Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Karl Bartos visite l’Atomium…

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Karl Bartos, ex-Kraftwerk, publiera son nouvel album le 15 mars sur le label hambourgeois BureauB. 12 nouveaux titres originaux écrits et produits avec les compétences uniques du grand Karl. Il dévoilera un premier morceau issu de cet opus, début janvier. Il l’a intitulé « Atomium »…

http://www.karlbartos.com/

 

WhoMadeWho et Mark Lanegan enregistrent pour Amnesty International

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WhoMadeWho et Mark Lanegan enregistrent pour Amnesty International

A l’occasion des fêtes de fin d’année, WhoMadeWho et Mark Lanegan ont décidé d’enregistrer un disque au profit d’Amnesty International. Originalité, l’artiste interprétera une compo du groupe et vice-versa. Le vinyle ne sera publié qu’à 1 111 exemplaires et n’est disponible que sur commande, sur le site de l’Américain.

http://www.lanegan.com/

 

Zoom sur Rachid Taha !

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« Zoom » c’est le titre du nouvel album de Rachid Taha, le 9ème d’une carrière en solo entamée au cours des années 90, après avoir quitté le groupe Carte de Séjour.

Enregistré entre Paris et les studios Real World en Angleterre, sous la houlette de Justin Adams (Juju, Triaboliques, Robert Plant), l’album a bénéficié de la participation de nombreux collaborateurs, dont celle de l’ex-Clash Mick Jones, Brian Eno, Rodolphe Burger, la chanteuse de Raï Cheba Fadela et Jeanne Added pour une reprise en duo mêlant anglais et arabe de « Now Or Never », standard romantique immortalisé par Elvis Presley, une compo que le King avait lui-même adaptée du célèbre « O Sole Mio ».

 

Atoms for Peace : on en sait un peu plus...

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Thom Yorke a dévoilé le tracklisting du premier album d’Atoms for Peace, le supergroupe formé en compagnie de Nigel Godrich, Joey Waronker, Mauro Refosco et Flea.

« Amok » paraîtra ce 25 février.

Tracklisting :

Before Your Very Eyes
Default
Ingenue
Dropped
Unless
Stuck Together Pieces
Judge Jury and Executioner
Reverse Running
Amok

www.atomsforpeace.info

 

Matt Corby, la nouvelle sensation australienne…

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Après avoir autoproduit un premier Ep, intitulé « Song For », Matt Corby a signé sur le label insulaire, Communion. Ce qui lui a permis de publier quelques Eps, dont « Made Of Stone ».

Ce jeune auteur-interprète australien possède une voix puissante qu’il met au service d’une musique mêlant blues et soul. Pour en savoir davantage cliquez sur les liens suivants.

http://links.mkt1397.com/ctt?kn=1&ms=NDA1OTg4NTUS1&r=NjYyNDczMzg0MwS2&b=0&j=MTY4Njg5NzQ0S0&mt=1&rt=0

http://links.mkt1397.com/ctt?kn=2&ms=NDA1OTg4NTUS1&r=NjYyNDczMzg0MwS2&b=0&j=MTY4Njg5NzQ0S0&mt=1&rt=0

 

Palma Violets sur les traces des Libertines et d’Arctic Monkeys…

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En Angleterre, on les considère déjà comme les successeurs des Libertines et des Artic Monkeys. Leur nom ? Palma Violets. Leur premier opus paraîtra ce 25 février 2013.

Buzz surfait ? Hype ? A vous de juger ! Notamment en découvrant leur single, « Best of Friends », sur YouTube…

http://www.youtube.com/watch?v=poFXWUTEs1k

www.palmaviolets.co.uk

www.facebook.com/palmaviolets

Tracklisting

1. Best of Friends
2. Step Up for the Cool Cats
3. All the Garden Birds
4. Rattlesnake Highway

5. Chicken Dippers
6. Last of the Summer Wine
7. Tom the Drum
8. Johnny Bagga' Donuts
9. I Found Love
10. Three Stars
11. 14

 

 

 

 

Goldwave : une nouvelle vague en or frenchie…

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Goldwave est une formation normande qui est devenue, dès la sortie de son premier Ep, « Night light », une révélation dans l’Hexagone. Faut dire que leur notoriété s’est forgée via le bouche à oreille. Fort d’un bel équilibre entre rock, post rock et post-punk, le groupe a consacré deux clips lyriques et ombrageux répondant aux titres « 8th of November » et « Snow ». De quoi permettre de découvrir l’univers de cette formation française influencée par Joy Division, The Cure, Interpol et The Horrors.

