Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Deniz Kurtel

Music Watching Over Me

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Après le relatif succès récolté par ses singles « Yeah » et « The L Word », la Turco-américaine Deniz Kurtel a décidé de publier son premier album chez Crosstown Rebels. Militant chez Wolf + Lamb, artiste conceptuelle (avec des LEDs) et sculpteuse, Deniz se révèle tout au long de ce « Music Watching Over Me », productrice talentueuse. Outre ses hits destinés aux dancefloors (« The L Word », « Best Of »), elle excelle tant dans l’univers du dubstep (« Trust ») que de l’électro rock (« Vagabond ») ; passant d’un style à l’autre ou les agrégeant sans aucune difficulté. Parfait pour vos soirées branchées…

 

Hard-Fi

Killer Sounds

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Troisième opus pour cette formation londonienne qui n’a toujours pas bonne presse chez elle. Et on ne sait d’ailleurs toujours pas trop pourquoi. Pour mettre en forme cet elpee, Richard John Archer a décidé de se charger de la coproduction ; à charge de Stuart Price (Killers, Madonna), Grey Kurstin (Lily Allen) ou Alan Moulder (Depeche Mode, Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, etc.) de lui filer un coup de main, suivant les morceaux et le studio d’enregistrement.

Première constatation, la formation insulaire n’a rien perdu de son sens inné de la mélodie contagieuse, hymnique. Elle continue de mêler, à des degrés divers, pop, rock et soul, ska, punk, trip hop, reggae et dub, dans un style très britannique. Mais si la plupart des influences semblent parfaitement digérées, la house semble avoir repris le dessus. Et cette sensation est amplifiée par un recours plus conséquent à l’électro (NDR : pensez à New Order). Ce qui rend les compositions particulièrement dansantes (NDR : cette basse pulsante !) Un peu dans l’esprit des ensembles mancuniens du début des 90’s comme Happy Mondays ou EMF. Ou alors reggae/dub. A l’instar de « Stay alive », nous rappelant que Hard-Fi reconnaît The Clash comme référence majeure. On évitera cependant l’avant-dernière plage, « Sweat », sorte de croisement improbable entre Air et Pet Shop Boys, pour ne retenir que l’impression générale laissée par cet album. Et elle est bonne. Alors Paul Oakenfold derrière les manettes, pour le prochain long playing ?

 

Fops

For Centuries

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C’est le genre de disque dont presque personne n’entendra parler (sauf vous) et qui ne manquera à personne. Et pourtant, « For Centuries » n’est pas un album de mauvaise facture. Juste un essai passe-partout dénué de la moindre étincelle.

Collaboration entre Chadwick Donald Bidwell de Ral Partha Vogelbacher et Dee Kesler de Three More Shallows (qui ?), Fops explore des thèmes aussi variés que le carnage de créatures sans défense ou les états (unis) d’âme d’un président contemplant sa vie en pleine chute vertigineuse.

Cet elpee, dont la principale originalité est d’avoir été édité en format cassette (NDR : ah, ce goût passéiste pour les technologies vintage) est loin d’être désagréable à écouter. Il n’évite pas certaines longueurs inutiles (« Ronald Wilson Reagan », dernier titre de ce long playing dépasse quand même les vingt minutes !), mais reste un honnête essai, immanquablement voué à l’oubli.

Personne ne devrait s’en plaindre.

 

The Feelies

Here before

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Vingt années plus tard, les Feelies publient un nouvel opus. Glenn Mercer et Bill Million les deux chanteurs/guitaristes sont les derniers survivants du line up original. Ce sont aussi les deux piliers du groupe. Dave Weckerman, Brenda Sauter et Stan Demeski les avaient rejoints en 1986, avant que la formation ne sépare en 1991, et pour un bon bout de temps.

Responsable de deux albums culte (« Crazy Rhythms » en 1980 et « The good earth » en 1986 »), The Feelies a influencé une multitude de groupes, parmi lesquels, on épinglera surtout REM (NDR : c’est d’ailleurs Peter Buck qui a produit leur deuxième elpee) et Yo La Tengo. Le combo du New Jersey, de son côté, reconnaissait pour références majeures, le Velvet Underground et les Modern Lovers.

Alors que leur musique reposait sur des textures en boucles et en arpèges de guitares électriques et acoustiques, sur des rythmiques fluides et mouvantes, un peu comme chez les Pastels en Grande-Bretagne, la formation américaine va être assimilée au mouvement new wave. Malgré les excellentes critiques, le groupe ne récoltera qu’un succès confidentiel.

