Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Mélanie Laurent

En t’attendant

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Parisienne pur jus, née en février 1983, Mélanie Laurent est surtout connue pour sa carrière cinématographique et quelques (très bons) rôles, dont l’excellente prestation dans ‘Je vais bien, ne t’en fais pas’, qui lui vaudra par ailleurs le César du meilleur espoir féminin en 2007.

Ça, c’est le côté pile.

Côté face, Mélanie Laurent a un petit jardin secret qu’elle cultive en cachette depuis un bon bout de temps déjà. La première récolte avait bénéficié de la précieuse collaboration du folksinger irlandais Damien Rice. Et il est discrètement présent tout au long de ce nouvel ouvrage…

Les ‘légumes’ que nous propose l’actrice/chanteuse sont de première qualité. Deux instrumentaux, issus de la plume de Mélanie encadrent 10 chansons habilement écrites, principalement seule, mais également et de façon plus épisodique, avec Damien Rice, Olivier Coursier (Aaron) ou Joël Shearer (Pedestrian).

Et cet album, c’est pas du cinéma ! Car Mélanie Laurent est une chanteuse et c’est une évidence. Cet album, emmené par l’excellent premier single « En t’attendant », elle l’a écrit, composé, produit et assumé quasi seule.

Jouant habilement sur les cordes, les partitions musicales surfent sur la sensibilité, l’angoisse et la vivacité. Lors des complicités partagées en compagnie de Damien Rice, le violoncelle inonde les mélodies de classe mais transpire également de tristesse, faisant de « Il fait gris » ou de « Pardon », par exemple, deux chansons magnifiques et bouleversantes.

Le talent est réellement présent. Mélanie nous livre son premier essai et tout en nous racontant une histoire d’amour par-ci, la perte d’un être cher par-là ou la relation avec son père, elle nous transporte dans son univers.

Damien Rice la rejoint pour deux titres interprétés en duo. Le premier, qui est aussi le dernier single paru, « Everything you’re supposed to be », est entièrement interprété en anglais et le second, « Uncomfortable », campe plutôt un dialogue où chacun des interprètes échange avec l’autre dans sa propre langue. Amusant !

Une nouvelle voie s’ouvre de façon royale pour cette jeune femme aux talents multiples.

Dire qu’elle en rêvait depuis ses 14 ans… Une réussite, assurément ! Et un César de plus, un !

Mélanie Laurent se produira aux Francofolies… de La Rochelle (hélas) le 15 juillet prochain.

Avis aux vacanciers locaux…

 

OXES

#1/#2 (2 Eps)

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OXES est une formation issue de Baltimore, dans le Maryland. Elle s’est forgée une certaine popularité au sein des milieux indépendants, au début des années 2000. A cause de ses performances ‘live’ étonnantes, et puis de son sens de l’humour particulièrement aiguisé (NDR : enfin, c’est ce que raconte la presse spécialisée). Aux States, ce groupe est considéré comme un des représentants les plus éminents de la scène math-rock-noise américaine. Pas étonnant qu’il ait été signé par le label indie African Tape.

« #1 » et « #2 » sont deux disques qui devraient d’abord intéresser les aficionados du band. Surtout quand on sait que l’un des deux guitaristes s’est établi en Italie.

En fait, on est ici en présence d’une remise au goût du jour de leur maxis, mais sous la forme de deux disques distincts, le tout enrichi de remixes.

Le premier single s’intitule « Crunchy Zest ». Une version que le combo destine aux stations radiophoniques. Hypnotique, cette adaptation nous rappelle le rock célébré par Shellac en 1999. Si le remix disco du titre maître a fière allure, la plage qui clôt l’œuvre tire excessivement en longueur. Plus que dispensable ! 

Titre phare, « Orange Jewelryist » constitue le second single (NDR : pour que votre info soit complète, sachez que les deux plaques sont vendues séparément). Sous sa mouture ‘radio’, la compo démontre le potentiel noise du combo. Ce disque épingle également deux covers, dont une totalement stérile (« Teils and Reflected Necklace Rmx ») et une version ‘radio’ du titre maître, qui étale tout le potentiel noise du groupe, avant de s’achever par un titre électro.

