Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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David Lynch

Crazy Clown Time

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David Lynch cherche de nouveaux horizons pour chouchouter son cher public. Il choisit donc de se laisser choir dans la chanson. Charmante idée à priori! Changeant de ton sur chaque piste, l’une chassant l’autre comme on jetterait un chat noir tel un chiffon dans une chasse aux sorcières. Certains se sentiront chagrinés par ces enchaînements peu chatoyants, d’autres déboucheront peut-être le champagne et chantonneront : ‘Lynch est un génie, un champion toutes catégories’. Mais cet album est plutôt charcuté et digne d’un charlot que chargé et blindé comme un char prêt à écraser chaque obstacle sur son chemin. « Crazy Clown Time » fait chuter le cinéaste au rang de charlatan. Il nous sert du réchauffé, il ne chamboule pas le monde musical. Il a versé dans un chaudron de vieilles chaussettes usées qu’il espérait changer en chant chaleureux. C’est quelque peu le chiche-kebab. On ne sait pas trop ce qu’on peut trouver dedans. C’est de la chirurgie, on rafistole. Mais nous ne sommes pas de vulgaires chameaux qui peuvent être chahutés au bon vouloir des chacals qui les entourent, il faut que l’on puisse s’abreuver aux bonnes sources. Dès lors, si son challenge était de chambarder, ce vieux charognard n’a pas raté son coup. Son disque est bien chaloupé, il nous fait même parfois un chouia chanceler, il nous chatouille les tripes. Mais cet ensemble parait aussi chétif qu’un château de cartes. Si un chasse-neige passe par-là, il aura vite fait de chaparder la place de David Lynch.

« Crazy Clown Time » est une allitération musicale (vous savez cette répétition de sons dans une phrase ou un texte). C’est indiscutablement un exercice de style, mais je vous laisse juger si c’est poétique ou si, au contraire, c’est d’une lourdeur profonde.

 

Clare Louise

Castles In The Air

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‘Tout ce qui brille n’est pas or’. Tiens, pourquoi les apparences peuvent être trompeuses, lorsqu’on évoque Clare Louise ? Elle a une jolie voix, ses mélodies sont à la fois entraînantes, douces, subtiles et légèrement folk et quoique vivant à Bruxelles, elle n’incarne pas pour autant une nouvelle découverte belge, quoique…

Née entre Normandie et Bretagne, mais exilée dans notre capitale pour terminer son cursus scolaire, Claire Girardeau décide, diplôme en poche, d’y rester pour tenter de percer dans son domaine de prédilection, la chanson folk. Baignée lors de son Erasmus par les rythmes irlandais, c’est tout naturellement qu’elle se rapproche du chant traditionnel et du folklore celtes.

Un premier Ep plus que confidentiel ne la décourage pas. Et bien aidée cette fois par Marc Huygens (ex-Venus), elle réussit à enregistrer douze titres sur ce premier album. Bénéficiant de la collaboration de ses fidèles acolytes Charlotte Danhier au violoncelle et Cédric Van Caillie à la guitare, mais aussi d’un petit coup de pouce de quelques invités, dont Tuur Florizoone, Françoise Vidick (JOY) et Mathieu Catala (Balimurphy), notre Belge d’adoption atteint son objectif. Il en résulte une première œuvre intime, fragile, raffinée.

Portées par une voix pure et somptueuse, haut-perchée et profonde, ses douze chansons sont autant de compositions intemporelles, tantôt emplies de simplicité, tantôt minutieusement arrangées.

La réussite est au rendez-vous. Les guitares et le violoncelle, se partagent seuls le pouvoir de véhiculer ces mélodies délicates.

Premier véritable essai gentiment transformé pour ‘notre’ adoptée, longuement bercée par les guitares des Dylan, Neil Young et autre Joni Mitchell qu’écoutaient ses parents dans les brumes qui cachent parfois le Mont Saint-Michel.

 

Louise Attaque

Du monde tout autour

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Premier Best-Of pour Louise Attaque, qui célèbre 17 ans de tubes. Car Louise Attaque c’est une machine à tubes ! Et on les reconnaît immédiatement à la voix cassée de Gaëtan Roussel et au violon d’Arnaud Samuel. Le quatuor compte aussi Robin Feix à la basse et Alexandre Margraff aux drums. Leur travail a d’ailleurs été récompensé par trois victoires de la musique. Et leurs chansons ont marqué toute une génération de trentenaires.

Leur premier opus « Louise Attaque » sort en 1997 et se vend à 2,5 millions d'exemplaires (!) ; le second « Comme on a dit », en 2000, s’écoule à 700 000 ! Le groupe se sépare alors momentanément. En 2005, ils gravent « A plus tard crocodile ». En 2009, en solo, Gaëtan Roussel publie « Ginger » (et hop, encore une victoire de la musique). Mais aujourd’hui, le temps d’un instant, le groupe se reforme et propose un véritable petit trésor pour les fêtes de fin d’année.

