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Le parfum de vie de Goudi

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Camille ‘Ilo Lympia’.

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Initiée en septembre 2011, la tournée de Camille compte déjà plus de 90 dates au compteur ; et son dernier album, s’est vendu à plus de 85.000 exemplaires

Pour la première fois de sa carrière, Camille a choisi l'Olympia, à l'occasion de deux soirées exceptionnelles en octobre dernier, afin d’immortaliser son spectacle.

« Ilo Lympia » adresse un clin d'œil à cette salle mythique, si vous souhaitez voir et revoir Camille sur scène. Il sortira ce 4 février 2013.

Tracklisting

Cd

1 --- Aujourd'hui
2 --- Le berger
3 --- L'étourderie
4 --- Ilo Veyou
5 --- She Was
6 --- Mars Is No Fun
7 --- Bubble Lady

8 --- Shower
9 --- Message
10 --- La France
11 --- Allez allez allez
12 --- Ta douleur
13 --- Janine
14 --- Paris
15 --- Cats and Dogs
16 --- Pâle septembre
17 --- Au port
18 --- My Man Is Married But Not To Me

19 --- Wet Boy
20 --- Le banquet
21 --- Tout dit
22 --- Mon premier Olympia

Dvd/Blu-Ray

1 --- Aujourd'hui
2 --- Le berger
3 --- L'étourderie
4 --- Ilo Veyou
5 --- She Was
6 --- Mars Is No Fun

7 --- Bubble Lady
8 --- Shower
9 --- Message
10 --- La France
11 --- Allez allez allez
12 --- Ta douleur
13 --- Janine
14 --- Paris
15 --- Cats and Dogs
16 --- Pâle septembre
17 --- Au port
18 --- My Man Is Married But Not To Me

19 --- Wet Boy
20 --- Le banquet
21 --- Tout dit
22 --- Que je t'aime
23 --- Mon premier Olympia

www.camille-music.com
www.facebook.com/camilleofficial

 

Pantha Du Prince commence à y voir clair…

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Le Berlinois Pantha Du Prince a enregistré son nouvel elpee. Il s’intitule « Elements of Light », et à bénéficié de la collaboration de The Bell Laboratory. L’opus a été conçu comme une symphonie, mêlant électro et percus, dont une cloche de 3 tonnes !

"Spectral Split": http://www.youtube.com/watch?v=8eZfaNDmpTU

"Photon": http://www.youtube.com/watch?v=87rx_1xFgvg

 

Trixie Whitley a besoin d’être aimée…

Écrit par

La vidéo de « Need Your Love » a été réalisée par Anton Coene. Il s’agit du premier single de Trixie Whitley, issu de son premier album solo, « Fourth Corner », qui sera disponible dès ce 11 février.

http://youtu.be/j805tMYl0kM

 

 

Les Transardentes 2013 : samedi 26 janvier

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Pour sa sixième (et oui déjà) édition, le pendant hivernal et électro des ‘Ardentes’ avait mis les petits plats dans les grands et nous avait concocté une affiche plutôt alléchante, du moins sur papier. Pour celles et ceux qui l’ignorent, le festival se déroule dans quatre salles, synonymes de quatre styles et ambiances divergeant fortement. La plus grande fait la part belle à la ‘drum’n’bass / dubstep’ (Pyramid), une autre se veut ‘house’ (Sphere), la troisième fait honneur à la techno (Cube) et la petite dernière peut être vue comme un terrain de jeu pour jeunes talents, belges de préférence (Redbull Elektropedia). Au niveau des artistes présents, on notera l’effort conséquent des organisateurs de faire revivre (un peu) le mouvement techno, quasiment absent lors de l’édition précédente, effet de mode dubstep oblige.

Premiers pas sur le site sur le coup de 22 heures et premier constat, c’est grand, c’est jeune et ça sue déjà à pleines gouttes. Sans réelles attentes avant d’assister au set de Stephan Bodzin, j’oscille inlassablement entre les différents espaces scéniques deux heures durant, le temps de tendre l’oreille aux sonorités frénétiques de Kölsch, aux hymnes dubstep des Dirtyphonics et, enfin, aux derniers morceaux choisis par la ‘révélation’ Wankelmut. Ce dernier, (trop) sûr de lui, n’hésite pas à balancer un… Sean Paul pour conclure sa prestation au grand étonnement du public…

Drôle de manière d’annoncer Bodzin. Ce dernier embarque directement son audience dans un voyage envoûtant et déconcertant, jouant constamment avec nos sentiments. Visiblement dans une excellente forme, le Teuton passe aisément du coq à l’âne tout en gardant une totale maîtrise de son sujet, sujet d’une cohérence exemplaire.

