Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Stereolab
Chroniques

Rover

Eiskeller

Écrit par

Pour enregistrer son nouvel album, Timothée Régnier a investi les anciennes glacières de Saint-Gilles à Bruxelles. Ce qui explique son titre (« Eiskeller », se traduit par ‘cave à glace’, en allemand) et que le son du produit fini est si particulier. C’était de toute évidence, le but !

Tout au long de cet opus, il se réserve toutes les parties instrumentales, mais également le chant. Il faut le rappeler, Timothée est un grand fan des Beatles, et tout particulièrement de Lennon. Mais s’il emprunte les inflexions au regretté John, il n’en a pas le timbre. Bien sûr, dans ses compos on retrouve çà et là des références aux quatre de Liverpool. « From the start » constitue certainement le morceau qui en trahit le plus. Champêtre, il a recours au mellotron, un peu comme sur « Strawberry fields for ever » et puis on y rencontre un solo à la Rickenbacker. Un peu aussi sur « Wasted love ». A cause des arrangements orchestraux et du drumming feutré à la Ringo Starr, même si la plage s’enfonce plutôt dans l’univers d’un Bowie originel, circa « Space oditty ».  Malheureusement, le reste de cet LP cumule un peu trop de ballades moelleuses et atmosphériques. Sur l’une d’entre elles, (« Risging high »), la voix rappelle même celle du défunt Christophe ! Tourmentée, elle ne parvient pas à décoller sur le liturgique « I still walk ». Alors quand elle est vocodée (« Cold and tired »), on imagine (?!?!?) que c’est une erreur de parcours.

Gaëtan Roussel

Est-ce que tu sais ?

Écrit par

Il a d’abord sévi chez Louise Attaque et Tarmac, puis s’est lancé en solo et ensuite en duo, notamment en compagnie de Rachida Brakni, mais a également enfilé le costume d’auteur et de producteur, et tout particulièrement pour Bashung et Vanessa Paradis. Il faut le reconnaître, Gaëtan Roussel multiplie les expériences musicales avec une facilité déconcertante depuis de nombreuses années.

A l’aube du 25ème anniversaire du groupe qui l’a porté à l’autel d’un succès populaire et critique, l’énigmatique chanteur à la signature vocale singulière nous propose son quatrième opus. Un disque aussi détonnant que grisant… 

Partiellement écrits avant le confinement, les onze titres de ce disque traitent de la condition humaine, de la capacité de résistance ("Les Matins difficiles"), du partage générationnel ("La Photo") en passant par le réconfort amoureux ("Je me jette à ton cou", "Tout contre toi").

Tramée essentiellement sur la guitare acoustique et la voix, la musique du presque quinqua agrège allégresse et délicatesse ; et pourtant, son timbre éraillé apporte un côté dramatique et intimiste au propos. 

"Est-ce que tu sais?", c’est avant tout un disque d’amour et de résilience au cours duquel l’auteur et son réalisateur Maxime Le Guil (Christophe, Camille, Vincent Delerm…), sans chœurs, ni anglicismes, mais en épinglant quelques duos (Camélia Jordana sur "La photo" et Alain Souchon pour "Sans sommeil") et en s’autorisant quelques envolées de violons ci et là, ont accompli un travail  sans concession où l’à-propos de l’homme rejoint celui du grand mélodiste.

Une œuvre ambitieuse mais aboutie dont la diversité et l’amplitude sont tempérées par cet ersatz de sobriété propice à l’introspection et au dépouillement.

En gravant "Est-ce que tu sais?", Roussel (se) pose des questions, sans parvenir pour autant à donner des réponses, chacun étant invité, au fond, à trouver les siennes…

Mike Polizze

Long lost solace find

Écrit par

Etabli à Philadelphie, Mike Polizze appartient à cette vague d’artistes indie-rock talentueux sur laquelle Adam Granduciel (leader de War on Drugs) et Kurt Vile (ex-War on Drugs) surfent comme meilleurs ambassadeurs.