Les Feelies nous proposent donc un nouvel LP en 2011. Mais qu’est ce qui a changé en près de deux décennies ? Pas grand-chose. L’aisance mélodique est toujours aussi évidente. Le ton est sans doute moins ténébreux. Les harmonies sont, en général, davantage ensoleillées, même si l’ombre du Velvet plane toujours ; « Again today » est même carrément hanté par Lou Reed. Résultat des courses, l’opus baigne dans un climat de sérénité qu’on ne leur connaissait pas. En 13 compositions, le quintet nous offre des morceaux entraînants, nerveux, raffinés, mais également downtempo (« Blue skies »), à la beauté mélancolique (« Morning comes »), presque ‘pixiesque’ (« Time is right »), aux guitares claires (« Here before ») et scintillantes (NDR : digne d’Orange Juice, « Change your mind » nous réserve une belle envolée en fin de parcours). Imprimé sur un tempo obsessionnel, « On an on » aurait pu figurer au répertoire des Dandy Warhols. Un album tout simplement intemporel !

 

Doveman

The Conformist

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« The Conformist » est un album tout en retenue, au diapason de la voix du jeune Thomas Barlett. Relativement sage aussi.

Agé de vingt-sept ans, le pianiste possède déjà une belle carte de visite. Et pour cause, il peut notamment se targuer d’avoir bossé en compagnie de Rufus Wainwright, Yoko Ono et même des musiciens de The National.

Empreint d’une grande sensibilité, son album baigne au sein d’une atmosphère ouatée. Recueil de chansons d’amours brisés et de rêves manqués aux battements de cœur ralentis, cet elpee, non dénué de grâce, s’avère malgré tout somme toute assez ennuyeux sur la longueur.

Entouré de collaborateurs au service de sa cause (une grande partie de The National, Norah Jones, Samuel Tear aka Sam Amidon ou encore Nico Mulhy en accordeur de cordes, pour ne citer qu’eux), le talentueux pianiste développe des ambiances feutrées sur lesquelles sa voix délicate vient se poser, comme une plume portée par le vent.

Mais ce manque d’entrain est aussi le défaut de cet opus, car trop homogène d’un bout à l’autre. Drôle d’idée d’ailleurs, d’intituler une compo « Hurricane », dont la faible accélération du pouls nous plonge dans une douceur quelque peu amorphe.

Le genre de disque qui s’écoute aux chandelles, un verre de vin sous les papilles, un feu crépitant sous les pupilles.

 

Camille

Ilo Veyou

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Quatrième opus pour Camille dont l’entame risque de heurter plus d’un mélomane. « Aujourd’hui », qui est le plus beau jour de sa vie (?), fait sans aucun doute référence à sa maternité toute récente. Ok, on peut bien imaginer le plaisir de devenir maman, mais pas de quoi en faire tout un plat (fade en plus) non plus. Passée cette ‘épreuve’, on entre dans le vif du sujet. Soutenue par son quatuor à cordes, un piano et une guitare, Camille revient à de meilleurs sentiments. « L’étourderie » et « Allez allez allez » en sont certainement les plus belles illustrations. Terminées les complaintes en angliche ? Que nenni ! Camille s’était un peu fourvoyée sur son album précédent. Mais, dès la quatrième plage, « Music Hole », interprété quasi-intégralement dans la langue de Shakespeare, elle tente à nouveau une percée en osant « Wet boy », qui démontre que la chanson française peut tout aussi efficacement se décliner dans un autre idiome. Suffit d’avoir le talent pour. Et visiblement, Camille n’en manque pas, notamment après avoir retrouvé « Le fil » de ses idées, c’est-à-dire le meilleur opus publié à ce jour, celui qui trace la ligne directrice de son œuvre…

« She was » et surtout « Mars is no fun » devraient convaincre les plus sceptiques. Oui, la chanson française a de l’avenir outre-Manche ! C’est sur la piste suivante, « Le berger », que Camille étale au mieux ses performances vocales. Une voix pleine de créativité et de douceur qui n’a besoin de rien ou quasi comme support pour dire des mots tellement justes.

« Bubble lady » et « Ilo Veyou » laissent déborder une imagination un peu folle, débridée, une liberté d’expression qui ne demandait qu’à sortir des tripes de cette jeune Parisienne. Car c’est vraiment d’art qu’il faut parler. Camille se lâche. Rien ne lui fait peur. Même la petite comptine « Message » ou le génial « La France » dont le texte à la mords-moi le nœud et sa déglingue d’après-guerre super ringarde fait mouche. Elle n’a peur de rien la belle !

On fera l’impasse sur un « My man is … » sans intérêt et « Pleasure », deux plages qui manquent tous deux de cette petite touche de délicatesse et de musicalité. Visiblement, elles ne servent qu’à boucler l’album !