Vous pensez ne pas connaître tous les morceaux de ce Best-Of ? Détrompez-vous ! Ecoutez et vous serez surpris d’entendre que tous sonnent familiers.

De « Amours », « Ton invitation », le célébrissime « J’t’emmène au vent », « Les nuits parisiennes », « Savoir » et « Léa » (issus de leur premier album – une des meilleures ventes dans l’histoire du rock français) à « Depuis toujours », « Si l’on marchait jusqu’à demain » et « Si c’était hier » (« A plus tard Crocodile »), en passant par « Tu dis rien » et « La Plume » (« Comme on a dit »), ils n’ont certainement eu aucun mal à composer cette compile à partir de leurs trois albums. Mais quels albums !

Ce Best-Of recèle aussi deux inédits : « Snark », ressuscité des débuts de Louise Attaque (en 1998), et le single de lancement de l’album « Du monde tout autour », qui porte clairement leur signature et tourne déjà à profusion sur les meilleures radios. On vous le dit, ils sont forts, très forts !  

Le coffret Edition Collector réunit le CD 17 titres, un DVD d’1h30 offrant 4 titres live, 2 documentaires et le clip du single « Du monde tout autour », ainsi qu’un livret 24 pages, 2 stickers et 3 lithographies. Dessin original de Robin Feix. Les fans sont gâtés !

 

Los Campesinos!

Hello Sadness

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Un titre hommage à Françoise Sagan, pour étaler la confiture, un album enregistré à Girona (Espagne), pour le côté ‘exotique’, des claviers vintages, pour la hype, un pop-rock dans le vent, pour imiter ses pairs… « Los Campesinos ! » aurait-il sorti, sabots aux pieds, la panoplie complète destinée aux clubs des popeux branchés ? Une plaquette pop de plus ? Fort heureusement, le bilan de « Hello Sadness » n’est pas si dramatique. Le quatrième long-playing des génies pop-rock en provenance de Cardiff  respire la générosité et la sincérité. Dix titres, évoquant l'amour, la rupture, la perte, le chagrin, les corps emmêlés, spontanément sortis des tripes de Gareth Campesinos ! Un album instinctif dans lequel le chanteur s’épanche sans retenue, parle de lui, confie son expérience. Le contexte général change alors le décor musical. Il amorce une certaine rupture artistique et donne à entendre des compositions sensiblement teintées de mélancolie (« Every Defeat A Divorce (Three Lions) », « Hate For Island »).  

Après avoir conquis l’Europe et les Etats-Unis, grâce à trois albums salués par la critique, mais également à des tournées intenses accomplies aux quatre coins du monde, lui permettant de se produire dans des festivals prestigieux tels que le Primavera en Espagne ou le festival des Inrockuptibles en France, la formation galloise nous revient aujourd’hui à la tête de chansons pop directes et concises, à l’image du premier extrait « By your hand ». Des arrangements à la production, en passant par la qualité des textes, tout indique que « Los Campesinos! a changé de cap. De quoi ravir les fans et attiser la curiosité des autres ! ‘C’est par l’urgence, les couleurs, l’excentricité et l’hédonisme que Los Campesinos! rénove la pop music’.

Un détour intimiste qui aura néanmoins le mérite d’attirer la curiosité des amateurs du genre.

 

Krux

III – He Who Sleeps Amongst The Stars

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Fruit d’une maléfique collaboration entre des ex-musiciens d’Entombed, d’Opeth, et de Therion, Krux est diaboliquement emmené par Leif Edling, actuel Candlemass, dont le split serait imminent !

Troisième volet d’une trilogie taillée dans un doom spatial seventies à souhait, Krux III élargit encore ses horizons en envoyant quelques riffs plus actuels, bien palpables dans l’intro de « Emily Pane » chargée de chœurs à la Therion.

Titre épique d’une dizaine de minutes, « Prince Azaar And The Invisible Pagoda » s’avère tout simplement magistral. Son break sublime est dominé par une basse au son ultime, le tout dans une atmosphère moins spatiale, mais pas très loin d’une dimension cinématographique.

Hommage ou simple hasard ? Une plage nous renvoie carrément dans le ciel d’un Rainbow, époque RJ Dio, c’est une évidence.

« The Death Farm » se veut plus direct, plus doom dans la tradition années 80. On pense même à Nemesis, la toute première mouture de ce qui deviendra Candlemass.

Ce troisième tome  se distingue enfin par la grande qualité de ses solos de guitare, des parties comme on en trouve rarement au sein de la scène actuelle du metal pachydermique. Fredrik Akeson est tout simplement bluffant, aussi à l’aise dans la mélodie que dans les exercices plus ténébreux. Krux nous invite à découvrir une autre vision du doom, tout au long d’un futur classique qui, souhaitons-le, permettra  à Edling et sa troupe de ne plus tirer le diable par la queue, à l’avenir.

