Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
Hooverphonic
Chroniques

Teke Teke

Shirushi

Écrit par

De temps à autre, il est bon de se farcir un band complètement déjanté. Et c’est le cas de Teke Teke, un septuor montréalais dont le patronyme s’inspire soit d’une légende urbaine japonaise, soit du mythique guitariste Takeshi Terauchi. Pas étonnant, puisque hormis le tromboniste Etienne Lebel, les musicos sont originaires du pays au soleil levant. Et sur cet opus, les lyrics sont chantés dans cette langue, par Maya Kuroki, également artiste visuelle.  

« Shirushi » constitue le premier elpee de la formation. Une œuvre dont la musique intègre des tas de courants musicaux, depuis le punk au garage en passant par le psychédélisme, la musique de film (Ennio Morricone en tête), la trance fusion, le folklore nippon, le jazz, le post et le surf rock (celui initié par le Ventures et devenu l’eleki).

Outre l’instrumentation basique (guitare, basse, batterie, trombone), les musiciens se servent également d’instruments folkloriques comme la shinobue (flûte en bambou) et le taishögoto (harpe de Nagoya). Et le tout est enrichi d’orchestrations, parfois gracieuses et séduisantes, comme lors du final « Tekagami ». Mais surtout luxuriantes. A l’instar de l’hypnotique, baroque, épique et presque sinistre « Barbara », au cours duquel l’ombre de Mothers of Invention se met à planer. Bref, la fantaisie n’a pas l’air d’avoir de limite chez Teke Teke. Même que parfois, on frôle le délire. Et le plus bel exemple revient à « Sarabande », un morceau au cours duquel des notes cuivrées loufoques s’invitent au cœur d’orchestrations réminiscentes d’« Atom heart mother » du Floyd. Caractérisé par son intro bucolique qui vire rapidement au chaos bruitiste, « Kala kala » finit par épouser une forme psyché/folk/rock. Et dans le même esprit, « Meikyn » se conclut par une incursion dans le free jazz.

Déconcertant, mais dans le bon sens du terme !

Yard of Blondes

Feed the Moon

Écrit par

Bien que fondé en 2010, Yard of Blondes vient seulement de graver son premier elpee. Et son premier essai, paru en 2013, avait été transformé par un Ep baptisé « Murderology ». Depuis, le groupe avait quand même publié quelques singles et autres Eps…

Pour enregistrer « Feed the moon », la formation franco-américaine (NDR : elle est établie à Los Angeles) a reçu le concours de Billy Graziadei (NDR : le fondateur de Biohazard) à la production, Mike Patterson (Nine Inch Nails, BRMC, Beck) au mixing et Maor Applebaum (Faith No More) à la masterisation.

Hormis le morceau final, « Because you’re the river », une ballade dont la douce mélodie rappelle le Barclay James Harvest originel (NDR : qui a dit ‘un slow crapuleux’ ?), les onze autres pistes libèrent un groove fondamentalement stoner. Le plus souvent dans l’esprit de Queens of The Stone Age. Même si parfois, le spectre de Muse (ces strates de grattes sur « Lowland » !) commence à rôder. Et « You and I & I », aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre ces deux groupes. Encore que « Do you need more » soit réceptif au Placebo. Mais ce qui singularise l’expression sonore de ce quatuor, c’est la présence d’une voix féminine qui enrichit les impeccables harmonies vocales. Car, si le lead singer possède une bonne voix, sur deux titres (« Hummingbird » et « Evil twins »), il manifeste sa colère en vociférant…

The Chills

Scatterbrain

Écrit par

Tout au long de « Scatterbrain », le septième elpee des Chills, Martin Phillipps se remémore les bons et les mauvais moments qu’il a traversé dans son existence, s’interroge sur la réalisation et l’acceptation de soi ainsi que sur la mortalité. Il rend même un hommage à sa mère, décédée en 2019, sur « Caught in my eye ».

Martin est un remarquable mélodiste et il le démontre une nouvelle fois sur cet opus aux compos bien pop, tour à tour intimistes ou enrichies d’orchestrations luxuriantes (pensez à Van Dyke Parks). Le contraste peut paraître saisissant, mais la tracklist est parfaitement équilibrée. Certaines compos véhiculent paradoxalement des accents bien ‘british’. A l’instar de « Hourglass », une piste qui marche sur les traces d’Incredible String Band. Même les inflexions vocales sont sinusoïdales. Ou encore sur « Safe and sound ». Le long playing recèle deux valses (« Destiny » et le titre maître), mais les synthés (même quand ils sont vintage) se révèlent un peu trop présents. Vaporeux, le titre final rappelle même un certain New Musik.

Mais les interventions à la guitare guitare sont trop timorées. Ou alors, c’est la mise en forme qui les a diluées dans l’ensemble. Pourtant, elles se révèlent chatoyantes tout au long du désarmant « Little Alien » ; mais rien à faire, en se privant de ses accroches à la gratte, Phillipps a dénaturé l’identité des Chills. Dommage ! Il nous doit une revanche.

Not Moving (Ltd)

Live in the eighties (reissue)

Écrit par

Not Moving est une formation considérée comme culte, dans l’univers de l’underground, en Italie. Elle a sévi de 1981 à 1984, de 2005 à 2006 et s’est reformée en 2019 en transformant son patronyme en Not Moving Ltd ; mais surtout, elle a conservé trois des membres fondateurs du band.

