La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Darkstar

Intéressant, mais il y manque encore quelques étoiles…

Double affiche ce soir à l'AB-Club en compagnie de Trust et Darkstar. L'an dernier, les Canadiens de Trust devaient se produire en première partie de Yesayer ; mais quand ces derniers ont annulé, nombreux sont ceux qui ont regretté de ne pouvoir assister au set de la formation. Ce qui explique cette invitation à venir partager l'affiche de Darkstar.

Trust (NDR : ne pas confondre avec le groupe de hard rock français né en 1977) est originaire de Toronto et a été formé en 2010 par Robert Alfons aux synthétiseurs et au chant et Maya Postepski (également membre du groupe Austra) à la batterie. Le duo pratique une musique synth-pop très orientée électro et dance (ce n'est pas du tout de la witch-house contrairement à ce que racontent certains pseudo-journalistes musicaux). Marqué par la voix nasillarde très originale de Robert Alfons et le 'groove' exceptionnel de la percussionniste, leur son est assez unique. Leur premier album a tout simplement été un des meilleurs de l’année 2012. Malheureusement, Maya Postepski a dû quitter le projet dans le courant de 2012, en raison du succès croissant d'Austra.

L'AB-Club est bien rempli et l'on reconnaît dans le public de nombreuses 'look-alikes' de Maya, chaussées de lunettes à bord noir et dont la dégaine est résolument saphiste. Les lumières s'éteignent et c'est sur l'excellent "Shoom" que le concert débute. Alfons est accompagné d'une drummeuse et d'une claviériste ; et d'emblée, on remarque la gestuelle très étrange du chanteur canadien. Entre ses interventions au micro, il multiplie les sautillements et les mouvements saccadés, un peu comme un animal surexcité. Etrange mais néanmoins attachant. La dernière partie de "Shoom", très planante et très belle, évoque irrémédiablement Austra, même si le groupe se défend d'être 'juste' un side-project de ces derniers.

Dans l'ensemble, Trust nous réserve une majorité de titres de son album, ainsi qu'un nouveau morceau. Après un "Chrissy E" aux accents EBM, place au superbe "Dressed For Space", suivi de mon titre préféré : "Bulbform". Une véritable bombe caractérisée par sa rythmique tout simplement irrésistible. Les premiers rangs du public dansent sans se faire prier et c'est le meilleur moment du concert. Regardez la vidéo ici.

Trust poursuit par un morceau plus lent : "F.T.F", suivi par le dernier single "Heaven". Dès "Sulk", dont le beat est particulièrement entraînant, l'énergie pure revient. A la fin du morceau, surprise : les trois musiciens vident les lieux pour ne plus y revenir. Un set beaucoup trop court (40 minutes au lieu des 60 minutes promises), qui nous laisse sur notre faim. Pas de "Gloryhole" et encore moins de "Candy Walls". Dommage ! Un goût de trop peu accentué par le manque de présence sur scène et un light show plus que minimaliste. Enfin, le plus important reste cette musique, unique et envoûtante, qui nous aura quand même transportés l'espace d'un concert trop court...

Je ne connaissais pas du tout Darkstar. Le film de John Carpenter, bien sûr, mais pas le groupe qui s'est inspiré du film pour choisir son patronyme. Pourtant, ces Anglais peuvent se targuer d'avoir débuté chez Hyperdub, considéré comme le Graal du dubstep et d'être récemment passé chez le légendaire label électronica Warp. “North”, leur premier album paru en 2010, recelait le hit “Aidy's Girl Is a Computer”. Son successeur, “News From Nowhere’”, produit par Richard Formby (Sonic Boom, Wild Beasts, ...), flirte à nouveau agréablement avec la pop et l'électronica.

Sur les planches, James Buttery se plante au centre. Il porte de longs cheveux et est vêtu d’un parka ; il chante et utilise un Akaï controller, surtout pour les basses et les effets vocaux. De part et d'autre du vocaliste, James Young et Aiden Whalley, les fondateurs du combo, s’installent aux synthés. Je dois avouer qu'après un moment d'hésitation, je me suis laissé séduire par cette eletronica-pop aux tempos assez lents, même si après un certain temps, une certaine lassitude a commencé à m’envahir. Parmi les meilleurs moments, j'épinglerai "Timeaway", extrait de "News From Nowhere" et surtout "Gold", issu de "North", dont l'enregistrement vidéo est ici. Dans l'ensemble, leur expression sonore fait penser à Radiohead, bien sûr, mais aussi M83, Archive, Animal Collective et Mackintosh Braun. Un concert intéressant, qui donne envie d'écouter les albums!

