le label Warp a toujours le nez creux…

 

Petula Clarck

Instinction

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Manifestement, pour l’instant la Cité du Doudou a le vent en poupe. Alors que Di Rupo vient d’être nommé Premier ministre, le duo montois Petula Clarck nous propose son second opus. Deux évènements qui n’ont aucun rapport, mais qui suscitent un certain intérêt. Voire un intérêt certain. Musiczine ne traitant pas de politique, nous nous concentrerons donc sur Petula Clarck.

Aucune crise identitaire chez Petula Clarck. Les deux enragés reprennent les affaires là où ils les avaient laissées il y a deux ans, lors de la sortie de l’excellent « Aye-Aye-Aye », un elpee qui leur avait permis de se faire connaître.

Dès le morceau d’ouverture, Petula Clarck prend le taureau par les cornes ou plutôt le dragon par la queue (comme tout bon Montois qui se respecte). La formule n’a pas changé. Quatorze morceaux chargés d’intensité et efficaces qui ne dépassent pas les deux minutes. Enfin, à l’exception de deux plages. Les riffs incisifs sont omniprésents. Les drums convulsifs et frénétiques. L’énergie est communicative. Et sans s’en rendre compte, les pieds battent la mesure, tandis que la tête suit le mouvement. Différence quand même, les cris sont moins présents… Autant dire que si vous ne parvenez pas à vous contrôler, dans le métro, les gens vous regardent de travers. D’ailleurs, j’aspire à assister à un de leurs sets, afin de pouvoir gesticuler, en toute tranquillité.

Bref, si chez Petula Clarck, le style est de mieux en mieux maîtrisé, il serait peut-être souhaitable que le groupe commence à se remettre en question. Afin de ne pas épuiser le filon jusqu’à le rendre stérile. Et ainsi nous réserver de futures et bonnes surprises…

 

Paranoid Castle

Champagne Nightmares

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Après nous avoir permis de découvrir Astronautalis, responsable d’un superbe premier album chroniqué en ces pages la semaine dernière, le label yankee Fake Four Inc persiste et signe en nous livrant le second opus de Paranoid Castle. Deux petits bijoux sculptés dans un hip hop particulièrement novateur. Et franchement, dans le style, l’écurie se révèle la plus intéressante, pour l’instant. D’ailleurs, je dois avouer que depuis quelque temps, ma flamme pour le hip hop était occupée de s’éteindre. Et ce label américain, grâce à ces deux opus, vient tout simplement de ranimer les braises…

Paranoid Castle est né de la collaboration entre Kirky Dominant, un rappeur issu d’Oakland mais aujourd’hui établi à New York, et le producteur canadien Factor. Une association qui est née en 2003. Intelligents, ironiques, sarcastiques même, les lyrics abordent les relations humaines difficiles. Ils sont tour à tour chantés ou rappés par Dominant. Mais contrairement à ses condisciples du genre, il aborde ses thèmes avec beaucoup d’humour et d’autodérision. Et le tout est superbement soutenu par les beats et les samples de Factor. Un coup de cœur ? « Stacey Is Doing WAY Too Much », une plage qui baigne dans une atmosphère ‘bon enfant’…

Rafraîchissant, allègre même, « Champagne Nightmares » est un album à consommer sans modération.

 

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