Le temps défilant à une vitesse impressionnante, il est déjà trop tard pour assister au live de Disclosure (pourtant dantesque, selon les spectateurs qui avaient opéré un crochet via la Sphere Room) et je dois me dépêcher pour rejoindre la talentueuse Maya Jane Coles. A l’image de sa carrière, le set de la jeune anglaise monte en puissance, une deep house qui vous prend aux tripes et force vos membres fatigués à danser, sourire béat flanqués sur les lèvres et paupières mi-closes. Nul doute que cette demoiselle reviendra hanter vos nuits de clubbing durant les prochains mois, il ne peut en être autrement.

Chemin inverse pour la dernière escapade de la nuit, une heure trente en compagnie du fondateur du label Systemic, j’ai nommé Marc Romboy. Il va délivrer une prestation à la hauteur de sa réputation : carrée, cohérente et agrémentée de turbines étonnamment harmonieuse ; un beau pied de nez à tous ceux résumant la techno à un ‘boom boom’ répétitif et chaotique.

Au final, ces Transardentes sont à placer sous le signe de la réussite tant au niveau de la programmation que de l’engouement du public qui, à nouveau, avait répondu présent à hauteur de 12 000 personnes.

On pourrait néanmoins regretter une signalisation approximative, un vestiaire chaotique et le manque de respect généralisé du festivalier lambda, passé une certaine dose d’alcool dans le sang ; mais ce serait alors bouder son plaisir et chicaner sur des détails.

(Organisation Ardentes)

 

The Postal Service serait Deluxe…

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Dix ans ! Il aura fallu dix ans pour avoir des nouvelles de The Postal Service. Forts d’un seul et unique album sorti en 2013 (« Give Up »), Benjamin Gibbard et Jimmy Tamborello nous flinguent d’un retour en 2013 sur leur site officiel. Et le duo de Seattle ne se fout pas de notre gueule, il balance du lourd ! Soit une réédition DELUXE de « Give Up » (le seul et l’unique !) sertie de deux inédits (« Turn Around » et « A Tattered Line Of String ») et habillée de toutes les simagrées habituelles (faces B, remixes, reprises, live). Une réédition façon double LP qui avait déjà été annoncée par Sub Pop en 2007. Cette fois-ci, elle devrait vraisemblablement voir le jour le 8 avril prochain.

Seule vraie réjouissance pour les fans, le groupe électro-indie américain devrait retrouver le chemin des planches prochainement. Deux dates sont d’ores et déjà programmées : le Primavera Sound Festival (Barcelone) et le Coachella (Indio, Californie). Concerts sous réserve d’annulation !

Give Up Deluxe 10th Anniversary Edition

Disque 1

01. The District Sleeps Alone Tonight
02. Such Great Heights
03. Sleeping In
04. Nothing Better
05. Recycled Air
06. Clark Gable
07. We Will Become Silhouettes
08.This Place Is a Prison
09. Brand New Colony

10. Natural Anthem

Disque 2

01. Turn Around
02. A Tattered Line Of String
03. Be Still My Heart
04. There’s Never Enough Time
05. Suddenly Everything Has Changed
06. Against All Odds (Take A Look At Me Now)
07. Grow Old With Me
08. Such Great Heights (John Tejada Remix)
09. The District Sleeps Alone Tonight (DJ Downfall Persistent Beat Mix)
10. Be Still My Heart (Nobody Remix)
11. We Will Become Silhouettes (Matthew Dear Remix)
12. Nothing Better (Styrofoam Remix)
13. Recycled Air (Live On KEXP)
14. We Will Become Silhouettes (Performed By The Shins)
15. Such Great Heights (Performed by Iron And Wine)

 

Memoryhouse VOUS remercie

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L’initiative du duo canadien est suffisamment originale pour être soulignée. Heureux de l’accueil reçu, auprès de son public, pour son premier album (« The Slideshow Effect », sorti en 2012 sur Sub Pop) et le succès rencontré lors de sa tournée internationale, Memoryhouse tenait à remercier personnellement ses fans par le plus beau des cadeaux : un nouveau titre et une nouvelle vidéo.

Sous la plume d’Evan Abeele et Denise Nouvion, les compliments pleuvent : ‘Nous voulions partager cette vidéo avec vous tous pour vous remercier de nous avoir accompagnés toute cette année. Vous nous avez entraînés à travers le monde et nous avons eu la chance de vous rencontrer. Nous pensons sincèrement, du fond du cœur, vous étreindre, bizarrement familièrement, sous la forme d’un morceau. Nous considérons donc ce clip comme un modeste remerciement aux merveilleuses personnes que vous êtes. Vous nous avez donné un cadeau d’une taille incommensurable. Merci d’être nos amis’.