 

Chilly Gonzales

The Unspeakable Chilly Gonzales

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Chilly Gonzales, jamais à court d’idées, revient moins d’un an après la sortie de l’album-concept au résultat mitigé, « Ivory Tower ». Pour la circonstance, le délire du Canadien est autrement plus fun que son escapade précédente. Pas de long métrage pour accompagner cette nouvelle galette, mais un orchestre. Car Jason Beck, alias Gonzales, propose le premier album de rap entièrement orchestral de l’histoire ! The Roots se sont d’ailleurs presque immédiatement emparés du concept en annonçant que le successeur de « Undun », leur nouvelle galette, surferait sur cette vague. Gonzo retourne donc à ce qu’il fait de mieux sur ce « The Unpeakable Chilly Gonzales » : surprendre l’auditeur.

Les trompettes chevaleresques de « Supervillain Music », les percussions et le refrain entêtant de « Party On My Mind », les cordes cinématographiques de « Different Kind Of Prostitute » sont autant d’éléments intrigants qui font de cette galette l’une des plus intéressantes de l’année. « Shut Up And Play The Piano », clin d’œil à son excellent « Piano Solo », referme sublimement la galette. Pour arriver à un tel résultat Chilly Gonzales s’est payé les services de… son frangin, le compositeur Christophe Beck (responsable notamment des B.O. de Buffy The Vampire Slayer, Very Bad Trip, Percy Jackson, etc.) ainsi que de son amie de toujours, Leslie Feist, qui a, pour l’occasion, endossé le rôle de coach vocal ! Le résultat : neuf morceaux solides, entre rap et musique de film. Un mariage de genres qui ne devrait laisser personne indifférent, à commencer par les fans de Gonzo. A quand l’opérette électro ?

 

The Fox Heads

We Want to be Numb

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Les fans des Beasties Boys sont invités à écouter impérativement « We Want to be Numb », le premier album de The Fox Heads, un duo qui mélange brillamment le hip-hop old school et l’esprit indie. Un ‘hip-pop’ franco-canadien bicéphale composé du MC Ira Lee –déjà entendu aux côtés de Rubin Steiner sur l’immense et rigolo « Gay & Proud »– et du producteur tourangeau Funken.

Bénéficiant du concours remarqué d’artistes ou de groupes comme Boogers, Pneu ou Mesparrow (NDR : l’inénarrable « Tits » rappelle les œuvres honteuses mais jouissives de Bloodhound Gang), The Fox Heads explore l’électro-pop (« We Want to be Numb »), le rock  (« Best Day » et « Single Friends », deux compos qui s’inscrivent manifestement  dans la lignée du Français Boogers) et la pop (« Google It »). Ce single ainsi que « Happy Father’s Day », une plage magnifiée par le flow très cool d’Ira Lee, sont drôles et truffés de traits d’esprit. Et difficile de résister à l’humour pétillant qui en émane.

Sculpté dans un hip-hop hybride et positif, « We Want to be Numb » est un véritable concentré de bonne humeur !

 

Fool’s Gold

Leave no Trace

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Il y a deux ans, Fool’s Gold frappait un grand coup, en publiant son premier opus. Un disque éponyme au cours duquel la formation était parvenue –avec pas mal de classe d’ailleurs– à agréger rythmes éthiopiens et sonorités hébraïques, sur des structures chères au krautrock teuton. Réunissant une dizaine de membres, le collectif californien (NDR : établi à L.A.) impliquait alors des musiciens de Foreigner, la star latine Erica Garcia et l’ex-drummer de We Are Scientists…

Leur nouvel elpee a été enregistré sous un line up bien plus classique. Cinq musiciens drivés par le duo fondateur Luke Top (voix et basse) et Lewis Pesacov (guitare). Les compos figurant sur « Leave no Trace » sont bien plus rock que sur le précédent elpee. Moins originales également. En outre, elles sont interprétées dans la langue de Shakespeare et plus en hébreu. Une version alternative du titre maître, rebaptisée «  Sans Laisser de Trace »), l’est même dans celle de Molière.

Ces changements sont-ils la conséquence d’une volonté de rendre leur expression sonore plus commerciale ? Avouons-le, on s’en fout un peu ; pourvu que le résultat soit à la hauteur. Et il l’est manifestement ! Luke Top se révèle ici excellent chanteur. Sa voix est même proche de celle de Nick Urata (Devotchka). Et tout particulièrement sur « Leave No Trace » et « The Dive ». Elle porte même littéralement les morceaux. Et pas seulement ceux qui ont revêtu un format moins répétitif, donc rock, mais aussi sur les plages hantées par les sonorités africaines, dans l’esprit Talking Heads voire des Clash (« Wild Window »). Fool’s Gold signifie ‘Attrape-nigaud’ ; et c’est loin d’être le cas pour ce « Leave No Trace », qui flaire plutôt la bonne affaire !

 

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