Certains ont pu découvrir ce combo, en première partie d’Ultraista, projet de Nigel Godrich, ce 6 décembre, aux Transmusicales de Rennes.

http://www.youtube.com/watch?v=mvFNGgWF4iw&feature=plcp

http://www.youtube.com/watch?v=sX6b38-MIB4

http://www.facebook.com/goldwaveband

http://www.goldwave.bandcamp.com

 

Stephan Eicher

Une mise à feu trop tardive…

Dans la série : ‘Jusqu’où êtes-vous prêt à aller par amour ?’, cette soirée a définitivement sa place. Et pour cause, ce jeudi 13 décembre, ma compagne et votre serviteur se rendaient au Cirque Royal de Bruxelles, pour assister au concert de Stephan Eicher. D’habitude, je prends les clichés et Sophie se charge du compte-rendu que j’enrichis de mon point de vue. Le résultat d’un travail en équipe, si vous préférez. Encore que le spectacle du bel Helvète, intercalé dans la programmation de la salle bruxelloise entre Michèle Torr et Roch Voisine, s’adresse surtout au public féminin. Dans ces circonstances, accompagner ma chère et tendre reflète certainement le sentiment profond que je lui porte…

Trêve d’ironie, Stephan Eicher est surtout devenu notoire pour les hits qu’il a publiés, en 29 ans de carrière. Des tubes qui plaisent surtout aux amateurs de ‘variétés françaises’. Au cours de cette période, il a quand même gravé 13 albums, dont le dernier (« L’envolée ») est plutôt réussi. Et ce soir, manifestement, le public est conquis d’avance…

Il est 20h20, et le Suisse monte sur l’estrade en toute sobriété. Il s’installe derrière son piano, dos au public, pour attaquer « La relève ». Le titre monte alors en crescendo, au fur et à mesure que les autres musiciens entrent en scène. Une intensité alimentée par le cuivre, le violon et la batterie. Ce soir, je suis préposé aux photos. Trois titres, quelques clichés, et le service de sécurité me raccompagne manu militari, à l’entrée. Sympa ! Faudra donc que Sophie se débrouille seule pour le reste du show…   

Les titres se succèdent et bénéficient d’une grande diversité d’arrangements. « Dans ton dos » lorgne carrément vers la country. « Des hauts, des bas » adopte une forme soul/disco ; mais le tout baigne dans un medley réminiscent du « Papa was a rolling stone » des Temptations. Un titre qui colle bien au décor, très vintage ; les enceintes empilées rappelant les anciennes chaînes hi-fi…

Bien que l’on sente les spectateurs de bonne humeur, le climat campe encore quelques degrés sous zéro. Et il faudra quelques titres avant que la glace ne se brise. ‘On t’aime Stephan’ clame un fan, sis aux premiers rangs. Déclic, l’artiste ose enfin balancer quelques traits d’humour et notamment : ‘C’est un Cirque ici, je peux faire le clown’. L’interaction entre l’auditoire et Eicher commence à exercer ses effets. Puis, il interprète « La Rivière », aux ivoires. Postés une bonne dizaine de mètres derrière le maître de cérémonie, les musiciens commencent à se rapprocher du bord de l’estrade. Il aborde ensuite une version plutôt rock’n’roll de « Combien de temps ». L’ambiance monte à nouveau d’un cran, car la foule reprend le refrain en chœur. Manifestement le set est éclectique. Il chante quatre titres en allemand. Pas une très bonne idée. Et « Donne-moi une seconde », plage brillante, enrobée de gospel, qui ouvre le nouvel opus, fait un peu pâle figure. La formule proposée ce soir est beaucoup trop rock.