Humilité ou marketing ? Voici votre cadeau de fidélité : http://vimeo.com/57957774

 

Nouvel album de Mice Parade en écoute intégrale

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Mice Parade –anagramme d’Adam Pierce, percussionniste et leader du groupe– est devenu au fil de ses dix albums une sorte de globe-trotter indie-pop qui, au fil du temps, s’est mis à aimer jongler avec les genres. Une indie-pop émotive sur laquelle il tisse une palette musicale éclectique qu’il puise aux sources de ses nombreux voyages (à l’étranger). Un passeport musical traversant les frontières du shoegaze, du laptronica, du post-rock, du flamenco, de la musique afro-cubaine… Une musique sans frontières qui voyage entre passé et modernité. Tout un programme !

C’est sur le site de Soundcheck (WNYC Radio) que le baroudeur newyorkais nous invite à écouter l’intégralité de son dixième et dernier album. La sortie de « Candela » est prévue pour le 29 janvier prochain sur le label Fat Cat.

En écoute, ici et maintenant...

 

Le syndrome Palma Violets

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Il aura fallu seulement un an pour que Palma Violets (formé en 2011) contamine le public et la presse de son virus rock garage aux touches psychédéliques. Inconnu il y encore six mois, invisible et inaudible sur Internet, le quatuor londonien explose radicalement et devient très vite la révélation britannique 2013. Une presse dithyrambique qui le compare déjà à des groupes tels que les Clash, les Libertines ou encore WU LYF.

Signés chez Rough Trade sur base de concerts aussi balbutiants que tonitruants, lieu où les Londoniens excellent particulièrement, ils nous offriront le privilège de les découvrir, date unique pour la Belgique, le 6 avril au Charlatan (Gent).

La sortie de leur premier album, « 180 », est actuellement prévue pour le 25 février 2013. Enfin, pour vous mettre l’eau à la bouche, le label Rough Trade Records vous invite à découvrir une toute nouvelle vidéo du groupe. Vidéo tournée à Lambeth, Londres, et dirigée par Douglas Hart de Jesus & Mary Chain. C’est en écoute ici 

 

Turing Machine

What is the meaning of what

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Les sessions d’enregistrement de cet album avaient commencé en 2008 ; mais le processus a été interrompu, suite au décès accidentel de Jerry Fuchs, l’année suivante. Jerry Fuchs, c’était également et surtout le drummer de !!! Impliqué dans de multiples projets, il apportait également son concours à The Juan Mclean, Maserati et Massive Attack. Notamment !

« What is the meaning of what » devait donc être leur troisième elpee et faire suite à « Zwei », publié en 2004. Finalement, les deux autres musiciens ont décidé d’achever le disque, en faisant appel à plusieurs membres de LCD Soundsystem ainsi que du label DFA. Un concours qui a inévitablement influé sur les morceaux de ce disque. Un seul titre recèle quelques vocaux, « If it’s gone (It’s on) ». Ils sont apportés par le vocaliste de Disappears, Brian Case. Un morceau de techno hypnotique et énergique de 8 bonnes minutes. Hormis « Sex ghost », un interlude synthétique à la limite du drone, le reste de l’album oscille entre le krautrock et le disco. L’ombre de Can plane sur l’intense « Yeah, C’mon » et sur le final « Bovina », même si ce dernier lorgne également vers le space rock d’Hawkwind. C’est aussi la compo au cours de laquelle Fuchs étale toute sa dextérité aux drums. Si « Lazy afternoon of the jaguar » libère un groove disco imparable, le titre maître affiche un côté dancefloor réminiscent d’un certain Cerrone. Enfin, imprimé sur un tempo robotique, « Slave to the algorithm » est parcouru de riffs de guitare curieusement empruntés à Johnny Marr (The Smiths). Pas ma tasse de thé, mais cet elpee est bigrement bien fichu.