(Organisation: Ancienne Belgique)

 

Le nouveau My Bloody Valentine fait le buzz sur le net !

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Non, vous ne rêvez pas. Le nouvel album de MBV arrive bel et bien ce soir. Regardez, l’œuvre s’ébroue, se dresse, elle est en marche, elle s’approche, l’écho de ses pas nous parvient, elle va franchir le seuil de nos consciences. Bref, elle est presque là.

Samedi 2 février, onze heures du soir, le cultissime groupe shoegaze irlandais rapporte l’un des plus grands scoops musical de l’année musical 2013 sur sa page Facebook : “We are preparing to go live with the new album/website this evening. We will make an announcement as soon as it’s up.” Entendons, ne manquez pas de visiter notre site ce soir. C’est à dire si le lancement du nouveau site est réussi. Un gros événement interplanétaire qui aura, au moins, la modestie de révéler le titre du dernier MBV : 403 - Forbidden: Access is denied. Une primeur exceptionnelle qui aura eu le don de laisser poireauter des milliers de fans impatients toute la nuit devant leur PC. A croire qu’après 21 ans, 2 mois, 29 jours et 20 heures, Kevin Shields aurait oublié le passage horaire entre le minitel et internet.

Après des mois d'attente, de spéculations, d’anticipations avortées, de rumeurs intempestives, de dates de tournées internationales lancées sans fondement et un miracle de Noël annonçant l'achèvement de l'album, « My Bloody Valentine » maintient le suspenseUn événement inespéré. Mieux. Un véritable avènement pour de nombreux inconditionnels qui désespéraient de contempler un joyau inédit de matériaux sonores depuis le majestueux “Loveless” sorti en 1991. Un album à télécharger ‘prochainement’ sur le nouveau site officiel du groupe britannique : http://www.mybloodyvalentine.org/

Une nuit qui se résumera finalement en trois lettres, neuf chansons et un site en déroute pour découvrir le chantier nocturne du nouvel album de « My Bloody Valentine ». Le site est désormais accessible depuis ce matin à 4:30 am. Bonne écoute !

My Bloody Valentine 2013 tour dates (sous réserve ?!)

February 5 – Osaka, Japan @ The Hatch
February 6 – Osaka, Japan @ The Hatch
February 7 – Tokyo, Japan @ Studio Coast
February 7 – Tokyo, Japan @ Studio Coast
February 10 – Tokyo, Japan @ Studio Coast
February 13 – Taipei, Taiwan @ Ntu Sports Center
February 16-17 – Melbourne, Australia @ ATP’s I’ll Be Your Mirror Melbourne
February 20 – Queensland, Australia @ The Tivoli
February 22 – Melbourne, Australia @ Palace Theatre
March 8 – Birmingham, U.K. @ O2 Academy
March 9 – Glasgow, U.K. @ Barrowlands
March 10 – Manchester, U.K. @ Apollo
March 12 – London, U.K. @ Hammersmith Apollo
March 13 – London, U.K. @ Hammersmith Apollo
May 11-12 – Tokyo, Japan @ Tokyo Rocks Music Festival
May 22-26 - Barcelona, Spain @ Primavera Sound Music Festival

 

La delta Machine de Depeche Mode

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Le 13ème  album studio de Depeche Mode sortira le 26 mars chez Columbia Records. Il s’intitulera « Delta Machine ». Enregistré l’an dernier, à Santa Barbara, en Californie et à New York City, cet elpee a été produit par Ben Hillier et mixé par Flood.

Le groupe a également confirmé que la vidéo du premier single « Heaven », sera lancée sur la toile, ce 1er février, sur VEVO.

www.depechemode.com

https://www.facebook.com/depechemode

https://twitter.com/depechemode

 

 

Axelle Red fête ses 20 ans de carrière

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Afin de célébrer ses 20 années de carrière, Axelle Red publiera un nouvel album ce 18 février. Il s’intitulera « Rouge Ardent ».