En rappel, Stephan Eicher enchaîne « Tu ne me dois rien » et « Tout doit disparaître ». Il prend le temps de commenter ce dernier titre, écrit par Miossec (NDR : en écoutant le refrain, c’est plus évident). Les lyrics de cette compo évoquent la disparition progressive des disquaires, une situation qui le concerne davantage que l’extinction des pandas… Mais personne ne réagit à cette réflexion, pourtant provocatrice…

Et puis, enfin, le concert va connaître son apothéose. Tout simplement en revenant à une formule qui a valu tant de sympathie, par le passé, à l’artiste. Lors du dernier morceau. En fait, comme autrefois, Stephan et sa troupe descendent au sein du parterre et jouent, comme des troubadours, au milieu du public, tout en quadrillant les quatre coins de la salle. Provoquant une communion entre lui et la foule et déclenchant même l’hystérie au sein de celle-ci.

Après un tel moment, la température au sein de la salle est torride et les spectateurs ne lésinent pas sur les applaudissements pour réclamer un nouvel encore. Les lumières tardent à se rallumer. De quoi créer une confusion au sein de l’auditoire, qui imagine un hypothétique retour sur l’estrade. En vain ! Dommage…

(Organisation : Live Nation)

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Eiffel

Eiffel s’est coincé les pieds dans l’Atomium !

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Point de chute de sa dernière tournée en date, la grande salle du Botanique de Bruxelles accueille les Toulousains d’Eiffel en cette fin d’année. Habitué des petits espaces, le quatuor français dont le line up est up est quasi inchangé depuis la précédente –un claviériste a cependant été engagé pour les besoins de la circonstance– aime partager une proximité palpable avec son public.

Hormis une apparition aux Francos de Spa en juillet dernier, Bruxelles était et reste à ce jour la seule date ‘belge’. Fallait donc pas se louper faute de les… louper, eux !

Marché de Noël oblige, notre capitale est complètement engorgée. Coup de bol, un emplacement se libère aux abords de la salle. Nous investissons malheureusement les lieux, alors que Les Twin Twisters en sont déjà à plus de la moitié de leur set. Ce duo super puissant réunit un batteur et un guitariste/chanteur. Ce binôme ‘surjoue’ quelque peu en voulant transmettre (ou tenter de le faire) une énergie dont l’objectif est de mettre les sens de l’auditoire en éveil avant l’entrée en scène de leurs illustres amis. Bof, bof…

Il faudra quasiment 40 minutes pour peaufiner les réglages. Une fois n’est pas coutume, mais parmi les 500 spectateurs présents ce soir, ne figurent pratiquement que des francophones. Il est vrai que le combo ne pratique pas l’idiome de nos amis qui crèchent au nord de Bruxelles…

L’attente est longue et après coup, on est en droit de se poser des questions sur la nécessité de tant de va et vient sur l’estrade. Et il faut croire que le préposé aux manettes est complètement sourdingue ou alors il est d’une incapacité rare. Alors que l’Orangerie jouit d’une acoustique vraiment impeccable, Eiffel s’est produit dans des conditions indignes de leur statut. Ça valait vraiment la peine de nous faire ch*** durant quasi trois quarts d’heure pour atteindre un tel résultat ! La basse est surpuissante et assourdissante. La voix du chanteur incompréhensible. Et les quelques instruments sont complètement inaudibles. De quoi démontrer le manque de savoir-faire du gugusse payé pour assurer une bonne couverture sonore. Quel désastre ! Quant à la scène, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Un éclairage qui le plus souvent aveugle les spectateurs et laisse les musiciens dans l’ombre. Est-ce voulu ? Perso je pencherais plutôt pour un délire (un de plus) du préposé aux interrupteurs qui fumera la chicha toute la durée du concert alors que… Ok c’est pas bien de cafter mais m****, sous son aspect technique, c’était vraiment du grand n’importe quoi, ce soir !