 

Various Artists

Fetén, Rare Jazz Recordings from Spain 1961-1974

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Si découvrir des nouveaux horizons sonores appartient à vos bonnes résolutions pour 2013, une oreille attentive à « Féten », la nouvelle compilation estampillée Vampisoul, s’impose. Un ‘must’, si vous souhaitez commencer l’année dans de bonnes conditions ! Alors que le jazz faisait fureur à travers l’Europe, dans les années 60 et 70, la production espagnole était à l’époque famélique et ne jouissait d’un succès populaire que très limité. Une très bonne raison pour les antiquaires barcelonais de ressortir au grand jour des œuvres injustement négligées. « Féten » collige des enregistrements de jazz (avant-garde, modal ou hard bop) immortalisés entre 1961 et 1974 par des musiciens du cru tels que Mantequilla, Juan Carlos Calderon, Ricardo Roda mais aussi des artistes internationaux comme Tony Bennett ou Tino Contreras. Des années de recherches à s’en user les doigts dans les plus obscurs marchés ou sur les sites les plus improbables ont permis à Javi Bayo de compiler cette improbable collection et ainsi remettre sous les feux des projecteurs des morceaux tombés dans l’oubli. Un disque destiné aux amateurs de jazz, bien entendu, mais aussi aux mélomanes ouverts à tous types de musique…

 

Archers of Loaf

All the nations airports (réédition)

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Archers of Loaf est une formation étasunienne (Chapell Hill) qui a sévi de 1991 à 1998. Après 4 albums, une poignée de singles et d’Eps, elle a décidé de se séparer, pour se reformer en 2011. Sous le même line up ! Et première conséquence à ce come-back, le label Merge a décidé de ressortir leurs quatre elpees. Dont cet « All the nations aiports », publié à l’origine en 1996, chez Elektra. Après leur split, Eric Bachmann avait participé à différents projets. Tout d’abord au sein de Barry Black, et puis surtout Crooked Fingers.

Archers of Loaf appartient à la scène lo-fi, tout comme Guided By Voices, Build To Spill et Pavement. Mais il n’a jamais eu la reconnaissance escomptée. La voix de Bachmann est aussi écorchée que celle Stephen Malkmus ; et manifestement il existe quelques corrélations entre les deux groupes, notamment dans cette recherche constante de la dissonance mélodique, le plus souvent alimentée par les guitares duales. Chez AoL, elles sont dispensées par les cordes des deux Eric, Bachmann et Johnson.

Le disque est enrichi d’un bonus disc, sur lequel figure 19 pistes, dont 17 démos qui ont servi de base de travail à l’album. Deux d’entre-elles avaient été éliminées à l’époque, et la première mouture du titre maître est imprimée sur une boîte à rythmes. L’intérêt de ce cd permet surtout de constater l’évolution entre le brouillon et le produit fini. Enregistrés à l’aide d’un 4 pistes, ces essais souffrent, vous vous en doutez, d’une qualité de son médiocre. Reste deux titres qui tiennent mieux la route, soit la version 7inches de « Density » et un morceau qui aurait dû figurer sur la flip side d’un single (« Little jets »).

Découpé en 14 plages, « All the nations airports » propose néanmoins quelques compos balisées par le piano. Dont la finale « Bombs away », qui aurait pu servir de B.O. à un film muet romantique. Un instrumental. Le long playing recèle d’ailleurs plusieurs instrumentaux.

Dont le cinématique « Bumps », caractérisé par sa guitare surf. Puis le remarquable « Acromegaly », titre post rock qui aurait pu naître de la rencontre entre Durutti Column et Mogwai ; et enfin l’excellent « Attack of the killer bees », typique de cette discordance mélodique que l’on retrouve sur les autres morceaux de l’elpee. Venons-en maintenant aux pistes chantées. Elles impliquent parfois des changements impromptus voire capricieux de rythmes. Des compos sauvages ou paisibles. Plus ou moins pop. Enlevées, contagieuses ou mimimalistes. Saupoudrées épisodiquement d’un synthé singulier. Mais toujours abrasées par la voix de Bachmann, aussi rauque que celle de Will Johnson (Centro-Matic) voire de Kevin Weatherill (Immaculate Fools).

Excellent lyriciste, mais personnage paranoïaque, Bachmann aborde le thème du complot, de la menace, et même du terrorisme (NDR : ce qui explique aussi le titre de l’album), cinq années avant les événements du 11 septembre 2001. Vous avait dit (mauvais) prophète ?

 

Baden Baden

Coline

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C’est peu dire que le premier album de Baden Baden était attendu depuis la sortie de leur Ep « 78 », paru en 2010… « Coline » ne devrait pas décevoir les espoirs portés en eux, à l’époque ! Les 12 morceaux proposés par ces délicats orfèvres français dévoilent en effet des mélodies alliant douceur, romantisme et respectent surtout une qualité constante. Leurs comptines pop-rock rappellent les Girls in Hawaï lorsqu’elles sont interprétées dans la langue de Shakespeare et Florent Marchet quand elles le sont dans celle de Voltaire. La ressemblance vocale avec le talentueux moustachu est parfois même troublante à travers les intonations de voix d’Eric Javelle (« Evidemment »). Les harmonies du quintet sont soignées et pas un seul morceau n’est à jeter ! Les textes sont soignés (« La Descente ») et l’ambiance est cotonneuse et mélancolique… « Coline » a le bon goût d’enfiler les perles folk avec une aisance déstabilisante. Trop sage pour être honnête ?