La chanteuse belge s’est entourée de ses Memphis Boys : Steve Potts (Booker T, Neil Young, Greg Allman), Lester Snell (présent auprès de Isaac Hayes, des Staple Singers et Rod Stewart), Teenie Hodges (co-auteur de « Take Me To the River » et de « Love and Happiness » avec Al Green) et les Memphis Horns. Stu Kimball, guitariste de Dylan, est descendu de Nashville pour les rejoindre, mais également Jack Ashford, le percussionniste des Funk Brothers afin de donner naissance à un titre comme « Amour profond », synthèse entre la deep soul memphisienne et la black pop de Détroit.

Réalisé sous la houlette du producteur Mark Plati (Bowie, Cure, Rita Mitsouko, Bashung, Gaëtan Roussel, …), « Rouge Ardent » marque un retour à la soul pop de ses plus grands succès, depuis « Sensualité » à « Rester femme ».

http://www.facebook.com/AxelleRed

 

The Flaming Lips sèment la terreur.

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The Flaming Lips et leur label Bella Union ont annoncé la sortie du nouvel album des excentriques américains. Il s’intitulera « The terror » et sa sortie est prévue pour le 1er avril. Les 9 nouveaux morceaux ont, bien évidemment, été produits par leur collaborateur de longue date, Dave Fridmann.

 

Cold War Kids dans la cour des Miracles…

Écrit par

Publié sur le site du groupe ainsi que Soundcloud, le nouveau single de Cold War Kids « Miracle Mile », prélude la sortie d’un nouvel opus, prévu pour  le 2 avril.

« Dear Miss Lonelyhearts » constituera le 4ème elpee des Américains sous un nouveau line up, puisqu’il a intégré un nouveau guitariste, en l’occurrence Dann Gallucci, aperçu aux côtés de Modest Mouse et des Murder City Devils.

https://soundcloud.com/coldwarkids/miracle-mile

www.coldwarkids.com

 

Nouveau clip pour Saule.

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« Dusty Men », c’est le nouveau clip de Saule qu’il interprète en compagnie de Charlie Winston. Et c’est ici

 

 

 

 

 

 

Miles Kane abandonné ?

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La sortie du deuxième opus solo de Miles Kane est prévue pour le printemps. Pas encore d’info pour son titre ni pour sa date exacte de sortie. Une chose est sûre, son premier single s’intitule « Give Up »…

http://bit.ly/Ukaad0

Ce titre sculpté dans des sonorités purement rock est signé Kid Harpoon et a été produit par Ian Broudie.

Miles déclare : ‘Je voulais que l'énergie et la positivité ressentie au cours des 18 derniers mois soir reflétée sur le nouvel album – le faire optimiste et édifiant, et c’est ce que me fait exactement « Give up ». Il ne dérange pas.’

 

Chez Matmos, les beaux esprits se rencontrent…

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Après avoir publié un Ep très remarqué, intitulé « The Ganzfeld » il y a quelques semaines, le célèbre duo électronique de Baltimore sortira son premier album depuis cinq ans, sur le label Thrill Jockey. Son titre ? « The Marriage of True Minds ».

Matmos est devenu notoire pour pop rythmée et entraînante, produite à partir de sonorités diverses et insolites…

Le duo a toujours conjugué les genres assez librement mais on peut sans trop de risques affirmer qu’il s’agit là du premier album électronique à démarrer par des claquettes pour se clôturer par du doom metal !

Un opus où se son côtoyés, paradoxalement, les membres de Nautical Almanac et ceux du Quatuor à cordes Arditti.

http://vimeo.com/51230173

 

Tout est joli / All is pretty

Point d’issue

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‘Alles mooi’, le combo belge aurait pu être ainsi baptisé… dans notre seconde langue nationale. Las, le trio drivé par Thierry Devillers, véritable éminence grise, n’a choisi comme nom que Tout est joli et y a accolé la traduction… anglaise. Il est vrai que quasi toutes les formations issues du nord de notre jolie contrée portent pour la plupart un patronyme anglophone… Et certainement pas français. C’est pour la petite leçon communautaire !