Et quand on sait que la com n’est pas la spécialité de Romain Humeau, on a dû se contenter du visuel à défaut d’autre chose. Cerise sur le gâteau, le leader nous avoue qu’une méchante ‘crève’ exerce des ravages au sein du band et vu que pendant leur tournée, lui, son épouse (à la basse) et le groupe partagent le confort exigu d’un mobil home, cette situation n’est pas prête de s’améliorer. Que de bonnes nouvelles !!!

Dès l’entame du concert, « Place de mon cœur » tente de secouer le public. Difficile de croire ce que l’on entend ; c’est Eiffel là ? Quelques fans tentent de se bouger un peu, mais le soufflet retombe vite. Heureusement que les mélodies sont reconnaissables, sans quoi…

La setlist est principalement consacrée au dernier album en date. Pas moins de 10 titres seront ‘interprétés’ et une place assez restreinte est laissée au reste du répertoire constitué quand même des morceaux imparables qui n’ont pas été retenus ce soir.

Dommage pour « Soul », « Minouche », la reprise du « Temps des cerises » et autres « Te revoir » que l’on aurait aimé (ré)entendre… Pas de chance pour cette fois ! A la place de ces standards, Romain nous fera humer (de loin) « Il pleut des cordes » et « Sombre » du premier opus du groupe, « Dispersés » du second et « A tout moment la rue », « Le cœur d’Australie », « Sous ton aile » ainsi que « Nous sommes du hasard » de l’avant-dernier né. Et fidèle à son habitude, c’est par un texte écrit de la plume de Boris Vian que Romain Humeau met un terme à la prestation d’Eiffel en interprétant « Je voudrais pas crever ».

Nous non plus on voudrait pas que toi et ton groupe creviez, Romain. Faudrait p’tète alors penser à renouveler les cadres au niveau de la sonorisation ou à tout le moins remettre un peu d’ordre dans le carré barricadé et ‘enfumé’ réservé à la technique. Moi, j’dis ça pour toi, hein…

Oui, je sais, je suis un peu dur mais il y a un minimum de respect à observer vis-à-vis des fans qui se déplacent souvent de loin et mettent de leur poche pour, en principe, passer une bonne soirée.

Pour la fin, une petite anecdote laissera un souvenir impérissable et surtout une belle cicatrice à une fan… A la mi-concert, Romain balance (involontairement je l’espère) son micro dans la foule. Celui-ci atteint une petite dame en plein visage et c’est en sang qu’elle est évacuée sous le regard interrogateur et soucieux du ‘vilain agresseur’…

(Organisation Botanique)

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Mystery Jets

Radlands

Écrit par

Petites célébrités locales, les lads de Mystery Jets comptent déjà 3 albums à leur actif. Si le pop/rock de ces Insulaires véhicule des accents psyché, il faut reconnaître que leur expression sonore lorgne de plus en plus vers les States. Leur précédent elpee, « Serotonin », en était une belle illustration. 

Et pour concocter « Radlands », les Anglais son allés au Texas ! En regardant l’illustration de la pochette, les intentions de Mystery Jets sont claires. Et puis il y a le titre de cet opus. Fruit d’une contraction entre celui du premier film de Terence Malick (Badlands) et le nom de la maison de Keith Richards (Redlands). En enregistrant ce disque dans l’Etat pétrolier cher aux Bush(s), le quatuor allait-il carburer à la super yankee ? Pas vraiment ! En fait, si on décèle des interventions à la slide, un zeste de country et un chouia de chœurs gospel dans leur musique, l’ensemble de l’œuvre nous renvoie carrément aux Kinks. Et en début de parcours, la formule fonctionne à merveille. Depuis le titre maître qui ouvre l’album (NDR : très réussi, par ailleurs), jusqu’au très référencé single « Greatest Hits ». Mais, progressivement, la formation s’essouffle, sans pour autant jamais démériter, lorgnant même en chemin, vers Erland & the Carnival (« The Nothing ») ou Blur (« The Ballad of Emmerson Lonestar  »).