 

Chris Brokaw

Gambler’s Ecstasy

Écrit par

On connaît surtout Chris Brokaw pour ses aventures menées chez Come et Codéine. Et pourtant l’artiste américain est responsable d’une multitude de projets. Quand il ne vient pas apporter son concours aux sessions d’enregistrement de ses potes. On ne va pas tous les citer, vous seriez noyés par l’énumération. Steve Wynn, Chris Eckman, Thurston Moore et Hugo Race en font partie. Ou décide de réaliser un elpee en solo. Enfin, pas tout à fait sur celui-ci, puisque pour concocter ce disque, il a reçu le concours du bassiste Doug Maccombs et du drummer John Herndon. Sept longues années que l’Américain n’avait plus posé sa voix sur des chansons. C’était pour « Incredible love », en 2005. Un disque intégralement acoustique. « Gambler’s Ecstasy » célèbre également le retour à la fée électricité. Pas sur toutes les compos, mais en majorité. Il nous propose même de nouvelles versions électrifiées (et chantées) de compos originellement ‘unplugged’.

Apparemment Chris aime proposer des adaptations différentes, car l’elpee s’ouvre par « Criminals », une plage shoegaze puissante, pulsante, abrasée par sa ‘six cordes’ distordue, et caractérisée par ses interventions vocales monocordes, presque sinistres. Il s’achève par une autre version de ce titre, instrumentale, intitulée « Richard And Vanessa in the box », morceau qui sous cette forme, avait servi de bande sonore à la compagnie de danse Daghda Dance. On a aussi droit à une cover plus acoustique du « Crooked » de Wussy, band issu de Cincinnati. Et puis à un compo minimaliste, jouée sur deux cordes (« California). On épinglera également un titre de power pop entraînant et croustillant (« Danny Borracho »), une ballade visionnaire agréable (« Anacordia »), et puis deux pistes plus élaborées. Tout d’abord une de 9 minutes (« The appetites »), fruit d’une rencontre hypothétique entre Slint, Aerial M et Mogwai et puis « Exemption », probablement la meilleure compo du long playing, digne de la quintessence de Sebadoh. Et le reste ne manque pas d’allure. Le seul reproche que l’on puisse adresser à Brokaw, c’est sa voix, ténébreuse sans doute, mais un peu trop limite et uniforme à mon goût.

 

Patrick Bruel

Lequel de nous

Écrit par

Patriiiiiick est de retour !

L’homme aux multiples casquettes, chanteur, acteur, champion du monde de poker, membre des restos du cœur et j’en passe et des meilleures revient à la chanson. Passant d’une activité à l’autre avec un égal bonheur (surtout le sien), ce ‘gendre idéal’ nous a concocté son sixième album studio depuis l’entame de sa carrière. Gentils, nous passerons sous silence son premier disque « De face », passé quasi inaperçu en 1987. Par contre, « Alors regarde », publié en 1989, marque ses véritables grands débuts ; sans aucun doute ce qu’il a fait de mieux.

« Lequel de nous » débarque 23 ans plus tard. Statistiquement, il grave donc un nouvel opus tous les quatre ans et demi, à peu de chose près. Entre deux films, trois concerts et quatre parties de ‘cartes’, faut malgré tout le faire. Oui, mais faire quoi ? Il ne suffit pas d’être sympa, d’avoir une belle gueule, de mettre les médias dans sa poche, de passer pour le grand défenseur du peuple juif (n’est-ce pas Dieudonné) pour se voir décerner un prix. Encore faut-il qu’il y ait du contenu, des mélodies qui marquent.

Hélas, trois fois hélas, on est loin du compte. A 53 ans, Bruel nous ressasse son histoire, son passé. Tout n’est quasi que nostalgie dans ses nouvelles chansons. Une fois ça peut encore passer ; mais un album entier, ça sent le réchauffé…

Là où « Place des grands hommes », tout en foutant (déjà) le blues, amusait quand-même par une mélodie et un refrain de qualité, rien parmi les 14 nouveaux titres ne donne l’envie d’écouter une seconde fois ce disque une fois arrivé en fin de piste.