Thierry qui fait quasi tout seul (compo et lyrics) a quand-même dû s’adjoindre Benoist Eil aux guitares et Michel Debrulle aux drums afin de donner du corps à son projet. S’invitent également à la fête mais plus parcimonieusement, Marc Frankinet et Adrien Lambinet aux cuivres. Mais ce groupe issu des terrils liégeois n’est pas vraiment né de la dernière pluie, puisque Thierry et Michel collaborent et partagent des projets communs depuis plus de vingt ans. Et pourtant… « Point d’issue » ne constitue que leur troisième elpee.

Mélange des genres par excellence, « Point d’issue » puise ses inspirations tous azimuts. On pourrait presque parler de feu d’artifice musical. Jonglant aussi bien avec le rock, le blues, la pop que les rythmes électro, la formation évite soigneusement de puiser ses sources chez les autres artistes. Chaque nouvelle compo de Thierry Devillers parvient à accrocher l’oreille. La richesse de sa musique tient en un mot : diversité. Inclassable, ce disque est pourtant susceptible d’évoquer, tour à tour, John Cale, Randy Newman, Talking Heads ou Bob Dylan. Belle prouesse !

Autre curiosité qui interpelle, les paroles concoctées par la tête pensante du band. Issues pour la plupart de sa plume, Thierry glisse de temps à autre, à intervalle régulier, une citation d’un auteur connu. C’est ainsi que se voient crédités des personnages aussi hétéroclites tels que Chamfort, Freud, Hobbes, O’Connor, Sophocle, Lucrèce, Homère, Aristophane et même Benoît XVI. Preuve s’il en est de l’éclectisme de ce combo à géométrie et à musicalité variables.

Un album curieux, interpelant mais néanmoins très réussi.

 

Claire Diterzi

Le salon des refusées

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Le « Salon des refusés », c’est une expo qui s’est déroulée à Paris, au Palais de l'Industrie en 1863, sur décision de Napoléon III, pour accueillir les 3 000 œuvres qui n'avaient pas été retenues par l'Académie pour le Salon de peinture et de sculpture.

Pour son cinquième album solo, Claire Diterzi repêche l’idée et s’en va préparer son nouvel opus à la villa Médicis de Rome dans la section ‘musique actuelle’, choix qui entraîne de vives critiques de la part de certaines personnes issues du milieu de la musique classique contemporaine. Ces chansons sont quelque part ‘refusées’ tout comme les œuvres choisies par l’empereur, d’où le titre de sa nouvelle plaque.

Refusées est un euphémisme. C’est carrément à une levée de boucliers que l’on assiste. Les vieilles huiles bien pensantes ne digèrent pas que l’on puisse ‘souiller’ ces lieux pour enregistrer une œuvre de ‘bêtes chansons’, alors que résonnent encore sonates, opéras, concerti et autres symphonies des plus grands. Quel outrage !

Et pourtant, Claire nous propose douze plages qui ne nuiront en rien à la sacralité des lieux ; tout est opéré en douceur, chaque chanson évoquant davantage une peinture qu’une chanson pop française.

En effet, une fois passée la plage inaugurale, « Le roi des forêts », seul titre aux relents électriques et bien en chair, le reste de l’album se veut gentil, calme et bien respectueux.

Pour y parvenir, Claire troque sa guitare électrique pour un instrument des plus baroques : la viole de gambe qui restera fréquemment présente. Pour le reste,  chaque titre s’écoute comme on regarde un tableau, avec patience et curiosité. Au creux de chaque plage, on retrouve de la poésie, de la nostalgie, de l’humour, un délicat tissage des genres et des instruments pour un voyage particulièrement dépaysant.

Claire Diterzi est une des rares chanteuses françaises qui soit une véritable musicienne. Elle partage avec nos oreilles reconnaissantes des petites perles de littérature musicales.

Pour l’anecdote, on épinglera une reprise tout en finesse de « Riders of the Storm » des Doors qui vaut le déplacement.

 

The Fresh & Onlys

Long slow dance

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The Fresh & Onlys est de retour, deux ans après voir publié « Play it Strange ». A l’époque, le groupe San Franciscain nous avait réservé un album fort intéressant, influencé par le psychédélisme des 60’s, certains morceaux lorgnant même vers le garage-punk.