 

The Chevin

Borderland

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Amateurs et/ou amoureux de Keane, Snow Patrol et tutti quanti, cet album est pour vous !

Tous les ingrédients sont présents pour réaliser exactement la même tambouille que ces formations spécialisées dans une pop bien léchée, bien sucrée. Rien à dire, c’est top ! Mélodies entraînantes, refrains imparables, production hyper pro, succès assuré.

Le hic, c’est un ‘léger’ manque d’originalité. On ne peut s’empêcher d’avoir l’impression que les chansons ont déjà été entendues quelque part. On a comme un sentiment de déjà vu, de déjà entendu, de déjà rencontré. On ne se serait pas déjà croisé quelque part ?

Ce petit (?) défaut vite oublié, on profitera volontiers des dix titres très réussis qui peuplent ce premier elpee.

The Chevin est une formation ‘british’ qui nous vient en droite ligne de Leeds, sise en plein milieu de cette belle île, terreau propice, s’il en est, à une culture musicale dont les récoltes sont déjà très rentables grâce à des artistes ou groupes à la réputation bien établie.

The Chevin ne laisse pas passer l’aubaine et se lance à son tour dans la fosse aux lions. Le line up réunit Coyle Girelli (chant et guitares), Mat Steel (guitares and claviers), Jon Langford (basse) et Mal Taylor (drums). Un quatuor dont le premier elpee est partagé en dix titres impeccables, au cours desquels musicalité et efficacité se conjuguent pour un résultat plus que convaincant.

Dès l’entame, « Champion » creuse un sillon hors duquel aucune autre des neuf plages ne sortira. Rien, tout au long de l’album, ne viendra gripper la machine.

Il est certain que la bande à Coyle a du talent et une sacrée facilité tant au niveau de l’écriture que des compositions. Reste le ‘petit défaut’ à gommer au plus vite afin de trouver une personnalité qui ne devra rien à personne et qui permettra au groupe de sortir de l’ombre des grosses pointures dans laquelle The Chevin est confiné pour l’instant. A revoir !

Très plaisant malgré tout…

 

Jello Biafra

Shock-U-Py (Ep)

Écrit par

Les lyrics de Jello Biafra sont toujours sociopolitiques. Et c’est encore le cas sur cet Ep trois titres. Ils traitent ici de l’action ‘Occupy Wall Street’, mouvement de contestation pacifique dénonçant les abus du capitalisme financier. Le morceau maître pourrait même servir d’hymne à ces ‘indignés’. Les deux autres compos font un peu pâle figure. Même la dernière, « We occupy », pour laquelle Biafra a reçu le concours des musiciens de D.O.A. ; en outre, elle figurait déjà sur un single du combo canadien, paru il y a quelques mois. Sans intérêt.

 

Fenster

Bones

Écrit par

Fenêtre ouverte depuis New York sur Berlin, Fenster est l’archétype de la formation sans prétention proposant sa propre vision de la pop. But avoué ? S’évader, et par la même occasion, offrir un espace de douceur vaporeuse, au mélomane qui accepte de pénétrer dans son champ d’audition.

Pas étonnant qu’on retrouve sur « Bones », premier album enregistré au cœur de l’hiver, ces consonances ‘velvetiennes’ et ce côté espiègle de toute enfance retrouvée, part de rêve en apesanteur.

Tout au long de cet opus, le trio (NDR : signé chez Morr Music !) nous propose douze titres instinctifs, où bribes de mélodies tutoient les expérimentations ludiques mais jamais gratuites.

Agréable comme une bal(l)ade en hiver, lorsque les flocons de neige commencent à tomber…

 

Beachwood Sparks

The Tarnished Gold

Écrit par

Un superbe album peut aussi passer inaperçu. « The Tarnished Gold » devrait plus que probablement rejoindre ces disques mésestimés. Pourtant, sur cet opus, aucun morceau n’a été bâclé. Treize pépites élégantes, décontractées, sculptées dans un pop/folk légèrement teinté de country et truffées de mélodies célestes. Difficile de comprendre pourquoi les stations radiophoniques ne se sont pas encore penchées sur cet opus.