Triste constat que de s’apercevoir que Maurice Benguigui, de sa véritable identité, n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Trop vite, trop haut, trop beau, trop… un peu de tout ! Dur, dur de se maintenir. Vivre sur ses acquis ne dure qu’un temps. Et à force de tirer sur la corde, elle finit par péter.

Put*** que c’est dur de vieillir. On se répète, on ennuie, on fatigue. Bref, on radote…

Allez, retourne jouer aux cartes, Vieux. Là au moins, personne ne parle !

Mais, aucun doute, « Lequel de nous » va cartonner dans l’Hexagone car, évidemment, on ne touche pas à une icône comme Bruel. Et puis Drucker et compagnie vont à nouveau dérouler le tapis rouge pour l’homme qui sait parler ‘avec son cœur’ aux français.

Pfff, c’est d’une tristesse affligeante !

 

Die! Die! Die!

Harmony

Écrit par

Die ! Die ! Die ! est une formation néo-zélandaise, issue de Dunedin, très exactement, qui a transité par le fameux label Flying Nun. Leur précédent opus, « Form », y était d’ailleurs publié. Flying Nun, avait été acquis par une filiale de Warner en 2006. Mais en 2011, son fondateur, Roger Shepherd, a racheté les parts. Bonne nouvelle, car on ne voyait vraiment pas l’intérêt de groupes aussi indépendants ou d’une major partager les même objectifs. Pour rappel, chez Flying Nun ont milité des groupes ou artistes aussi créatifs que Able Tasmans, Bailter Space, The Bats, The Chills, The Clean, Jean-Paul Sartre Experience, David Kilgour, Chris Knox, Tall Dwarfs, 3Ds ou The Verlaines. Et il y a trop longtemps que cette scène ne donne plus signe de vie. On attend donc de bonnes nouvelles, des Antipodes…

Mais venons-en à Die ! Die ! Die !, un trio qui puise ses principales influences dans le post punk (Alex Sex Fiend, Slits et même le plus contemporain Yeah Yeah Yeahs), le funk blanc (Gang of Four) et le noisy rock (My Bloody Valentine). Paradoxalement, la voix androgyne du chanteur, Andrew Wilson, me fait tantôt penser à Karen O, lorsqu’il chante et à Ann Clark, lorsqu’il scande ou déclame. Mais il est aussi susceptible de hurler toute son arrogance, quand il en ressent l’envie. Quoique d’excellente facture, « Harmony » n’est pas un elpee facile à assimiler. Il y a bien quelques plages moins sauvages, à l’instar de « Seasons revenge », une compo imprimée sur un tempo new wave, caractérisée par une jolie mélodie. Mais en général, les riffs de guitare sont noueux, déchiquetés, tentaculaires ou discordants et déferlent même comme chez Fugazi sur « Changeman ». Les drums féroces, martiaux, très 80’s, évidemment. La ligne de basse est groovy, tranchante. Bref, la musique de Die ! Die ! Die est un condensé d’énergie, de noise et de mélodie à la fois excitant et vivifiant…

« Harmony » constitue le quatrième LP du trio. Il a été produit par Chris Townsend (Portishead, Violent Femmes) au sein des studios Black Box, en France. Et il est excellent !

 

Nate Hall

A great river

Écrit par

Nate Hall est le chanteur/guitariste/lyriciste de U.S. Christmas, une formation psyché/rock signée chez Neurot Recordings. Pas étonnant que son premier album sorte dès lors sur le label de la bande à Steve Von Till. Nate reconnaît pour influences majeures Bob Dylan, Neil Young, Bruce Springsteen et Townes Van Zandt. Sur son premier elpee solo, il reprend d’ailleurs son « Kathleen ». Hormis le titre maître et le dylanesque « Chains », au cours desquels il a reçu le concours d’un claviériste, Hall se réserve toute l’instrumentation. Pas de drums, cependant, mais une boîte à rythmes. Et puis des tas de guitares (acoustiques, électriques, slide, à 12 cordes), du banjo et même du theremin (« Electric night theme »). Une des quatre pistes les plus électriques. Les cordes y sont même filandreuses. Dans le même esprit, « Raw chords » est parcouru d’accords de slide gémissants, presque floydiens. Une compo sur laquelle sa voix est chargée de reverb. Tout comme sur les deux premières plages de l’elpee. Il la trafique encore sur « To wake and clean ». On dirait presque qu’elle émane d’un 78tours, un morceau au cours duquel son solo en fingerpicking se révèle à la fois précis, indolent et clair. A contrario, le traditionnel « When the stars begin to fall » est interprété a cappella, sous la forme d’un hymne. Et il nous réserve un instrumental, « Night time ». Sèche et banjo se conjuguent pour nous entraîner sur le chemin des Appalaches. Lorsqu’il n’est pas trituré, le timbre de Nate est graveleux, flemmard, rappelant même un certain Nikki Sudden. Sans quoi, baignant au sein d’une mélancolie douce, parfois angoissée, souvent profonde, ce « Great river » ne manque pas d’allure…