Tim Cohen (NDR : également impliqué dans un projet solo baptisé Magic Trick) et sa troupe semblent quelque peu s’être égarés en route. Et pour cause, dès le premier titre, « 20 Days & 20 Nights », une compo inondée de claviers, on replonge dans le pop/rock mélancolique, insulaire, des 80’s. Pensez à The Cure. Et « Presence of Mind » nous renvoie carrément aux Smiths. Une forme de revivalisme, voire de pastiche, qui ne manque pourtant pas d’allure. Malheureusement, la suite dérape dans l’insipidité et une compo kitsch comme « Fire Alarm » flirte même avec le mauvais goût. En fin de parcours, « Euphoria » et « Foolish Person » en reviennent au garage/punk de leurs débuts. Probablement des pistes issues des sessions de « Play it strange ». Elles sont nettement plus convaincantes, c’est une certitude ! 

En concoctant « Long slow dance », The Fresh & Onlys a sans doute tenté de s’ouvrir de nouveaux horizons. Il a au moins le mérite d’avoir essayé, même si on ne pas dire que le résultat soit une réussite

 

Piano Club

Ain't no mountain high (Ep)

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Depuis la sortie de son premier album, « Andormedia », en 2010, le groupe liégeois est parvenu à se forger une certaine notoriété en Belgique et même en France. Faut dire qu’il a participé, depuis, à de nombreux festivals populaires (Dour, Eurosonic, Les Ardentes, Les Francofolies, …) Chez Piano Club, on retrouve Anthony Sinatra, qui milite également chez Hollywood Porn Stars.

Sucrée, la musique de Piano Club est d’abord influencée par la synth pop d’outre-Atlantique (MGMT, Yeasayer, etc.). Et il faut reconnaître que cet Ep constitue une belle éclaircie dans l’univers stérile de la pop wallonne. Il précède leur second album, dont la sortie est prévue pour le mois de février.

« Ain’t no Mountain  High » est découpé en 5 plages. Trois s’inscrivent parfaitement dans la lignée du premier elpee. Efficaces, elles sont caractérisées par l’omniprésence des claviers qui prennent le pas sur les guitares. Deux adoptent un profil différent : « Accross the Streets » et « Wake me Up ». Le climat y est plus atmosphérique, et l’instrumentation davantage classieuse. On pense même à Destroyer, lorsque le saxophone montre le bout du nez. Une agréable surprise qu’on espère voir confirmer sur l’album.  

 

P!nk

The Truth About Love

Écrit par

Alecia Moore, alias P!nk, la ‘Badass Chick’ de la Pop revient pour un sixième LP égal à ce que l’on peut attendre d’elle. Et c’est bien malheureux. Car niveau personnalité, Pink, ou P!nk pour les intimes, est une véritable grande gueule, une rentre-dedans, en plus d’être une show-woman impressionnante. Essayez un peu de chanter la tête à l’envers, haut perchée sur un trapèze ou de répéter en direct à l’antenne chacun des pas de danse de son vidéoclip pour « Try ». Rien que pour cette raison, la demoiselle mérite le respect. Mais lorsqu’on en vient à la musique, on ne peut pas dire qu’elle prenne autant de risques.

« The Truth About Love », ce sont treize morceaux standards, forcément taillés pour la radio, et comportant leur (petit) lot de guests de bon aloi. Les deux principaux ? Eminem et l’artiste anciennement connue sous le nom de Lily Allen (et qu’il faut désormais appeler Lily Rose Cooper). P!nk reste forte en matière de plaisirs coupables (« Are We All We Are », « Try », « Slut Like You », “Where Did The Beat Go?”), mais sa témérité s’arrête là. A moins d’adhérer à 100% à l’univers de la demoiselle, “The Truth About Love” est une petite friandise à consommer avec beaucoup de modération.