C’est en 1998 que la bande drivée par Christopher Gunst et Brend Rademaker (ex-Further) a entamé son parcours. Après voir publié deux albums, Beachwood Sparks s’est séparé en 2002 pour mieux revenir en 2008. « The Tarnished Gold » constitue leur premier opus depuis leur réunion. Dans un style rappelant les Byrds voire Gram Parsons (« Talk about Lonesome »), parfois aussi Wilco ou Iron&Wine (« Nature’s Light »), leur musique, soulignée par des harmonies vocales parfaites, reflète le climat ensoleillé de la Californie…

 

Burning Love

Rotten Thing to say

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Qui donc brûlera d’amour pour cette formation canadienne, dont les mélodies ne font certainement pas dans la dentelle ? A l’instar du titre de l’album (« Rotten Thing to Say »), ce groupe n’a d’ailleurs pas que de jolies choses à dire. Mais il déploie une belle énergie pour communiquer son message. Chris Colohan (Cursed, Left for Dead, Swarn) en est le leader, le vocaliste et le porte-parole. Et ses lyrics, il les martèle de ses cordes vocales enragées

Urgent, leur hardcore est teinté de punk et de rock’n’roll. Et dès « Karla », le ton est donné : ‘fuzz’, les interventions de basse sont puissantes, la rythmique est endiablée ; power chords à la Turbonegro et solos bien tranchants déferlent en alternance. Le tout pour soutenir des lyrics qui font froid dans le dos et que n’aurait pas renié Nick Cave (NDR : pour la ‘serial killer’ Karla Homolka par exemple…)

« Rotten Thing to Say » baigne au sein d’une ambiance poisseuse, réminiscente du MC5 ou des Stooges. Et des titres féroces comme « Hateful Comforts » ou « Broken Glass » sont marqués au fer rouge par ce son de Detroit. Kurt Ballou, le guitariste de Converge, a produit cet elpee, le second de Burning Love, qui devrait ravir les fans de Social Distortion ou The Bronx. 

 

Calexico

Algiers

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Franchement, je me demande pourquoi Joey Burns, John Convertino et leur band sont allés à la Nouvelle-Orléans pour enregistrer leur nouvel album, « Algiers ». Pas de trace de Mardi Gras, de dixieland, de zydeco ou de vaudou. Une seule compo évoque les inondations catastrophiques provoquées par l’ouragan Katrina, « Para », mais c’est plutôt dans le but de faire table rase du passé. Il y a des cuivres, mais toujours bien latino, et bien plus discrets que dans le passé. Sur les douze morceaux que comptent l’opus, une bonne moitié est constituée de ballades. Pop, rock, folk, country ou le tout à la fois. Le plus souvent minimalistes et mélancoliques. Un répertoire qui s’adresse surtout aux mélomanes romantiques…

Penchons-nous plutôt sur les morceaux les plus pétillants de la plaque. « Sinner in the sea » tout d’abord. Un tango qui monte un crescendo au sein d’un climat hispanique, mais de mauvais augure. L’énigmatique « Epic », ensuite, éclaboussé de riffs de gratte épileptiques, à la limite du funk blanc. Et bien sûr les plages les plus mariachi et cuivrées. A l’instar de « Puerto », colorée par ces sonorités de harpe ‘durango’. Et « No te vayas », une piste exotique, sauvage, chantée dans la langue de Cervantès. 

Un disque au potentiel commercial indéniable, mais qui risque fort de décevoir les aficionados du Calexico festif…

 

Dylan Leblanc

Cast the same old shadow

Écrit par

« Cast the same old shadow » constitue le second opus de ce chanteur/compositeur louisianais. Il fait suite à « Paupers Field », publié en 2010, un disque pour lequel il avait reçu le concours d’Emmylou Harris. Le nouvel elpee a été enregistré aux célèbres studios Muscle Shoals (Wilson Pickett, Aretha Franklin, Otis Redding) et coproduit par Trina Shoemaker, déjà détentrice de 3 Grammy Awards.