 

House of Dolls

Welcome to the department of nuclear medicine

Écrit par

Chez House of Dolls, le chanteur est également bassiste. Pas courant dans l’univers du pop/rock (McCartney, Sting sont certainement les exceptions les plus notoires). En fait, suivant le formule, la voix doit passer à travers. C’est ce que parvient à faire Stephen White au sein de la formation dublinoise. Un quartet dont le line up implique également deux guitaristes (dont un double aux claviers) et un drummer. Leur style ? Psychédélique. La presse spécialisée leur attribue pour références Chameleons, The Icarus Line, Echo & The Bunnymen, Spiritualized, Can, Neu !, The Verve, Jesus & Marychain, Black Rebel Motocycle Club et Spacemen 3. Les deux derniers cités, plus que probablement. Mais aussi et plutôt les Warlocks et sur quelques titres en fin de parcours, The Electric Prunes (sortez vos encyclopédies).

L’album s’ouvre cependant par une plage au refrain contagieux, digne de la quintessence des Dandy Warhols (« I thought you were my friend »). Hormis l’interlude instrumental ambient, « Nuclear meds », l’intensité électrique domine le sujet. Mais le combo a le bon goût de soigner le sens mélodique. Les guitares sont tour à tour, stridulentes, malsaines, staccato, effilées, chargées feedback, mais leur conjugaison est toujours savoureuse. La basse est motrice et n’hésite pas à cogner. Les drums oscillent entre le tribal et l’hypnotique. Les compos évoluent tantôt sur un mid tempo, tantôt épousent un rythme alerte, sans jamais pour autant écraser le champignon. Le climat peut virer du ténébreux (« Prostitutes ») à l’hymnique (« All I need »). Pas un seul titre faible sur cet opus. Mieux encore, deux pistes remarquables : le stellaire « Into the void » et le très accrocheur « American dream ». L’elpee s’achève par « Lovers & clowns », un morceau plus pop, abordé dans l’esprit d’Ash (NDR : encore que parfois les riffs de guitares semblent lorgner vers les Skids). Bref, pour avoir pris du bon temps à l’écoute de ce « Welcome to the department of nuclear medicine », je lui accorderai cinq baleines… Pas pour rien qu’il figure dans mon Top 20 de l’année 2012 !

 

Lindstrøm

Smalhans (Ep)

Écrit par

Hans Peter Lindstrøm est un artiste norvégien qui s’illustre essentiellement dans l’univers de la techno. En 2008, il a publié l’album "Where you go I go too". Trois années plus tard, il nous propose une suite intitulée "Six Cups Of Rebel".

Force est de constater que le musicien n'a pas chômé puisque paraît déjà, à peine un an plus tard, son dernier né : "Smalhans", un 6 pistes. Le style du Scandinave y reste fort reconnaissable et résolument orienté nineties.

En effet, sa techno est empreinte de rythmes ‘dance’ et les morceaux sont systématiquement conçus sur le même schéma, à savoir la présence d'une mélodie puissante au premier plan, dynamisée ensuite par de nombreux artifices au second, principalement alimentés par le synthé. Cet opus n'échappe pas à la règle.

Le disque est agréable à l’écoute et se révèle beaucoup moins expérimental que son elpee gravé en 2011. Un reproche quand même : sa carence en relief, consécutive à sa méthode de création. Conséquence, son expression sonore est susceptible de provoquer une certaine lassitude. Et ce n’est pas la quatrième piste, dont les interventions au synthé dérapent dans la cacophonie, qui risque d’accrocher le mélomane.

Lindstrøm a du talent. C’est indéniable. Néanmoins, cet Ep ne m’a pas vraiment convaincu. Tout au long du disque on attend vainement l’étincelle. Elle ne se produira jamais. A  mon humble avis, l’artiste est revenu un peu trop vite dans le parcours. Il aurait été préférable qu’il bosse encore en studio et sorte un long playing abouti. Et pour y parvenir, il devra prendre son temps. Conscient de ses compétences, s’il réunit toutes ces conditions, son prochain essai devrait être transformé. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

 

Los Piranhas

Toma Tu Jabón Kapax

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Los Piranhas sont de véritables carnivores de styles musicaux tropicaux : vallenato, chicha péruvienne, raspa, champeta, cumbia mais aussi musiques africaines… tout y passe ! Elbis Alvarez, Mario Galeano et Pedro Ojeda sont également membres de Frente Cumbiero, Ondatropica et des Meridian Brothers ; et ils ne se refusent rien tout au long de « Toma Tu Jabon Kapax ». Ils nous permettent surtout de découvrir une scène colombienne qui ose mélanger les sonorités les plus stridentes aux beats les plus dansants. Mais également intégrer les rythmes latinos, afros, dub au psyché et au noisy rock ainsi qu’à l’électro la plus sauvage. 