 

Regina Spektor

What We Saw From The Cheap Seats

Écrit par

Pour son sixième LP studio, Regina Spektor reste fidèle à elle-même. Pas la peine de chercher une quelconque imprévisibilité ou fausse note, la New-Yorkaise privilégie sa formule piano-voix impeccable habituelle. Armée de son inusable instrument à touches, Spektor fredonne des ritournelles qui font chaud au cœur et aux oreilles. Même lorsqu’elle tente de nous arnaquer en récupérant l’un de ses vieux morceaux. En l’occurrence « Ne Me Quitte Pas » –aucun lien avec le classique– déjà présent sur son deuxième labeur « Songs » auto-publié en 2002. Sans compter qu’une bonne moitié de ce « What We Saw From The Cheap Seats » réunit d’anciens titres interprétés lors de ses pérégrinations ‘live’, mais jamais enregistrés en studio.

Le talent de conteuse de la brunette vise toujours dans le mille, d’autant plus lorsqu’elle s’adonne à quelques cabrioles vocales ou que le ton se fait grave (« Oh Marcello », « All the Rowboats »). Plutôt maligne, Spektor emballe ses mélopées en 37 minutes, une durée raisonnable quand on ressert plus ou moins le même plat pour la sixième fois. Mais « What We Saw From the Cheap Seats » est tellement bon qu’on tombe dans le panneau sans demander son reste.

 

State Radio

Rabbit in Rebellion

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State Radio n’a rien d’une insipide radio d’état. Son credo, il le réciterait plutôt sur des ondes contestataires. Issu de Sherborn ce trio américain est aujourd’hui établi basé à Boston, dans le Massachussetts. Il a commis 4 albums depuis 2005, des œuvres qui recèlent des morceaux qui puisent leurs influences dans le rock et le reggae, mais surtout aux lyrics particulièrement engagés. « Rabbit in Rebellion » constitue leur dernier pamphlet politique, en date. Plus rock et moins reggae que dans le passé, State Radio continue d’inciter à la révolte ! Parmi les thèmes abordés, on épinglera le soutien au mouvement ‘Occupy Wall Street’ des indignés US (« Big Man »), l’engagement guerrier des Etats-Unis (« Take Cover ») ou la dernière marche vers la mort d’un homme noir innocent sur « State of Georgia ». Particulièrement soignée, la musique proposée sur cet elpee lorgne vers Pearl Jam et en plus précisément un certain Eddie Vedder…

 

Conor Oberst

En toute en simplicité…

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Qui est Conor Oberst ? Un cerveau en perpétuelle ébullition. Et surtout le leader de Bright Eyes, une formation à géométrie variable qu’il a fondée dès 1998 et pour laquelle il a publié onze albums. Outre ses participations à plusieurs projets (Desaparecidos, The Mystic Valley Band, Monsters Of Folk, etc.), il mène également une carrière individuelle. Et c’est en solitaire qu’il revenait à Bruxelles pour y retrouver son fidèle public, malgré le relatif anonymat –en Europe en tout cas– au sein duquel il végète, malgré le magnifique album, publié en 2005, « Im Wide Awake, it’s Morning », sorti en 2005. Et pourtant, le show du petit génie du folk US était complet depuis un bon bout de temps…

A près de 33 ans (il est né le 15 février 1980), le natif d’Omaha City va nous proposer un répertoire particulièrement riche et d’une impressionnante profondeur. Il est assis, la plupart du temps, et s’accompagne tout simplement à la guitare acoustique. Il est soutenu par deux comparses, Ben Brodin et Simy Stone, qui se réservent le violon, le xylophone, la guitare électrique ou le piano, de manière à donner davantage d’épaisseur à ses compos. Les plus belles perles issues de son répertoire y passent ; et en particulier « At the Bottom of Everything », « Classic Cars » et le très émouvant « First Day of My Life ». Lorsqu’il évolue dans un registre folk traditionnel, Conor parvient à mettre idéalement en valeur sa voix exceptionnelle. Et tout en affichant une simplicité désarmante, il replonge aux racines ; celles des plus grands songwriters américains (Léonard Cohen, Daniel Johnston, Townes Van Zandt, Elliott Smith, etc.) Le set peut paraître léger, un peu monotone et peut-être parfois aussi convenu ; mais l’interprétation de l’artiste étasunien possède ce petit plus qui fait la différence. Et c’est largement suffisant pour tomber sous le charme. Comment résister en effet à des classiques instantanés comme « Lua », dispensé lors du rappel, lorsqu’il est chargé d’une telle intensité. De quoi vous flanquer des frissons partout…