Reconnaissant pour influences majeures, Townes Van Zandt et Neil Young, ce jeune artiste possède une superbe voix. Fragile, torturée, elle emprunte tantôt les inflexions de Chris Isaak, parfois à Thom Yorke. En fait, il utilise sa voix comme un instrument. Et c’est elle qui guide l’expression sonore. Ce qui donne une coloration particulière à sa musique qui trempe pourtant dans de l’americana aux arrangements particulièrement luxuriants. Outre son backing band, il bénéficie circonstanciellement, de préposés à la steel guitar plutôt talentueux (Melvin Duffy, Wayne Bridge ou Pete Finney).

Malheureusement, la plupart des compos marinent un peu trop dans la mélancolie. Une mélancolie opiacée, presque maladive qui finit par plomber l’atmosphère de l’œuvre. On épinglera quand même le titre maître du long playing, une superbe plage que Dylan illumine d’accords de sèche en picking, dispensés un peu à la manière de Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon).

 

Joy As A Toy

Dead As A Dodo

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Pour rappel l’apocalypse est annoncée prochainement (et perpétuellement).

Vous ne disposez plus de beaucoup d’opportunités de vous lancer à corps et cœur perdus dans cet excellent album de surréalisme effroyable.

Bande-son incontournable de série B, mais truffée de vraies bonnes chansons, « Dead As A Dodo » revisite l’univers décalé et sensuel d’une approche cinématographique très seventies, époque dorée du genre érotico-gore.

On pense plus d’une fois au Vampyros Lesbos de Jésus Franco, et ces images en filigrane collent parfaitement à l’univers de Joy As A Toy.

Plus subtil qu’il n’y paraît sous ses allures parfois grotesques (la frénésie de « Successful Failure » par exemple), cet album est gorgé de bonnes idées. De titres jouissifs aussi.

Zombie Safari », « Better Lock Your Door » ou « Only Mother Shot In The Head » sont suffisamment évocateurs…

Mais le côté excitant de l’objet, c’est qu’il ne sombre jamais dans le potache et reste avant tout un album décomplexé et enthousiasmant.

Fun comme un épisode d’un bon vieux Scooby Doo !

 

Three Second Kiss

Tastyville

Écrit par

Originaire de Bologne, Three Second Kiss est né au début des années 90. Déjà, à l’époque, ces Italiens ne juraient que par la musique étasunienne. Issue de deux villes en particulier : Chicago et Washington D.C. Leurs premiers albums trempent au sein d’un noise/rock énergique, largement inspiré de formations telles que Shellac ou Fugazi. Le trio a d’ailleurs rencontré un petit succès, puisque plusieurs de ces elpees sont parus sur le mythique label Dischord. Ce qui lui a sans doute permis d’ouvrir les concerts de groupes comme Shellac ou encore Shipping News. Leur précédent long playing, « Long Distance » remonte à 2008. Il avait également été enregistré sous la houlette de Steve Albini.

« Tastyville » constitue leur sixième essai, un disque qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de leur discographie. Les compos reposent (?) sur une structure guitare-basse-batterie. Rien de neuf à l’horizon, donc. Pourtant, les neuf morceaux de la plaque ont le bon goût de ne pas régurgiter la même solution sonore. « Tastyville » possède ses propres caractéristiques. Three Second Kiss pratique un math-noise-rock atmosphérique et mélodique, malgré ses brisures et ses fluctuations de rythme, mais aussi la complexité des riffs de guitare et de basse. Le plus étonnant procède cependant du vocal, qui reste impassiblement monocorde, malgré les variations de tempo. Une recette singulière illustrée remarquablement par « A Catastrophe outside ». Planante au départ, la compo monte paisiblement en intensité, sans jamais réellement exploser.