Ce « Live in the eighties » était déjà paru en 2005, sous la forme d’un coffret CD/DVD. Il recelait alors 24 titres. La nouvelle version n’en compte plus que 13, dont les covers de « Cocksucker blues » ses Stones, du « Break on through » des Doors, d’« I wanna make love to you » de Willie Dixon, ainsi que de « Kissin Cousins », une chanson signée Fred Wise et Randy Starr, traduite en hit par Elvis Presley, mais revisitée par The Saints. C’est d’ailleurs cette dernière mouture que le band transalpin a choisi d’adapter. Et cette réédition permet un téléchargement numérique du DVD paru en 2005.

Les morceaux sélectionnés ont été immortalisés en Italie et en Allemagne, ente 1985 et 1988, et trempent dans une forme de garage au sein duquel on retrouve inévitablement des accords de guitare fuzz et des interventions d’orgue vintage, rogné ou tourbillonnant.

Dommage que la qualité du son ne soit pas optimale…

Johnny Mafia

Sentimental

Écrit par

Issu de Sens (NDR : une commune française sise à 100 km au sud-est de Paris, dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté), Johnny Mafia nous propose son troisième elpee, un disque qui fait suite à « Michel Michel Michel » (NDR : titre choisi en référence à un sketch de François Damiens, alias François l’Embrouille) paru en 2016 et « Princes de l’amour », en 2018, un long playing qui avait bénéficié du concours de Jim Diamond (White Stripes) à la mise en forme.

Si les deux premiers opus trempaient dans le garage, « Sentimental » lorgne davantage vers le pop/rock des 90’s nourri aux guitares cinglantes. Et on pense ici d’abord aux Pixies. Pourtant accrocheuses, les mélodies rappellent tantôt la power pop d’Ash ou le skate punk de Green Day voire de Weezer. Même que parfois la voix du chanteur évoque celle de Rivers Cuomo et les harmonies vocales douces-amères celles des deux bands californiens. Hormis le final « On my knees », une plage imprimée sur un mid tempo, les autres morceaux sont enlevés et saignants et quelquefois aussi tumultueux (« Split tongue ») que sauvages. Si deux pistes évoquent les jeux vidéo de la culture ‘Geek’ (« Trevor Philippe » et « TV and Disney »), « I’m sentimental » et l’hymnique « Aria » constituent les points d’orgue d’un album qui tient parfaitement la route…

Lewis Evans

Le Rayon Vert

Écrit par

Liverpuldien de naissance mais Normand d’adoption (ses parents ont en effet déménagé à Saint-Lo, au cours de son adolescence), Lewis Evans est mieux connu pour être le leader de The Lanskies. Il mène cependant aussi une discrète mais élégante carrière solo en parallèle…

Son nouvel Ep, « Le Rayon Vert » (un bar de Saint-Pair-sur-Mer), qui succède à ses 2 premiers albums, devrait –dans un monde idéal– lui ouvrir les portes de la consécration, tant son écriture fait mouche… mais on peut toujours rêver. Réalisés en compagnie de David-Ivar Herman Dune pendant le confinement, ces 4 titres composés depuis Grainville constituent autant de réussites autobiographiques (NDR : ils abordent pour thèmes ses amours et ses addictions). Sertis dans leur écrin folk, ils sont impeccablement interprétés…

Royal Blood

Typhoons

Écrit par

Troisième album pour Royal Blood et première constatation, le duo de Brighton a injecté davantage d’électronique dans sa solution sonore. Les synthés sont bien plus présents, et puis parfois la voix est vocodée. Ce qui n’est pas vraiment une bonne idée. Heureusement, le traitement est ponctuel. Plus intéressant, la musique recèle des traces de glam. Pensez à T. Rex. Mais aussi de disco. Afin de la rendre plus groovy et dansante. Les chœurs accentuant parfois cette impression. Ce qui n’est pas forcément dérangeant. A l’instar de « Trouble’s coming », le morceau qui ouvre le long playing. Ou du titre maître dynamisé par son riff de gratte fuzz.

Sans quoi, féroces, la plupart des pistes ont vraiment la pèche ! Et tout particulièrement « Who needs friends ». Enrichi de chœurs falsetto, il aurait pu figurer au répertoire de The Black Keys. Ou « Boilermaker », un morceau percutant produit par Josh Homme (Queens of the Stone Age).

Tramée sur des accords de piano, « All we have is now » campe une ballade sentimentale. Dispensable et clôturant la plaque, elle permet peut-être au mélomane de reprendre son souffle.

Enfin, tout au long de cet LP, les lyrics abordent des thèmes plutôt sombres tels que les troubles psychiatriques, l’addiction et l’autodestruction…

Dye Crap

Dye Crap

Écrit par

A l’instar de MNNQNS, Dye Crap est issu de Rouen. L’an dernier, le line up est passé d’un trio à un quatuor. Résultat, le band compte aujourd’hui deux guitaristes.

Son premier elpee est éponyme et il s’ouvre par « My shits », une piste dont le tempo new wave et les riffs de grattes cristallins nous replongent dans l’univers d’Indochine, mais aventurier. Puis les événement se musclent et mettent le turbo sur trois morceaux garage bien énervés. Si « Candies » émarge carrément au grunge, « Enemies » oscille entre ce genre et le shoegaze, une longue piste imprimée sur un tempo martial ! Les accents noisy/pop, on les rencontre lors des passages les plus atmosphériques (Galaxie 500 ? Swervedriver ? Chapterhouse ?), et même carrément ténébreux (Jesus & Mary Chain ?) sur l’excellent « Daily routine », une compo paradoxalement soulignée de chœurs angéliques. Parfois, dans la même compo, le groupe n’hésite pas à changer de rythme. A l’instar d’« Abandon ship ». D’une durée de près de 6’, elle se nourrit à la fois de références pixiesques et de prog. Côté lyrics, Dye Crap traite de l’alcool et des jeux vidéo… et pas du parfum des roses, c’est une certitude…

Page 46 sur 1252