Avant de retourner à ses multiples aventures collectives, Conor Oberst nous a livré une prestation à la fois belle et intimiste, qui aurait pu se dérouler aussi bien dans votre salon, au coin du feu…

(Organisation AB)

 

One Little Plane

Into the Trees

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One Little Plane est projet qui plane au dessus de scène pop-folk US… Un projet mené par la chicagolaise Kathryn Bint. « Into the Trees » constitue son second essai. Il fait suite à « Until », paru il y a déjà 4 ans. Il a reçu le concours de son mari, Kieran Hebden, à  la production. Kieran, c’est la tête pensante de Four Tet, faut-il vous le rappeler.

Si à premier abord, les compos semblent propres sur elles, au fil de l’écoute, elles se révèlent finalement bien plus profondes. Colin Greenwood (Radiohead) apporte de discrètes mais efficaces interventions à la basse sur l’entraînant « She Was Out in the Water » et le plus laidback « Hold You Down ». Un contraste subtil se dessine entre la voix chaude et innocente de Kathryn et l’instrumentation. Que ce soit les légères touches psyché, les six cordes acoustiques, l’électro mélancolique (« Bloom ») ou les guitares légèrement fuzzy (« Hold You Down »). Si certains morceaux se révèlent inoffensifs et finissent par ennuyer (« It’s Alright »), d’autres charment par leurs constructions cycliques (« Synthesizer »). Une œuvre en équilibre fragile, entre folk empreint de délicatesse et étranges expérimentations, qui se laisse apprivoiser un peu à la fois…

 

Jónsi

From the motion picture we bought a zoo

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Ne vous y trompez pas, « We Bought A Zoo » n’est pas le deuxième album solo de Jónsi (leader du groupe Sigur Rós). Il serait plutôt l’œuvre issue du caprice du réalisateur américain Cameron Crowe (Jerry Maguire, Almoust Famous, Vanilla Sky…) de collaborer en compagnie du talentueux musicien islandais. D’ailleurs, le morceau « Svefn-g-Englar » de Sigur Rós avait déjà été utilisé par le réalisateur comme l’un des acteurs majeurs de la bande originale de ‘Vanilla Sky’. Crowe a toujours aimé la douce folie de l’univers magique de Jón Þór Birgisson et a, dit-il, toujours rêvé de collaborer avec ce petit génie venu du Nord (un morceau est signé Jónsi/Crowe). D’ailleurs, le cinéaste suggère que le soundtrack du film serait l’âme, le fil conducteur de « We Bought A Zoo ». Il aurait d’ailleurs exigé des acteurs et de toute l’équipe technique de visionner le film documentaire de Sigur Rós, ‘Heima’ pour s’imprégner de l’atmosphère de la musique avant le tournage.   

Maintenant, une double interrogation nous traverse l’esprit : quel est l’intérêt de cette collaboration inédite et pour quelle raison au juste Jónsi serait allé se fourvoyer dans ce film de vacances à gros budget ? La réponse semble évidente. Pour l’un, le simple désir d’exaucer son rêve d’enfant gâté du cinéma ; pour l’autre, le souhait, plus prosaïque, de vendre des produits bancaires post-« Agaetis Byrjun ». 

Que se cache-t-il alors derrière ces microsillons en vinylite ? Un quinze titres offrant quelques saynètes siguriennes, des extraits remaniés de l’album « Go » (projet solo de Jónsi en 2010), un morceau de Sigur Rós (« Hoppipolla »), une nouvelle chanson (« AEvin Endar ») et un titre coécrit avec Cameron Crowe (« Gathering Stories »). Rien de bien affolant.

Malgré une B.O. sans grand intérêt, Jonsí et son partenaire Alex Somers (Riceboy Sleeps), soutenus par les arrangements chœurs et orchestre du prodige Nico Muhly, parviennent tout de même à tisser une toile de fond musicale qui évoque subtilement une innocente empathie. Ils donnent corps au film et lui offrent un supplément d’âme.  Deux titres viennent particulièrement souligner les valeurs véhiculées par le scénario. C’est alors que « Go Do » raconte un idéal universel et que « Boy Lilikoi » caresse le doux rêve du retour à l’enfance et aux amitiés innocentes. 