Bref, il faut être inconditionnel ou collectionneur pour vouloir se procurer absolument ces deux plaques. D’autant plus qu’elles ne recèlent, en tout, que deux ou trois morceaux intéressants. C’est un peu cher pour si peu. Franchement, vous auriez plutôt intérêt –si vous ne vous les êtes pas encore procurés– à privilégier les premiers opus. Ou alors attendre la parution de leur prochain… 

 

Seasick Steve

You can't teach an old dog new tricks

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Au cours de ces dernières années, le blues sans concession de Steve Gene Gold recueille un franc succès. Agé de 70 balais, ce Californien a connu, dans sa jeunesse, Janis Joplin. Son épouse est norvégienne. Il s’est d’ailleurs établi en Norvège, pendant quelques années, où il a fondé sa famille. Nombreuse, il faut le préciser. Il est cependant revenu aux States, et s’est installé du côté de Seattle. Ses débuts discographiques ne datent que de 2004. Mais depuis, il faut reconnaître que l’artiste est devenu particulièrement prolifique. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de son fils Paul Martin Wold. En outre, l’artwork de la pochdette a été imaginé par son autre fiston, Didrik Wold.

Un intimisme chaleureux envahit "Treasures", une compo chantée par Steve, soutenue par les cordes acoustiques de sa guitare ainsi que de son banjo, et balayée par le violon de Georgina Leach. Lors de la plage éponyme, il nous plonge dans le Delta. Il se réserve les vocaux, sous une formule trio, qui implique –excusez du peu– John Paul Jones (ex-Led Zeppelin) à la basse. Une plage à la fois chiadée et intense. Malgré son titre, "Burnin' up" est une ballade lente, ténébreuse, dépouillée, un blues caressé par la voix douce et paisible de Steve. Une piste au cours de laquelle il ne dispense que les notes nécessaires, face aux percussions fragiles de Dan Magnusson. Magique ! Les accents métalliques du Delta opèrent leur retour, dans une certaine liesse, pour nous convaincre que "Don't know why she love me but she do". Steve déambule à petits pas, en maltraitant sa guitare à quatre cordes (une ‘Cigar box’) qui libère des sonorités très jouissives. Au bord de l’extase, il hurle sa joie de vivre en ces instants de bonheur. Après une trêve acoustique, il revient furieux, flanqué de sa gratte à trois cordes, et épaulé par la basse de John Paul Jones. Ce dernier doit alors certainement se souvenir des vibrations électriques produites par Led Zeppelin, lors d’un implacable et intransigeant "Back in the Doghouse", une piste attaquée dans l’esprit de son premier elpee solo "Dog House Music", sorti en 2006. Il revient sur terre, armé de son banjo pour interpréter "Underneath a blue and cloudless sky". Seasick Steve souffre peut-être du mal de mer, mais il aime profiter des plaisirs de la vie. Il est de sortie. Pour boire un coup. Et fréquenter les filles. Au port. Son sémillant "Party" nous conte ces aventures. Il entre en transe lors de l’atmosphérique "Days gone". Rondement menée, cette compo est dynamisée par des montées en puissance assez irrésistibles. Et pour clore cet elpee de bonne facture, Steve s'efface lors d’une ballade empreinte de douceur, enrobée de chœurs. Sculptées dans les cordes acoustiques, elle est même enrobée de chœurs...

 

Volt Voice

Volt Voice

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Cette formation hutoise a été signée par le label Honest House en 2007, mais ses premiers pas remontent à 2004. Malgré sa participation à de nombreux concerts, la formation n’avait, jusqu’à présent, immortalisé un des ses titres que sur l’une ou l’autre compile, avant de graver un Ep, l’an dernier. Le quatuor nous propose donc son premier elpee. Et il est éponyme.

Dès les premiers accords, on voit (entend ?) exactement où le combo veut nous emmener. Le son est épais, à la limite brouillon, mais la puissance et l’urgence sont au rendez-vous. La section rythmique, c’est celle de Graffen Volders ; et elle pèse lourd dans la balance. Les influences lorgnent du côté de la noise. Celle de Chicago, tout d’abord. Empruntant à Shellac voire à Jesus Lizard (« Born in an Oyster »), même si chez Volt Voice, le tempo est plus enlevé. Celle de Sonic Youth également (« Baikonur », « Down in a Country »). Avant que l’expression sonore se tourne vers le math rock. Mais c’est en fin de parcours.

D’excellente facture, le premier opus de Volt Voice parvient à varier les tempos et les styles, tout en préservant son homogénéité. Et à ce titre, c’est une fameuse performance. Maintenant, il faut reconnaître que si la mise en forme avait été plus soignée, le résultat aurait encore été supérieur. Ce n’est peut-être que partie remise…

Richard Walters

Pacing

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Après avoir publié deux albums, le premier en 2008 et le suivant en 2009, Richard Walters nous propose donc son troisième, « Pacing ». Et dans sa musique, on peut immédiatement identifier les sonorités si particulières aux Anglais. A travers ses chansons on peut reconnaître des sonorités similaires à Keane ; mais aussi parfois des traces de pop-électro à la MGMT. Malheureusement, « Pacing » n’offre pas une grande originalité dans ses mélodies, donnant parfois l’impression de déjà entendu.