Enregistré live à Bogota en 2010 cet elpee est à déconseiller aux épileptiques ! La sortie mondiale offerte par Vampisoul à ce style complètement barré et unique en son genre est un véritable bol d’air frais (ou pas). Escobar n’est plus de ce monde ; mais après avoir écouté ce « Toma Tu Jabón Kapax », on se demande quand même si les opiacés ont totalement disparu des rues colombiennes. Ce tropical noise est plus que rafraîchissant !

 

Luna Gritt

Luna Gritt (Ep)

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Comme la tache qui se dessine au verso de cet elpee, d’allure symétrique et pourtant nuancée, la musique de Luna Gritt se décline en auréoles subtiles. Comme pour paraphraser Magritte et souligner que les apparences sont trompeuses.

Tel un vernis sombre qui protégerait la tendre mélancolie tramée là-dessous, cette tache uniforme se découpe le long d’un méridien imaginaire.

Des contours nets et précis mais qui masquent difficilement le tremblement de l’imprévu, de l’inattendu.

Des repères évidents jalonnent ces quatre titres. La précision mécanique d’un enregistrement soigné qui laisse transparaître la liberté d’un travail ancré dans la tradition DIY, non pas dans la version sale et Punk de ses premiers jours, mais au sein du confort d’un présent décliné proprement au travers de quelques erreurs binaires.

Un soin particulier, presque scolaire, mais qui n’ensevelit pas pour autant la passion ici protégée, comme dans un écrin.

Les mélodies opèrent un travail remarquable, précis, encerclant les chansons de broderies enjoliveuses. Tout paraît évident. Mais en suspens, la valse des illusions continue à s’imprimer sournoisement.

Et puis, il y a cette voix. Qui serpente et s’installe en hôte de ces lieux.

Elle aussi, trompeuse.

Comme la maîtresse du rêveur égaré, elle promet de se donner mais s’esquive comme la marée. Jamais rattrapée, toujours une longueur d’avance. Juste assez que pour être frôlée.

Pas assez que pour se laisser posséder.

Caresse d’un  éphémère confort, d’une brûlure cuisante et pourtant désirée.

Luna Gritt est une dualité maîtrisée, qui joue de ses atours comme une catin dissimulant ses chagrins tout en pudeur et jouant avec talent d’une beauté évidente, tellement qu’elle en devient provocante.

Un masque de perfection qui dissimule une faille, une faille qui invite secrètement à la chute.

 

Magic Trick

Ruler of the night

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Derrière le pseudonyme de Magic Trick se cache Tim Cohen. Peu connu sur le Vieux Continent, le San Franciscain est devenu au fil des années une figure importante de la scène indie-rock américaine. En effet, outre ce projet solo, il est également le leader de The Fresh & Onlys, un groupe qui vient par ailleurs de sortir également un nouvel opus : « Long Slow Dance ». Tim Cohen est donc plutôt prolifique.

« Ruler of the night » constitue le second album de Magic Trick. Et il sort à peine quelques mois après le très réussi « The Glad Birth of Love ». Un opus dont les compos sont sculptées dans un pop/rock atmosphérique, éthéré, gracile, à premier abord classique. A cause des chœurs languides, des guitares aériennes et des accords de piano solennels. Pourtant, l’opus est bien plus fouillé qu’il n’y paraît. En écoutant attentivement, on se rend compte que l’instrumentation est recherchée voire complexe.

Caractérisé par ses chants de sirènes, le morceau maître ouvre la plaque. Sous reverb, la voix de Tim Cohen colle parfaitement à la musique. Perso, je le préfère cependant lorsqu’il se met à crooner, comme sur « Melodies » et « Ruby ». Malheureusement, si l’album baigne dans un climat plutôt cool, il faut reconnaître que sur la distance, une certaine lassitude commence à nous envahir. Vu le style proposé, 40 minutes me semblent un peu trop longues.

Excellent songwriter, Tim Cohen vient donc de publier un album d’honnête facture. Il devra cependant apprendre à doser ses efforts…