Alors qu’il milite chez Purling Hiss, une formation rock/garage issue de  Philadelphie, Mike cherche déjà à explorer d’autres horizons musicaux. Il décide alors de débrancher l’électricité et de se lancer en solo. 

Pour enregistrer son premier opus, il s’est bien entouré, puisqu’il a pu compter sur le concours de son ami Kurt Vile (il se sert ici de toute une panoplie d’instruments et se charge des chœurs) et de Jeff Zeigler, ingénieur du son pour War on Drugs, Kurt Vile et Steve Gunn).

Vu la liste des collaborateurs, il n’est pas étonnant que la musique de ce « Long Lost Solace Find » nous plonge au sein d’un univers sonore réminiscent de Kurt Vile. Même le timbre vocal de Polizze est proche de celui de Vile. Et tout comme lui, il a décidé d’en revenir aux racines du folk/blues américain.

Impeccables, les dix ballades aux mélodies entêtantes et lumineuses se nourrissent judicieusement de guitare sèche (surtout), jouée en slide (évidemment !), d’harmonica et de cuivres, oscillant de l’allégresse (« Revelation ») à la mélancolie (« Cheewawa », « Wishing Well »).

Pour un premier essai, Mike Polizze marque des points. Son « Long Lost Solace » s’écoute d’une traite sans jamais baisser de régime. Et si l’artiste marche sur les traces de Kurt Vile, il n’est pas loin de le rattraper… 

Un Âne Gonflable

Un âne gonflable

Écrit par

Drôle de nom pour un groupe ! Surtout quand on sait qu’il compte en ses rangs des musiciens allemands. Et qu’il est établi à Berlin. Mais on comprend mieux ce choix, lorsqu’on apprend qu’il est drivé le ‘frenchy’ Luc André. Un Âne Gonflable est responsable d’élégantes chansons indie-pop interprétées dans la langue de Molière, de Shakespeare (avec un accent français ‘of course’) ou même de Goethe.

Le premier opus d'un Âne Gonflable est éponyme, un disque dont les compos naviguent entre indie pop nourrie aux guitares sautillantes à la Two Door Cinema Club (« Strawberry Sunday ») et rock hexagonal plus basique (« La Presqu’Ile » lorgne manifestement vers Luke). Dommage que le chant ne soit pas toujours assuré…

Link Protrudi

The Best of

Écrit par

Link Protudi n’est autre que Rudi Produti, le leader du groupe légendaire The Fuzztones. Flanqué des Jaymen, il permet ainsi à un projet parallèle de rendre hommage à la musique surf, à Link Wray et au rock’n’roll originel. Sur ce ‘best of’ on retrouve des plages issues des albums « Drive it home », « Missing link », « Naked Crisco Twister party » et « Seduction » ; mais dans des versions inédites et remasterisées. Exclusivement instrumentaux, les morceaux nous replongent à la fin des 50’s et au début des 60’s, à une époque où le son surf de la guitare électrique était une référence ; et en particulier chez les Shadows.

Link Produdi & The Jaymen

Cesar Quinn

Opal

Écrit par

Issu de Duffel, Frederik Daelemans fréquente l’Académie des Beaux-Arts de Gand où il suit des cours de producteur. Multi-instrumentiste (NDR : il se consacre au chant, à la guitare, au piano et au violoncelle), il a recruté des musicos qui partagent les mêmes idées musicales pour fonder Cesar Quinn.

Après avoir publié quelques singles, qui ont bénéficié de clips vidéo artistiques réalisés par la copine de Frederik, Kayla Van Durme, Cesar Quinn nous propose son premier opus. Non seulement, il s’intitule « Opal », mais chaque titre a reçu le nom d’une pierre précieuse.