Bien sûr Richard injecte beaucoup de sensibilité dans ses chansons. Raison pour laquelle, elles s’apprécient. Mais elles laissent un goût de trop peu, comme si l’artiste n’osait pas prendre le moindre risque…

AC/DC

Live At River Plate (Dvd)

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Double bonne nouvelle pour les fans du plus célèbre groupe australien depuis l’invention du rock n’ roll. Contrairement à certaines rumeurs, Brian Johnson ne quittera pas ses compères qui se préparent à l’enregistrement d’un nouvel album studio pour 2012. Pour patienter, qui se plaindra de la sortie de « Live At River Plate », témoignage de la tournée marathon de « Black Ice » au cours de laquelle les boys ont accordé pas moins de 169 concerts entre novembre 2008 et juin 2010.

Filmé à Buenos Aires le Dvd incontournable est découpé en trois parties.

La première est bien entendu consacrée au show filmé par David Mallet, expert du genre. 32 caméras ont été nécessaires pour immortaliser un concert pas bien différent des autres sets de la tournée. On apprécie tout spécialement cette caméra montée sur un rail qui permet de suivre Angus sur la longue avancée de scène traversant le stade plein comme un œuf. On aime moins l’idée des plans simultanés, dignes des séries à succès des années 80, mais on adore le public argentin qui s’investit sueur au front à 100%, hurlant, sautant, reprenant chaque refrain à tue-tête. Niveau son, on se demande pourquoi les vocalises de Johnson sont mises en exergue à ce point, au détriment de la guitare rythmique de Malcom Young. Aucune surprise dans la play list. AC/DC aligne ses hits sans faire preuve de beaucoup d’imagination, il faut bien le reconnaître.

En deuxième partie, un documentaire d’une trentaine de minutes retrace leur séjour passé à Buenos Aires. Il est émaillé de nombreux témoignages, d’interviews accordées par des roadies et nous dévoile le montage de la scène, les effets pyrotechniques, etc. Plutôt sympa et très agréable à regarder.

Enfin, cadeau ultime, on savoure l’intégralité du magnifique film d’animation projeté en introduction de chaque concert de la tournée « Black Ice ».

Certainement pas le Dvd de l’année, mais sans aucun doute un superbe témoignage d’une époque de leur histoire…

 

The Dawn Band

Agent of sentimentality

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The Dawn Band est un groupe allemand dont la naissance est plutôt originale. Elle représente l’union de plusieurs musiciens issus de différents groupes musicaux. Voulant explorer d’autres pistes musicales, ils se sont tous réuni autour d’un projet commun : The Dawn Band.

Ils s’inspirent des plus grands noms du rock tels que AC/DC,  Foo Fighters ou encore Queens Of The Stone Age.

« Agent of sensibility » constitue le premier album de cette formation teutonne. Ses compositions sont spectaculaires. Elles sont le fruit d’un assemblage magnifique entre sonorités de guitare électrique, basse et batterie, offrant une dimension musicale très étonnante et aléatoire. Ce groupe réussit à mêler parfaitement la douceur et le piquant de ses références musicales rock, et ce, tout en restant fidèle à ce style. Un album à écouter attentivement, pour savourer pleinement les mélodies et les rythmiques.

dDamage

Fuzzbox (Ep)

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Quelques mois après avoir publié leur dernier album, « Aeroplanes », les frères Hanak ont à nouveau décidé de frapper fort en gravant un Ep en version digitale, mais aussi sur vinyle, chez Clapping Music. Les compos sont issues de l’elpee. Elles ont été retravaillées sous la houlette du vétéran Tim Simenon –aka Bomb The Bass– le roi du sampling. Et le coup porté est violent ! Asséné à l’aide de Jon Spencer, il risque de vriller nos tympans, tant les déflagrations sonores dispensées par le duo français sont puissantes…

Si le New-yorkais dirige la manœuvre à la guitare sur le titre maître, les samples de Bomb The Bass s’intègrent parfaitement à cet univers sonore, très proche de l’électro-rock écrasant (NDR : pour ne pas dire lourd !), pratiqué au cours des années 90. Le second morceau, « Sleepwalking » a bénéficié du concours de Jack Danger (Meat Beat Manifesto). Il est moins accablant, mais tout aussi pernicieux et puissant. De quoi satisfaire les dancefloors, même s’il subsiste un risque pour la santé des haut-parleurs… 

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