Si le genre est actuellement bien encombré, il faut reconnaître que Three Second Kiss parvient parfaitement à tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui la formation transalpine ne se contente plus de regarder outre-Atlantique, elle s’est forgé sa propre identité… 

 

The Unwinding Hours

Afterlives

Écrit par

Chez Unwinding Hours on retrouve les ex-Aereogramme Craig B. et Iain Cook. « Afterlives » constitue leur second opus ; il fait suite à un elpee éponyme publié en 2010. Chez le duo écossais, Craig se réserve les vocaux et Iain les guitares, les deux musicos se partageant les autres instruments.

Découpé en 10 plages, le long playing s’ouvre par deux titres plus shoegaze, « Break » et « I’ve loved you for so long ». Tout en contrastes, les compos sont traversées d’interventions de cordes de guitare tintinnabulantes, stimulées par une ligne de basse mélodieuse, aventureuse, reptilienne, et puis raffinées par la voix limpide, angélique de Craig, soutenue par des chœurs astraux, sur le second morceau. Passé ces deux pistes, l’ensemble de l’œuvre pénètre dans un univers sonore plus atmosphérique. Les claviers sont de plus en plus présents. Tant les synthés que le piano. Solennel, martial ou ténébreux, le tempo (drums, boîtes à rythmes) accentue ce sentiment de mélancolie. Les cordes de guitare se fondent régulièrement dans l’ensemble, et lorsqu’elles remontent à la surface, ce n’est jamais pour très longtemps. Unwinding Hours alterne alors titres plus minimalistes et pistes élaborées en couches, parfois même enrichies d’arrangements somptueux (NDR : le final « Day by day »). Deux exceptions qui confirment la règle, le plus puissant « Wayward », caractérisé par son final explosif. Et le plus électro, voire indus (Ultravox ? John Foxx ?) « Skin on skin ». Une constante quand même : la superbe voix de Craig et puis les textes, truffés de références bibliques. Pourquoi pas ?

 

Various Artists

Halo 4 - Original Soundtrack

Écrit par

Pas toujours facile de donner son avis sur une bande-son originale, quand on sait que l’audio doit idéalement correspondre au support de base, qu'il s'agisse d'un film ou ici, d'un jeu vidéo. Votre serviteur s’est cependant prêté au jeu (NDR : c'est le cas de le dire!) avec beaucoup de plaisir…

« Halo 4 » constitue, comme l'indique son titre, le quatrième opus d'une franchise exclusive à Microsoft. Probablement sa plus importante d'ailleurs, puisqu'elle a permis de forger la notoriété des consoles XBOX puis XBOX360. Nul doute qu'il s'agit d'une des ‘poules aux œufs d'or’ que la concurrence lui envie fortement.

La bande-son est découpée en 15 titres plus ou moins variés. L'ensemble est chapeauté par Neil Davidge, un producteur britannique. Ce nom ne vous est sans doute pas inconnu. Normal, puisqu’il a notamment apporté sa collaboration à Massive Attack. On sait s'entourer de beau monde dans la boîte de Bill Gates !

Et bien leur en a pris, puisque le long playing est, sans grande surprise, en grande partie dynamique (NDR: il s'agissait tout de même ici d'accompagner un jeu de tir à la première personne!) La mélodie bénéficie d'envolées et de baisses de rythme judicieuses, comme il se doit dans toute bonne OST, afin de soutenir l'action ou au contraire calmer l’ambiance…

Les morceaux alternent vocalises, bruits d'atmosphère et sonorités plus cotonneuses. Toutefois, on reste ici dans le même registre tout du long du disque, homogénéité et support à l'œuvre oblige. On épinglera particulièrement une splendide envolée lyrique dans la chanson numéro 6, "Haven" qui, il faut bien l'avouer, produit son petit effet. De même, les mélodies de morceaux tels que "Belly of the Beast" et "117" sembleront familières chez les fans de la licence.

En conclusion, il s'agit d'une bande-son de qualité pour un jeu qui a été acclamé par la critique. Une valeur sûre donc, et idéale pour celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l'univers d'‘Halo 4’.