Expérimentale, la musique ne manque pourtant pas de charme. Elle navigue entre indie rock atmosphérique, post punk, psychédélisme et jazz moderne, tout en y invitant subrepticement de l’électronique. La voix de Frederik se révèle tour à tour grave et déclamatoire, versatile ou alors limpide, notamment lorsqu’elle se conjugue en harmonies avec une vocaliste.

Quand elles se complexifient, les compos évoquent tantôt Radiohead, Mahavishnu Orchestra ou encore Tuxedo Moon. Et puis, il y a ce piano électrique qui accentue la touche jazzyfiante de la solution sonore (NDR : la guitare et la section rythmique ne sont cependant pas en reste), le violoncelle de Frederik suppléant, dans l’imaginaire, le violon de feu Jean-Luc Ponty ou de Blaine L. Reininger.  

Dans un autre registre, « Opal (intro) » est plutôt hanté par Durutti Column ; vaporeuses et chatoyantes, les interventions à la six cordes rappelant celles de Vini Reilly.

Excellent dans le style !

Goldmund

The Time it Takes

Écrit par

Originaire de Pennsylvanie, Keith Kenniff est compositeur, multi-instrumentiste et producteur de musique électronique. Non seulement il multiplie les projets, mais c’est également un touche-à-tout. Il est impliqué chez Mint Julep, Helios et A Pale Fire, mais compose également des B.O. pour le cinéma, la télévision et la danse. En 2010, il a également fondé le label Unseen. Mais surtout il crée de la musique post-classique sous le patronyme de Goldmund, depuis cinq albums.

A l’ombre d’artistes tels que Nils Frahms ou Olafur Arnalds, auxquels on pense immanquablement en écoutant sa musique, l’Américain développe un style néo-classique en s’accompagnant aux claviers et tout particulièrement au piano.

A l’image de la pochette de « The Time it Takes », Kenniff élabore des morceaux instrumentaux atmosphériques, poétiques et mélancoliques. Sous un minimalisme d’apparence, il superpose les nappes afin de donner naissance à de petites perles sonores finement sculptées, à l’instar de l’excellent « Abandon ». Cet album agit comme un parfait anti-dépresseur, un remède nécessaire et salutaire en ces moments difficiles que nous traversons…

Palberta

Palberta5000

Écrit par

Palberta est un trio féminin réunissant Ani Ivry-Block, Lily Koningsberg et Nina Ryser. Issu de New-York, il nous propose son cinquième elpee.

Première constatation, les harmonies vocales échangées entre les trois filles sont remarquables. Suffit d’écouter les premières secondes de « Fragile place », entonnées a cappella, pour s’en rendre compte. Expérimentale, baroque, la musique est bien plus difficile d’accès. Un peu dans l’esprit des débuts de Throwing Muses voire des Slits. Certains titres sont répétitifs jusqu’à l’obsession. D’autres sont sculptés dans le post punk. Ou prennent un malin plaisir de changer constamment de tempo. Mais l’opus recèle également des plages complètement décalées. A l’instar du final « Before I got here », qui intègre une fanfare. D’« All over my face », une piste abrasive qui lorgne vers le funk blanc de Shriekback. De la valse « The cow ». Et comme elles aiment l’humour vache, elles nous invitent prestement à aller se faire cuire un œuf sur « Eggs n’bac’ ». Le dadaïsme à le Devo, on le croise sur « Hey ». Sur les 16 titres, on a même droit à un morceau de 18’. Sept d’entre eux ne dépassent d’ailleurs pas les 2’. Cependant, c’est ce contraste saisissant entre les harmonies vocales et l’instrumentation qui forge l’originalité de cette musique…

Pour votre info, sachez que les nanas n’hésitent pas à s’échanger les instruments, suivant les compos. Sans quoi, « Palberta5000 » constitue l’album le plus pop de cette formation active sur le circuit D.I.Y. et underground yankee depuis près de 10 ans.

Page 47 sur 1252