Vous l’aurez compris d’emblée, cet album est particulièrement destiné aux fans du film et n’apporte absolument rien au monde musical du musicien islandais. Une réalisation qui ressemblerait tout au plus à un mauvais Sigur Rós.      

 

Dirty Beaches annonce la sortie d’un double LP : extrait !

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Alex Zhang Hungtai, alias « Dirty Beaches », Taïwanais de naissance et néo-Montréalais,  signe le successeur de l’excellent  album « Badlands » sorti en 2011 sous le label américain Zoo Music. Ce premier album à l’esthétique obsédante et aux atmosphères viciées et vicieuses avait été construit comme une bande originale. Celle d’un film noir qui jonglait avec les sentiments suffocants de la peur.

« Drifters / Love Is The Devil », dernier essai du musicien canadien, se présentera sous la forme d’un double CD. Un 16 pistes d’une durée de 75 minutes qui prendra la direction des bacs le 20 mai prochain. C’est précisément hier que Zoo Music a exhalé les premiers airs visqueux du single éponyme de la cinquième réalisation de « Dirty Beaches ».  

Alex himself vous décrit l’esprit de son nouveau single : ‘Je fuis une piste de l'amour qu’est le diable. Je n'ai jamais été doué pour les affaires. Mais ceci est mon cœur et mon âme. J’ai besoin de sortir tout cela de ma poitrine. Cette chanson est pétrie de sang et de larmes, c’est le son de mon propre vide. J’ai besoin de partager ça avant que cela ne devienne autre chose. Nous blessons toujours ceux que nous aimons le plus. Je suis un morceau de merde pourri. Détruisez-le DE TOUTES VOS FORCES si vos cœurs sont brisés.’ 

Maintenant, à vous d’en juger : http://youtu.be/M7t_7Fwatg8

 

 

Love in a trash Knife…

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Sept ans après « Silent Shout », The Knife publiera son quatrième album personnel qui prendra le chemin des étagères électro pop le 8 avril prochain (Rabid / Brille / Mute). « Shaking the Habitual » se caractérisera par la longueur inhabituelle de l’album et des titres. En effet, ce double CD abrite 98 minutes de pur son divisé en 13 pistes, chacune variant entre 37 secondes et 19 minutes.

Haut de ses 19’22’’, le single « Full of Fire » - sortie prévue la semaine prochaine - s’éloigne des formats standard et suscite l’audace de tout programmateur radio. Outre ses facéties temporelles, le duo suédois nous invite à pénétrer son univers dérangé à travers la lucarne d’une vidéo décoiffante signée par la réalisatrice de films pornos féministe Östberg Marit. Un court-métrage particulier à l’univers esthétique trash et sinistre peuplé d’androgynes. Une vidéo qui aborde les thèmes de la servitude et de la domination (androgynes à moto, femmes qui urinent dans la rue, scène de ménage démoniaque…) Karin Dreijer Andersson et Olof Dreijer font d’ailleurs partie du casting (Karin joue la femme à la perruque noire dans l'appartement et Olof joue l'homme à l’écharpe).

La vidéo est disponible sur le site suédois SVT Play : http://www.svtplay.se/

The Knife se produira le 5 mai prochain sur les planches de l’Ancienne Belgique (concert complet !). Les fans les plus motivés pourront également tenter leur chance aux dates suivantes : le 2 mai à Cologne, Germany - E Werk, le 4 mai à Paris, France - Cité de la Musique et le 6 mai à Amsterdam, Holland – Paradiso. Le groupe sera également présent à l’affiche du Primavera Sound Festival 2013 (Barcelone) le 24 mai prochain.

Tracklisting “Shaking the Habitual”

01 A Tooth for an Eye 6:04
02 Full of Fire 9:17
03 A Cherry on Top 8:43
04 Without You My Life Would Be Boring 5:14
05 Wrap Your Arms Around Me 4:36
06 Crake 0:55
07 Old Dreams Waiting to Be Realized 19:22
08 Raging Lung 9:58
09 Networking 6:42
10 Oryx 0:37
11 Stay Out Here 10:42

12 Fracking Fluid Injection 9:54
13 Ready to Lose 4:36