« Le banquet » plage phare (la meilleure ?), illumine une vengeance baroque. C’est à titre personnel, la meilleure de ce quatrième ouvrage et de loin. On est face à un résumé parfait des qualités de la jeune maman : poésie, créativité, sensualité, musicalité. « Tout dit » en quinzième position (deux de trop ?) clôture ce nouvel elpee qui réconciliera Camille et son public qui l’avait un peu, et à juste titre, boudée lors de sa ‘sortie’ précédente.

Même si l’ensemble semble manquer un peu de cohérence vu l’empilage des styles, quelques titres valent largement le détour. Créativité, finesse et humour sont ici au rendez-vous.

Maintenant qu’elle a renoué avec « Le fil », prions pour qu’elle ne le perde plus…

 

The Black Keys

El Camino

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Danger Mouse (Gorillaz, Beck, Gnarls Barkley, Broken Bells, etc.) était de retour derrière les manettes lors de l’enregistrement du septième opus des Black Keys. En outre, le claviériste Brian Burton semble avoir définitivement intégré le line up du groupe américain. Quoiqu’il en soit, le duo d’Akron (NDR : c’est dans l’Ohio) vient de pondre un remarquable elpee. Ah oui, on lui reprochera certainement une mise en forme trop léchée. Mais finalement, c’est certainement le secret de la réussite de cet opus. En fait, c’est un peu comme si le fruit de la rencontre entre The Cream et The Clash avait été sophistiqué à l’excès pour le rendre glam. Dans l’esprit de T.Rex. Pas toutes les compos, mais plus de la moitié de l’elpee. Le falsetto de Dan Auerbach n’a jamais été aussi ‘bolanesque’. Il est même parfois enrobé de chœurs très caractéristiques. Et les riffs de gratte spasmodiques entretiennent parfaitement ce climat. Les mélodies sont hymniques, contagieuses. Le disque regorge de hits potentiels. Parfois légèrement teintés de funk, de soul ‘motownesque’ voire de britpop 60’s. Mais sans jamais tomber dans la mièvrerie FM. Quant aux lyrics, ils traitent des relations amoureuses, et en particulier de la jalousie, du désir, de l’abandon et du chagrin, mais sous une forme humoristique. Définitivement mon album de l’année !

 

Bénabar

Les bénéfices du doute

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Fidèle à son image (jetez un œil à la pochette) de gendre idéal, Bénabar, chanteur à texte qui ne se prend pas trop au sérieux, nous propose son sixième album studio. Une impression de déjà vu et même de déjà entendu nous saute immédiatement aux yeux ou aux oreilles (de préférence) à l’écoute des treize plages des « Bénéfices du doute ».

‘On ne change pas une équipe qui gagne’ argumente souvent l’entraîneur d’une équipe de foot. Ben pourquoi adopterait-il une autre formule, notre Barnabé ? Il a visiblement déniché une excellente recette, qui plaît depuis une petite quinzaine d’années, aux amateurs de chanson française ‘intéressante’.

Côté textes, les thèmes sont récurrents sans être ennuyeux. Des événements de la vie quotidienne. Les traits caractéristiques de notre société. La description de certaines étapes de la vie : la naissance, l’amour, la séparation, la mort... Mais le principal atout dont dispose Bénabar, c’est son art à aborder des sujets parfois graves, sur un ton léger.

Côté musique, l’accent est pour la circonstance placé sur les cordes : guitares acoustiques, contrebasse et banjo font bon ménage avec l’harmonica et les cuivres, même si les trompettes sont bien moins présentes qu’auparavant. Bien ficelé, le tout donne un résultat très agréable, un soupçon country, un rien jazzy.

Ecouter un album de Bénabar, c’est s’assurer une bonne grosse demi-heure de bonne humeur, mais également l’occasion de se regarder dans un miroir. Car ces mots nous concernent, nous parlent tout en parlant de nous… Bénabar, c’est un peu la caméra invisible qui nous filme dans notre quotidien, révèle notre face cachée ou que l’on cache peut-être volontairement.

C’est sans doute cet aspect dérangeant qui explique pourquoi cet artiste reste toujours un peu ‘mal aimé’ ou négligé par celles et ceux qui lui reprochent d’être un ‘petit Renaud bien gentil, bien propre sur lui’…

« Les bénéfices du doute » s’avère néanmoins plaisant. Il a au moins le mérite de démontrer que l’auteur/compositeur/interprète n’est pas encore au bout du rouleau, qu’il en garde encore sous la pédale.

Pas de doute, on n’a pas ici l’album de l’année 2011 mais un bon petit disque très agréable à écouter.

Rien de bien neuf à se mettre sous la dent (NDLR : dans le tuyau de l’oreille ?) mais on épinglera quelques titres dont « Politiquement correct », « L’agneau », « Alors, c’est ma vie » ou « Quelle histoire » qui sont autant de jolies chansons, bien rythmées et pleines de bon sens. Ce qui n’est quand-même pas si mal.

 

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